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Le yoga du corps et de l'esprit
  23 février 2018
Le yoga du corps et de l'esprit de Centre Sivananda de Yoga Vedanta
Voici un ouvrage qui m'accompagne depuis près de vingt ans. C'est effectivement un ouvrage de référence et d'une grande sagesse. Mais oui , un livre peut être sage ! Dans un contexte où la pratique et le simple mot de yoga sont galvaudés copieusement, voici un guide présentant de façon simple, authentique, le Hatha-yoga dans ses formes historique, physique, spirituelle avec une petite incursion dans sa mystique. le tout agrémenté de belles photos claires et fraîches illustrant les postures les plus classiques et certaines de leurs variantes.

Si aucun manuel ne peut remplacer un enseignement de professeur à élève, cet ouvrage là peut l'appuyer et l'enrichir.

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La Maison du sommeil
  23 février 2018
La Maison du sommeil de Jonathan Coe
Mon coup de coeur de cette fin d'année. Encore mieux que La femme de hasard ou que Testament à l'anglaise, que j'avais pourtant déjà adorés. Je me sens tout à fait amoureuse de cet auteur, à présent. Je le sais, parce que je lui pardonne ce que je ne pardonnerais à aucun autre: une intrigue indéfinissable et des invraisemblances monstrueuses.



Je commence par me plaindre d'un détail, hein, comme ça ce sera fait: encore un récit avec des chapitres qui alternent passé/présent. C'est pire qu'une épidémie ce machin là... Fin des reproches. Le reste n'est que plaisir.



Plusieurs étudiants de la résidence universitaire d'Ashdown vont se retrouver, des années plus tard. Parmi eux, Sarah la narcoleptique, qui est plus où moins au centre de l'histoire.



Les chapitres "présent" sont diablement bien agencés, même si j'étais toute fière d'avoir deviné la fin un poil avant que la révélation m'en soit faite. Comme toujours avec cet auteur, je me sens bien incapable de définir le genre exact. L'intrigue comporte sa dose de mystère, c'est presque une signature, le lecteur se fait enquêteur. C'est souvent drôle. J'ai trouvé le thème de la famille moins présent que dans les autres oeuvres. Le ton moins satirique, peut-être.



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De traits en empreintes
  23 février 2018
De traits en empreintes de Ernest Pignon-Ernest
Dans ce drôle de catalogue (une boîte) qui renferme de très belles reproductions sur cartons (j’en vois déjà certains les mettre sous cadre) toutes les stations de l’exposition sont reprises. De ses premiers collages sur la plage de galets de Nice (1974) pour dénoncer l’immonde jumelage de la ville de Jean Médecin avec Le Cap, dans une Afrique du sud de l’apartheid, aux cabines téléphoniques de Lyon (1997-99) dans lesquelles dorment les SDF puisque le gouvernement s’en désintéresse totalement, sans oublier Durban (2002) et l’infamante manière dont les malades du sida sont oubliés ou encore Ramallah (2009) et son hommage à Mahmoud Darwich et Naples (2015) pour les 40 ans de la mort de Pasolini… Parcours décalé d’un artiste engagé.



Mais il n’y a pas que cet aspect politique et social dans l’œuvre d’Ernest Pignon-Ernest, c’est avant tout un extraordinaire dessinateur, il y a dans sa main toute la grâce d’Ingres, la majesté de Vinci ou Michel-Ange. Ses portraits sont d’authentiques acteurs qui se meuvent sur le papier, ne demeurent figés que l’instant de notre contemplation, et s’en retournent à leurs affaires sitôt que nous avons tourné les yeux.



Mouvement, fluidité des gestes, précision du trait, jeux des ombres et des perspectives, les dessins d’Ernest Pignon-Ernest vous parlent aussi, preuve que la poésie est aussi peinture quand la spiritualité rejoint la matérialité du support. Transport d’émotions et invitation à la réflexion pour le regardeur cloué sur place, stupéfait de tant de grâce et de beauté sur simplement… du papier.




Lien : http://salon-litteraire.lint..
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Cell. 7, tome 2 : Jour 7
  23 février 2018
Cell. 7, tome 2 : Jour 7 de Drewery Kerry
Alors que j’avais très apprécié le premier tome de Cell 7, notamment grâce a la société présentée, entre asservissement de l’argent sur celle-ci et sur la technologie, ainsi que la surmédiatisation, je ne pouvais qu’être enchantée de lire le deuxième tome de la trilogie de Kerry Drewery publié chez Hachette romans.



"La vie est un château de cartes, des fois, hein ? On en fait tomber une par maladresse, et tout s'écroule."



Dans ce deuxième tome, Martha est toujours très déterminée. Elle garde cette tendance à croire que la vérité triomphe en toutes circonstances et elle ne sait comment changer les choses autrement. Il lui arrive de désespérer, mais elle ne perd jamais espoir, à tout moment prête à tout pour sauver Isaac. Elle garde le soutien de Eve, Max et Ciscero, ainsi que de Madame B qui reste toujours fidèle à ses valeurs. Isaac est quant à lui dans le tourment et jusqu’à la fin du livre, il ne croit plus en rien sauf dans son attachement pour Martha.



Ce deuxième tome ne diffère que peu du premier quant à sa morale. Cell 7 nous parle de manipulation et pose une réelle réflexion autant sur l’égalité que sur la justice. La société présentée reste corrompue. Les habitants n'ont pas changés, ils demeurent formatés comme après un bourrage de crâne. Kerry Drewery ne change pas de but. Elle veut montrer combien, dans ce système, tout est question d’argent et de médiatisation (donc de faux-semblants et d’audience). C’est ainsi que l’on comprend, encore une fois que l’honnêteté ne paye pas toujours mais que rien n’est défini à l’avance.



"L'espoir... c'est voir l'invisible, sentir l'impalpable, et accomplir l'impossible."



Dans ce deuxième tome de Cell 7, les points de vue alternent entre Isaac et Martha bien évidemment, ainsi que les autres personnages dans certaines scènes. On suit d’ailleurs davantage Martha qu'Isaac, à l’image du premier tome, alors que les rôles sont cette fois-ci inversée. Kerry Drewery ne se gêne pas pour être cruelle, on est loin de l’autrice qui use de happy end où tout est réglé et rose à la fin. Comme pour le premier tome, elle n’épargne pas ses personnages et leurs problèmes sont loin d’être réglés.



"C'est bizarre, la mémoire ; les choses qu'elle vous rappelle, le moment où elle vous les rappelle."



Après La mort vous regarde, le deuxième tome de Cell 7, La mort vous attend nous présente une situation inversée et pour autant tout aussi compliquée. Kerry Drewery ne fait pas dans la dentelle et montre combien corruption, manipulation et médiatisation font un mauvais mélange, encore plus pour Isaac et Martha.
Lien : http://laura-passage.com/cel..
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Les héritiers, tome 1 : La princesse de papier
  23 février 2018
Les héritiers, tome 1 : La princesse de papier de Erin Watt
Je vais être honnête avec vous, au départ, je n’avais absolument pas prévu de lire ce roman. Comme vous le savez, je suis le genre de personne qui met tout dans la couverture. Et ici elle ne me plaisait vraiment pas. Heureusement que j’ai entendu énormément de bien dessus, ce qui m’a poussé à le lire. Et LA ! Je suis bien contente d’avoir mis de côté mes a priori, car j’ai surkiffé ma lecture.



On fait la connaissance d’Ella harper qui a 17 ans, qui a perdu sa maman des suites d’un cancer. Elle ne connaît pas son père, juste qu’il s’appelle Steve. De lui, elle n’a qu’une magnifique montre dont elle ne se sépare jamais. Depuis ses 15 ans, elle subvient à ses propres besoins, mais pour éviter d’être placé dans une famille d’accueil après le décès de sa maman, elle quitte sa ville Seattle et pat s’installer à Kirkwood. Pour pouvoir étudier, elle n’hésite pas à usurper l’identité de sa maman pour la signature des papiers. Elle a un logement, et travail en tant que strip-teaseuse le soir. La vie est super dure, elle ne mérite pas sa vie, elle est battante, et cherche juste à réussir. Elle a un caractère de feu et n’a besoin de personne pour s’en sortir. Elle n’a pas honte de sa vie et n’hésite pas à remettre les gens à leur place. Elle veut sortir de la misère.



Mais quand un jour un certain Callum Royal se pointe à son lycée et prétend être son tuteur légal, et il prend son rôle bien a cœur. Il est riche de chez riche, à la tête d’Atlantic Aviation, il lui fait une offre qu’elle ne peut pas refuser. La voilà qui part s’installer chez la famille de Callum, là-bas, elle fera la rencontre de ses cinq nouveaux frères.



Les frères Royal ? OH MON DIEU. J’ai été hyper intimidé, je me voyais, à la place d’Ella, et je ne faisais pas la maligne. Non mais se retrouver face à Gideon, Reed, Easton, Sébastien et Sawyer, ça nous laisse pas indifférent. Imaginez 5 beaux gosses, totalement Bad boy, qui vont se donner un malin plaisir à la malmener dans l’unique but de la faire fuir. Ils vont lui faire vivre un enfer. Persuadés que leur père a une relation avec la jeune fille. Ils y vont tous de leur petite pique, de leur méchanceté, ce qui rend son arrivée dans une nouvelle famille, un nouveau lycée vraiment pas facile. Callum veut absolument qu’elle s’intègre et oblige ses fils à s’occuper d’elle et à l’amener partout avec eux.



Mais comment la jeune femme peut-elle se sentir entière et intégré quand Reed, le plus machiavélique des frères semble réellement vouloir la faire fuir ?



Ce jeune homme est assez compliqué a cerner, il a été mon préféré avec Easton. Mamamia les deux-là, ils sont hot de chez hot !



Il n’aime pas Ella, il lui fait d’ailleurs très bien comprendre, il veut qu’elle parte. Cependant, plus on apprend à le connaître, plus on découvre en lui un jeune homme cassé, depuis la mort de sa maman, il est perdu et semble vouloir se détruire. Ella le comprend très vite, et le fait d’avoir cette tristesse en commun, ils voient les choses différemment et décident de faire une trêve… Très vite, la jeune Ella se retrouve sous la protection des frères et Reed semble de plus en plus proche d’elle. J’ai trouvé un chouilla trop rapide. Ils se détestent et d’un coup ils se protègent mutuellement. C’est assez rapide, on ne voit pas la relation changer.



Ses sentiments changent, ils se développent, deviennent plus fort. Mais est-il sincère ? Où est-ce une idée de plus pour la faire partir ?



Au début, je le pensais vraiment sincère, puis il y a eu la fin, et la, je suis perdue. Je ne sais absolument pas quoi penser. Reed, le cadet de la fratrie est juste un personnage énormissime. Déjà, il a la mention MIC (ses frangins aussi d’ailleurs). On rencontre 5 jeunes hommes issus d’une famille aisée, très différents, mais très unis. Chacun a leur manière souffre et a une façon de faire passer cette douleur assez spécialement. Ils en veulent à leur père, qu’ils tiennent responsable de la disparition de leur mère. Mais au fond d‘eux il y a quelque chose de bons.



Addictif. Entraînant. Chaud.



Un premier tome vraiment très, très prometteur, j’ai adoré découvrir ce premier tome et je me languis d’avoir le tome 2. Je ne m’attendais pas à avoir une fin telle que celle-ci. Ça laisse entrevoir une infinie de suite, qui peuvent être très différentes suivant l’angle d’attaque des auteures.



Une plume vraiment particulière, qui mélange deux auteures, sous le pseudonyme Erin Watt, se cache un très beau talent. L’auteur manie l’art et la manière de nous faire rebondissement sur rebondissement. Et même si certains se devinent très facilement, on se laisse happer. On accroche dès les premières lignes. J’ai eu beaucoup de mal à quitter mon livre. Erin Watt nous tient en haleine tout du long et nous frustre avec la fin du tome 1.



Plusieurs tomes sont déjà écrits et s’ils sont tous sur la même trame, ça promet des heures de lecture et on va avoir chaud, on va être en colère face à ses personnages qui nous rendent chèvres. Et on va espérer de ne plus être frustré ! Ce livre se lit très rapidement, chaque chapitre se vit, les interactions et les joutes verbales du début sont hilarantes, et franchement, j’envie la vie d’Ella, car vivre avec cinq beaux gosses qui se baladent presque à poils chaque jour, ça n’a pas de prix. Sauf peut-être cette fin. Une fin frustrante, qui finit en gros cliffhanger.



Un gros coup de cœur pour ce premier tome. Viiiiite la suite
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Love Redemption
  23 février 2018
Love Redemption de Laura Brown
C’est un sujet qu’on trouve très peu dans la romance, ce genre d’histoire est très peu abordé, chose qui est fort appréciable et qui fait que tout de suite, on accroche à l’histoire. J’ai aimé découvrir la vie de Carli et Reed, des personnages uniques qui nous font ressentir de multiples émotions. Leur histoire est touchante, comme les protagonistes. Chacun à leur manière. D’un côté, nous avons Carli, une jeune fille qui m’a brisé le cœur, malentendante, elle essaie tant bien que mal de se débrouiller. Sujette chaque jour aux migraines, de plus en plus forte, ce calvaire est son quotidien. Dernière d’une fratrie de 4 sœurs, elle a souvent été mise de côté de part sa différence. Elle en a souffert et encore aujourd’hui, c’est quelque chose qui lui pèse énormément. Elle se débrouille seule depuis tant d’année que le jour où elle rencontre Reed lors d’un cours de linguistique où elle est totalement perdue, elle ne s’attend absolument pas à faire une telle rencontre. Ce jeune homme si charmant, qui est né sourd. Il lui fait découvrir un monde d’entraide, d’écoute et de simplicité. Avec lui, elle va apprendre la langue des signes, et par la même occasion apprendre à revivre. Tout ce qu’elle ne faisait pas avant, avec Reed et ses amis, c’est possible. On fait la connaissance de très belles personnes. J’ai apprécié Reed dès le début.



Charmant. Rieur. Altruiste. Aimable. Aimant.



On est obligé de tomber en amour pour ce jeune homme que la vie n’a pas épargné. D’abord à sa naissance, et puis deux ans auparavant, avant le début de l’histoire. Il a beaucoup souffert et s’est promis de ne pas refaire la même bêtise. Mais quand il tombe sur Carli, il est aimanté, tout de suite, on sent entre eux un lien très fort se créer. Ils désirent tous les deux la même chose, mais aucun des deux protagonistes n’osent se lancer.



Touchant. Bouleversant. Poignant. Émouvant.



J’ai aimé les voir interagir ensemble, se rapprocher, se connaître, ils se comprennent tellement, c’est comme s’ils étaient faits pour se rencontrer et vivre quelque chose de fort ensemble. Et plus on avance dans l’histoire, plus on a un petit côté « sombre ». L’auteure aborde des sujets dur et malsain qui vont crescendo, ainsi que des réactions vives, de la part de notre héroïne, qui nous fait vraiment mal au cœur. Des actes qui peuvent avoir de graves conséquences.



Romance à deux voix, on apprécie connaître les pensées de l’un et de l’autre. Pensées qui sont similaires. Ce sont des personnages forts, qui nous offrent une très belle histoire. J’ai été conquise du début à la fin. J’ai dévoré chaque mot, chaque ligne avec un très grand plaisir. Laura Brown a une plume riche, fluide, rythmé, poignante et captivante. Elle sait de quoi elle parle (lisez la note de l’auteure à la fin du roman), ce qui fait de cette histoire, un livre d’une extrême justesse. L’auteure nous prouve aussi que nous pouvons vivre avec une différence. Le tout est de savoir s’accepter tel que l’on est et d’accepter que nous ne sommes pas seuls.



Une histoire profonde, magnifique, bourrée d’espoir. Une très belle découverte autant pour l’auteure que pour le livre en lui-même. J’espère que nous aurons plein d’autres romans de Laura Brown, car j’ai été conquise.



J’ai eu les larmes aux yeux, j’ai été triste, j’ai eu le cœur brisé, j’ai repris espoir, j’ai ri, j’ai souri et j’ai aimé…
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Territoires
  23 février 2018
Territoires de Olivier Norek
Un très bon polar 👌🏼
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Saving us
  23 février 2018
Saving us de Corinne Michaels
Comme pour Mayna, cette avis contient des Spoiles, bien lire le tome 1 avant de lire l’article.

Ce second tome reprend tout de suite après la fin du tome 1, Nathalie a cette désagréable impression, celle de déjà-vu, quand elle voit Mark arriver avec Jackson, elle pense tout de suite au pire. Mais non, ce qui l’attend n’est rien comparé a la fois, où un an auparavant, on est venu lui annoncer la mort de son mari. Liam est bien là, mais une « surprise », de taille vient faire irruption. En effet Aaron, est là. Présent sur le perron de leur maison. Mais voilà, après avoir pleuré autant de moi, a essayer de réapprendre à vivre, elle a enfin réussi à se reconstruire. Mais aujourd’hui, elle construit une nouvelle histoire d’amour avec Liam, et surtout après avoir appris toutes ces choses sur son mari, elle ne compte pas retomber dans ses bras. Mais c’est sans compter sur la persévérance d’Aaron, et la loyauté de Liam, celui-ci va décider de se retirer pour laisser une chance à Lee et Aaron de se retrouver. Mais aucun des deux n’écoutent ce qu’elle veut réellement. Et ce que Nathalie veut ? Un père pour sa fille, et Liam dans sa vie. Elle ne s’est jamais sentie aussi heureuse et vivante, que depuis qu’elle est amoureuse de Liam.

C’est un crève cœur ce que ce militaire sexy décide de faire. Qu’il soit près à étouffer ses sentiments, on peut le comprendre, c’est un ami loyal, et il veut juste le meilleur pour Nathalie, et si pour ça, il doit s’effacer, lui ne veut pas briser une famille, et pourtant, avec les fautes d’Aaron, cette famille est déjà brisé et rien ne pourra la ramener. Mais voir Nathalie souffrir de nouveau s’est assez compliqué. J’ai eu beaucoup mal au cœur, un peu plus que sur le premier tome qui était déjà émotionnellement fort. Mais c’est une jeune femme forte, et elle à prendre les bonnes décisions pour elle, mais aussi pour sa fille. Quant à Aaron, il est loin de la personne qu’on apprend à connaître dans le tome 1. Il est certes brisé par les horreurs qu’il a vécues pendant un an, mais il est surtout manipulateur. J’ai eu beaucoup de mal avec ce personnage qui n’hésite pas a utiliser le mensonge pour se faire pardonner auprès de la femme qu’il aime. J’ai eu vraiment beaucoup de mal à passer au-dessus de toute sa mesquinerie. Cependant, quand il s’ouvre, on apprend à connaître un homme bon qui demande juste à réapprendre à vivre.

Un second roman riche en émotions et en rebondissement. On est tellement frustré dans certains passages, ce qui fait qu’on tourne les pages encore plus rapidement et on ne voit pas le temps passer. Si j’ai lu le tome 1 en une journée, le tome 2 en seulement quelques heures. Et heureusement que j’ai attendu d’avoir le 2 pour lire le premier.

Toujours sur une romance à deux voix, on voit les rouages de leurs cerveaux se mettre en route pour essayer de vivre au mieux cette nouvelle. Un Liam encore plus doux, attendrissant. Je crois que je suis amoureuse de lui. Qui ne voudrait pas de lui honnêtement ? Je suis restée sans voix face a cet homme remplie d’amour qu’il a à revendre. C’est difficile à croire qu’il n’est jamais vécu une seule histoire d’amour. Et a un moment, j’ai eu le cœur brisé, mais ensuite, une chose qu’on pensé impossible arrive et la, mon cœur a déborder de bonheur.

L’auteure n’épargne pas nos protagonistes, sa plume intense et émotionnelle nous fond vivre des moments fabuleux, c’est un tome vraiment complet, bien qu’on se pose de multiples questions, on est angoissé, triste et malheureux pour nos deux héros. On veut qu’ils arrivent à passer au-dessus de tout, mais pour ça, il faut qu’eux en soient capables. Les personnages secondaires sont très présents et c’est une bouffée d’air frais.

Alors dans le fond, c’est une histoire d’amour dès plus basique, mais l’une des plus belles que j’ai pu lire. C’est un véritable coup de cœur que j’ai eu pour nos héros, mais aussi pour la plume de l’auteure qui a su me transporter. J’ai hâte de lire de nouveaux romans de cette magnifique auteure.
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Saving her
  23 février 2018
Saving her de Corinne Michaels
Bon… euh … Comment dire, dès le début, on tombe en amour pour ce magnifique roman. Retournée dès les premières lignes. On fait la rencontre de Nathalie et Aaron, ensemble depuis leur tendre adolescence, ils ont tout pour être heureux. Apres des années de tentatives infructueuses pour concevoir, ils arrivent à avoir un enfant. Mais voilà, Aaron est un militaire, et part faire sa dernière mission pour les forces spéciales, cependant rien ne se passe comme prévus. Un matin, Nathalie reçoit la visite de Mark, ami très proche et collègue d’Aaron. Il lui annonce que celui-ci ne rentrera jamais de sa mission. C’est alors que tout s’écroule pour cette future maman.



Tout son monde s’écroule, et celui du lecteur aussi. On s’y attend dès le synopsis, mais notre cœur n’est pas près pour vivre ça aussi vite. Heureusement, l’armée est une vraie et grande famille et dès cette tragique perte, elle est tout de suite soutenue. Liam, le meilleur ami d’Aaron, décide de poser bagage pour s’occuper de Nathalie et de sa petite fille. Liam est un jeune et sexy militaire (à qui je décerne une mention MIC). Mais très vite un malaise né entre eux. Ils sont attirés l’un par l’autre, mais tous les deux refusent d’accepter ce nouveau sentiment. C’est la femme d’Aaron, et c’est le meilleur ami d’Aaron.



Liam ne fait pas les choses à moitié, il est tendre, doux, et l’aide dans tout, surtout auprès de Aarabelle, la fille de Nathalie. Et surtout, il est l’un des seuls à réussir à sortir la jeune femme de sa vie terne et morose. La façon dont elle s’ouvre à lui est juste très beau.

Par contre, on en parle de cette fin ? Non ? Car bon, on ne s’attend absolument pas à ce rebondissement. Rien nous met sur ce chemin, c’est un vrai choc pour tout le monde autant les personnages du romans que nous lecteur.



Mayna et Marion ayant déjà fait deux grandes chroniques, je ne vais pas développer trop l’histoire pour ne pas me répéter, mais nous sommes toutes les 3 unanimes, c’est une magnifique histoire. J’ai découvert une plume vraiment magnifique, l’auteure est une d’une justesse remarquable. On est sur une narration à deux voix, et on voit, comprend, ce sentiment qui naît entre nos deux protagonistes. On voit toute la souffrance de Lee, et toute la tendre de Liam, je crois que toutes les femmes normalement constituées, on est obligé de tomber en amour pour ce jeune homme.



Il n’y a pas besoin d’une grande histoire inédit pour aimer un livre et surtout pour que ce soit un coup de cœur. On est touché. Bouleversé. Attendrie. Ce livre est une vraie pépite, et une très belle leçon d’espoir, de seconde chance.
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A vol d'oiseau
  23 février 2018
A vol d'oiseau de Johnson Craig
wow! quelle belle découvert!!!!!! Je suis tombée amoureuse du Sheriff et son cher et tendre ami, Henri Standing Bear! j'en veux encore !!!!!
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Restart with song
  23 février 2018
Restart with song de Seveno Elle
Ce n’est pas le premier roman d’Elle Seveno que je lis et une chose est sur ça ne sera certainement pas le dernier non plus. Déjà conquise avec « Make me bad » ici je le suis encore plus avec « Restart with song »



On fait la connaissance de Camille et Léo, deux protagonistes qui on été brisé par leur vie et qui ont voulu y échapper par diverses manières, mais chacun des deux à parcouru le même chemin. Celui qu’on pourrait croire le plus simple, le plus égoïste, ils ont tous deux choisi la destruction puis la fuite.



Camille revient de boston après 2 ans passé là-bas, suite a une agression elle décide de revenir en France, et passe le casting pou rejoindre le groupe Nameless Options, c’est ici que la jeune femme va faire la connaissance des 4 membres du groupe, donc Léo. Ex leader du groupe, mais surtout musicien et compositeur. Si les 3 autres membres sont enchantés qu’elle intègre le groupe, Léo reste sur la réserve. Il ne fait aucunement confiance aux femmes, pourquoi ? Sois disant, elles ne sont pas dignes de confiance et fond toujours souffrir. Elle va devoir faire avec, et apprendre à vivre avec cet homme qui ne veut pas d’elle, et pourtant, c’est sa « mission », Léo n’a plus aucun droit sur le groupe, depuis cette fameuse nuit ou tout a changé pour lui, il n’a plus rien à dire, et doit faire avec. Il n’est plus le leader, il a déconné et doit faire avec.



C’est une histoire touchante, sans vraiment de surprise, où les personnages doivent se reconstruire. Ils trouvent leur remède dans la musique, ils se sentent vivants avec celle-ci. Leur passé les hante jours après jour, nuit après nuit, ils se noient dans leurs histoires et ne savent tout simplement pas comment faire pour en sortir. Bien qu’ils soient si différents d’apparence, ils ont plus en commun que ce qu’ils croient. Ils mettent leur énergie à se chercher, à se blesser mutuellement, qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils se rapprochent et que s’ils décidaient de s’ouvrir l’un à l’autre tout pourrait aller pour le mieux.



Elle Seveno, nous livre une histoire forte, et nous embarque avec les Nameless Options, j’ai tout de suite accroché à Cam & Léo, c’est une histoire profonde, qui met en avant des thématiques vraiment sensible et douloureuses, et qui nous plonge auprès de deux âmes blessé qui cherchent à se reconstruire. Quand n’apprend leur vie, on comprend pourquoi ils ont fait tout ça, quitte à blesser leur entourage, c’était nécessaire, un mal pour un bien. Cam et Léo forment un très beau duo qui ne demande qu’une chose, c’est de ne plus être enchaîné à leur passer. Pour cela, ils vont devoir s’ouvrir l’un à l’autre. Une très belle leçon de vie et d’espoir. J’ai adoré les deux personnages, ils m’ont touché et émus.
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Monnaie de sang
  23 février 2018
Monnaie de sang de Patricia Cornwell
Kay & Benton vont fêter leur anniversaire de mariage lorsqu’un crime est perpétré près de chez eux et que des pièces de monnaie sont retrouvées dans leur jardin…

Termes techniques, des personnages en tension permanente, de la paranoïa à n’en plus finir, ce Cornwell ressasse toujours les mêmes cheminements mais excelle en dramaturgie. Quand le couperet final sonne avec la découverte de l’assassin, il est certain que l’auteure replonge dans les premiers romans qui l’ont fait connaître. Il est seulement dommage de ne pas approfondir l’aspect psychologique et se focaliser sur du technique à s’en déboulonner les neurones. Du grand cru néanmoins.
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Les superstitions populaires : les animaux,..
  23 février 2018
Les superstitions populaires : les animaux, les plantes dans votre vie quotidienne : inspirées du "Dictionnaire des superstitions et traditions populaires" de l'abbé Migne, 1856 de Panafieu
Un livre de référence intéressant.
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Une fille au manteau bleu
  23 février 2018
Une fille au manteau bleu de Monica Hesse
Un roman qui aborde la Seconde guerre mondiale sous l'angle d'une enquête.

Spécialisée dans le marché noir, Hanneke fait partie de ces "filles jolies (...) également intelligentes et courageuses" qui ont l'art de tromper la vigilance des soldats allemands. Et c'est bien pour cela que Mme Janssen lui confie la délicate mission de retrouver la jeune fille juive qu'elle cachait chez elle et qui s'est mystérieusement enfuie. Hanneke est débrouillarde tout en ayant la tête sur les épaules : pour faire ce qu'elle fait au quotidien, il ne faut manquer ni de cran ni d'organisation ni de prudence.



Il faut dire que depuis la mort de son petit ami Bas au combat, Hanneke vit avec "une blessure qui ne semble jamais vouloir se refermer". D'apparence distante, elle cache une certaine culpabilité ainsi que de la colère. "Dans un pays où plus rien n'a de sens", où "ce qui était autrefois un si beau théâtre" est devenu une prison pour les Juifs en transit, où il faut constamment mentir et se cacher sous peine de mort, les modestes actes de résistance qu'elle mène ("à l'insu de ses parents") constituent "un petit élément à ma portée", un moyen de "remédier à ce qui nous révoltait".



Ainsi c'est à travers son investigation pour retrouver Mirjam que l'on découvre la réalité du conflit pour les Amstellodamois. J'ai trouvé intéressant que le roman aborde la question des photos prises clandestinement "pour qu'à la fin de la guerre les Allemands ne puissent pas nier ce qu'ils ont fait ici". Ces photos montrent en effet "une face cachée de la guerre. Un enfant affamé. Deux soldats conspuant un Juif terrorisé. Un sous-sol rempli de clandestins." L'histoire évoque aussi en filigrane la question de la responsabilité : comme le souligne l'auteur, "en une fraction de seconde, on pouvait décider de faire preuve de courage moral ou de lâcheté" et la frontière est mince entre "des héros et des salauds".



Malgré tout je n'ai pas totalement adhéré à l'intrigue qui souffre, selon moi, de certaines longueurs (l'héroïne tergiverse beaucoup) et aussi parfois de rebondissements convenus (la culpabilité qui n'était pas fondée, la morte qui ne l'était pas, l'échange d'identité...). J'ai trouvé les personnages un peu froids, à commencer par l'héroïne qui, à force de refouler ses sentiments, d'afficher un air désabusé, ne se révèle guère attachante même si l'on comprend bien qu'il lui est impossible de redevenir "la fille que j'étais avant la guerre".
Lien : https://www.takalirsa.fr/une..
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Nina
  23 février 2018
Nina de Alice Brière-Haquet
Avec "Nina", nous sommes sur deux axes présentés pour l'album, voire trois.



Celle de la transmission, tout d'abord.



Un moment très intime et chaleureux.



Une maman berce son enfant, elle raconte aussi une histoire, elle est vraie, c'est la sienne, lorsqu'elle avait l'âge de cet enfant qui ne dort pas encore.





Cette histoire est un souvenir précieux, inoubliable, un lien marquant, entre cette maman et la maman de cette maman.



Et oui, elle a eu une maman qui était aussi jeune qu'elle, et oui, elle a eu son âge.



Cette maman, celle de la petite Lisa qui écoute, adore le piano et elle se rappelle la première fois que sa propre maman était venue l'écouter jouer à l'église alors qu'elle n'avait qu'une dizaine d'année.



Elle était douée, très.



La maman de Lisa raconte aussi comment sa maman dû laisser sa place au 1er rang et se réfugier au fond.



D'un fort caractère, la petite fille refusa de jouer.



Le deuxième axe donné à l'album concerne le contexte de l'histoire très particulier, cette période rude et triste ségrégationniste américaine, un drôle de moment historique.



Des personnages clés apparaissent en fond, le pasteur Martin Luther King qui prêchait le rapprochement et l'égalité des races blanches et noires.



Nina, c'est le nom de la maman de Lisa, retrouve de l'harmonie avec son piano autour de ce distinguo noir/blanc, faisant danser ses doigts sur les touches, avec une distinction de valeur tout autre redonnée.  Au son de la musique, les nuits blanches swinguent sur du velours noir et quelle importance, si l'harmonie et le plaisir sont là?



Nous parlons bel et bien du plaisir divin de la musique ET surtout du Jazz .



Cela nous amène à cette troisième voie dont les auteurs voulaient nous parler, une voix même, chaude et envoûtante, celle de Nina Simone.



C'est son histoire que l'auteur Alice Brière-Haquet et l'illustrateur Bruno Liance ont eu envie de raconter, entre tendresse et force.



Une artiste à écouter et à découvrir à tous les âges pourquoi pas.

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Le jour où mon pénis est tombé
  23 février 2018
Le jour où mon pénis est tombé de David Duranteau
Fabrice Carmen, présentateur radio, qui gagne un salaire avec plein de chiffres, se croit irrésistible, invisible jusqu’à que le karma décide de s’occuper de lui : Il perd son pénis au sens propre. Qu’est-ce qu’un homme sans pénis finalement ? Ce petit incident va lui apporter pas mal d’ennuis.



Quand j’ai reçu l’email, j’ai cru à une mauvaise blague au début car je n’avais pas vu le roman en pièce jointe. Je suis curieuse de nature et aie décidé de me plonger dans ce fameux roman. Moi qui croyais à un roman humour, j’ai été plutôt surprise qu’il soit plutôt polar en fin de compte.



Fabrice est un personnage que je n’ai pas aimé, et pas du tout accroché. Le genre de ...
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Pourquoi y a t-il des inégalités entre les homm..
  23 février 2018
Pourquoi y a t-il des inégalités entre les hommes et les femmes ? de Soledad Bravi
Documentée et précise, cette bande dessinée expose, avec beaucoup d’humour, l’évolution des droits des femmes, au travers les siècles, de la préhistoire à nos jours. Tout commence par une explication des principes de procréation : l’homme de part sa noble et visible semence se considérait comme unique procréateur dont la seule obligation était de trouver un vase réceptacle : la femme ! Il faut attendre 1875, pour que l’homme comprenne que le rôle de sa conjointe n’est pas si accessoire.

On rencontre donc, au fil des pages, Olympe de Gouges, les suffragettes, les résistantes, Simone Veil … ces femmes qui ont œuvré pour une reconnaissance des droits des leurs.

L’ensemble est factuel. Une petite leçon d’histoire riche et intéressante - un rappel - jusqu’à l’évocation de la situation actuelle. Un bon moment de lecture.

C’est un petit livre à lire et à partager.


Lien : http://aufildeslivresblogetc..
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La Règle du jeu
  23 février 2018
La Règle du jeu de Paolo Eleuteri Serpieri
Cet album réunit 2 histoires sans lien mis à part le fait que cela se passe au temps du Far West et que l'on suit à chaque fois un héros masculin qui ne finira pas bien !



La première histoire, "Porter le coup", met en scène Brad Sender, un trappeur, qui va apporter son aide et son expérience à des soldats américains face aux indiens Cheyennes.



La seconde histoire, "La règle du jeu", raconte le parcours d’un jeune homme ayant une poisse terrible, qui pour échapper à une condamnation va assurer le service postal en territoire indien.



Côté scénario, rien de bien révolutionnaire mais ça tient la route. En revanche, on sent la connaissance et l'implication de réalisme de cette époque.

Du côté graphique, on tient la dragée haute. Quelle maîtrise, quelle aisance, quel réalisme ! Serpieri parvient à nous restituer l'ambiance des grandes plaines, l'âpreté de l'ouest américain, les détails, les attitudes, les regards, les "gueules"... il n'y a qu'à jeter un coup d’œil à la couverture, elle est superbe !



Une bande dessinée qui vaut surtout le coup pour sa beauté graphique mais qui se laisse lire sans déplaisir.
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Voyage à Rome
  23 février 2018
Voyage à Rome de Pierre Grimal
Un guide original dans l'espace et le temps pour les passionnés d'histoire antique et les amoureux de Rome. Promenez-vous dans la Rome actuelle, ce livre à la main et au hasard des ruelles, des places et des jardins, à l'angle de telle avenue et face à cette chapelle, vous verrez, imaginerez la Rome antique cachée, enfouie, recouverte souvent, restaurée parfois, la Rome païenne pillée de ses pierres pour que se dressent ces belles églises et fières cathédrales. Magistral.
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Les Danois ne ferment jamais les volets
  23 février 2018
Les Danois ne ferment jamais les volets de Cécile-Marie Hadrien
Ce roman nous plonge dans la vie de Laëtitia, quadragénaire qui ne sait plus trop où elle en est de sa vie, de ses choix et de l’avenir qu’elle souhaiterait avoir. De façon à la fois métaphorique (avec Phedra, qui représente avec originalité la pieuvre de son psychisme, de son inconscient) et à la fois hyper réaliste (avec une foultitude de petits détails emprunté au quotidien d’un tas de personnes, dans lesquels on peut très bien se reconnaître ou reconnaître nos proches parfois), elle nous plonge dans ses déambulations à Copenhague. Ayant suivi son petit-ami parti au Danemark pour une mission de chercheur à Aarhus, elle l’attend la semaine dans la capitale et a enfin du temps pour elle, du temps pour penser à son nouveau projet professionnel mais aussi à son horloge biologique qui n’en finit pas de tourner, du temps passé à divaguer, du temps à tuer, du temps dont elle finit par ne plus savoir que faire et qui finit par la pousser à faire des rencontres dans ce pays inconnu. Et la vie amène parfois des imprévus, lui propose des découvertes et des tentations qu’elle dépeint comme le reste avec beaucoup d’humour et parfois de cynisme, tout comme les questionnements infinis qui peuvent jalonner le parcours de quelqu’un rempli de désirs contradictoires, de paradoxes : ne pas avoir d’enfant et vivre librement sa vie, en avoir un et répondre à l’envie de materner et à l’appel du tic tac biologique ; vivre avec la même personne et le retrouver tous les soirs, vivre avec quelqu’un mais s’en détacher pour mieux l’apprécier et continuer à le désirer…

J’ai beaucoup aimé l’humour et le réalisme de certains passages (je vous en livre quelques extraits : « tôt ou tard, un extrait de quelque-chose […] tend vers son contraire […], ce qui rétablit un équilibre. Ça s’appelle l’énantiodromie. J’ai glané ce concept dans un livre de Soli [son compagnon]. Il taquine volontiers les philosophes quand ce n’est pas la saison du goujon et possède un tas de livres ennuyeux. J’en ai sorti quelques-uns des rayons pour lutter contre l’insomnie, comme alternative à la benzodiazépine. », « Chercher l’être à aimer est une mission de chaque instant. Se tenir à l’affût, repérer une silhouette, se laisser taper dans l’œil, croiser un regard, approcher, accoster, séduire, se troubler, se laisser courtiser, draguer, désirer, attendre un premier rendez-vous, le deuxième, le troisième, le dernier, lisser ses plumes, ses pattes, son bec, être la plus belle ce soir pour aller danser, repartir à l’assaut, s’enflammer à en perdre l’appétit, douter à ne plus en dormir la nuit, s’attrister à ne plus pouvoir affronter le quotidien, rompre, poser un lapin, se faire larguer, toucher le fond de la piscine dans son pull bleu marine […] » ), un peu moins la fin trop rapide qui peut nous laisser un peu trop sur notre faim.



Merci à Babelio avec son opération masse critique et à l'éditeur de m'avoir fait découvrir ce roman.
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