AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Dernières critiques /RSS

Pablo l'intégrale
  20 septembre 2018
Pablo l'intégrale de Clément Oubrerie
Magnifique roman graphique qui raconte du point de vue de son modèle et de son amante, Fernande Olivier, les premières années de Pablo Picasso à Paris. Lieu de rencontre et de création artistique, le Bateau Lavoir à Montmartre voit passer au début du 20ème siècle, Max Jacob, Guillaume Apollinaire, Gertrude et Leo Stein. Georges Braque. Fernande participe à cette vie "hors convention et hors normes", où peintres, sculpteurs, marchands d'art, collectionneurs, se côtoient, se soutiennent, se jalousent. Julie Birmant et Clément Oubrerie saisissent dans cette intégrale qui réunit 4 tomes, une époque, une effervescence artistique, un quartier, des personnages, dont Picasso. C'est très documenté et parfaitement réussi.
Commenter  J’apprécie          10
Le Capitaine Fracasse
  20 septembre 2018
Le Capitaine Fracasse de Théophile Gautier
Je jubile d'être retournée en enfance avec ce roman de capes et d'épées. "Le capitaine Fracasse" a beau dater de 1863, Théophile Gautier reste un jeune homme à mes yeux.

Petite je voulais m'appeler Isabelle, le doux prénom de la belle comédienne qui va par les routes et dont est follement amoureux le baron de Sigognac alias le capitaine Fracasse. Celle qui joue sur scène la jeune ingénue sera sauvée par son chevalier servant mais aussi par la petite Chiquita la petite voleuse qui lui sera redevable parce qu'un jour, Isabelle lui a donné son colier plutôt que de la punir.

Et puis derrière les attaques de brigands, il y a le redoutable duc de Vallombreuse.

Bien évidement il y a des histoires de sang noble qu'on ne peut éviter. Mais ce qui triomphe dans cette aventure, en plus de l'amour, c'est le théâtre avec ses rodomontades et un beau clin d'oeil à Pierre Corneille et "L'illusion comique" ce qui n'est pas un hasard puisque cette pièce est elle même un hommage au théâtre.



Lu en septembre 2018



+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          21
Le paradoxe d'Anderson
  20 septembre 2018
Le paradoxe d'Anderson de Pascal Manoukian
Pour ma part l'histoire n'a pas grand intérêt, je vois la même, hélas, régulièrement aux infos. Ce n'est pas un livre vers lequel je serai allé et qui ne me laissera pas un grand souvenir.

Ce style de roman qui se veut sociétal, reflétant la réalité des fermetures d'usines dans les campagnes et leur conséquences sur la population locale, n'est pas du tout ma tasse de thé. Le tout agrémenté de messages politiques, avec tout le stéréotype des gentils ouvriers et des méchants delocalisateurs, des gentils grévistes et des méchants banquiers.

Et au milieu de tout ça, un couple qui cache le chômage de la mère et la grève du père, pour préserver l'univers familial et leur fille qui passe le bac et qui vit ses premiers émois. Bien sur, cette omission se révèle être une mauvaise idée qui leur reviendra en pleine figure.

Ce genre de sujet n'est pas fait pour moi, je passe mon tour. Petit point positif, je n'ai pas vu arriver la fin.
Commenter  J’apprécie          40
Un cadeau (très) inattendu
  20 septembre 2018
Un cadeau (très) inattendu de Susan Mallery
Je ne connaissais pas cette série et c'est tout à fait par hasard que j'ai lu ce livre.

Une fiction agréable à lire, plutôt surprenante et incroyable par le thème principal abordé soit le don par héritage d'embryons. D'autre part, un homme, Raoul, se propose d'être l'auxiliaire de grossesse de Pia qui a hérité de ces derniers.

D'autres thèmes sont abordés comme l'amitié, la solidarité et l'histoire d'un orphelin.

Un livre pour passer un bon moment sans plus.
Lien : http://scoobydu41.over-blog...
Commenter  J’apprécie          10
Agatha Raisin enquête, tome 4 : Randonnée morte..
  20 septembre 2018
Agatha Raisin enquête, tome 4 : Randonnée mortelle de Beaton-M.C
Agatha Raisin nous revient en pleine forme et s'adonne à la randonnée afin de découvrir qui a tué Jessica qui militait pour le droit de passage pour son club de randonneurs.

Toujours aussi truculente cette Agatha qui ne court pas qu'après les meurtriers. Elle n'a d'yeux que pour le superbe James...

J' ai passé un agréable moment...
Commenter  J’apprécie          10
Onde de choc
  20 septembre 2018
Onde de choc de Cussler Clive
Grand et long roman d'aventures maritimes se déroulant à notre époque. Un milliardaire psychopathe controle une galaxie de mines de diamants et de pierres précieuses. Des zones arctiques aux tropiques notre héros genre James Bond Dirk Pitt traverse de nombreuses aventures, tempêtes, et réussi toujours à sortir vainqueur.
Commenter  J’apprécie          20
La Promesse de l'aube
  20 septembre 2018
La Promesse de l'aube de Romain Gary
J'ai un seul mot qui me vient en tête après la lecture de cet ouvrage : Wow! Magnifique roman avec des passages superbement écrits jusqu'à en donner des frissons !

Ces lignes sont un éloge à l'amour, c'est beau et doux et puissant et tendre...
Commenter  J’apprécie          00
Ásta
  20 septembre 2018
Ásta de Jon Kalman Stefansson
Àsta, enlevez le a final et vous obtenez amour en islandais, mais vous tenez surtout un des refrains du roman. C'est en effet d'amour dont il est souvent question dans ces tranches de vies familiales et amoureuses, entremêlées et souvent tumultueuses, donnant au final l'image d'une saga quelque peu dynamitée. Car si le début nous amène sur la conception d'Àsta par ses parents Helga et Sigvaldi, le parcours narratif ne sera pas linéaire loin de là, nous informe vite l'auteur : «Si tant est que ça l'ait été un jour, il n'est désormais plus possible de raconter l'histoire d'une personne de manière linéaire, ou comme on dit du berceau à la tombe. Dès que notre premier souvenir s'ancre dans notre conscience, nous cessons de percevoir le monde et de penser linéairement, nous vivons tout autant dans les évènements passés que dans le présent.»

Une narration rythmée par les souvenirs du père d'Àsta tombé d'un immeuble dont il repeignait la façade. Désormais étendu sur le trottoir il s'adresse (ou croit s'adresser) à cette norvégienne réconfortante, lui transmettant les épisodes de sa vie qui défilent dans sa mémoire au gré du vent. Une narration rythmée aussi par les lettres d'Àsta à un amour perdu, ou encore par les nouvelles que nous donne l'auteur du récit depuis sa retraite au fin fond des fjords de l'Ouest, avec pour seul voisin un entrepreneur de tourisme local pour le moins envahissant. Autant dire que l'on navigue entre les époques et les personnes, sans se perdre pour autant, on construit le puzzle au diapason d'une prose toujours aussi poétique et lyrique, profonde, sous tension permanente de questionnement sur le sens de la vie.

Et c'est magique, comme toujours avec Jon Kalman Stefansson. La lecture est envoûtante sous les décors contrastés d'Islande. Les lumières d'été et les nuits d'hiver y sont comme des pendants de la vie et la mort, les personnages si humains prennent corps sous les étoiles qu'allume l'auteur.

Encore une bien belle réussite à mes yeux, pour un auteur (souvent associé au travail de son traducteur Eric Boury) dont je suis résolument fan.



« Je le mesure depuis maintenant six mois et un jour. Les résultats sont disponibles : il s'avère que mon manque de toi dépasse les limites du monde des vivants. En réalité, il les dépasse tellement qu'il engendre une certaine agitation jusque chez les défunts. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
Les enfants de ma mère
  20 septembre 2018
Les enfants de ma mère de Jérôme Chantreau
Sélection 68premieresfois 2018-2

Nouvelle règle pour nos primo romanciers, nous lisons aussi leur second roman. j'avais déjà apprécié la lecture de cet auteur. J'avais aimé ces descriptions de la nature et de ce retour dans la maison familiale. Cette fois, avec ce si beau titre, il nous parle d'adolescents dans les années 80-90 à Paris. Le portrait d'une mère, qui quitte son mari en mai 1981 et éleve alors ses deux enfants seuls. Ses deux enfants mais aussi des amis de ceux ci ou alors des enfants perdus qu'elle héberge nourrit. Avec une belle écriture l'auteur nous parle très bien de ces années, de la vie de ces jeunes gens, de leur recherche. De belles pages aussi dans les rues de Paris, sur les toits de Paris, dans les parcs avec une bande son de l'époque. Un hommage et un beau portrait d'une mère, pas toujours idéale mais qui a laissé beaucoup et parfois trop de liberté à ses enfants.
Commenter  J’apprécie          00
Chemin du bout du monde
  20 septembre 2018
Chemin du bout du monde de Jean Benjamin Jouteur
Deux histoires en parallèles. Deux histoires hallucinantes. Nous suivons Éric Raverdy, qui entend et voit Katia où croit la voir partout.

Puis nous allons faire la connaissance de Christine Cartier la commandante de gendarmerie. Elle a le même regard que la banquise. Froid, et dur comme le diamant. Elle est aussi un peu dangereuse comme une mante religieuse.

La commandante Christine Cartier est appelée sur une scène de suicide, paraît-il ou de meurtre. Je ne vous en dis pas plus.

Voilà le tableau est dressé !



Lecture coup de cœur !

Et bien, il y avait très longtemps que je n'avais pas lu un roman qui m'a fait me poser autant de questions, douter, sourire.

L'auteur a le pouvoir de vous tenir accroché et de vous faire douter tout le long de la lecture. Il y a tout ce que j'aime dans un roman. Une intrigue, des personnages attachants, des discussions entre certains personnages avec un humour noir. Penser tout le long de ma lecture que j'avais trouvé le coupable ! Que nenni !

Et que dire de la fin en un seul mot ? Magistrale !

Une très belle découverte, et j'ai découvert aussi un nouvel auteur que je vais suivre,ça, c'est certain.

Je vous recommande de découvrir cet auteur qui vous fera passer croyez moi un très bon moment.
Lien : http://lesmilleetunlivreslm...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Bad, tome 5 : Amour insaisissable
  20 septembre 2018
Bad, tome 5 : Amour insaisissable de Jay Crownover
[JENNI] :



J’avoue avoir un gros coup de cœur pour la saga Bad, cependant avec ‘Amour insaisissable’ je n’ai pas retrouvé les éléments que j’avais pour habitude de retrouver dans cette ville et ses habitants. Étonnant même, puisque l’ensemble me parait un peu trop « doudou » alors que normalement ce mot n’est clairement pas approprié pour cette série ! J’ignore si je suis passée à côté de quelque chose ou bien si tout simplement c’est l’histoire qui s’essouffle mais dans tous les cas je ressors déçue de ma lecture…



L'avoir repoussée alors qu'elle a montré qu'elle avait besoin de lui a été sa pire erreur. Prêt à tout pour remettre la main sur elle, c'est vendre son âme au diable en échange d'une possibilité de rédemption qui n'est pas sans conséquences...



Préoccupé, Stark travaille d'arrache-pied pour mettre au point son plan d'exécution pour venir en aide à Noe. Pour cette dernière, voir son génie à l'œuvre c'est détestable et elle veut à tout prix retrouver son surdoué brisé... celui qui lui porte plus d'intérêt... lui seul à cette capacité de se déconnecter de ses sentiments pour ne pas être détourné de ses plans pour réussir sa menace, et donc sa vengeance. Sauf que la vengeance qu'il orchestre et aussi la sienne et il est hors de question qu'elle n'y prenne pas part. Arrivera-t-elle à faire justice et à se faire entendre ?



Un Bad toujours aussi saisissant mais cependant qui m'a fait moins d'effet que les précédents...



Ici pas vraiment de violence, de sang, de complot (du moins rien de comparable à ce qu’on avait pour habitude de trouver dans la ville de The Point). Il y’a un complot mais l’atmosphère y est beaucoup moins sombre et soutenue. Un héros cette fois chez qui l'arme dangereuse n’est autre que son intelligence. Il mène une lutte intérieure où il aurait aimé enterrer ces sentiments étranges qu'il éprouve avec ceux qu'il avait appris à enfouir au fil des ans.



La plume de Jay Crownover reste incontestablement puissante tant elle me fait vivre ses histoires avec un acharnement des plus mordant. Ce cinquième opus a son lot d'émotions avec les caractères bien déterminés des personnages et leur passé dramatique. Néanmoins l'histoire des héros ne m'a pas happée... Je m'attendais à un Stark beaucoup plus féroce dans ses échanges or face à Noe il est une vraie éponge (presque !) tant il absorbe les émotions qu'il ressent et qui émanent de sa belle.



Jay Crownover adopte ici une plume de caractère. Un tome à mon sens plus travaillé dans le mental, du moins dans la psychologie des personnages que dans la relation en elle-même des héros. Tout se fait très vite et on à la sensation d’avoir sauté des pages au fil de la lecture puisque la relation est là sans vraiment prendre le temps de se construire. Tandis qu’au niveau de leur intelligence l’auteure prend soin de nous faire part des moindres détails pour bien les caractériser, par moment en en révélant même de « trop ».



Dans l’ensemble, je n’ai pas accrochée à ce duo-là car leur rapprochement m’est apparu simple et sans surprise… Ils sont trop clichés pour vraiment me séduire. Il m’a manqué quelque chose, j’étais prête à arrêter ma lecture d’ailleurs mais j’ai persévéré dans l’espoir de retrouver l’ambiance, le contexte habituellement présent dans les autres tomes… mais sans succès.
Lien : https://wp.me/p6618l-eDi
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Vicious Deal
  20 septembre 2018
Vicious Deal de Ena Fitzbel
[JENNI] :



Un récit tourmenté entre conflit et passion mais qui ne s’apparente pas pour autant à de la Dark romance à mon sens. Entre « vengeance », « humiliation » et « attraction », Ena Fitzbel nous entraîne dans un récit où le vice prédomine.





Il déteste cette femme car il y a un an elle l’a rabaissé de la pire des manières, néanmoins cela ne l'empêche pas de la désirer... et de la secourir.



Sans l'intervention de Darren, Roxanne serait encore dans ce parking souterrain en train d'agoniser. Il décide de la ramener chez lui pour la soigner. Ainsi dès qu'elle sera remise de ses blessures, il pourra lui montrer quel homme il est... et lui faire payer ses affronts...





La fluidité de la plume de l'auteure nous permet d'avancer dans un univers où attirance rime avec manipulation pour arriver à ses fins.



Quelque part c'est drôle les sentiments : c'est fragile et on est facilement blessé... J’étais curieuse de lire cette histoire qui m’avait faite forte impression en découvrant son résumé. Finalement j’en ressors sceptique à cause des incohérences… L’histoire n’est pas originale mais se démarque tout de même par son intrigue et son contexte. L’issue quant à elle reste prévisible mais les héros sont agréables à suivre.



Le duo est prenant mais pas suffisamment exploités pour ma part. Darren incarne la virilité même, le charme, l’autorité. Il faut dire qu’il est très dur de lui résister même, mais j'ai cependant eu du mal à le cerner par rapport au regard qu'il porte sur ce qui l'entoure... Avec elle, il fait preuve de douceur dont il ne se serait jamais cru capable étant donné toute la rancœur qu'il nourrit envers elle. Mais la voir sans défense, vulnérable, si fragile et aussi blessée, le tourmente. Il ne peut ainsi qu'abandonner sa volonté de la nuire pour la protéger…



Pour ce qui est de Roxanne, sur le début je ne la portais pas dans mon cœur mais elle a fini par me plaire dans son insouciance causée par l’amnésie. Le fait que sa mémoire refuse de fonctionner fait que son esprit ne se souvient pas si ce type d'homme lui plait, néanmoins son corps s'émeut un peu à sa vue. Il va falloir qu'elle réprime ces sentiments de gratitude que lui inspire cet inconnu chez qui elle est si elle ne veut pas s'éprendre de lui... mais force est de constater que Darren est tout simplement une divine tentation, absolument irrésistible...



Si j’ai été dérangée par le ton employé, l’ambiance so british / aristocratie, (même si je dois avouer que cela change), j’ai surtout accroché à cause/grâce au suspense… On avance sur une corde raide et on est perturbé par les rebondissements qui viennent se glisser en cours de route mais certaines situations sont pour ma part exagérées et font perdre de la crédibilité à l’histoire...




Lien : https://wp.me/p6618l-eDL
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Spirou et Fantasio, Tome 53 : Dans les grif..
  20 septembre 2018
Spirou et Fantasio, Tome 53 : Dans les griffes de la vipère de Yoann Chivard
Spirou pris dans le piège d'un empire financier qui l'a racheté pour sauver son journal. L'idée de départ n'est déjà pas brillante mais la suite, un vulgaire cache cache pour échapper à ses ravisseurs ne relève pas cette histoire. Déçu.
Commenter  J’apprécie          00
Direct du coeur
  20 septembre 2018
Direct du coeur de Florence Medina
C'est la rentrée. Timothé (Tim) entre en Première au lycée Rodin à Paris. Mécontente de ses résultats l'an passé, sa mère l'inscrit à un cours optionnel : LSF, la langue française des signes, afin de gagner quelques points supplémentaires au Bac.

Alors qu'il préfère passer son temps libre avec ses copains Benji, Max ou Abdel, Tim se voit contraint de suivre ce cours qui ne l'intéresse pas et, comble du malheur, cette option se déroule le vendredi soir, après le lycée.

Mais, petit à petit, Tim entre dans le monde du handicap et va s'attacher à ses nouveaux amis.



Je remercie les éditions Magnard jeunesse et Babelio pour cette lecture.

"Direct du cœur" est un récit sur l'amitié entre jeunes du même âges, qu'ils soient entendants ou malentendants. Malgré le rejet, le regard des autres, ces adolescents ont les mêmes envies et les mêmes soucis. C'est le temps des premiers amours et des premières déceptions.

On rencontre Nelly, Clara, Sonia, Yamina, Ludivine et Bilal. Le groupe se crée. On fait connaissance. Des liens se tissent. Puis, on se baptise par un signe. Tim est franc, direct et sensible, il se prénomme alors "Direct du cœur" en LSF.

Ce livre révèle de belles personnalités, de jolies rencontres et quelques moments touchants.

Cependant, même s'il s'agit d'un roman jeunesse, j'en attendais un peu plus. J'ai trouvé très peu de choses sur le monde des malentendants et sur le langage des signes de manière générale. J'espérais une immersion plus profonde dans le milieu du handicap. Cela n'a pas été le cas. Petite déception de ce côté-là.

Le thème est original et intéressant, mais je n'ai pas été séduite par cette lecture.
Lien : http://labibliothequedemarjo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
La tache
  20 septembre 2018
La tache de Philip Roth
Après avoir lu «un homme », je ne m’attendais pas à une écriture aussi dense de la part de Philippe Roth, alors je me suis attelée à la tâche pour aller jusqu’au bout.



D’emblée, l’auteur nous plonge dans l’affaire Bill Clinton-Monica Lewinski et sa tâche ! mais ce n’est pas le sujet principal de ce livre…



Ph. Roth nous tient en haleine dans un autre registre du scandale, celui de la vie de Colman Silk et de sa profonde mélancolie, se transformant en une blessure de l’âme. Et cela va s’accroître au fil des pages.



Nathan Zuckerman, narrateur et ami intime de Colman va s’engager à écrire un livre sur cette brèche.



Enseignant à l’Université d’Athéna, la vie de ce doyen est jalonnée de flash-back autour de cette douleur et elle nous révèle son isolement dans la solitude. Sa liaison avec Faunia, leur importante différence d’âge, vont embraser les esprits.



Au final, Nathan Zuckerman nous le fera bien comprendre, ceci ne sera pas sans dommages collatéraux pour son ami.



Et puis il y a ce secret, marque du destin, qui s’incarnera jusque dans sa disparition.



Son retentissement impactera fortement ses enfants.



J’ai aimé cette lecture mais l’auteur fait beaucoup usage de circonvolutions dans la construction de ce roman.



Philippe Roth reste pour autant un grand écrivain.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          121
Zakuro
  20 septembre 2018
Zakuro de Aki Shimazaki
Ce deuxième tome nous plonge dans l'univers de monsieur Toda. Un personnage secondaire du premier tome. C'est un homme d'honneur qui n'a pas eu la chance d'avoir des enfants, mais cela ne l'empêche pas de prendre soin de sa famille.



Au fil des ans, sa mère perd graduellement contact avec la réalité, mais elle attend toujours que son mari revienne de la guerre. Au fond de son cœur, elle sait que son mari est toujours vivant... et si elle avait raison?



Encore une fois, Aki Shimazaki m'a fait voyager au cœur de son pays natal. J'avais un peu l'impression de me promener dans les rues du Japon et de voir ces fameux zakuro dans les arbres.



Tout comme avec Mitsuba, j'ai senti beaucoup de poésie dans les phrases de ce court récit. Aucune auteure n'a une plume aussi singulière et aussi agréable à lire. J'ai défilé les pages sans m'en rendre compte et quelle déception d'arriver déjà à la dernière page.



J'aime bien la petite touche de suspense qui entoure les personnages. Il est également intéressant de découvrir les éléments historiques qu'a vécus ce pays. À chaque récit de cette auteure, j'en apprends un peu plus et j'adore!



Maintenant, il ne me reste plus qu'à retourner chez mon libraire pour me procurer la suite de cette formidable saga...


Lien : http://alapagedesuzie.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Onze jours
  20 septembre 2018
Onze jours de Lea Carpenter
Onze jours dans la vie d'une mère, onze jours d'attente, d'angoisse, de doutes, d'espoirs : une mère qui attend des nouvelles de son fils. Sara est la mère de Jason, elle l'a élevée seule, car son père, David était un employé du Pentagone, une sorte d'agent secret, mais pas un James Bond, un simple bureaucrate commercial pour les Etats Unis. Leur fils, après le choc du 11 septembre, déjà 17 ans, décide de s'engager dans l'armée américaine et en particulier, dans les SEALS, brigade spéciale de l'armée pour des missions spéciales sur des territoires spéciaux. Les guerres perdurent mais changent, la formation des militaires aussi. Des pages nous décrivent de façon clinique les méthodes apprises par ces jeunes gens et leurs préparations physiques, psychiques avant des missions sur des terrains inconnus. Ces hommes sont formés pour des missions très spéciales mais ils demeurent des hommes et en particulier des fils. A double voix, l'auteure nous parle de la société américaine, des guerres actuelles et des façons d'essayer de combattre de nouvelles formes de conflit. Ce texte est surprenant, viril, dans la description si méticuleuse et précise des formations de ces hommes et très sensibles quand c'est la voix de la mère. J'ai été un peu décontenancée par ces descriptions cliniques de cette formation et des rapports entre ces hommes. Un livre très prenant tout de même par ce portrait de mère en attente. Un premier roman surprenant et peut être quelques longueurs sur la "technique" militaire. Et ne pensez pas que les prénoms de nos personnages ont été choisis au hasard.

Merci au Picabo River Book Club et Léa et l'éditeur de m'avoir permis de lire ce livre
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
La nostalgie : Quand donc est-on chez soi ?
  20 septembre 2018
La nostalgie : Quand donc est-on chez soi ? de Barbara Cassin
Ce livre se penche sur la problématique des conditions de la perception « d'être chez soi », c-à-d. sur le déracinement et l'enracinement, à travers trois essais philologiques et philosophiques assez indépendants et différents. Tout en partant de l'observation que « nostalgie » est un mot moderne et suisse – du XVIIe s., relatif au mal du pays des mercenaires de Louis XIV (on aurait pu dire « philopatridomania » ou « pothropatridalgia » et c'eût été horrible!) – l'archéologie du concept peut être fait remonter, dans notre culture, au personnage d'Ulysse. La nostalgie d'Ulysse, « polytrope, aux mille tours », comme lui-même, constitue l'objet de premier essai. D'Ulysse à Énée, la pérégrination devient exil, le déracinement, enracinement, et d'emblée l'on découvre qu'il est question de langues. Pour devenir ancêtre, Énée cessera de parler le grec, et Virgile, sous forme poétique, semble aussi refléter toute la question politique de « l'altérité incluse » de Rome, que l'on associe plus généralement à la plume de Cicéron (De Legibus).

Mais rappelons que la problématique initiale concernait la perception, donc l'aspect subjectif d'être chez soi (on aurait presque envie de dire : « se sentir chez soi »). Le troisième essai termine l'analyse par la réflexion – largement autobiographique – de Hannah Arendt sur son exil de l'Allemagne nazie et son rattachement identitaire électif à la langue allemande. Cette partie, la plus longue et complexe, la plus philosophique aussi, est à nombreux égards la plus intéressante. Il faut d'abord faire la place à la conception arendtienne de l'identité comme assignation et non comme essence : en somme une question politique. Cette conception dans son articulation même avec le peuple (d'origine?) et la langue maternelle, s'oppose radicalement à celle de Heidegger, et Cassin exprime cette opposition en termes de « nostalgies » de l'une (Arendt) et de l'autre (Heidegger) [mais ça peut marcher aussi comme : « de l'une (langue maternelle) et de l'autre (peuple) »...]. Découle aussi de la pensée d'Arendt une étonnante conséquence sur l'impossibilité de définir « maternelle » une langue dans laquelle l'on n'invente plus (on ne sait plus, on ne peut plus inventer), en particulier une langue faite de clichés ou muselée par le totalitarisme (l'incontournable référence à Victor Klemperer est évidemment développée ici). Une autre réflexion essentielle de la philosophe est la richesse heuristique que seuls le plurilinguisme et la traduction sont capables d'assurer : conséquence du renversement de la perspective ontologique et phénoménologique du rapport entre langue et pensée (cf. cit. infra). De là, Barbara Cassin reprend la main dans les deux sous-chapitres conclusifs : « Les exilés, avant-garde de la condition humaine » et « Des racines aériennes », qui, en somme, relient et font dépendre la perception de l'enracinement à l'accueil du déraciné avec ses langues.





Cit. :



[Expression de la xénophobie grecque datant de l'époque de Périclès que Platon rapporte dans le Ménéxène par la voix d'Aspasie – contrairement à Barbara Cassin, je n'y vois aucune caricature mais je constate, en revanche, une effrayante modernité] :

« C'est ainsi que la bonne naissance et la liberté de notre cité sont fermes et saines et par nature pleines de haine pour le barbare, parce que nous sommes purs grecs et sans mélange de barbares. Car nul Pélops, Cadmos, Ægyptos, Danaos ou autres, par nature barbares mais par loi grecs, ne partage notre vie : nous vivons en Grecs authentiques sans mélange de sang barbare, d'où le fait que la haine pure à l'égard de la nature étrangère soit constitutive de notre cité. » (cit. pp. 75-76)



« La marque de l'exil, c'est la transformation du rapport à la langue : l'exil dénaturalise la langue maternelle. Énée ne parle plus le logos, comme Ulysse, mais une langue, entre autres. Et quand on s'installe dans une autre "patrie", on se fait "naturaliser". » (p. 85)



« Arendt souligne cette direction anti-aristotélicienne, anti-phénoménologique, anti-ontologique, qui ne va plus de l'être ou de la pensée à la langue mais, à rebours, de la langue à la pensée et à l'être :

"Tout ce pour quoi la langue dispose d'un mot existe pour la pensée. Ce pour quoi la langue ne dispose pas d'un mot échappe à la pensée. […] C'est une erreur de croire qu'une réalité pensée dans le langage est moins réelle qu'une réalité vécue non pensée. En ce qui concerne l'homme, il se pourrait bien que ce soit le contraire." » (p. 100)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          21
Helena
  20 septembre 2018
Helena de Jérémy Fel
Un voyage atypique au cœur du Kansas.

La vie dans les zones rurales du sud des Etats-Unis n’est pas toujours de tout repos. La chaleur, les champs à perte de vue…et ce qui pourrait bien s’y cacher, les petites villes et leurs commérages. Bienvenue à Emporia. Les gens sont isolés. On s’y ennuie alors on y boit, on y fume, on passe le temps et parfois on finit par commettre des actes pas très catholiques. La plupart des habitants de cette bourgade ne rêve que d’une chose : la quitter. Sinon tous, les protagonistes du moins. Norma, la mère de famille courage dotée d’un instinct de survie remarquable puis ses fils Tommy et Graham. Si les deux premiers personnages n’ont que de vagues mais fortes envies d’ailleurs, Graham, lui, a un objectif bien précis : s’installer à New York avec sa petite amie et suivre des cours dans une prestigieuse école de photographie dans laquelle il vient d’être accepté.

L’ambiance tendue, parfois très tendue qui se dégage de ce roman est littéralement étouffante. Délicieusement étouffante. Car si j’ai trouvé quelques longueurs à la fin du premier quart du livre, j’ai très vite pris plaisir à suivre les personnages. Les événements ne sont pas toujours enchainé, néanmoins, l’atmosphère a su me saisir au point de me contenter. Je me suis retrouvée en clin d’œil au milieu des champs de maïs. Les pages se succèdent et je poursuis mon voyage en Amérique.

Chacun veut garder ses secrets. Mais ce n’est pas facile dans une petite ville…

Au cœur de l’histoire : les non-dits qui vont au fil des pages se révéler et prendre des proportions inattendues. Norma tente de faire face depuis des années à ce qu’est sa vie. Une vie qui ne ressemble en rien à ce à quoi elle aspirait en acceptant de fouler le sol du Kansas. Toutefois, en fermant les yeux sur certaines choses et en occultant les sujets les plus épineux, les jours passent et se ressemblent. Afin de mettre un peu de joie dans sa morne existence, Norma reporte ses actes manqués sur Cindy, sa petite fille au visage d’ange de huit ans. Le centre de ses attentions. Sans doute est-ce pour cette raison, pour sa façon d’agir avec sa fille, que j’ai été incapable de ressentir la poindre empathie pour son personnage. Elle l’aime c’est certain. Mais, à sa façon.

Ainsi Norma et sa famille vivent presque en marge de la société. En huis clos. Jusqu’à l’arrivée de Hayley….Certaines rencontres ne devraient jamais se produire. Elles donnent lieu à un enchaînement d’actes aux conséquences dramatiques et irréversibles.

Un thriller qui est aussi un roman de société sur la vie dans certaines bourgades rurales reculées du sud des Etats-Unis où l’ennui règne en maître absolu. Une histoire qui traite de multiples sujets. Lourds, très lourds. Pédophilie. Inceste. Et amour filial. Cet amour inégalable dont le manque ou, à l’inverse, le surplus peut commettre des ravages. Et bien sûr, une théorie qui se vérifie : une mère n’a pas de limite lorsqu’il s’agit de protéger ses enfants.

Le tout avec une noirceur implacable mais sans détails gores. Ce que j’apprécie grandement. L’auteur s’en tient à la dimension psychologique qu’il narre d’une plume de maître.

Petit bémol : j’ai l’impression d’être passée à côté du personnage d’Helena. Et vous ???

Un très bon moment de lecture alors que les pavés de 700 pages ne sont pas forcément dans mes goûts.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Confess
  20 septembre 2018
Confess de Colleen Hoover
Je n'ai pas du tout été convaincue par la lecture de cette romance: j'ai trouvé les personnages fades, mal assortis et surtout peu crédibles... c'est une première mauvaise expérience avec Colleen Hoover mais je ne désespère pas. Par contre,insérer les visuels des peintures + les fonder sur des confessions vraies est une idée originale qui m'a beaucoup beaucoup plu!
Lien : https://defilenmots.blogspot..
Commenter  J’apprécie          00


Suivez toutes les critiques de la presse Voir plus

Actualitte

1891 critiques

LeFigaro

1935 critiques

LeMonde

1978 critiques

Lhumanite

510 critiques

Liberation

1656 critiques

Bibliobs

1385 critiques

LePoint

724 critiques

LesEchos

895 critiques

Lexpress

3685 critiques

Telerama

2509 critiques

LaPresse

1761 critiques

LaLibreBe...

1153 critiques