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Une terre d'ombre
  29 mai 2022
Une terre d'ombre de Ron Rash
Un crâne est retrouvé dans le puits d'une ferme abandonnée, au fin fond d'un vallon des Appalaches. Nous remontons alors le temps et découvrons, vraiment progressivement, à qui il appartient.



1918. Hank Shelton est rentré de la guerre une main amputée, mais tout à fait prêt à aider sa sœur, Laurel, qui a dû se débrouiller presque seule durant son absence, après la mort de leur père survenu dans ce même temps. Surtout qu’il n’est pas facile de vivre dans leur vallon, toujours dans l’ombre, surmonté de falaises qui masquent une bonne partie de la lumière du jour. Vallon inhospitalier, dans lequel le père a choisi de s’installer, et qui n’a été que l’occasion de tragédies ; alors, pour la ville alentour, parce que Laurel a une tache de naissance, elle est la cause de ces malheurs, fille maudite, sorcière terrible.



La vie suit donc tant bien que mal son cours pour les enfants Shelton, dans ce climat délétère, jusqu’au jour où la vie de Laurel bascule en un son de flûte particulièrement beau qu’elle entend alors qu’elle met son linge à sécher à l’orée de la forêt…



La première impression que j’avais eu de Ron Rash à la lecture de Par le vent pleuré se confirme : le romancier a une certaine capacité à nous plonger dans le passé, à faire ressortir les secrets les plus enfouis, plus ou moins graves, d’une famille, ou d’une communauté. Car certes, les secrets des Shelton nous sont dévoilés au fil de notre lecture, mais ce sont surtout les secrets de leur entourage qui seront mis en exergue, et plus encore, par leur intermédiaire, celui de certains états-uniens pendant la Première Guerre Mondiale, dans leur haine irrationnelle de n’importe quel allemand vivant sur leur territoire, les poussant à une violence tout aussi irrationnelle. Où comment, par les préjugés et les inimitiés sans fondement, l’on bascule dans le drame.



Terriblement passionnant.
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On a supermarché sur la lune
  29 mai 2022
On a supermarché sur la lune de Sébastien Joanniez
La première chose que je voudrais vous dire c'est que ce roman est court, 144 pages, mais dépaysant. On a ici un mélange de plein de style d'écriture: du poème, de la narration, des chansons, des passages sans ponctuations et divers autres essaies de style qui nous embarque dans une histoire qui n'a d'autres intérêts que ces essais stylistiques et les thèmes qu'il aborde.



Pour moi c'est une jolie découverte et une jolie sortie de ma zone de confort. Même si je n'ai pas toujours su où l'auteur voulait me mener certains passages m'ont marqués. Notamment le passage ou la ponctuation se fait par des mots en majuscule montrant l'excitation des jeunes à sortir de classe pour être enfin en vacance.



J'ai trouvé les personnages intéressants mais banales. On reste beaucoup en surface des choses et des personnages par conséquent je ne me suis pas attachée à eux. Je n'ai pas vibré avec eux et je n'ai pas été émus par leurs mésaventures. Je suis restée à distance d'une ado que j'aurais pu être dans une autre vie mais à laquelle je ne me suis pas du tout identifié.



Si l'écriture est un des points forts de ce roman, le second ce sont tous les thèmes abordés à travers ce livre décousu mais prenant. En effet on se retrouve en fin de collège, en pleine découverte de nos sentiments, de l'homosexualité et les réactions que cela peut engendrer chez nos parents. L'auteur aborde également les premières peines de coeur ainsi que la mince frontière entre amour et amitié. Et comment ces premiers amours peuvent nous amener à des gestes insensés comme la tentative de suicide de Léa ou la fugue de Lila qui se sent malaimée et délaissée par ses parents. En parallèle de tous ça l'auteur arrive à nous parler harcèlement scolaire, questionnements d'adolescents et bien sur de toutes les premières fois qu'on peut faire à cet âge: les baisers, l'alcool, la drogue, l'amour comme je viens d'en parler.



Tout cela donne un petit roman de 144 pages prenant et haletant que j'ai été contente de lire une fois dans ma vie car il m'a ouvert de nouveaux horizons. Il m'a déstabilisé et enchanté grâce à une écriture unique qui ouvre à la différence. Je parle beaucoup de l'écriture de l'auteur mais je crois vraiment que c'est ce qui m'a le plus marqué et ce qui a fait de ce livre un "presque coup de coeur".
Lien : https://uncoindebouquin.word..
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Danser, encore
  29 mai 2022
Danser, encore de Julie de Lestrange
On retrouve cette bande de copain quelques années plus tard, toujours aussi soudé. Alexandre, Marco et Sophie ont bien évolué mais toujours un lien fort entre eux, l’amitié. Tout va bien jusqu’à ce qu’un terrible événement les attriste tous…



Mon avis: Une joie de retrouver cette plume et cette bande d’amis.

Une très belle histoire, avec des hauts et des bas. Riche en émotions et en reconstruction. Beaucoup d’amour et de soutient dans se livre.

J’ai beaucoup aimé, un bon moment de lecture!

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Les confluents
  29 mai 2022
Les confluents de Anne-Lise Avril
Le fond et la forme. Ou la recherche ultime du lecteur qui cherche à vibrer à l'unisson d'une écriture et d'une histoire, vecteurs d'émotions.

Les confluents portent un sujet fort, le désastre planétaire à venir lié au dérèglement climatique, sujet passionnant mais qui n'a pas pris en moi, mon intérêt se délitant au fil des pages.



Il y a pourtant de belles idées dans ce premier roman. A commencer par le découpage en quatre chapitres pour quatre lieux, chacun un univers en soi qui fait voyager : désert jordanien de Wadi-Rum, forêt du mont Nimba en Guinée, forêt boréale de Dvinsky en Russie puis forêt primaire de Mazumbai en Tanzanie, à chaque fois une nature menacée par la déforestation ou le réchauffement climatique, et à chaque fois de très beaux personnages de sentinelles écologiques. J'ai découvert ainsi avec grand bonheur les stratégies des peuples autochtones pour faire face au réchauffement climatique et à l'exploitation forestière. Ainsi la technique originaire du Sahel, le zaï, ici pratiquée par les bédouins de Jordanie :



« Ils creusent le sol de petits trous dans lesquels ils ajoutent des matières organiques en décomposition pour le fertiliser. Les débris attirent les termites. Ils s'installent dans les cavités et creusent des galeries souterraines qui permettront de conserver des réserves d'eau lors des épisodes orageux. La clé est de sélectionner au préalable des essences d'arbres adaptées, présentes à cet endroit il y a des millions d'années. Cela permet ainsi de reconstituer une forêt native. Si les oiseaux s'y installent et apportent avec eux de nouvelles graines, c'est gagné. »



Malheureusement, j’aurais pu trouver ces informations dans un article de presse. Je n’ai pas trouvé de réelle plus-value littéraire à cette lecture car les personnages principaux ne m’ont pas parlé. Liouba et Talal sont reporters, elle journaliste intéressée par les forêts et les sujets climatiques, lui photographe oeuvrant dans les zones de guerre auprès des réfugiés. Ils se rencontrent en Jordanie, créent un lien très fort, comme une boussole, un point d’ancrage à leur dérive autour du monde, à la recherche d’un certain apaisement voire d’une thébaïde. J’ai trouvé leur histoire d’amour assez fade et leurs atermoiements à se donner à l’autre agaçants alors que j’aurais voulu y lire un certain romantisme.



Je ressors déçue de cette lecture. Je reconnais la totale sincérité de l’auteure à vouloir incarner les enjeux environnementaux liés à la déforestation, à la montée des eaux et à la hausse des températures. Les questions qu’elle pose sur les liens entre l’Homme et son écosystème sont justes. Mais j’ai trouvé la proposition à la fois trop démonstrative, trop convenue et trop raisonnable. J’avais envie de folie disruptive comme dans les extraordinaires Lorsque le dernier arbre de Michael Cristie ou Indice des feux d’Antoine Desjardins, sur le même thème. L’écriture très scolaire et appliquée ne permet pas le décollage. Reste que les passages de l’arc narratif secondaire situé en 2040 sont vraiment très réussis, eux, intrigants, mais trop peu nombreux pour susciter mon adhésion à l’ensemble.



Lu dans le cadre de la sélection 2022 des 68 Premières fois #10
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A toutes celles que tu es
  29 mai 2022
A toutes celles que tu es de Bénédicte Rousset
Magnétique, maîtrisé à l’extrême, « À toutes celles que tu es » est une révélation.

Vous savez, ce genre de roman qui octroie toutes les forces nécessaires pour affronter les vents mauvais et les turbulences sociétales.

L’intimité d’un langage dont chaque mot renforce et excelle le plus personnage féminin qui soit. En l’occurrence ici, Noémie, la trentaine, mère solo d’une fillette de trois ans, Lili, dont le père est décédé avant la naissance sans qu’il sache pour Lili. Attention ! Dans ce livre pas de pathos, nous ne sommes pas du côté de la sensiblerie.

« Après quatre-vingt-seize heures de garde à vue pour association de malfaiteurs, je ne cherche pas à nier ou à inventer des histoires qui ne tiendraient pas. Mieux, je décharge mon petit ami… Qu’est-ce qu’on peut être conne quand on est amoureuse. »

Noémie va affronter ses propres démons. Vulnérable, oppressée, au passé lourd de torpeurs intestines, case prison, l’as de pique. Noémie est de cesse en défi. Elle contre l’adversité en plongeant un peu plus dans la délinquance. Même en prison, elle est de combines. Obtenir le plus d’argent possible. Mirages et mensonges, elle est sa propre proie. A contrario, de dualité vêtue, son enfant lui manque. La solitude d’une femme prise en tenailles , bandeau noir sur les yeux. Son père garde Lili. On aime cet homme figé dans ses inquiétudes . Pudique et maladroit, qui aime Noémie mais mal. Lili est son levier , son havre de quiétude. Elle lui insuffle la résistance face aux adversités et à la perte de confiance en Noémie. Il lui rend visite avec Lili en rythme pavlovien . Et ce durant deux ans, regards baissés, l’amour paternel froissé comme du papier cadeau. Il ne peut briser les coquilles pour deux. Noémie est plurielle, symbole de tout et son contraire. Elle s’épanche sur son passé, son enfance.

« Adolescente, j’étais dure. Je ne crois qu’au fond papa me craint. Il ne m’affrontera pas… Un enfant ne nous est donné que pour engendrer notre propre solitude. »

Manichéenne, blessée dans sa chair, Noémie, l’écorchée vive, l’halo sociétal des dérives à feu et à sang. Un roseau qui tremble et qui cherche un appui pour se maintenir sur la rive. Les courants sont forts, le vent mauvais. Noémie revoit sa mère décédée en pensée. Le deuil est un fleuve et Noémie ne sait pas nager. Elle entend l’écho des souvenirs. Les images d’une enfance comble de conseils par sa mère. Le silence seul connaît les réponses.

« Fais attention à ce que tu tolères. Tu enseignes aux gens comment te traiter. »

Noémie est dans le délitement insidieux des faux-semblants. Son frère mature, compatissant et apeuré pour elle, lui inculque la vertueuse issue. Elle n’est pas prête, pas encore.

Écoutons encore Bénédicte Rousset. Noémie s’habille en prison de tendresse et l’homosexualité sera sa consécration. Comprendre enfin les maillages de son corps et de ses sens. Noémie surpasse les mécanismes implacables qui accablent sa chair. La sortie à l’air libre est encore d’épreuves. Harcèlements, agressions, elle reçoit en bagage la contre-façon d’un monde qui profite de la fragilité d’une femme-barreau. Elle est celles. Combien de chevelures diverses en chute libre ? Combien de Noémie en chacune ? Ne craignez pas cette histoire bouleversante, criante d’authenticité. Bercée de compassion par Bénédicte Rousset qui, intuitive déplace les pions. Ici, vous avez des notes chères à Amélie Poulain. Sachez que : Doucement son arrière grand-mère conte en plein midi des repentances le tumulte de l’Hudson. Le General Stocum en flammes. Le drame prévisible, les bouées floutées, tueuses d’avant-garde. Les portes s’ouvrent, une à une, une promesse d’un héritage pour Noémie. Beaucoup d’argent ? Cherchez et vous trouverez. Quelle est la quête ? Quel est le but ?

Magistral, ce roman de noir et de blanc se déguste comme du lait gorgé de miel.

« Un crayon cassé peut toujours colorier. »

« Ici, commence la mer. »

« Je suis libre. »

Salvateur, un livre Mage. Publié par les majeures éditions La Trace.
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Les libraires gauchers de Londres
  29 mai 2022
Les libraires gauchers de Londres de Garth Nix
Je ne vais pas en parler pendant 40 ans mais déjà le titre était fait pour moi, j'ai tout de suite était attirée par cette parution. Un livre qui aborde le sujet des livres ça me fait toujours beaucoup d'effets. Pas d'inquiétude : on ne fait pas que parler de livre, pas du tout même, mais la notion de libraire fait partie intégrante de l'histoire.



L'histoire est assez classique puisque nous allons suivre Susan qui part en quête de son père qu'elle n'a jamais connu afin d'en savoir plus sur ces origines. Sa quête va prendre un tournant assez surprenant alors qu'elle voit un homme tuer quelqu'un avec une épingle à chapeau. Cet homme n'est autre que Merlin, un libraire. Ces derniers, gauchers, droitiers ou ambidextres, ont des pouvoirs mystérieux.



J'ai trouvé l'univers incroyable et original, le fait de le découvrir en même temps que Susan rend le livre plus léger et pas plein de descriptions sans arrêt. J'avoue que parfois j'étais un peu sceptique par rapport aux réactions de Susan, vous savez elle s'habitue quand même très vite à un univers plein de magie, d'illusions et de personnes malveillantes 😋.

D'ailleurs sur tout l'univers ce sont les illusions que j'ai préféré ! Le concept était bien décrit et revient plusieurs fois dans le roman, j'adore.



J'ai beaucoup aimé la fin car elle est particulièrement développée et longue, ce qui semble être la scène finale s'étire sur la longueur pour mon plus grand plaisir de lectrice.



Franchement c'est une lecture très agréable, conseillée pour les jeunes adultes ou ados, et en prime l'objet livre est magnifique !
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Patients
  29 mai 2022
Patients de Grand Corps Malade
Ce livre commence avec deux textes de slam qui en imposent immédiatement, qui montrent la fragilité, une intense profondeur.

Grand corps malade nous livre son histoire suite à son accident. Le changement radical de sa perte totale d’autonomie est brutale car on ne s’imagine pas dépendant pour tout, et c’est vraiment amené avec une grande dextérité.



Je découvre les termes tétraplégique incomplet et je suis comme le narrateur prêt à suivre son parcours avec ses doutes, ses espoirs et ses épreuves.



Des pointes d’humour sont disséminées ça et là, malgré les aspects pas toujours faciles du quotidien en centre de rééducation, petit à petit, un jour après l’autre Fabien garde espoir et surtout le moral.

J’aime beaucoup sa façon de décrire son rapport avec les différents personnels soignants, la patience est la discipline première à accepter lors de cet apprentissage imposé.

« Un bon patient sait patienter ».



Ses explications sont claires, concises et abordées avec une acceptation que peu de gens sont capables de montrer après une telle épreuve. Son analyse de la situation est retranscrite avec une sincérité désarmante, une réalité dont je ne me serai jamais doutée, sa plume est franche, percutante et fluide.

Ce livre est le témoignage de l’auteur suite à son accident , il retrace toutes les étapes vécues, nous transmet toutes ses émotions sans filtres, c’est émouvant, bouleversant sans tomber dans la mièvrerie ou les plaintes, ni même les lamentations.

J’ai beaucoup aimé découvrir Fabien et tous les autres, partager leur quotidien au fil des phrases.

Je vous recommande ce livre qui vous apprend à relativiser…
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Antimanuel de philosophie
  29 mai 2022
Antimanuel de philosophie de Michel Onfray
J’ai pris une belle leçon. En commençant ce cours de philo pour ses élèves de lycée technique je me disais qu’Onfray avait dû édulcorer son discours ; j’allais peut-être enfin comprendre au moins le sujet. Et bien non, il ne baisse pas le niveau Michmich ! Il n’est pas Vallaud-Belkacem qui fut un jour ma ministre et fut le chantre du nivellement par le bas. Chapeau l’artiste ton cours est bien perché. Hélas je pensais me réconcilier avec la philosophie lycéenne et bien c’est raté. C’est mieux que ce j’ai vécu, mais c’est raté ; d’où ma note. Tu as pris cher en représailles de toutes les notes que j’ai prises au lycée. Oui c’est vrai ça se mange froid ! Tu m’as servi une philosophie encore trop confondue avec l’histoire de la philosophie. Et pourquoi pas philosopher sans culture, sans connaissance juste avec son ressenti ?

Je dois être à côté de la place. Tant pis je rate encore quelque chose avec ce désamour de la philosophie. A moins que je ne sois comme monsieur Jourdain !

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Recto ou Verso
  29 mai 2022
Recto ou Verso de Jean-Christophe Motte
C’est un roman très agréable à la trame originale.

Deux vies différentes pour un même personnage.

Deux histoires en parallèle, écrites d’une plume ciselée et à l’humour ravageur.

Un vrai plaisir de suivre les mésaventures d’un homme (c’est très rare) en mal d’amour, en manque de confiance, dramatiquement seul…

J’ai rapidement éprouvé de la sympathie pour Julien, cet homme sensible, tristounet et mal dans son corps, mais pourtant si drôle et tellement humain.

Et puis il rencontre Élise (version 1), ou pas… (version 2)

dans chacune des versions, on le suit dans ses doutes, ses peurs, ses bonheurs, ses erreurs…toujours avec beaucoup d’humour et d’intelligence.

(Le chapitre sur le bébé Louis (alias Attila 😂) qui empêche ses parents de dormir, est trop criant de vérité - et croyez moi, je sais de quoi je parle 🥱)

Tour de force de l’auteur : à aucun moment on ne perd le fil, car chaque chapitre concerne l’une des versions, le tout reste fluide et très prenant.

Tout est bien vu dans ce roman, les situations sont réalistes et bien tournées, et puis on rit de bon coeur aux péripéties et aux pensées de Julien.



Ne vous y trompez pas, ce roman n’est pas si léger que cela, tout comme la vie d’ailleurs… Rien n’est jamais acquis, le hasard est parfois surprenant et nos choix ont souvent plus d’incidence qu’on ne l’imagine…😀



Et vous, avez-vous en mémoire un instant de votre vie, ou tout aurait pu basculer… vous mener vers un tout autre chemin ?

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La Mémoire du sang
  29 mai 2022
La Mémoire du sang de Greg Iles
Natchez, son fleuve, son cimetière, ses îles et Catherine Ferry-LaSalle. Pour les lecteurs qui ont lu des romans post-Katrina, il y a quelque chose d'un peu nostalgique et douloureux à visiter le Mississippi et la Louisiane d'avant le désastre. Greg Iles n'offre pas précisément une promenade de santé touristique. Cat est odontologiste experte pour le FBI, elle enquête présentement sur des meurtres dont la marque de fabrique consiste en une série de morsures ante-mortem. Pour des raisons intimes, elle revient dans l'ancienne plantation de coton dont son grand-père est le propriétaire rayonnant de toute sa puissance financière et coloniale pour ne pas dire esclavagiste sur la région. C'est là exactement sous le soleil, que le père de Cat, Luke Ferry, vétéran du Vietnam à jamais traumatisé par la sale guerre, a été abattu par un rôdeur, lorsque Cat avait 8 ans. Les souvenirs de Cat sont à jamais bloqués sur la date de la mort de Luke. Jamais son subconscient n'a exploré sa vie antérieure à ce décès.





Catherine va-t-elle enfin faire sauter les cadenas qui verrouillent sa mémoire ? Dans ce roman-fleuve – normal au bord du Mississippi – l'auteur développe toute la force de son talent de conteur et aborde de graves questions sociétales, négligées par les institutions, occultées par les familles. Une magnifique histoire, des personnages émouvants, un style irréprochable, Greg Iles au mieux de sa forme littéraire.
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The Curse
  29 mai 2022
The Curse de Marie Rutkoski
Un premier tome court et très prenant, dont l'univers m'a happé ! Nous allons faire la connaissance de Kestrel, une fille d'une général valorien, qui est une jeune femme têtue et qui a un caractère bien trempé (oui je l'ai adoré 😅). Cette dernière va acheter un esclave herrani pour un montant extravagant sur un coup de tête, et celui-ci, Arin, va tout changer.



Le couple de personnages principaux est vendeur : les deux sont attachants et ont une personnalité cohérente et bien dépeinte. J'avais peur au début car on part quand même avec une jeune femme de la haute et un esclave résigné MAIS tout se déroule bien, et je n'ai pas trouvé de gros clichés dérangeants au cours de ma lecture.



J'ai adoré cette histoire car l'autrice a décidé de lancer les aventures dès la première page, et de nous décrire le monde et l'univers au fur et à mesure tout en nourrissant l'action.



En bref, j'ai super hâte de lire la suite d'autant que je les lis en version originale et l'anglais est tout à fait accessible.
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Quand je n'aurai plus d'ombre
  29 mai 2022
Quand je n'aurai plus d'ombre de Adriaan Van Dis
Une mère très âgée demande à son fils écrivain de l'aider à mourir. En échange elle lui livre ses souvenirs d'Indonésie. Celui-ci accepte car il veut mieux comprendre cette mère qui a toujours été distante et froide. C'est un livre qui fait réfléchir sur la fin de vie, ses bilans , la déchéance physique et la difficulté en tant qu'enfant de comprendre complètement le comportement de ses propres parents quand on n'a en fait que des bribes de leur histoire, celles qu'ils nous laissent lire.
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Mort et déterré
  29 mai 2022
Mort et déterré de Jocelyn Boisvert
Marion : Yan est un jeune garçon qui avait un meilleur ami gentil et une famille joyeuse. Un soir Yen Entend un bruit et il va voir, c'est un garçon qui jette des cailloux sur la vitre de l'église. Yan s'embrouille avec le garçon et le garçon le menace. Soudain Yan a peur et il prend la fuite. En traversant la route Yan se fait écraser par un camion. A son enterrement tout le monde est triste. Nathan, son petit frère, glisse le collier de Yan dans le cercueil. Une fois enterré Yan se rend compte qu'il arrive toujours à penser, à imaginer. Un an plus tard des personnes déterrent les cercueils pour en mettre des nouveaux, mais Yan réussit à bouger et il s'échappe. Dans un piteux état il retrouve Alice et Nick, effrayés de la mocheté et l'odeur de Yan. Quand Yan essaie de rentrer chez lui, sa famille a déménagé. Yan veut aider sa famille et il les aide.



J'ai aimé ce livre car on voit qu'il peut compter sur ses meilleurs amis et sur sa famille même mort.
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La déesse des loups, tome 1 : Morsure
  29 mai 2022
La déesse des loups, tome 1 : Morsure de Mathilde Bonnard
J'ai bien aimé ce premier tome même si ma partie préféré c'est la dernière avec les meurtres et le côté surnaturel mis en avant par rapport aux restes.



L'univers change de ce que l'on voit habituellement dans la façon de traiter les loups et le coté amérindiens est intéressant même si j'avoue je ne les ai pas vraiment aimé tant ils sont méchants et cruels envers l'heroine.



On a dans la première partie la romance qui est mise en avant puis le côté surnaturel qui est mis en avant puis on va plus en profondeur dans l'univers j'ai trouvé que tout était crédible et réaliste car tout n'est pas facile pour l'heroine l'histoire d'amour n'est pas trop rapide même si j'avoue le personnage masculin est détestable pour moi.



Je me suis assez attaché au personnage principal et identifié elle est plutôt très discrète et solitaire et manque de confiance en elle à cause des autres et de sa soeur qui même si elle s'en prend à elle n'a pas de bonne raisons de le faire et concernant la fin je l'avais deviné un peu avant.



Une fin de tome qui promet de l'action par la suite une bonne lecture que j'ai apprécié lire.
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L'Amérique fantôme
  29 mai 2022
L'Amérique fantôme de Gilles Havard
Un livre passionnant sur l'histoire de dix voyageurs de langue francaise qui ont sillonné l'Amérique au siecle dernier.Le recit est tres richement documente et retrace de facon precise les aventures de ces heros du nouveau monde.Nous avons ici un ouvrage original mais incontournable pour qui souhaite connaitre la grande histoire americaine.
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Le Soleil des Scorta
  29 mai 2022
Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé
C'est grâce à une amie que j'ai lu ce roman et je l'en remercie fortement. Que dire de plus qui n'a déjà été dit ici ..

Effectivement, je rejoins toutes les critiques pour affirmer à nouveau que c'est un roman lumineux solaire, lumineux, flamboyant, chaleureux où le soleil plombant de cette région d'Italie à toute sa place. Dans ce récit, qui se déroule aux Pouilles un région aride, pauvre, dure du Sud de l'Italie, nous allons suivre le Clan Scorta sur quatre générations. Un clan fier, dur au labeur, soudé mais aussi un clan confronté à la malédiction, à la pauvreté, à l'opprobre. Un clan lié à cette terre et à ce petit village de Montepuccio. C'est l'histoire d'une famille, d'une vie, de vies. C'est merveilleusement bien écrit. L'auteure a une plume singulière, simple qui nous soulève, nous surprend. Cela a été le premier roman de cet auteur mais ça ne sera certainement pas le dernier. Ce livre a été une révélation, un coup de ❤.

Mes sentiments :

+ l'auteur invite le lecteur à s'interroger sur le poids des traditions, sur la transmission

+ l'auteur invite à réfléchir, aussi, sur ce qu'est la famille ? Celle du cœur ou celle du sang ?

+ la notion de loyauté y est très importante. On le voit notamment au travers de Rafael

+ le personnage de Carmela, personnage central qui nous permet de mieux comprendre l'histoire familiale.

+ les confidences, confessions de Carmela qui viennent clôturer certains chapitres

+ la scène du banquet des Scorta sur le trabucco

+ Moi qui suis originaire de Provence, j'ai eu l'impression/ le même sentiment qu'à la lecture de Marcel Pagnol.

+ Moi qui ai des origines portugaises, j'ai comparé cette région des Pouilles à ce que me décrivait mon grand-père sur l'Algarve d'autrefois.

+ les paysages dépeints et l'exotisme qui en ressort malgré l'âpreté et la rusticité de cette région

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Mille ans de mangas
  29 mai 2022
Mille ans de mangas de Brigitte Koyama-Richard
Mille ans de manga



Un très bon livre pour poser les bases de ce pilier de la culture nippone et de son influence mondiale sur les médias d'aujourd'hui.



Des fresques sur les plafonds du temple Hôryûji au VIIe siècle, aux rouleaux illuminés, en passant par les estampes, les grands maîtres que furent Hokusai ou Ozamu Tezuka, la ligne du temps est richement illustrée pour permettre au lecteur de pénétrer dans le monde du manga.



References historiques nombreuses, contextes d'oeuvres, origine des termes, dans ce livre les liens sont multiples : essor des médias, les métiers du manga,l'industrie, les influences réciproques et enfin des entretiens et portraits d'artistes du manga. Cette diversité donne à l'ensemble une vision très complète de la présence importante de cette discipline artistique dans l'histoire.



Pour ceux qui en ont juste une connaissance ludique, ce livre est l'occasion de mieux profiter du contexte pour affiner cet engouement.

Par contre, et c'est là sans doute le plus intéressant, c'est que cet ouvrage richement nourri de références, d'exemples imagés et de notes bibliographiques enrichit et donne beaucoup de consistance à cette branche de la litterature souvent mal aimée ou dénigrée par un lectorat qui finalement n'en connait que les poncifs.



Un ouvrage de base à avoir dans sa mangatheque pour faire honneur à tout le savoir-faire culturel nippon.
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Tout est sous contrôle
  29 mai 2022
Tout est sous contrôle de Hugh Laurie
C'est le plus grand compliment que de dire : pourquoi diable personne n'a pensé à faire ça avant ? Quelle bonne idée. En tant qu'écrivain, M. Laurie est intelligent, charmant, chaleureux, cool (si besoin est) et plein d'entrain. Il a le tableau de bord, le flash, et les connaissances techniques de Ian Fleming en matière de matériel – en particulier avec des armes exotiques – ainsi que de l'esprit et le sens du détachement.

Le héros de M. Laurie est Thomas Lang, un ancien militaire sans but, malheureux qui aime le whisky, les cigarettes et les femmes en difficulté. Quelqu'un essaie de l'engager pour assassiner un riche cadre. En tant que héros, il ne se lance pas dans ce genre de choses et essaie d'avertir l'exécutif. Cela conduit à un accrochage avec un crétin à l'allure impressionnante qui '' aurait pu s'envelopper de soie chatoyante et mettre une orchidée derrière chaque oreille, et les passants nerveux lui auraient quand même donné de l'argent d'abord et se seraient ensuite demandé s'ils auraient du. '' Il parvient à assommer le crétin avec une statuette de Bouddha, le laissant '' vomir sur un tapis chinois et améliorer sa couleur sans fin. ''

L'incident, accompagné de tendres sentiments pour la fille du dirigeant, entraîne inéluctablement Lang dans une partie d' intrigue internationale. Le roman regorge de types ténébreux du M.I.6 et de la C.I.A., de blanchisseurs d'argent, d'un marchand d'armes d'origine moyen-orientale indéterminée et d'un groupe terroriste nommé l'épée de la justice. D'une manière ou d'une autre, M. Laurie parvient à rendre ces personnes à la fois drôles et effrayantes. L'objet propulsant l'action est un sinistre hélicoptère si brûlant qu'il donnerait à Tom Clancy des palpitations amoureuses. Des éléments coquins haut placés ont concocté un stratagème pour faire baver tous les gouvernements pour un seul.



Le plaisir de 'Tout est sous contrôle' réside dans sa facilité. Il s'agit d'un divertissement véritablement plein d'esprit et sophistiqué. M. Laurie utilise des techniques narratives novatrices et fringantes, comme s'adressant parfois directement au lecteur, souvent dans le feu de l'action : « Nous sommes de retour sur le toit du consulat maintenant. Juste pour que vous le sachiez. '' Cela peut ne pas fonctionner avec ceux qui aiment des thrillers impassibles. De temps en temps, le ton passe brusquement de l'antique au sérieux, au son des engrenages qui sont dépouillés. Mélanger les genres peut être une entreprise délicate, un peu comme essayer de plaire au lobby des armes à feu et aux libéraux en même temps, mais entre les mains expertes de M. Laurie, la combinaison semble nouvelle et gagnante.



Il y a aussi toute la si charmante condescendance anglaise envers le cousin américain. C'est, bien sûr, la prérogative de M. Laurie en tant que romancier.

C'est un très agréable moment de détente entre deux...
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Un jour, je serai trop célèbre
  29 mai 2022
Un jour, je serai trop célèbre de Raziel Reid
Jude aime s'habiller avec les vêtements de sa mère, se maquiller même pour aller au collège, porter des talons hauts. Il aime Luke l'hétéro, la défonce, et son amie Angela.

Il nous raconte sa vie, y compris sexuelle onaniste et fantasmée. Comme il dit : ses histoires d'amour sont toujours unilatérales. C'est souvent cru et grossier, comme on aime l'être à l'adolescence.



Jude est totalement obsédé par le sexe, en bon ados-cocotte-minute-bourrée-d'hormones. D'ailleurs Angela aussi est complètement obsédée. Étrangement, les horreurs colportées sur eux via le net les amusent, flattent leur ego. Ils ont l'air de penser : Tout plutôt que d'être invisible. Ils prétendent adorer leurs haters. C'est que Jude lui, rêve de gloire, persuadé que sa vie sera remplie de paillettes et qu'il sera la nouvelle Marilyn Monroe. Un peu drama queen, franchement starlette hollywoodienne dans sa tête, avec une mère aimante mais dépassée, il rêve de partir de ce bled paumé où comme il dit "il y avait tout ce qu'il fallait pour peu qu'on n'ait besoin de rien". Il fait de sa vie un film, voit tout comme un scénario écrit spécialement pour lui.



Il pense sans doute qu'en étant dans la provocation il est le maître du jeu et non pas une victime. Pourtant, comment espérer gagner contre la bêtise et la mesquinerie de l'homophobie quand on est seul contre tous ? Il peine tant à trouver sa place.



J'ai rapidement pensé que ce roman ne m'était pas du tout destiné. Pourtant il arrive souvent que j'apprécie des romans Young Adult, mais là j'ai cru être tombée dans une dimension parallèle. Beaucoup trop ado, autodestructeur et au bord du gouffre en permanence, comme sur une corde raide au dessus du vide, comme si l'état d'adulte en ligne de mire ne pouvait offrir que désillusions. Néanmoins j'ai fini par adorer Jude le fantasque avec son gros grain de folie et ses rêves de gloire, qui étouffe dans sa petite ville à l'esprit étriqué.



Ce roman parle de la différence, de l'homophobie "ordinaire", si cruelle et destructrice qui fait vivre un enfer, parfois jusqu'à l'inéluctable, mais aussi d'une jeunesse qui veut tout expérimenter trop vite, au risque d'être blasé beaucoup trop tôt, et des chimères de la célébrité.
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Les enfants de Peakwood
  29 mai 2022
Les enfants de Peakwood de Rod Marty
Une sortie scolaire dans le Montana, la neige, zéro visibilité et c'est l'accident. Il y a des blessés, et des enfants morts… et puis il y a Ogima, un vieil indien, un chaman qui détient des savoirs ancestraux. Mais peut-on impunément défier la mort ?



Peakwood, Montana, dix ans plus tard. On fait connaissance avec cette petite ville et ses familles, ses habitants avec leur histoire, leurs failles, leurs blessures.

On sait d'ores et déjà que quand on aura un peu appris à les connaître avec leurs personnalités bonnes ou mauvaises, un danger tapi dans l'ombre fera insidieusement son apparition, de même que la peur qui va avec… et j'adore ça, ce doux frisson de la terreur ‼️

Car un jour la mort semble venir réclamer son dû. Mais pourquoi tant d'années après ?



Chamanisme, magie, Grand Esprit et démons nous entraînent dans une sarabande démoniaque, un sabbat angoissant dont on ne sait pas qui gagnera entre le bien et le mal.

D'ailleurs sait-on réellement de quel côté se trouve ces deux notions ? Du côté de la mort qui réclame son dû ? Ou du côté des humains qui l'ont bafouée ?



J'ai bien aimé ce roman, que j'ai envie de qualifier de thriller horrifique Young Adult, car la tension qui va crescendo tout le long de cette histoire en fait un page turner, avec ses fausses pistes et ses rebondissements, de l'angoisse mais pas trop au sein de cette petite ville où tout le monde se connaît, nichée au milieu des forêts du Montana, dans la neige et le blizzard.
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