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Voyage interdit
  23 juin 2018
Voyage interdit de Jones Tara
Tara Jones nous revient avec un récit totalement différent par rapport à sa saga [Le contrat], ici il est question de destinée, de voyage astral et d’une belle histoire d’amour. Il était impossible pour moi de faire l’impasse sur ce nouveau roman, il faut dire que la couverture est sublime, vous ne trouvez pas ?



En me lançant dans cette lecture j’avais toute confiance en Tara Jones, je savais qu’elle arriverait à me divertir et ce fut le cas, j’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman. Mais il y a tout de même quelques détails qui m’ont gêné.



L’univers de ce roman est captivant et ancré dans notre réalité, ce ne fut pas un problème pour moi de m’immerger dans la vie de Stella et Sebastian. Vous allez vivre une aventure fantastique qui met en lumière des thèmes très intéressants qui invitenr à la réflexion. Le côté surnaturel de l’histoire est très bien géré et j’ai adoré ce mélange de genre.



Stella a acquis la faculté de voyager hors de son corps suite à un terrible accident qui a coûté la vie à sa meilleure amie Ever, après quelques jours de coma, Stella s’est rendu compte qu’elle pouvait faire des voyages astraux. Ça lui permet de s’évader pour oublier la culpabilité qu’elle ressent depuis la mort d’Ever. Elle se réfugie dans cette dimension où personne ne la voit ni l’entend… jusqu’au jour où elle y rencontre Sebastian. Il est le seul à pouvoir la voir, mais il est arrogant, énervant et très attirant. Au fil des jours, ils vont apprendre à se connaître et ils en viennent à espérer que leur histoire survivra dans la réalité…



Cette romance fantastique m’a énormément plu, le contexte de l’histoire est original et fait travailler l’imagination du lecteur. Tara Jones nous offre une histoire d’amour qui sort vraiment de l’ordinaire. J’ai trouvé son univers très bien intégré à la réalité de nos héros. L’ambiance générale du roman est intrigante, addictive et vraiment passionnante. Nos personnages sont jeunes, ils évoluent au lycée. On a d’un côté Stella qui essaye de se fondre dans la masse au maximum, c’est une nouvelle vie qui commence pour elle à Boston et elle espère vraiment pouvoir dépasser l’épreuve difficile qu’elle vit depuis l’accident. Mais parfois son don lui fait peur…



Tremblante, j’atteris dans mon lit et réintègre mon corps. Je viens de faire un very… very bad trip.



Mes voyages astraux me poussent depuis le début à me poser de sérieuses questions quant à mon état mental. Alors si maintenant je me met à communiquer avec ce qui ne peut être, tout bien réfléchi et selon toute logique, qu’une hallucination – torride, soit, mais une hallucination quand même – de mon esprit détraqué… Et bien, il est clair que j’ai un très, très gros problème !



Sebastian quant à lui est l’élève star du lycée, hockeyeur vedette des Bruins, l’équipe du lycée. Rien ne les destinait à être réunis… et pourtant. Mon avis sur nos deux héros est plutôt positif, gardez à l’esprit qu’ils ont dix-sept ans et que les erreurs qu’ils font sont normales… Je ne les ai pas trouvé immature, parce qu’ils sont dans une période de transition, entre la fin de l’adolescence et le début de l’âge adulte. Stella a vécu un drame dont elle ne se remet pas, même s’il elle a avancé, elle reste rongé par la culpabilité. C’est une héroïne intéressante qui m’a plu tout au long de l’histoire. Sebastian quant à lui est un sacré charmeur. Il a tout du beau gosse qui fait craquer toutes les filles du lycée, il en joue forcément mais cela ne le rend pas détestable, au contraire, j’ai trouvé sa personnalité très sympa et je n’ai eu aucun mal à m’attacher à lui. Nos héros vont très vite ressentir une attirance irrémédiable et développer une certaine dépendance l’un à l’autre.



L’attirance que je ressens pour lui me semble chaque nuit un peu plus intense et réciproque. Néanmoins, je ne peux m’empêcher de douter de la valeur réelle de ses sentiments.



Les personnages secondaires sont tous au top dans leurs rôles respectifs. Vous allez les aimer et les détester.



L’intrigue est loin d’être classique, j’ai vraiment aimé le scénario qui nous offre pas mal de rebondissements et d’interrogations. Nos héros se retrouvent face aux conséquences de leur acte, ils doivent composer avec les obstacles que la vie met sur leur chemin. La romance a elle-aussi un dénouement assez surprenant et un peu angoissant je dois dire, j’ai eu le cœur qui a fait des bonds à de nombreuses reprises. La narration alterne les deux points de vue, c’était vraiment bien de pouvoir avoir les pensées de Stella et Sebastian.



J’ai dévoré ce livre en quelques heures, fascinée par cette histoire. Je n’ai pas deviné une seule seconde ce qui allait se passer entre Stella et Sebastian. En arrivant vers la fin de l’histoire, il y a quelques détails qui m’ont dérangée. Difficile d’en parler sans spoiler mais les interactions entre Sebastian et un certain personnage m’ont fait ressentir de la gêne, j’ai aussi trouvé que par rapport au reste du récit, la fin était un peu trop rapide, j’ai ressenti un goût d’inachevé, comme si il manquait de précieux détails pour que je sois totalement comblée. Je n’aurais pas dit non à quelques chapitres de plus…



En bref, [Voyage interdit] est une romance fantastique singulière, addictive et captivante. J’ai adoré retrouver la plume de Tara Jones dans un registre totalement différent. Stella et Sebastian vous réserve une aventure hors du commun qui stimulera votre imagination. L’univers de l’autrice m’a énormément plu et ce fut un régal de la lire à nouveau. Laissez-vous tenter par ce voyage interdit !
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Le syndrome du petit pois
  23 juin 2018
Le syndrome du petit pois de Domas
une très bonne BD, qui donne conscience de l'impact de la maladie sur la vie et sur notre quotidien, ça m'a pris au coeur

je recommande !
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Passion en backstage, tome 1 : Rock God
  23 juin 2018
Passion en backstage, tome 1 : Rock God de Shaw Jamie
Les beaux jours sont là, la fête de la musique va bientôt battre son plein et c’est le moment pour moi de vous parler du premier opus de la saga [Passion en backstage] de Jamie Shaw.



Cette romance, j’ai envie de vous dire que ce n’était pas totalement ce à quoi je m’attendais. Je m’étais imaginé un tout autre contexte en fait et un peu plus de profondeur au niveau de l’histoire et des personnages. Alors cette lecture n’est pas une déception à proprement parler car ce fut un très bon moment de divertissement sans prétention ni prise de tête. C’était divertissant.



Tout débute par une soirée au Mayhem Club, l’ambiance est survoltée et tout s’annonçait bien pour Rowan et sa meilleure amie Dee… Sauf que lorsque notre héroïne surprend son petit ami dans les bras d’une autre, tout s’écroule. Rowan ne sait pas comment réagir et s’enfuie très vite du club… Dehors, elle accuse le coup jusqu’à ce que Adam Everest la rejoigne… Adam est le leader du groupe The Last Ones… Tout les oppose et pourtant…



Ce premier opus nous plonge dans un univers musical assez sympa avec des avantages et de nombreux inconvénients, à savoir les groupies, la célébrité et tout ce que cela impose dans la vie de notre héroïne qui est étrangère à tout ça. Le résumé ne laisse pas du tout transparaître le contenu de l’histoire et j’ai été étonnée par les rebondissements et le chemin que le récit a pris. Rowan va devoir surmonter son échec sentimental grâce à l’aide de Dee, sa meilleure amie et de Leti, un de ses nouveaux amis. Puis le destin va remettre Adam sur son chemin… Résistera-t-elle à la rock star ?



Jamie Shaw nous offre une romance addictive sans prise de tête. J’ai trouvé l’histoire divertissante mais honnêtement elle manquait vraiment de profondeur. En terminant le livre, j’ai eu l’impression de ne pas connaître du tout nos personnages. L’autrice reste vraiment en surface et j’ai juste ressenti un manque à ce niveau. Les héros sont présents mais difficile de s’attacher à eux. J’ai vécu l’histoire un peu en retrait en prenant tout de même du plaisir lors de la lecture. J’ai par contre énormément aimé les personnages secondaires qui ont beaucoup plus de charismes que nos véritables héros. J’ai d’ailleurs hâte de poursuivre avec le tome consacré à Joël et Dee.



En bref, un premier opus qui pose les bases de la saga, qui nous permet de découvrir l’univers dans lequel nos personnages évolue et qui est dans l’ensemble très divertissant. La romance n’est pas forcément très crédible mais cela a quand même fonctionné avec moi car le style de l’autrice est agréable et addictif.
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La chambre des merveilles
  23 juin 2018
La chambre des merveilles de Julien Sandrel
Très déçue.

Le style ne m'a pas plus, j'ai trouvé l'histoire simpliste et "facile": la mère n'a pas de limite au niveau financier, les rêves à réaliser manquent d'originalité. ..

Les personnages n'ont pas de profondeur, la mère n'est pas "attachante" et semble ne s'intéresser à son fils que parce qu'il a eu un accident...
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Indomptables
  23 juin 2018
Indomptables de Céline Lavignette-Ammoun
Tout d'abord, un grand merci à Babelio et Poche Editions pour m'avoir permis de lire ce livre à l'occasion de la Masse Critique !



Capucine en a marre... Ses cheveux, les concours de beauté qui fascinent sa mère, le relou de la classe, ses incertitudes... Tout change lorsqu'elle se retrouve à devoir faire un exposé sur un métier, en binôme avec David. David, le garçon un peu trop en retrait dans sa classe, qui est fils de pompier...

Petit à petit, les passions de David et de Capucine vont créer un lien entre eux. Entre découverte d'une vocation et expression d'une passion, les doutes continueront de la ronger mais pour mieux lui permettre de s'affirmer par la suite.

J'ai beaucoup aimé cette lecture. L'histoire est bien menée et peut toucher tous les jeunes à un moment ou à un autre. L'écriture est fluide, parfois amusante, parfois touchante.

Une très jolie histoire, merci !
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Maudite !
  23 juin 2018
Maudite ! de Denis Zott
Après avoir goûté les plaisirs de La chute du cafard, je ne me doutais pas dans quoi j’allais me lancer en ouvrant le nouveau thriller de Denis Zott « Maudite ». Autant vous prévenir tout de suite, ce n’est pas fait pour les mauviettes. C’est du lourd, du violent, du rentre dedans, il ne fait pas bon être une jeune fille de 16 ans, enceinte jusqu’aux yeux à la Cité des Mimosas, un soir de match de L’Ohème à Marseille. Nous allons suivre l’incroyable histoire de Luce, aux prises avec tous les méchants de la terre. Nous allons côtoyer le petit et grand banditisme, les dealers, les parents indignes, les immigrés, les sans papiers, les flics ripoux, bref que du beau monde. Marseille porte en elle toute cette histoire, cette cité tant décriée nous apparaît sous le regard de ceux qui l’aime et on apprend à quel point pour certain être supporter de l’OM cela commence tout minot pour enfler et devenir Hooligan. Je crois que je ne verrais plus jamais Marseille de la même façon après avoir lu ce thriller, fini les calanques et la douceur de Marius et Jeanette. Des scènes se passant dans des caves de Cités pouraves, des quartiers sinistrés, des rues glauques m’ont donné la chair de poule. Les personnages sont criants de vérité, ici pas d’angles arrondis que du râpeux, du crasseux du qui pue le sirop de la rue. J’en ai pris plein la figure, je suis ressortie sonnée par un style à la Tyson et en plus le rythme donné par l’auteur avec ses chapitres très courts m’a emporté dans une frénésie digne d’un page turner d’exception. Le personnage de Luce est vraiment puissant avec sa vulnérabilité, sa force ce petit bout de femme qui ne laisse rien passer est carrément bluffante dans ses raisonnements et ses errances. Mais celui qui nous donne la rage et remporte le pompon du pire psychopathe qui restera dans ma mémoire c’est Tony la Légende. Une véritable ordure sans foi ni loi, capable de tout mais surtout du pire. En conclusion, cela faisait longtemps que je n’avais pas pris un tel plaisir de lecture, un auteur à suivre assurément.
Lien : http://latelierdelitote.cana..
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En scène, tome 1
  23 juin 2018
En scène, tome 1 de Cuvie
« Bonjour les Babélionautes ! Aujourd’hui, je vais vous parler d’un manga sur la danse classique, En scène ! de Cuvie.



-Ah non ! encore un bouquin rose, ça suffit !



-Je lis des niaiseries si je veux, d’abord. Et c’est pas ma faute si personne ne dessine de manga sur une petite fille ou une femme (ou mieux : une femme âgée, voilà qui serait original) qui apprend le karaté. Il y a bien Yawara sur le judo, mais personne n’a pensé que sa traduction intéresserait des gens.



Or donc Kanade, comme beaucoup de petites filles, aime la grâce, le beau, le joli, le blanc, le rose et les tutus. Lorsqu’elle voit sa voisine Lisa danser sur scène, elle n’a plus qu’une envie : danser comme elle. Ses parents l’inscrivent à un cours de danse, et c’est parti pour de nombreuses années d’apprentissage, toujours dans la difficulté.



-Waaaah, mais quel scénar’ palpitant… et donc les gamines passent leur temps à se refaire les chignons, à s’extasier sur les tutus sous des pluies de paillettes ?



-Absolument pas. Tout ce qui pleut, c’est de la sueur. C’est d’ailleurs ce qui m’a convaincue d’emprunter ce manga : la couverture. Que trouve-t-on sur cette couv’ ? Du rose, pour attirer les petites filles, des plumes et un large tutu pour faire rêver de beauté lesdites petites filles, une pose aérienne puisque la danseuse est figée dans un saut… et une expression de difficulté, presque d’angoisse. Elle n’offre pas un visage serein ni apaisé, ni sûr de lui : elle ne regarde pas devant elle, elle ne sourit pas. Le saut paraît maîtrisé, mais quelque chose ne se passe pas bien.



Le manga est à l’image de cette couverture : acquérir le grâce ne se fait pas sans douleur, sans peine, sans facilité. Les débuts de Kanade sont fort pénibles pour elle : on ne s’amuse pas, on ne danse pas, on travaille dur, la prof la reprend sans cesse…



Ce début m’a d’ailleurs rappelé le désappointement d’Agnès Letestu dans son autobiographie Danseuse étoile : fascinée par les costumes des danseuses, elle demande enfant à faire de la danse classique, pour porter les mêmes. Quelle déception ! On s’entraîne en justaucorps, on ne porte rien de beau et les exercices à la barre sont longs et répétitifs.



J’ai apprécié que la discipline ne se passe pas toujours bien. On peut échouer, tomber, se blesser… Kanade doute, elle se décourage, elle enrage de ne pas avoir le même niveau que ses camarades. La pratique se vit dans le doute, voire frustration. Toute non-danseuse que je suis, j’ai eu la sensation de comprendre cette jeune fille qui se sent bloquée parce que les pointes lui sont refusées, et la façon dont elle tire parti de la situation lors d’un spectacle m’a plu. La danse n’est pas seulement une discipline physique, c’est aussi un art de la représentation, de l’interprétation, qui nécessite une forme de compréhension des personnages que l’on interprète, j’ai trouvé intéressant que cet aspect-là soit exploré.



Il reste cependant un bémol tenace tout au long de ce tome : le dessin des corps. L’étroitesse des cases oblige la mangaka à tricher avec les perspectives et je ne trouve pas le résultat réussi, mon regard n’est pas trompé et je vois un bras ou une jambe incroyablement court et disproportionné.



Quoi qu’il en soit, je me suis assez attachée à Kanade pour lire la suite de ses aventures en chaussons. »

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Michel et le brocanteur
  23 juin 2018
Michel et le brocanteur de Georges Bayard
Une critique pas comme les autres….

Pour répondre aux questions très précises posées par un babeliote, j'ai passé une partie de l'après-midi à relire Michel et le brocanteur. Et ce ne fut pas du temps perdu, bien au contraire.

Quel plaisir en effet de retrouver Michel, son cousin Daniel, les jumeaux Yves et Marie-France, ainsi que Cristina, la correspondante italienne de Daniel. Tous passent leurs vacances dans une villa du bois de Boulogne. Lors d'une visite au marché aux Puces de Saint-Ouen, Michel fait l'acquisition d'un vase chinois qui va vite faire l'objet de toutes les convoitises…. Pourquoi un mystérieux Asiatique dénommé Chen Soun s'intéresse-t-il brusquement au vase, et propose-t-il de le racheter très cher ? le vase va conduire tous nos amis à parcourir Paris en métro, à faire la connaissance d'une famille menacée… Mais bien sûr, Michel et ses frères et soeurs, Daniel et Cristina vont reconstituer toute une histoire, et, au terme d'une longue aventure, pouvoir restituer le précieux vase à son propriétaire.

Ce roman destiné à la jeunesse a été écrit en 1961. J'aime beaucoup les romans de la collection verte, qui mettent en scène des héros sympathiques, et décrivent des aventures extraordinaires…. pour des enfants de cette époque.

Le texte est bien écrit, l'histoire menée sans temps mort. Nous retrouvons le Paris des années 60, en particulier l'atmosphère de cette époque, à travers les descriptions très précises, colorées, du marché aux puces, du métro, des bistrots. Les personnages sont bien rendus. J'ai lu avec beaucoup d'émotion la description du plan lumineux du métro… qui n'existe plus depuis longtemps, et permettait à tous (et en particulier aux enfants curieux) de se repérer dans l'enchevêtrement des lignes colorées…

Une belle histoire, qui m'a permis de de remonter le temps pendant quelques heures. J'ai repensé aux trajets en métro lorsque j'allais chez ma grand-mère le dimanche Porte des Lilas. Je prends le RER tous les jours, j'ai souvent un livre dans les mains, mais ce n'est plus la même chose.



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Courir
  23 juin 2018
Courir de Jean Echenoz
On le voit courir, le personnage principal. Sans cesse courir au rythme des phrases courtes, il nous entraîne sur son chemin de gloire qui ne l'émeut point. C'est l'art d'Echenoz de faire paraître ses personnages distants par rapport aux événements qu'ils vivent. Echenoz montre là tout son art de la maîtrise de la langue. Il n'y a pas d'effusion sentimentale. La sobriété, un léger humour dû aux zeugmas, un pince-sans-rire. Nous les observons. Nous avons le loisir de penser à leur place. Il est incroyable de constater que ce récit est basé sur une histoire réelle.
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Les Anges, tome 3 : Guérir
  23 juin 2018
Les Anges, tome 3 : Guérir de Ayme Tina
Un peu moins emballée par ce troisième tome, je trouve qu'il n'y a rien de bien nouveau... Et la fin ! On retrouve enfin du suspens ! Mais c'est un peu dommage d'attendre les dernières pages pour avoir envie de lire la suite...

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Le goût d'Emma
  23 juin 2018
Le goût d'Emma de Kan Takahama
Graphisme coloré et vivant, histoire intéressante même si j'aurai aimé quelle soit un peu plus approfondie, un aperçu du métier d'inspecteur pour le michelin. Un peu dans la lignée de Château Bordeaux.
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Grand bassin
  23 juin 2018
Grand bassin de Élodie Llorca
Son premier roman m’avait étonné avec un thème original et un personnage principal proche du Bartelby de Melville mais qui aurait croisé Kafka ou Hitchcock en chemin !

Ici, c’est avec un sujet universel - la filiation - que l’auteure nous entraine grâce à une construction très fluide. Le roman déroule les souvenirs d’enfance de Per, et oscille comme un cœur trop plein entre le rythme ouaté du grand bassin et celui, plus craquant, des vastes paysages du Norrland natal.

Le récit est maintenu par un lot de souvenirs d’enfance, qui ne manquent pas de faire monter l’émotion. L’issue, touchante, importe finalement moins que d’être aux cotés de Per, cherchant l’équilibre. Cela sent le chlore et on se laisse porter dans un brouillard dont on ne sait s’il vient du bassin tiède ou d’un lac froid. Très réussi.
Lien : https://putsch.media/2018052..
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Le voile noir
  23 juin 2018
Le voile noir de Anny Duperey
Un livre très touchant et bien écrit. J'aimais déjà l'actrice, j'ai découvert un écrivain!
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Sous les couvertures
  23 juin 2018
Sous les couvertures de Bertrand Guillot
Mon deuxième livre commandé, c’est pour dire combien je le voulais ce roman dont la couverture est sublime. J’avais hâte de découvrir ce que disent les livres dans notre dos, une fois les lumières des librairies éteintes. Un monde se réveille, étrange, fantastique, à coup de mots les romans se livrent une bataille déchainée pour la place d’honneur ou encore mieux pour se retrouver dans le sac de l’une de nous.

Ce roman est magique et chaque phrase me laisse sans voix. Prise sous le charme de la plume de Bertrand Guillot, je savoure ce moment d’intimité avec les livres car comme le dit si bien H. Miller « A quoi servent les livres s’ils ne ramènent pas vers la vie, s’ils ne parviennent pas à y faire boire avec plus d’avidité ? »

Chaque mot supplie les gens de sauver les livres, de continuer à lire, de leur épargner la fin redoutée par tous au fond d’un monstre, le pilon qui fini par dévorer les invendus : les laissés-pour-compte.

Lecteurs et lectrices, ouvrez vos cœurs à leur appel et donnez-leur la chance de vivre et revivre.

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Une main encombrante
  23 juin 2018
Une main encombrante de Mankell Henning
Le commissaire Wallender veut acheter une maison et en la visitant, il trébuche sur les os d'une main dans le jardin. De fil en aiguille, nous arrivons à l'intrigue. Du Henning Mankell sans ambition, mais distrayant. Une après-midi agréable à passer quand on s'est pris de sympathie pour le personnage principal. Ce n'est pas son meilleur, mais on y sent sa présence.
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Ma soeur est une gitane
  23 juin 2018
Ma soeur est une gitane de Logan de Carvalho
Livre étonnant qui raconte l'amour d'un frère pour sa sœur, qui raconte aussi comment on ne peut rejeter ses racines mais qu'il n'est pas facile de s’accommoder d'être coincé entre deux mondes.

Logan de Carvalho est comédien. Ce livre est une adaptation d'un de ses spectacle " moitié voyageur"... Ce qui donne un texte très oralisé. C'est d'une écriture rapide, railleuse et sincère qu'il dit ce monde que beaucoup craignent, il dit aussi les magouilles mais aussi la générosité, les rapports vrais, les clins d’œil sont nombreux. Ne se moque-il pas un peu de nous les gadjos?

L'auteur, fils d'une gitane connait bien ce monde lui qui semble à la fois l'aimer et le rejeter. L'histoire commence de façon un peu tonitruante, les dialogues sont savoureux, les préjugés bien présents mais pas d'évangélisme c'est leur vie qu'il raconte. Lui, le fou de théâtre, qui ne comprend pas le choix de sa sœur de retourner vivre en caravane avec son mari.

Un roman tendre, malgré quelques excès, qui nous ouvre largement la "porte" d'un camp de voyageurs avec une galerie de portraits très humains.

Intéressant et percutant.

( livre écrit avec la participation - entres autres - de Vincent Dedienne)



Merci à Babelio et aux éditions Payot pour cet envoi.





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Crossed Terres maudites, tome 13
  23 juin 2018
Crossed Terres maudites, tome 13 de Max Bemis
Ce tome fait suite à Crossed Terres maudites T12 (épisodes 81 à 86) de Mike Wolfer qu'il n'est pas nécessaire d'avoir lu avant. Il contient les épisodes 87 à 92, initialement parus en 2015, écrits par Max Bemis. La première histoire (épisodes 87 à 90) est dessinée et encrée par Fernando Melek. La deuxième histoire (épisodes 91 & 92) est dessinée et encrée par German Erramouspe, avec l'aide de Mauro Vargas. La mise en couleurs est réalisée par les studios Digikore.



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- Shrink (épisodes 87 à 90) - Dans une ville dortoir de banlieue, l'épidémie de Crossed est connue, mais aucun infecté n'y est encore parvenu. Jack est homme entre 20 et 30 ans qui vit seul dans la maison où il a grandi. Il héberge Tiffany, une jeune femme qui a réussi à fuir une ville infectée, mais qui a assisté à la mise à mort de sa famille. Jack (encore puceau) respecte le chagrin de la jeune femme, tout en espérant une forme de reconnaissance affective (et plus si affinité).



Sur ces entrefaites, Clancy arrive en voiture et s'arrête en percutant le porche du pavillon de Jack. C'est son frère. Il l'avait averti de son arrivée, il exige de voir son ancienne chambre. Il la fait débarrasser séance tenante par Jack, s'y introduit et mord dans une oreille de Crossed qu'il avait dans sa poche en intimant à son frère de cadenasser la porte. Il s'installe alors une relation triangulaire des plus malsaines.



Avant d'écrire pour Crossed, Max Bemis avait réalisé la série Evil Empire pour l'éditeur Boom Studios. Il a depuis écrit Worst X-Men ever pour Marvel. Déjà pour Evil Empire, le lecteur avait constaté qu'il s'agit d'un scénariste qui part d'un concept fort et qui développe une histoire sur le base de concept. Ici, il s'agit d'une analyse psychologique de la relation entre 2 frères, confrontant Jack (bien dans sa peau, psychologue) à Clancy (voyou et adepte d'une vie dissolue). L'état de Crossed ressemble à une forme d'aboutissement pour Clancy qui choisit de le devenir comme s'il s'agissait de tester une drogue particulièrement forte. Jack se met en tête de renouer avec son frère, en lui posant des questions sur son état, en restant bien sûr de l'autre côté de la porte. Le scénariste aménage un peu le dispositif imaginé par Garth Ennis, en permettant à Clancy de conserver une partie de conscience, et de proférer des insanités parfois réfléchies.



Une autre règle de la série (en plus de mettre en scène des zombies pervers, vicieux, immondes et obscènes) est de se servir de ce point de comparaison pour montrer que les êtres humains sont capables de comportements encore plus abjects que les Crossed, en les accomplissant sciemment. Dans un premier temps, le lecteur se demande si l'auteur est bien au courant, car non seulement Clancy est un Crossed dans tout ce qu'il peut avoir de répugnant (automutilation, propos sadiques), mais en plus Jack est un individu bien intégré à la société, poli, respectueux d'autrui, et intelligent. Dès la première scène, le lecteur apprend également qu'en plus Clancy était un enfant difficile, puis un adolescent à problèmes de type jeune délinquant, et qu'il ne perdait jamais une occasion d'humilier son frère Jack plus âgé.



Cet épisode est mis en images par Fernando Melek qui dessine de manière réaliste avec un bon niveau de détails. Il utilise un trait fin pour détourer les formes, sans variations d'épaisseur, avec de rares aplats de noir. Il s'investit dans la représentation des décors. Leur apparence semble parfois un peu fragile ou factice du fait de ce détourage en trait fin, mais les informations visuelles sont bien là. Le lecteur peut détailler le revêtement en planche de bois du pavillon. Il peut reconnaître le modèle de voiture qui s'écrase contre la poutre de soutènement de l'auvent du garage. Ses yeux parcourent l'aménagement d'un bar dans lequel est accoudé Clancy.



Comme il est de rigueur dans cette série, l'artiste doit également représenter des Crossed, et leurs comportements abjects et ignobles. Le lecteur peut coir la peau pulvérulente qui forme la croix renversée sur le visage de Clancy. Il le regarde s'automutiler avec du sang qui coule. Melek se plie bien à l'obligation de représenter de manière concrète ces actes gore, mais il ne parvient pas à écœurer le lecteur car la texture n'y est pas. Il s'agit plus d'effets spéciaux un peu bon marché, et d'une mise en scène très pausée, aboutissant à un ressenti artificiel qui n'arrive pas à impliquer le lecteur. Il doit également représenter la nudité (passages très peu nombreux). Comme plusieurs créateurs avant lui, il évite de transformer le corps des femmes en simple objet sexuel, et il limite le nombre de cases avec nudité frontale, dessinant à nouveau de manière impersonnelle, annihilant tout caractère émoustillant ou malsain.



Max Bemis fait en sorte de donner de la consistance à l'histoire personnelle de ces 2 frères, narrant des moments qui mettent effectivement le lecteur à l'aise, à la fois du fait de l'acharnement méchant de Clancy vis-à-vis de Jack, mais aussi du fait de quelques remarques passives de Jack. Il s'installe un climat malsain lié à cette relation agresseur/victime, mais aussi lié à la curiosité de Jack vis-à-vis de l'état de son frère. Son insistance à comprendre l'incarnation du mal et de la dépravation défie l'entendement. Malheureusement la conclusion de ce récit repose sur un secret caché destiné à expliquer le comportement de Jack vis-à-vis de Clancy et réciproquement, qui vient neutraliser toute sa perversion, par une révélation sortant de nulle part et bien pratique pour établir un sentiment de culpabilité. Le lecteur termine ce récit en se désintéressant de ces 2 individus à cause de cette ficelle trop grosse. 3 étoiles pour un récit Crossed glauque et malsain, gâché par une explication superflue, et des dessins un peu timides.



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- Épisodes 91 & 92 - Dans une ville des États-Unis, les Crossed ont débarqué et contaminent toutes les personnes qu'ils croisent, sans oublier de les torturer. Dans un magasin de comics, 4 individus de sexe mâle (Lance, Reginald, Kit et Paulie, fans de comics de superhéros) ont réussi à se barricader, avec Leigha, une jeune artiste qui était en dédicace le jour de l'arrivée des Crossed, pour son comics féministe. Les 4 jeunes hommes ont profité de la situation pour la séquestrer, la violer à tour de rôle. S'ennuyant ferme, ils lui demandent de leur dessiner un nouveau comics, en échange de quoi, ils la traiteront plus humainement.



Pour cette deuxième histoire, le lecteur retrouve le principe d'écriture de base de Max Bemis : une idée forte sur laquelle construire un antagonisme. Il met donc en scène 4 geeks de la pire espèce, asservissant une femme à leurs désirs et à leur pulsion. German Erramouspe dessine également de manière réaliste, mais avec des contours plus vivants que ceux de Fernando Melek, des traits plus lâches, des visages plus expressifs. Le lecteur se retrouve tout de suite révulsé par le comportement des 4 jeunes mâles. Comme pour le premier récit, l'artiste évite le voyeurisme, évite la nudité de Leigha (sauf dans une case), pour ne pas transformer son calvaire en spectacle.



Max Bemis se livre à une charge sans pitié sur les adolescents attardés, bas du front, incapables de considérer la moitié de l'espèce humaine (les femmes) comme des êtres humains à part entière, égale des hommes (enfin, en la circonstance, largement supérieure). Il met en scène d'entrée de jeu des comportements abjects et immondes. Il s'amuse à montrer comment Leigha regagne un ascendant psychologique sur ces raclures, simplement en dessinant. Il se moque des conventions de superhéros, avec une pertinence qui fait mouche, en particulier en caricaturant le concept de l'individu qui vient pour sauver les autres. Il montre également l'homophobie de ces jeunes adultes pas très futés, et la manière dont leurs convictions stupides vont voler en éclat face à la réalité.



Cette deuxième histoire s'avère à la fois plus simple et plus efficace. Les dessins sont moins propres sur eux, moins cliniques. Ils gagnent ainsi en charge émotionnelle et impact. Le scénario établit dès le départ que le lecteur est en face d'individus au comportement abject, et la menace des Crossed rôde à l'extérieur. Leigha se sert de son talent artistique pour exorciser les mauvais traitements qu'elle subit et propose une histoire (dans l'histoire) qui fait éclater au grand jour l'idiotie infantile du concept de superhéros, la manière dont ce mythe du sauveur tout puissant stimule les centres de plaisir du lecteur bas du front en le confortant dans son sentiment de toute puissance imbécile. Le lecteur éprouve le malaise propre aux histoires des Crossed. 4 étoiles pour une histoire viscérale, un peu mécanique par endroit, avec des dessins efficaces, mais un peu exagérés par endroit.
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Aider - la Revue Numero 4
  23 juin 2018
Aider - la Revue Numero 4 de Revue Aider
Voici ma lecture de l'opération masse critique de ce mois-ci. Et bien je dois dire que je ne serais pas penchée sur cette revue dans un autre contexte. Et force est de constater que ce numéro est très intéressant.



La notion d'aide est ici abordée de manière large :

le bénévolat, les aidants familiaux, les capacités du cerveau (à travers les travaux d'un prof de maths sur le neurosciences). Mais aussi le témoignage d'une jeune femme en fauteuil, une rescapé des camps nazis, une prostituée…

La revue Aider est découpée en 4 parties. Elle est riche en contenus et apporte des informations sur les démarches administratives et financières.

Son plus : les témoignages et les conseils pratiques. Dans ce numéro 4, le dossier spécial est consacré au lâcher-prise.



Assurément une revue utile et humaine.







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Special Branch, tome 2 : La course du Léviathan
  23 juin 2018
Special Branch, tome 2 : La course du Léviathan de Hamo
Une BD de grande qualité. Il me tarde de connaître le dénouement de cette première histoire, avant d'enchaîner sur le cycle 2. J'ai été charmée tant par le dessin que par le scénario.

J'ai aimé le rythme du récit. Il n'y a pas de temps mort, le récit évolue à chaque page, les personnages apparaissent progressivement et deviennent des suspects. Je ne me suis pas ennuyée une minute, grâce à un récit dense qui réunit de nombreux personnages.

Pour en venir au dessin, j'aime aussi beaucoup : sa précision, le soucis du détail et le rythme là encore. Les couleurs aussi bien sûr, qui font passer le lecteur du présent et de l'enquête, en 1887, au passé et à la traversée fatale, 20 ans auparavant. Le présent est développé dans une palette de bleus, lumineux, qui met en valeur les visages des différents personnages. Le passé, couleur sépia, est plus uniforme mais repose le regard et cette alternance donne du rythme à la lecture.

Une BD réussie !
Lien : https://itzamna-librairie.bl..
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Special Branch, tome 1 : L'agonie du Léviathan
  23 juin 2018
Special Branch, tome 1 : L'agonie du Léviathan de SEITER
Une BD de grande qualité. Il me tarde de connaître le dénouement de cette première histoire, avant d'enchaîner sur le cycle 2. J'ai été charmée tant par le dessin que par le scénario.

J'ai aimé le rythme du récit. Il n'y a pas de temps mort, le récit évolue à chaque page, les personnages apparaissent progressivement et deviennent des suspects. Je ne me suis pas ennuyée une minute, grâce à un récit dense qui réunit de nombreux personnages.

Pour en venir au dessin, j'aime aussi beaucoup : sa précision, le soucis du détail et le rythme là encore. Les couleurs aussi bien sûr, qui font passer le lecteur du présent et de l'enquête, en 1887, au passé et à la traversée fatale, 20 ans auparavant. Le présent est développé dans une palette de bleus, lumineux, qui met en valeur les visages des différents personnages. Le passé, couleur sépia, est plus uniforme mais repose le regard et cette alternance donne du rythme à la lecture.

Une BD réussie !


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