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L'Art de perdre
  19 janvier 2019
L'Art de perdre de Zeniter Alice
La romancière utilise la fiction pour rêver la vie de ses grands-parents venus de Kabylie en France à l’indépendance de l’Algérie. En avançant par l’imaginaire « dans les silences de l’histoire », elle livre une saga haletante et incroyablement vivante... --Eléonore Sulser (LeTemps.ch)
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C'est pour ton bien
  19 janvier 2019
C'est pour ton bien de Alice Miller
Je crois que la compréhension des mécanismes inconscients est une étape cruciale dans l'évolution d'un individu. Comprendre le monde, c'est d'abord comprendre l'humain. Ce livre fascinant (et déstabilisant) peut vraiment contribuer a cette lucidité, cette sagesse dont notre monde a tant besoin. --René Ouimet (ICI RadioCanada.ca)

...

Dans C'est pour ton bien (Ed. Aubier), la psychanalyste zurichoise Alice Miller consacre une étude à l'enfance de Hitler. Sa thèse est que la haine du père, qui battait fréquemment le très jeune Adolf, aurait trouvé un exutoire chez le futur tyran dans la haine du juif. Si Alice Miller n'a pas lu The Jew of Linz, nous lui en avons transmis les grandes lignes :

« La thèse est absurde. Hitler est né dans une famille qui portait le soupçon d'être d'ascendance juive. Sa grand-mère, à l'époque jeune cuisinière dans une maison, aurait prétendument fauté avec le propriétaire, un juif. Le père de Hitler n'a jamais pu effacer ce soupçon, même si celui-ci n'était pas fondé. Il a très tôt battu et humilié son fils. Or les châtiments corporels au début d'une vie sont extrêmement dangereux. De plus, la tante de Hitler était schizophrène et sa propre mère était très angoissée par le comportement de son époux. Une phobie ne se développe jamais pendant l'adolescence, comme semble le suggérer Kimberley Cornish, mais bien dans la première enfance, surtout dans la première année de vie. De récentes études neurobiologiques l'ont confirmé: chez un très jeune enfant, la violence et le manque d'amour peuvent parfois créer des lésions cérébrales, dans le secteur qui commande les émotions. Encodées dans l'organisme, ces lésions déterminent des comportements adultes dénués d'émotion ou de compassion. C'était le cas de Hitler ». --L.D. (LeTemps.ch)
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Viens, on le fait...
  19 janvier 2019
Viens, on le fait... de Nicolas Carteron
Surprenante et belle histoire qui nous prend et ne nous lâche pas jusqu'à la fin, quel suspens ! Surprise par le vouvoiement de prime abord, la poésie m'a emportée ensuite. Les clins d'oeils, l'humour, les descriptions, tout y est.

Seul regret, après avoir refermé le livre, les personnages attachants me manquent déjà. Ce livre est une réussite, belle maturité depuis le 1er livre.

Alors, vous qui hésitez encore pour acheter "Viens on le fait ", vous pouvez le faire et le lire, vous ne le regretterez pas.
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Si c'est un homme
  19 janvier 2019
Si c'est un homme de Primo Levi
Ce témoignage est écrit entre 1945 et 1947 dans un camp de concentration nazi. Pendant sa déportation, Primo Lévi était chargé d’écrire un rapport sur le fonctionnement du camp d’Auschwitz. Il s’est servi de ses notes pour rédiger Si c’est un homme. Vendu à 700 exemplaires en 1947, ce n’est que dans les années 1980 que ce travail remarquable et saisissant de vérité connaît le succès. --Flora (Edilivre)
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La Douane de mer
  19 janvier 2019
La Douane de mer de Jean d' Ormesson
A et O, les deux personnages de ce roman métaphysique, philosophique et sentimental, sont deux purs esprits même si O ne l'est que depuis sa mort, la veille, devant la Douane de mer à Venise.

Jean d'Ormesson nous fait voyager dans le monde depuis le big-bang, parle du temps, du hasard, de la nécessité, de l'amour, de la beauté, de l'Histoire, de la mort, parfois avec des redites qui peuvent devenir lassantes, mais toujours avec le talent, l'optimisme et la capacité d'émerveillement permanent qui sont ses caractéristiques.

Cette Histoire du monde incomplète est racontée à A par O, deux patronymes, deux lettres qui symbolisent l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin.

Roman puissant, érudit, à déguster par petites touches quelques pages à la fois.
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Les enquêteurs de l'Antiquité. Tome 1, le Cobra
  19 janvier 2019
Les enquêteurs de l'Antiquité. Tome 1, le Cobra de Alain Surget
Lu dans le cadre de l'école par mon enfant, ce livre est le premier qu'il a du mal à lire car rien ne lui plait.

Ni les personnages, ni l'histoire, pas plus que l'Histoire d'ailleurs, alors qu'il a pour habitude de s'intéresser à tout et à lire différents genres.

Pour ma part, je trouve qu'effectivement il manque un peu de rythme et de suspens pour tenir un enfant suffisamment en haleine. Mais je trouve intéressant ce mélange d'utiliser l'Histoire pour en raconter une afin d'amener les enfants à penser à d'autres contrées ou d'autres façons de vivre en d'autres temps.
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L'usage du monde
  19 janvier 2019
L'usage du monde de Nicolas Bouvier
Nicolas Bouvier est un voyageur et grand explorateur. Son ouvrage L’Usage du monde est donc tout naturellement un incontournable récit de voyage. Mais pas seulement ! Pour l’écrivain, voyager est l’occasion de s’ouvrir au monde extérieur. Il nous raconte de façon poétique et émerveillée ses voyages depuis la Yougoslavie jusqu’en Afghanistan, en 1953 et 1954. Les descriptions sont magnifiques et l’auteur n’oublie pas de nous raconter les petites aventures qu’il a connu au fil des routes. --Flora (EdiLivre.com)

...

"Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait." --Pauline Hamon (Culturebox)
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Le successeur de Pierre
  19 janvier 2019
Le successeur de Pierre de Jean-Michel Truong
Parfois de très bonnes idées - les humains enfermés dans des boîtes, sans contact humain, l'utilisation du thème de la religion et celui du maoïsme - ce qui est plutôt original en science-fiction. Mais aussi trop d'éléments déjà vus : j'ai vu plusieurs allusions à la Trilogie Matrix.

Cependant, les interactions entre les différents personnages sont assez fouillées et intéressantes. Dommage néanmoins que l'on n'en sache pas plus sur le mouvement de résistance du dehors. J'ai d'ailleurs eu l'impression que la fin s'achevait comme sur un cliff-hanger de fin de saison, annonçant peut-être un nouveau tome ?
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L'heure d'été
  19 janvier 2019
L'heure d'été de Prune Antoine
« L’heure d’été » m’a fait connaître Berlin, une ville atypique selon Prune Antoine, une ville où tous les mondes se côtoient, où chacun pourra y trouver ce qu’il cherche, une ville que je souhaite pouvoir un jour découvrir. L’auteure se fait l’observatrice de la vie de Violette et de Mir. Ces deux là sont faits pour s’aimer mais ils vont le faire à l’heure de leur génération c’est-à-dire au jour le jour, pas de promesse, pas de longues déclarations d’amour… Chacun mène sa vie et chacun laisse une petite place pour l’autre dans son lit, dans sa vie! C’est la génération « je garde mon indépendance »! Prune Antoine met en avant cette génération Xennials (celle née entre 1977 et 1983), génération qui a grandi sans toute cette technologie mais qui l’a découverte et apprivoisée, qui a grandi avec la peur du Sida, qui a connu les grandes heures de la musique électronique, qui a testé les substances plus ou moins légales pour, à l’âge adulte, s’installer dans une vie avec travail et famille! Violette et Mir veulent rester ces « adultes en devenir » mais tout de même, la question se pose de leur mantra « la liberté » avec l’envie d’un enfant.



Dans « L’heure d’été », Prune Antoine dresse le portrait de notre société à travers la ville de Berlin: la recherche d’un travail, d’un appartement, les fins de mois difficiles, l’arrivée des réfugiés, la montée du mouvement populisme, les différences de classes sociales… L’auteure dit tout, sans détour et ça fait du bien. Prune Antoine a une plume qui nous emporte avec elle dans Berlin, une plume qui donne un bon rythme sans faiblir. Pendant ma lecture, je me suis retrouvée à certains moments étant de cette génération, certains souvenirs sont revenus et au final, nous aspirons à peu près aux mêmes choses!!! J’ai aimé la découverte de ce premier roman et la découverte aussi pour moi de la ville de Berlin!!
Lien : https://unbrindesyboulette.w..
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De sang-froid
  19 janvier 2019
De sang-froid de Truman Capote
Ce récit est l’aboutissement d’une enquête menée par Truman Capote lui-même concernant le meurtre de 4 personnes. L’écrivain américain a rencontré les deux tueurs dans leur cellule et a recueilli le témoignage de dizaines de personnes. De sang-froid, bien plus qu’un roman policier, analyse surtout la psychologie des assassins. Cette enquête a conduit Capote a une grave dépression, suite à sa rencontre avec les deux jeunes marginaux qui ont commis le crime, et ont été condamnés à mort. --Flora (Edilivre)
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Papagayo
  19 janvier 2019
Papagayo de Eduardo Galeano
Bien que l’histoire finisse bien, forcément, le début à fait pleurer mes filles... donc on ne l a pas relu
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Petit manuel de navigation pour l'Âme
  19 janvier 2019
Petit manuel de navigation pour l'Âme de Sabrina Philippe
« N'hésitez pas à ouvrir ce livre, si vous êtes dans un moment de questionnement personnel. » --Les Milles et Une Pages

...

« 25 étapes pour affronter tous les événements de notre vie. » --Isabelle Quenin, Europe 1

...

« Un petit manuel qui nous guide simplement et avec beaucoup de douceur. » --Du Green et du Love
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Negalyod
  19 janvier 2019
Negalyod de Vincent Perriot
Dans un monde minéral ravagé évoluent des dinosaures qui ont du mal à trouver de quoi brouter et boire ...on est dans un post apocalyptique écologique, dans lequel l'auteur nous fait peur avec nos excès.



Vincent Perrot réussit à construire tout un univers cohérent sur la disparition des ressources et leur captation par « ceux d'en haut » , le pouvoir de l'intelligence artificielle et la déshumanisation des villes.



La quête du berger Jarri qui se révolte contre la destruction de son troupeau à cause d'un camion météo est le fil directeur de ce récit qui de rencontres en péripéties finit par nous faire comprendre les ressorts de ce monde, dans un scénario bien rythmé, avec des combats, des sentiments, de l'espoir et des désillusions.



C'est de la bonne SF , et j'aime beaucoup la gamme de couleurs de cette BD, de l'ocre au pourpre en passant par des gris bleu magnifiques . J'aime moins le bruit ! Les onomatopées qui viennent de la grammaire des Comics me paraissent bizarres dans ce contexte. Trop de petites cases aussi... j'aime que le dessin soit à l'aise et explose le cadre.



Le volume est épais, et j'apprécie d'avoir la totalité de l'histoire en une seule fois , au lieu d'attendre deux ans que paraisse le tome 2 pour en connaître l'issue...et finalement oublier tout dans l'intervalle.



Il sera sûrement encore plus compliqué d'expliquer aux gamins que les humains n'ont jamais vécu au temps des dinosaures, mais le choix de cette espèce qui fut victime d'une grande extinction est assez annonciateur de ce qui nous attend aussi.















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Le vrai classique du vide parfait
  19 janvier 2019
Le vrai classique du vide parfait de Lie Tseu
Par Reix André (Revue Philosophique de Louvain) : Philosophes taoïstes. Lao-tseu, Tchouang-tseu, Lie-tseu [Persée]



Le Tao, c'est la Voie. Il est heureux de rassembler en un seul volume les trois plus illustres philosophes taoïstes, Lao-tseu, Tchouang-tseu et Lie-tseu, qui font réellement partie du 'tao-kia', l'école taoïste des penseurs qui refusent de substituer à la pensée l'alchimie et la recherche des drogues d'immortalité. Dans sa longue et virulente préface, Étiemble nous enseigne ce qu'est la philosophie chinoise. La tendance qu'on appellera plus tard le taoïsme s'organise et prospère en pleine période de décomposition de l'empire des Tcheou. Sans constituer à l'origine une religion, les Taoïstes, au contraire de Maître K'ong (Confucius) et des sectes religieuses qui pullulaient en prétendant suivre à leur guise le Tao, «refusaient toute sagesse positive et politique, toute pensée discursive..., refusaient de s'intéresser à l'homme en tant qu'animal politique,... de macérer dans le conformisme moral, la frugalité, la dévotion au chef de la secte. Ils se proposaient avant tout de faire leur propre salut, non pas dans un au-delà transcendant... mais au sens humain: le salut par la santé, les régimes alimentaires, les techniques respiratoires et sexuelles, le tout destiné à nourrir le corps en le principe vital... Ascétisme, s'y l'on y tient, mais librement choisi, et joyeux. D'autant plus joyeux que le taoïste se soucie comme d'une guigne des honneurs, de la politique, de la puissance... Le taoïste est libre par son refus de toute compromission avec l'ordre social et technique. Pour lui, tout est vanité, sauf l'adhésion, mieux l'adhérence à l'ordre cosmique, à ce qu'il en connaît. Quiétiste avant la lettre». Reconnaissons également «que les tyrans les plus féroces de la Chine se sont parfois et même souvent réclamés du taoïsme».



Le taoïsme n'a guère eu de chance en Occident, particulièrement en Europe : connu très tard, à la suite des missions catholiques, contaminé de bouddhisme, dégénéré en religion vaguement syncrétiste, chargé de superstitions et de charlatanisme. Les premières traductions datent du siècle dernier. La difficulté vient des multiples interprétations en Chine même. Isabelle Robinet a recensé au moins sept cents commentaires qui tirent dans des sens opposés, taoïsme, bouddhisme, confucianisme. Lao-tseu par exemple fut d'abord interprété philosophiquement puis dévié vers la religion, de nouveau philosophiquement dans un sens néo-taoïste, puis enfin comme argument contre les Bouddhistes. Le Tao lui-même fut compris tantôt comme un art de gouverner, tantôt comme une invitation au renoncement, puis comme un recueil de recettes de longévité, enfin comme une connaissance et un art de vivre. On peut encore montrer quel secours la philosophie générale peut apporter à une lecture sérieuse des trois livres et quelles relations dialectiques, soit idéaliste, soit matérialiste, soit être-néant, peuvent être mises en évidence si on les examine de cette façon.



Le Tao-tô King commence par poser 'ex abrupto' cette relation cosmique du néant permanent et de l'être permanent (p. 3) et situe la vérité dans le paradoxe (p. 81) qui paraît dans la dialectique des malheurs du royaume-roi du monde, pour s'achever dans la voie du saint qui «consiste à agir sans rien disputer» (p. 84), suprême dialectique. Cependant, la difficulté est autrement profonde, sans doute insoluble. Étiemble remarque (p. XIX) : «Comme le jardinier taoïste, qui n'arrose ses plantes qu'au mépris de sa foi, l'œuvre et la personne de Tchouang-tseu nous assurent que si le taoïsme est bien pensé, il est impensable ; s'il est bien vécu, invivable ». N'est-ce pas aller au bout de la dialectique et du paradoxe, qu'on serait tenté de confondre avec la paresse et la pure contemplation du tout fait?



Il faut encore aller plus loin et c'est, je pense, le fin mot du taoïsme qui joue à la fois sur l'apparence et la transparence. La routine religieuse ne garantit rien, non plus que la philosophie, non plus que le mépris de l'utile et des lois. Il y a quelque excès à comparer le taoïsme à l'écologie. Il ne peut exister en fait de société taoïste. Lie-tseu est fort bien inspiré quand il annexe Maître K'ong, qui rend possible la vie sociale. Dans ce joyau qu'est 'Le vrai classique du vide parfait', il interroge l'esprit de la profondeur, dont la porte «est dite la racine de la terre et du ciel». Cet esprit ne meurt pas et se dépense sans s'épuiser. De ce principe naît toute génération, toute transformation, toute forme, toute qualité, toute connaissance, toute force, toute extinction et tout repos, mais gardons-nous bien de le prendre comme étant lui-même la génération, la transformation, etc.. (p. 364). «Le ciel et la terre ne sont pas parfaits... Ce qui naît de la vie, c'est la mort; mais le principe de la vie est éternel» (p. 367)). Ne prenons pas ce classique pour un traité de métaphysique, ni non plus pour un traité de morale malgré les titres des chapitres qui décrivent avec insistance la conduite humaine. Rappelons-nous plutôt que de la génération et de la transformation éternelles, qui ne cessent jamais d'engendrer et de transformer, naissent lumière et ténèbres et les quatre saisons, c'est-à-dire Yang et Yin, l'éternelle dialectique qui est au fond de tout. L'homme trouve en lui-même sa mesure et son jugement, mais à la différence des humanistes, les taoïstes prennent soin de l'ombre de leur corps (p. 567) qui les oblige à suivre le rythme du Tao (p. 568), c'est-à-dire aimer les hommes et méditer les principes et les paroles des sages et des hommes de cœur. «La Voie vraiment Voie, commente J.J.- L. Duyvendak, est autre qu'une voie constante», ce qui implique l'écoulement perpétuel comme l'eau d'un fleuve. Et Étiemble traduit en fin de compte : «Tous les changements combinent leur unité sans que domine une trame constante» (p. 623), donnant ainsi la clé de cette musique qui est l'âme du Tao. Ou, ce qui revient au même, on peut identifier le Tao au Néant et l'Un à l'Être, et en ce cas «l'Être et le Néant ne représentent que les deux noms d'une seule ignorance qui, de son insondable obscurité, nous éblouit».



On le voit, l'exégèse des textes taoïstes est quasi infinie. Au vrai, on ne peut enfermer le Tao dans des mots, parce qu'il est indéfinissable par nature. N'est-il pas cette nature elle-même? Toute glose est donc non convaincante. «Je suis la Voie » dit le sage. Reportons-nous, pour nous en assurer, aux notices sur les trois penseurs qui nous renseignent pleinement en quelques pages, en insistant sur l'empirisme de cette métaphysique pourtant subtile et impartiale qui se plie au Destin. Ces notices et les notes erudites qui suivent sont indispensables pour la bonne compréhension d'un texte toujours abrupt et hermétique à nos esprits logiciens. Étiemble y joint une bibliographie sommaire mais critique, ainsi qu'un répertoire bienvenu des noms cités de la mythologie, de l'histoire et de la géographie de la Chine.



Le tout constitue une excellente édition pour l'étude des trois philosophes taoïstes et pour celle, plus générale et plus personnelle, de l'essence de la vérité et du fondement de la vie et du cosmos. — André Reix

____________________

Philosophes taoïstes. Lao-tseu, Tchouang-tseu, Lie-tseu. Avant-propos, préface et bibliographie par Étiemble. Textes traduits, présentés et annotés par Liou Kia-Hway et Benedykt Grynpas, relus par Paul Demiéville, Étiemble et Max Kaltenmark (La Pléiade). Un vol. 18 x 12 de cxiii-777 pp. Paris, Gallimard, 1980.
Lien : https://www.persee.fr/doc/ph..
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Apocryphe
  19 janvier 2019
Apocryphe de René Manzor
On qualifie généralement d'apocryphe (du grec ἀπόκρυφος / apókryphos, « caché ») un écrit « dont l'authenticité n'est pas établie » (Littré). Cependant dans le domaine biblique l'expression désigne, à partir de la construction des canons, un écrit considéré par les autorités religieuses comme non authentique...

J'étais septique en ouvrant le livre, mais j'ai vite été emportée par l'histoire, sur fond de vérité, l'auteur a su mettre son ton, sa réalité ou plutôt sa fiction.

j'ai beaucoup aimé, à la fin la note de l'auteur :..... Ce sont les aveux d'un homme qui doute. Mais ....le doute n'est-il pas le principe même de la foi ? Quand on dit"je crois", c'est bien qu'on n'est pas sûr."



Cela ne vous donne pas envie de le lire ? Allez-y, je comprends tout à fait.... :)
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Des fleurs pour Algernon
  19 janvier 2019
Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes
Dès les premiers mots ce récit m'a captivé... comment vous en parler avec le plus de justesse possible ? Je l'ignore. C'est une expérience humaine, très instructive sur les autres et sur soi.

Le récit se présente sous la forme de comptes rendus numérotés. Nous faisons la connaissance de Charlie, un homme d'une trentaine d'année avec une déficience mentale. Il se qualifie lui-même d'adulte arriéré mental. Je n'aime pas cette appellation. Elle me semble péjorative. Elle l'est.

Charlie nous explique donc, avec des mots simples et des fautes, beaucoup de fautes, qu'il va peut-être participer à une expérience afin de devenir intelligent. Et on sent qu'il le désir ardemment, c'est important pour lui, il ne sait pas vraiment pourquoi mais il se sent prêt à tout pour...

Ah, Charlie !

Ce personnage est vraiment touchant, attachant ! Sa gentillesse, son innocence, sa naïveté nous donne envie de le protéger, de le chérir. Il a du mal à exprimer certaines idées car ce n'est pas précis pour lui, ses idées sont simples, il a peur, il aime, il n'aime pas. Basique, enfantin. Mais il a une motivation incroyable et nous suivons son parcours avec un attachement grandissant pour cet homme-enfant, qui ne se rend pas compte de la laideur des autres, alors il n'en souffre pas. Et c'est bien la tout le drame de ce livre !



Charlie est donc choisit et il sera, avec Algernon une souris, les deux éléments clés de l’expérience cherchant à modifier, améliorer, réparer... le cerveau d'une personne déficiente afin de la rendre (plus) intelligente.

C'est à travers les comptes rendus que Charlie doit écrire pour l’expérience que nous découvrons son évolution : une écriture plus soignée avec de moins en moins de fautes d'abord, puis une réflexion qui s'épaissit, se développe en profondeur.

Il accède alors à des sentiments, des idées, des notions, des concepts dont il ignorait l'existence. Comme un homme aveugle qui soudain recouvrer la vue, il y a tant à voir, à vivre, à comprendre !

Pourtant...

Ses rapports avec les autres se dégradent petit à petit.

Il perd tout ses repères à mesure qu'augmente son Q.I.

En quelques mois, il va apprendre ce que certains ne feront qu'effleurer en toute une vie (philo, socio, éco, physique, neuro, psycho... sans compter les 20 langues qu'il maîtrise) et réaliser combien ce fameux don qu'est l'intelligence humaine est aussi un fardeau terrible.

Il va de déchirement en déchirement, à la fois capable de tout comprendre mais bloqué émotionnellement.

Les rapports humains, l'amour et l'amitié sont compliqués, il n'est pas prêt. Mais lequel ne l'est pas ? Charlie 1 ou Charlie 2 ?

Il sent que la première version de Charlie est là, qu'elle attend. C'est complexe, ce rapport avec lui-même sans être vraiment lui-même, il se sent épié, surveillé, manipulé par ce fantôme de lui-même.



L'équilibre dans lequel il vivait avant est détruit, ceux qu'il voyait comme des amis ne l'étaient pas, ils se sentaient valorisés parce qu'il le voyait, lui, comme inférieur. Cri du coeur, cri du corps, Charlie est révolté lorsqu'il réalise qu'avant cette opération, il n'était pas vraiment considéré comme un être humain. Les sentiments qu'il avait avant n'étaient pas importants. Il fouille son passé, chaque souvenir est terrible, il ne le vit pas mais le voit comme un spectateur.



J'ai trouvé certains passages d'une cruauté intolérable et pourtant... banal !

Son enfance me semble particulièrement terrible, sa mère monstrueuse, son père lâche...

Malgré tout cela, Charlie avance et reste assoiffé de connaissances... jusqu'à la fin, jusqu'au déclin.

Mais est-ce si terrible que ça ? Oui, je le crois car malgré la laideur de ce monde, la souffrance des sentiments il y avait aussi l'amour, la beauté et l'art comme la musique qui le fascinait, le plaisir de lire et d'apprendre, de partager, de découvrir. Pourtant je ne peux m'empêcher de me dire, comme lui annonce le docteur (Strauss je crois) que " Plus tu deviendras intelligent, plus tu auras de problèmes, Charlie." et que parfois simplement être, vivre au jour le jour, sans questionnements sans tourments, ce n'est peut-être pas si terrible que ça.



C'est une lecture bouleversante et déroutante. L'auteur pose des questions délicates sur la nature humaine et sur l'intelligence. Il semble que toute importante qu'elle soit, l'intelligence n'est pas ce qu'il y a de plus important, il y a la dignité humaine avant, l'amitié et le respect de l'autre.

J'ai relevé de nombreuses citations qui résonnent en moi.



La fin m'a d'abord un peu déçue mais... finalement non, je crois que la seule fin possible, à l'image de tout le reste cela semble injuste mais comment savoir ? comment juger objectivement si ce n'est pas mieux ainsi ?
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Les Ailes de la nuit
  19 janvier 2019
Les Ailes de la nuit de Robert Silverberg
Je ne savais rien de ce livre avant de le commencer car je ne lis pas les 4éme de couverture et comme à chaque fois que je découvre un nouveau Silverberg, c'est une très bonne surprise ! C'est un roman de science-fiction qui se passe sur terre, des milliers d'années après notre ère . Une terre ouverte aux autres mondes mais diminuée ,autant physiquement que sur le plan technologique par rapport à avant. Pourquoi cet état et pourquoi des guetteurs scrutent le ciel quatre fois par jour ? Un roman prenant, fascinant et riche qui montre tout le talent de l'auteur ! Même la fin je la trouve bien trouvée alors qu'avec un autre auteur elle aurait pu me paraitre un peu niaise . Silverberg sait parfaitement mettre en valeur ses idées de tolérance et de respect de l'environnement sans être moraliste . Je suis vraiment contente à chaque lecture de découvrir ce fabuleux auteur grâce au challenge de Fifrildi !

Challenge auteur Silverberg

Challenge Mauvais genre 2019

Multi-défis 2019

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Point Cardinal
  19 janvier 2019
Point Cardinal de Recondo Leonor (de)
Magnifique petit roman sur la différence. Laurent père de deux enfants adolescent, qui aime énormément son épouse, n’en peut plus de se secret qui a au fond de lui. C’est décidé il va leur en parler, il ne peut plus continuer à mentir. Laurent ce sens femme, au plus profond de son âme, il veut s’appeler Lauren .Comment vont- ils réagir, sauront ils le comprendre, sauront- ils accepter !!!
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Dans le noir
  19 janvier 2019
Dans le noir de Daria Bogdanska
Cette bande dessinée autobiographique aborde le sujet assez tabou du travail au noir des immigrés en Suède. On suit la vie de Daria et son combat pour se faire payer correctement. Le sujet en soi est intéressant, mais j'ai eu beaucoup de mal à m'identifier aux personnages, tous un peu perdus/anarchistes/extrémistes. Une note d'humour ou quelques points positifs aurait nuancé le discours. Car ici, l'histoire/le pays/la vie est quand même fort négatif(-ve), et à part se saouler, Daria n'a pas l'air de beaucoup rigoler... Cette vision dichotomique m'a dérangé, car au final, ce n'est pas ça la vraie vie...

Bref, juste intéressant pour voir comment les choses ont évolué pour le travail au noir en Suède.
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Un si petit oiseau
  19 janvier 2019
Un si petit oiseau de Marie Pavlenko
Un joli texte sur un sujet difficle: Abigael a perdu un bras lors d'un accident de voiture. Comment vivre après un tel choc et de tels changements dans sa vie,

Elle retrouvera le gout de vivre grâce aux livres et à l'amour qui peut soulever des montagnes.

Je remercie Babelio pour cet envoi qui m'a fait découvrir une auteure que je ne connaissais pas.
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