AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Dernières critiques /RSS

La théorie de l'iceberg
  20 octobre 2018
La théorie de l'iceberg de Christopher Bouix
Noé, après un accident de surf, développe une phobie de l'océan et un bégaiement. Les surf était pourtant toute sa vie.

Par le plus grand des hasards, alors qu'il se replie sur lui-même, il trouve un job dété à la bibliothèque. Il s'agit de livrer des livres à des personnes ne pouvant se déplacer.

Ce petit Job, l'insistance de sa prof de français pour qu'il participe à un concours d'écriture de nouvelle et sa rencontre avec la belle Lorraine et le mystérieux et râleur Monsieur Hereira, vont faire de cet été celui de la renaissance.

Servi par une écriture limpide, précise et poétique, ce roman est savoureux, tendre et drôle.

La galerie de portraits des personnages principaux aux personnages secondaires nous donne envie de rester en leur compagnie.

Et les thématiques variées : lecture, écriture, science fiction, haïkus, astronomie et surf donnent un peu de magie au texte, de l'émerveillement.

A lire !
Commenter  J’apprécie          40
L'étrangleur de Cater Street
  20 octobre 2018
L'étrangleur de Cater Street de Anne Perry
Dans le Londres Victorien, on suit les aventures de Charlotte, une jeune fille qui n'a pas la langue dans sa poche et de l'inspecteur Pitt, un peu bourru mais non dénué de charme, qui doivent enquêter sur les meurtres par étranglement de jeunes filles à Cater Street.

Une intrigue très classique qui est ici abordée avec plein de finesse et un réel souci du détail. Les références aux personnages influents de l'époque sont nombreuses et l'ambiance est parfaitement retranscrite.

Un bon roman policier qui, sans révolutionner le genre, vous tiendra en haleine jusqu'à la dernière page.
Commenter  J’apprécie          40
L'apothicaire
  20 octobre 2018
L'apothicaire de Henri Loevenbruck
Je me suis lancé dans cette lecture au vu de la répétition du nombre d’étoiles accordées par les lecteurs. Cependant….. pour moi une grande déception ! Je ne peux nier l’impressionnante documentation historique, la maîtrise du sujet par l’auteur mais cette plongée dans l’ésotérisme, l’incohérence de l’intrigue, les très nombreuses longueurs du sujet, la multitude des citations grecques ou latines ; tout ceci a énormément lassé ma patience. Je me suis vraiment " accrochée » pour arriver à la fin du livre.
Commenter  J’apprécie          60
Le chevalier du soleil
  20 octobre 2018
Le chevalier du soleil de Jean-Luc Aubarbier
"Une aventure de Monsieur de Montaigne" tel est le sous-titre du "Chevalier du Soleil". En effet, ce roman raconte comment Montaigne aurait tenté de réconcilier les catholiques et les protestants à la fin du XVIe siècle en allant chercher le soutien du pape Grégoire XIII.

Le premier tiers du livre raconte la genèse de son voyage vers le Vatican, via des flash-back sur la création de la société secrète des Chevaliers du Soleil avec son grand ami et maître à penser La Boétie, ainsi que ses préparatifs avec Henri de Navarre (futur roi Henri IV). Ce dernier rappelant notamment à Montaigne leur objectif : "N'oublions pas notre mission actuelle : assurer l'unité du royaume de France et réconcilier les Etats européens sous l'égide d'un pape tolérant. Montaigne, mon frère d'alliance, vous savez que vous devrez aller à Rome, convaincre un souverain pontife récalcitrant à nos thèses."

L'urgence du voyage survient après le massacre de la Saint-Barthélemy. Le roi de Navarre retranché dans son château de Nérac est cerné au sud par Philippe II, roi d'Espagne, et au nord par le duc de Guise. Tous deux fervents catholiques et bien décidés à convertir tous les protestants au catholicisme de gré ou de force.

Nous suivrons alors le périple de Montaigne et ses amis vers le Vatican en passant par différents états européens, la raison officielle étant une tournée de cures thermales pour soigner la gravelle, affection dont il est atteint.

La préface avertit cependant le lecteur. Il s'agit bel et bien d'un roman et "tant pis, si ce romancier audacieux tord délibérément le cou à l'histoire et lui préfère des aventures imaginaires". Montaigne n'a jamais été un chevalier du soleil. Ni même un confident du roi de Navarre.

Mais qu'à cela ne tienne, tout en s'appuyant en permanence sur les Essais et sur le Journal de voyage de Montaigne pour étayer ses propos, Jean-Luc Aubarbier nous fait vivre des aventures captivantes et intrigantes du Sud de la France à l'Italie en passant par Paris, l'Allemagne et la Suisse !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
La chambre des merveilles
  20 octobre 2018
La chambre des merveilles de Julien Sandrel
Alternance de passages vraiment émouvants, voire durs qui parlent du coma d'un enfant, de la mort, mais aussi des sentiments, des priorités dans la vie.. et de passages légers, limite cul cul, bien sûr peu crédibles eu égard à la situation dramatique...

Il ne faut pas perdre de vue que ce livre est un feel good, ne pas se poser trop de questions et le résultat sera plutôt sympathique.
Commenter  J’apprécie          00
Le Dernier des justes
  20 octobre 2018
Le Dernier des justes de André Schwarz-Bart
Commenter  J’apprécie          00
Entre deux mondes
  20 octobre 2018
Entre deux mondes de Olivier Norek
Découverte de l'écriture d'Olivier Norek, je suis conquise, j'adhère.



Entre deux mondes, un roman magnifique. L'humanité, l'espoir, l'amour côtoient les plus sombres facettes de l'Homme, le désespoir, la déshumanisation. On en ressort bouleversé, effondré par tout ce que les personnages ont vécu et la force qu'ils ont pour continuer à se battre pour vivre.

Un combat malheureusement réel pour tout réfugié de Calais et d'ailleurs. Mais également, pour tout ces hommes de l'ombre qui prennent des risques pour en sauver d'autres.



Un rappel terrible, une belle leçon; une lecture passionnante.





Commenter  J’apprécie          100
William Shakespeare
  20 octobre 2018
William Shakespeare de Denis Podalydès
Ce qui est passionnant avec cet album Shakespeare, c’est que Denis Podalydès ne sépare jamais l’évocation qu’il fait de l’auteur élisabéthain de l’énergie théâtrale que l’on vient d’évoquer. Comme en témoignent les belles pages qu’il donne, au sujet du Roi Lear et d’Hamlet.
Lien : http://www.lacauselitteraire..
Commenter  J’apprécie          00
Génitrix
  20 octobre 2018
Génitrix de François Mauriac
Excellent résumé éditeur.



Peu d’action dans ce huis clos à deux, Félicité, mère possessive, et Fernand, fils soumis qui se marie à cinquante ans, si l’on excepte l’épouse qui meurt rapidement d’une fausse couche, et une domestique qui sent «la savonnette et les habits de ceux qui travaillent pour les autres».

«La tendresse jalouse de la mère avait rendu le fils impuissant à nourrir en lui ce feu inconnu. Pour ne pas le perdre, elle l’aurait voulu infirme». Dès 15 ans, sa mère lui apprend qu’il y a deux catégories de femmes: «celles qui veulent vous mettre le grappin et celles qui donnent des maladies». Avant son mariage, Fernand «allait voir une habitude». Après, la mère ne songeait plus à lui que «comme à son bien qu’une autre a ravi, et qu’il faut reconquérir». Mais après la mort de son épouse, Fernand se révolte au nom de ce qu’il n’a pas connu.

Peu d’action donc dans ce livre qui décline à tous les cas les troènes, les palombes, le vent, la pluie, la lune et la lande du Sud-Ouest. Quelques extraits :

Lui : «Pour mieux me tenir, tu n’as pas voulu que je me marie. Tu... tu as organisé ma solitude».

Elle : «Toi marié ? Mon pauvre drôle ! Je voudrais t’y voir».



Une fois que l’épouse de Fernand est morte : «Pourquoi se monter la tête? Fernand n’allait-il pas lui appartenir sans partage»?



Toutes les femmes, tant du côté Péloueyre que du côté Cazenave étaient de celles qui soufflent à l’époux «Faites vite».



«Moins nous sommes sensibles à la perte d’un parent, et plus il importe d’outrer les marques extérieures de notre deuil».

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          61
Les dunes du Cotentin, tome 1 : L'appel du ..
  20 octobre 2018
Les dunes du Cotentin, tome 1 : L'appel du large de François Lequiller


Premier tome d'une saga familiale se déroulant en partie dans le Cotentin, nous découvrons les personnages principaux et les plus anciens de la famille Marie.



Famille pauvre,les Marie vivent non loin de la mer qui leur fournit travail et nourriture en plus du peu que rapporte le père, chaumier de son état . Des quatre enfants, c'est le fils ainé qui a la préférence du père, il se reconnait dans ce fils trapu et pas trop malin. Le second, Augustin, qui est le personnage central de ce volume est trop fin trop intelligent c'est le fils de sa mère et le père le méprise . Pourtant Augustin a gros d'ambition et il tient à faire honneur à sa mère qui est bien maltraitée par son alcoolique de mari. Il réussira à l'école autant qu'il pourra jusqu'à ce que les évènements l'amènent à arrêter les études et aller travailler.



On suivra donc la destinée du héros de son enfance jusqu'à son mariage après la grande guerre.



La construction du roman est un peu surannée, quelques louchées de morale, une pincée de savoir, un petit côté édifiant, une lecture pas désagréable mais pas palpitante non plus, très convenue, on voit venir de loin les péripéties et le fil conducteur de "l'inconnu" qui justifie le tome suivant. La touche locale qui fait le plus souvent le charme de ce genre de roman me parait trop légère pour être un vrai point d'accroche, peut-être parce qu'on part sur Marseille et sur Paris.smile



Je remercie Babelio et les éditions Eurocibles pour l'envoi de ce roman.
Lien : http://theetlivres.eklablog...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
XBlade Cross, tome 6
  20 octobre 2018
XBlade Cross, tome 6 de Tatsuhiko Ida
Le tournois est lancé. Les deux adversaires qui s’affrontent utilisent des techniques de combat qu’Haru ne connait pas. L’un se bat avec une lance et l’autre, du même âge qu’Haru, un sabre mais utilise l’apesanteur pour ce déplacer. Les deux adversaires s’effondrent à la fin du combat, probablement morts tous les deux. Haru reconnaît ses faiblesses et aurait certainement péri s’il avait se battre en duel avec l’un des deux utilisateurs de fourreau humain qui viennent de s’affronter. Mais, dans une demi-heure, ça va être au tour de notre héros d’entrer dans l’arène. Il doit en principe être l’adversaire d’un vieux samouraï, Shigenobu Hayashizaki. Ce nom est légendaire mais ne dit rien à Haru. Par contre, pour Mana, ce nom n’est pas inconnu mais elle ne se souvient pas d’où elle l’a déjà attendu. Le vieux conseille à Haru de renoncer au combat s’il ne veut pas mourir aujourd’hui. Mais avant le combat, une coupure de courant survient. Le fort est attaqué par d’étranges hommes qui porte le costume de l’Aoikikan. Ce sont des mutants, de vrais monstres qui se régénèrent quand ils sont blessés, ce qui les rend pratiquement invisibles. Ce sont ceux-là même qui ont attaqué le convoi qui devait amener Sanae au près d’Haru. Haru et le vieux sont maintenant dans l’arène, tout deux affrontent les monstres qui semblent vouloir tuer tous les utilisateurs de fourreaux et aussi les humains qui sont dans le fort…



Cet opus est l’antépénultième de la série. Sa première partie achève le combat à mort des deux premiers samouraïs qui avait commencé à se battre dans le tome précédent. Haru a presque la chance que les monstres de l’Aoikikan attaquent le fort car le vieux samouraï devient son allié et non son ennemi. En plus, le vieux est empli de sagesse et n’aurait pas voulu se voir obligé de tuer un si jeune adversaire. C’est dommage que dans ce tome, on ne connaisse pas le sort qui est réservé à Sanae. Kazunari non plus n’apparaît pas alors que c’est pour l’affronter et le libérer de l’emprise de Jin qu’Haru avait organisé ce tournoi. Les dessins sont toujours dans la même veine que les tomes précédents, avec des flous de bougé qui symbolisent les scènes rapides de combat. Mais combat sur combat, je commence un peu à saturer car, j’ai l’impression que c’est plus de remplissage qu’autre chose. La fin approche, j’espère que le tome suivant nous fera avancer vers la conclusion et que cette dernière ne sera pas trop précipitée, ce qui serait pour moi frustrant après avoir pris le temps de lire toute cette série qui jusque maintenant ne pas pas déçut.





Personnage :



Haru : le héros et personnage principal. Jeune homme, orphelin depuis la catastrophe qui a ravagé Tokyo quatre ans plutôt. Haru est le seul survivant retrouvé dans les décombres. On dénombre au moins deux million de morts et disparus. Il trouve un sabre qui est aussi une jeune fille. Haru le diminutif d’Harumi.



Sanae : la meilleure amie d’Haru.



Kazunari : le meilleur ami d’Haru et de Sanae.



Mana : princesse qui revient de l’ère Keian (ère japonaise de 1648 à 1652). Elle était en sommeil en ayant pris la forme de sabre en l’an deux de cette ère. Elle a donc trois cent soixante ans de retard sur notre époque.



Fujimaru : guerrier, plutôt genre samouraï. Il connaît les secrets des katanas qui seraient aux nombre de sept. Les sept sabres de Bouddha. Membre de l’association des Sept Fourreaux. Le samouraï qui s’est rebellé contre les Sept Fourreaux mais est encore ennemi avec l’Aoikikan. C’est lui qui a dérobé le sabre qui devient Mana. Il s’est pris d’amitié pour Haru.



L’Aoikikan : elle semble être l’organisation ennemie de l’organisation des Sept Fourreaux et veut mettre la main sur Mana. Ses membres l’appelle princesse. Ces membres sont les héritiers de Tokugawa. C’est une organisation gouvernementale.



Les Sept Fourreaux : organisation ennemie de l’Aoikikan. Dans le premier tome, on ignore laquelle des deux organisations est la gentille ou la méchante mais elles sont toute les deux assez violentes et déterminées.



Kûshirô : samouraï disparu depuis trois cent soixante ans. Il est le premier utilisateur de Mana et son esprit habiterait le corps d’Haru



Tokugawa : personnage du passé,



Le treizième arrondissement : Il reste douze arrondissements sur les vingt-trois que comptait Tokyo avant la catastrophe de l’apparition de Yamata. Les onze arrondissements sinistrés (plus de deux million de victime) ont été ceinturés par un mur pour protéger le reste de la ville de l’extension du phénomène Yamata. Depuis, les Tokyoïtes l’ont rebaptisé le treizième arrondissement.



Yamata : île disparue qui était située dans la baie de Tokyo, qui était la cinquième île du Japon et qui à ressurgi du passé mais pas au bon endroit.



Matsudaira : chef de l’organisation gouvernementale Aoikikan.



Chris Kusakado : jeune femme guerrière qui semble pouvoir combattre les samouraïs des Sept Fourreaux avec une arme spéciale qui détruit les armes qui sont des humaines transformées. La destruction de ces armes entraîne la mort des jeunes femmes Fourreaux. L’organisation Aoikikan l’a embauchée et elle doit servir de garde du corps à Haru et Mana.



Kudô Seiichi : nouvel entraîneur d’Haru en Kendo, désigné par le grand-père de Kazunari pour enseigner à notre héros les techniques anciennes de cet art martial.



Shirô Masuda : devin, cartomancien, enfin, c’est comme cela qu’il se présente car il est l’actuel dirigeant de l’île Yamata. Ce serait l’homme qui a dirigé la révolte des chrétiens de Shimabara, il y a très longtemps.



Jin : le forgeron hérétique. C’est lui qui a transformé Mana en fourreau humain. Il s’appelle aussi Jean Estark, l’alchimiste fou.



Sôji : dernière recrue des Sept Fourreaux. C’est un génie de la lame, un escrimeur redoutable et hors du commun malgré sa jeunesse. Il semble dévoué à Shirô Masuda.



Nouveau personnages à partir du tome 6 :



Capitaine Konoe Yaegaki : des forces terrestres d’autodéfense. Elle faisait partie de la mission suicide qui sauva Haru du treizième arrondissement. Elle est chargée de la protection de notre héros et de Mana qui partent en expédition dans le treizième arrondissement.



Alex Boyle : un croisé comme Chris. L remplace cette dernière mise à l’écart car elle a été blessée dans l’attentats du lycée par le samouraï des Sept Fourreaux. Il accompagne Haru et Mana dans l’expédition du treizième arrondissement. Son nom de code est le Dominateur



Loulou Lau : elle aussi est une croisée. Elle ressemble à une gamine avec un air de poupée psychopathe. Elle fait amis partie de l’expédition. Au combat, elle est redoutable d’efficacité. Elle est surnommée « la poupée chinoise ».





Narumi Kaya : jeune femme qui ressemble assez à Mana et qui se présente comme étant l’ancienne princesse de Yamata.



Den Adakura : samouraï sans scrupule, tueur cruel avec un fourreau humain tout aussi cruel que lui. Il va dresser Kazunari à devenir haineux.



Le Patron : il dirige le maid café avec une secrétaire taciturne où travaille Sanae et Shinozuka qui est le fourreau humain de Sôji. Son visage ressemble étrangement au masque du personnage principal de V Comme Vendetta. En réalité, c’est Tôya Yagyû, un ancien samouraï qui utilise un fourreau humain, sans doute celle qui se fait passer pour sa secrétaire et il serait le seul survivant du combat d’il y a quatre ans, le combat qui aurait réveillé les symboles qui ont fait réapparaître l’île de Yamata.



Saburô : Venu du passé, il est un survivant de la battle royale qui eu lieu il y a quatre ans. Il arrive du passé où il était un homme d’épée renommé. Il vient de la fin de l’époque Sengoku et du début de l’époque Edo.



Takemi Shinyôji : C’est le fourreau humain de Saburô. Elle prétend que pour qu’un combattant soit au top, il doit entretenir une relation amoureuse avec son fourreau humain.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Les chefs d'oeuvre de Lovecraft - Les Monta..
  20 octobre 2018
Les chefs d'oeuvre de Lovecraft - Les Montagnes hallucinées - tome 1 de Gou Tanabe
J’aime mes amis ! Et, ces deux dernières semaines, une bonne dizaine d’entre eux au moins m’ont contacté d’une manière ou d’une autre en me disant, en gros : « Es-tu au courant ? Est-ce que tu as lu ça ? Il faut lire ça ? », etc. Eh bien, oui, du coup ! Uh uh. Faut dire, Lovecraft + manga dans l'actualité, je ne pouvais sans doute pas me permettre de passer à côté…







Et ce même si ma première expérience avec Tanabe Gou adaptant Lovecraft, toute récente, soit The Outsider (la nouvelle-titre de ce recueil), ne m’avait pas vraiment emballé... En même temps, le très beau dessin de la dernière histoire du recueil, « Ju-ga », m’avait beaucoup plu et donné envie de redonner une chance à l'auteur – et notamment en matière de lovecrafterie ; car je savais alors, grâce à l’excellente revue Atom, qui lui avait consacré une belle interview, qu’il avait, depuis The Outsider, réalisé bien d’autres adaptations de Lovecraft, et qu’une traduction française était prévue.







Ce sont donc les éditions Ki-oon (que je n’avais jamais pratiquées il y a quelques mois à peine, mais depuis la sublime Emanon est passée par là) qui se sont lancées dans l’entreprise, et en commençant par Les Montagnes Hallucinées, donc – ce premier volume venant tout juste de sortir (combinant deux volumes japonais). Le « roman » de Lovecraft devrait être conclu dans un deuxième tome français, mais l’intitulé général de la « série », Les Chefs-d’œuvre de Lovecraft, laisse entendre que nous aurons droit également au reste – des histoires courtes en fait antérieures (pour la plupart du moins) à cette adaptation d’At the Mountains of Madness : des choses comme « Le Temple » (adapté dès 2009), ou « Le Molosse », ou « Dagon », et aussi des plus « grands textes », sauf erreur, comme « Celui qui chuchotait dans les ténèbres » ou « La Couleur tombée du ciel » ? Nous verrons bien. D’ores et déjà, nous pouvons cependant féliciter l’éditeur pour avoir conféré à cette publication un écrin digne de ses ambitions, avec son format intermédiaire séduisant et cette couverture en simili-cuir souple du plus bel effet.







Bon, je ne vais pas vous faire l’affront de présenter plus avant l’histoire des Montagnes Hallucinées, hein, c’est un des plus fameux textes de Lovecraft, et j’ai eu bien des occasions d’en toucher quelques mots depuis que ce blog existe…







Ce qu’il me faut relever, je suppose, c’est combien ce récit, plutôt long pour l'auteur, est particulièrement intéressant, dans l’ensemble du corpus lovecraftien, pour sa dimension visuelle – qui n’en rend cependant pas l’adaptation plus évidente, loin de là. À vrai dire, des « grands textes » de Lovecraft, et pour s’en tenir à la bande dessinée, ce n’est pas exactement celui qui a donné lieu aux plus nombreuses transpositions – sauf erreur, Breccia comme Lalia l’ont laissé de côté (mais je me plante peut-être, j’avais lu ça il y a très longtemps – je vous recommande quand même, et une fois de plus, le splendide travail de Breccia), même si l’on compte l’étrange adaptation par I.N.J. Culbard, dont la proposition graphique pour le moins étonnante m’a tenu à l’écart (peut-être à tort). En même temps, le texte a pesé de toute son ambiance sur des transpositions moins avouées même si guère hermétiques pour autant – comme, à l’évidence, au cinéma, The Thing de John Carpenter (et Tanabe Gou ne fait pas mystère de ce que cet excellent film l’a inspiré pour sa BD) ; et l’on ne manquera pas, bien sûr, d’évoquer le projet avorté de Guillermo del Toro – dont l’ambition même, en même temps que les freins qui y ont été opposés, sont autant de témoignages de la place très particulière occupée par Les Montagnes Hallucinées dans le « Mythe de Cthulhu » et bien au-delà.







Mais cette dimension visuelle aussi enthousiasmante que redoutable englobe plusieurs caractéristiques différentes. Les Montagnes Hallucinées, tout particulièrement, est un texte essentiel dans toute analyse de « l’indicible » lovecraftien – celui qui, d’une certaine manière, prend le contrepied de « La Couleur tombée du ciel », mettons (texte autrement plus convaincant que… « L’Indicible »), en montrant les… eh bien, les monstres, sans cesse, et avec un luxe de précisions inouï (pensez à l’immortelle scène de dissection) ; pour autant, cette méticulosité même ne rend pas la figuration plus facile – et c’est même tout le contraire ! Pour résumer à la hussarde le procédé, Lovecraft dit qu’une chose est indicible, puis la dit quand même, mais de telle sorte qu’elle est encore plus indicible et fondamentalement incompréhensible pour le lecteur. Le péril de l’adaptation est donc là : il faut, à la fois, ne pas trop montrer, afin de susciter une ambiance, et montrer quand même, mais sans que jamais le lecteur ne puisse véritablement comprendre et intégrer ce qu’on lui montre.







Et, pour le coup, Tanabe Gou s’en tire remarquablement bien à cet égard : les Choses Très Anciennes ont chez lui une manière intrigante de se fondre dans le décor, et pourtant d’être inéluctablement présentes. Chapeau, parce que l’exercice n’a rien d’évident – et maint dessinateur moins doué, confronté aux improbables créatures de Lovecraft, aurait été contraint à une figuration grotesque et potentiellement ridicule, les exemples ne manquent pas ; mais non, chez Tanabe, elles ont exactement la forme et la présence, donc, qui doivent être les leurs. Et donc l'angoisse, voire la terreur, qui leur sont associées.







Mais il faut bien sûr mentionner l’autre trait visuel essentiel des Montagnes Hallucinées, qui est le cadre antarctique du récit – littéralement l'environnement le plus hostile que l’on puisse concevoir. Là encore, Tanabe Gou subvertit intelligemment les représentations que nous pouvons nous en faire, en teintant la démesure de ce contexte d’une certaine ambiguïté particulièrement troublante : il se montre notamment habile quand il introduit dans l’illustration les aperçus des montagnes titanesques qui donnent son titre au texte, mais aussi en laissant d’emblée entendre que l’artifice y sa part – ce qui est tout naturellement perçu comme autant de « mirages » dans un premier temps (on y revient régulièrement) s’avère petit à petit bien autrement concret, et les scientifiques tels que Dyer et Lake devinent bientôt, mais sans oser se l’avouer, ce que le lecteur sait quant à lui très bien : ces formes étrangement géométriques ne doivent rien à la nature… et pourtant rien à l’homme non plus. Tanabe Gou livre de belles planches panoramiques qui sont autant de troublants aperçus des montagnes et de la cité, et qui saisissent le lecteur comme un coup de froid et de fièvre, où le malaise perce, qui noue les tripes, et pourtant s'accompagne d'une fascination de tous les instants.







C'est que cela va au-delà. J’ai déjà eu l’occasion de dire combien le milieu polaire, arctique comme antarctique, me passionnait, aussi bien envisagé de manière réaliste (je vous renvoie par exemple à L’Odyssée de l’ « Endurance » de Sir Ernest Shackleton, ou aux Derniers Rois de Thulé de Jean Malaurie) que de manière plus romanesque, horrifique (Terreur de Dan Simmons – l’adaptation en série est pas mal du tout, au passage) ou pas (Court Serpent de Bernard du Boucheron) – il n’y a rien d’étonnant, dès lors, à ce que je prise au plus haut degré Les Montagnes Hallucinées comme The Thing de Carpenter. Et l’idée, littéralement, de ces derniers « blancs » sur la carte qui resteront de toute façon blancs m’excite au plus haut point – comme elle excitait beaucoup de monde du temps encore de Lovecraft, avec par exemple les expéditions de l’amiral Byrd, qui l’ont beaucoup inspiré. Bien sûr, Lovecraft, ici, avait des devanciers – Poe avec Arthur Gordon Pym, qui lui a fourni un prétexte référentiel, ou même Jules Verne, avec la « suite » qu’il en avait écrite, Le Sphinx des glaces ; mais il a su rendre l’Antarctique plus palpable, effrayant et magnifique en même temps, en l’envisageant au prisme de la science. Et ça, c’est une chose qu’a très bien intégrée Tanabe Gou, aussi bien dans le dessin que dans le scénario : dans cette adaptation, la science est toujours là, à chaque page, et elle est un outil singulier mais d’autant plus pertinent pour susciter cet effroi mêlé d’émerveillement, cette terreur au sens fort, si caractéristique du « roman » de Lovecraft – disons sa version très personnelle et subtilement pervertie du « sense of wonder » classique de la science-fiction.







Tous les développements de ces derniers paragraphes convergent vers un même constat : l’extrême fidélité de Tanabe Gou au texte de Lovecraft. Il ne s’autorise qu’assez peu de libertés, ai-je l’impression – et, quand il y en a, elles sont suffisamment subtiles pour se mouler dans la conformité générale au texte source. On peut relever, par exemple, ce prologue très bienvenu, qui fait débuter l’histoire à la découverte, par l’expédition de secours menée par Dyer, du camp de Lake déserté et visiblement le théâtre d’atrocités ; d’aucuns trouveront peut-être que Tanabe en dit (et montre) trop de la sorte, mais je crois le procédé pertinent – et très lovecraftien, en fait : c’est une variation sur « l’attaque en force » typique de l’auteur, même si, pour le coup, il n’en fait pas précisément usage dans Les Montagnes Hallucinées ; et c’est de toute façon une manière efficace d’accrocher le lecteur, en lui laissant entrevoir d’emblée l’horreur absolue du récit, ce qui autorise ensuite l’auteur à raconter ce qui s’est passé avant cet événement traumatique, et ce en prenant son temps – ce qui est là encore tout à fait bienvenu. Au-delà de cette scène en tant que telle un peu à part, la BD fait le choix d’une narration plus impersonnelle que le « roman », qui, comme assez souvent chez Lovecraft, est un témoignage a posteriori à la première personne – mais la narration BD en bénéficie probablement (les dialogues, notamment).







Cette extrême fidélité convaincra plus ou moins, fonction des attentes des lecteurs. Il s’en trouvera peut-être pour juger que Tanabe Gou s’est montré un peu trop timide… Mais je ne crois pas, pour autant, qu’on puisse parler d’une adaptation « fainéante » : l’auteur s’est vraiment appliqué et impliqué, il a bien étudié le texte, il l’a compris, et a compris les sensations qu’il lui fallait produire de même que les procédés, graphiques comme narratifs, qui le lui permettraient. De fait, l’adaptation ne se montre pas ici aussi aventureuse que dans The Outsider, qui s’autorisait quelques prises de risque bienvenues – mais le résultat global est autrement convaincant dans Les Montagnes Hallucinées.







Au-delà de cette question de la fidélité, je suppose que la BD n’est pas exempte, çà et là, de menus défauts que l’on grossira plus ou moins, là encore, fonction des attentes de chacun. Si le dessin est globalement magnifique, vraiment, il a aussi parfois un côté un peu « statique », voire « monolithique », qui ne rend pas toujours très lisibles les scènes où les choses « bougent » ; mais, certes, il n’en est pas 36 000 chez Lovecraft en général et dans ce récit en particulier, aussi est-ce de peu d’importance. Je suis autrement plus sceptique en ce qui concerne les yeux sempiternellement fous du Pr Lake, qui contribuent, malgré sa compétence scientifique, à en faire un personnage un peu (trop) grotesque (le poète Danforth s’en tire mieux, car plus subtilement – dans ce premier volume du moins, ça aura éventuellement l’occasion de changer dans le second…). Maintenant, on avouera que Lovecraft lui-même ne brillait certainement pas par la caractérisation de ses personnages : je rejoins toujours Houellebecq, parmi d’autres, considérant que le personnage lovecraftien n’a au fond pas d’autre fonction que de ressentir et, éventuellement, de témoigner. Ça n’est donc pas si gênant.







Et, oui, globalement, j’ai beaucoup aimé ce premier volume des Montagnes Hallucinées – il m’a incomparablement plus séduit que The Outsider, et c’est peu dire. Une très bonne adaptation de Lovecraft – un exercice que l’on sait ô combien périlleux. Et si cette BD n’a en rien les ambitions démiurgiques d’une œuvre plus « libre » comme l’excellente Providence d’Alan Moore, elle fait plus que remplir très bien son office. J’ai donc hâte de lire la suite – celle des Montagnes Hallucinées, mais aussi les autres adaptations lovecraftiennes de Tanabe Gou, pour le coup.
Lien : http://nebalestuncon.over-bl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Charles apprenti dragon
  20 octobre 2018
Charles apprenti dragon de Alex Cousseau
Cet album réunit deux aventures du jeune dragon : Charles à l’école des dragons et Charles prisonnier du cyclope, suivis d’un cahier spécial présentant les mémoires de Charles ainsi qu’une lettre accompagnée de poèmes et de dessins que Charles adresse à ses parents.



Charles est un jeune dragon pourvu de très grands pieds et d’immenses ailles. Choses qui, déjà, en font un dragon à part et le complexe même un peu. Quand il arrive à l’école des dragons, il se rend en plus compte qu’il ne parvient ni à voler ni à cracher du feu. Une vraie honte. Et alors qu’il n’en faudrait pas plus pour qu’il devienne la risée de ses camarades, le voilà t-y pas qui insiste en passant son temps à écrire de la poésie et à dessiner. Vraiment, Charles n’est pas un dragon comme les autres.



De très beaux dessins et une histoire qui parle de poésie, de différences et de dépassement de soi.

Un langage hélas un poil trop pointu par moment et des sous-thèmes qui risquent peut-être de ne pas trop accrocher les jeunes lecteurices. Mais qu’à cela ne tienne, le vocabulaire, ça s’étoffe, et les livres ça peut se ressortir quand l’enfant à pris 2 ou 3 ans.

Très sincèrement, j’aurais du mal à approcher l’age auquel ce livre devient intéressant, mais il est certain qu’il s’adresse à un public plus âgé que les deux précédents albums abordés dans l'article.
Lien : http://kobaitchi.com/3-album..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Comment Thomas Leclerc 10 ans 3 mois et 4 j..
  20 octobre 2018
Comment Thomas Leclerc 10 ans 3 mois et 4 jours est devenu Tom l'Eclair et a sauvé le monde... de Paul Vacca
Ce roman était classé en adulte à la bibliothèque alors que je l'aurais volontiers étiqueté jeunesse.

La quatrième de couverture m'a attirée parce qu'elle parlait d'un enfant "différent" et de la façon dont cet enfant surpassait son "handicap" pour s'inscrire dans le monde "normal". Le titre m'a attirée parce que je le trouvais drôle et que je pensais lire un roman grave et plein d'humour.

L'ensemble m'a déçue : je n'ai pas aimé l'écriture, trop "simplette" à mon goût. Je n'ai guère accroché à ce personnage de Tom, et je sais pourquoi : on ne comprend pas son handicap. Au départ je pensais autisme (excellente mémorisation, résolutions de problèmes mathématiques évidentes, etc) mais malgré des "signes" montrant que les parents doivent l'encadrer, l'aider au quotidien, le surveiller, il n'en est rien dans le roman : le gamin, à 11 ans, va et rentre seul du collège, va se balader à droite et à gauche, prend même le train jusqu'à Paris et revient, le tout en se jouant des contrôleurs...! bref! Le personnage est donc peu crédible, et c'est très largement dommage... On le suit durant quelques mois, quand il se fait des amis, quand il veut aider ses amis, quand son amie meurt, quand il veut reconsolider le couple parental, quand il veut trouver du boulot pour son père... On suit aussi, sur certains chapitres, la vie du point de vue de sa mère ou de son père (plus rare). Je ne suis pas emballée!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00


Suivez toutes les critiques de la presse Voir plus

Actualitte

1936 critiques

LeFigaro

1972 critiques

LeMonde

2038 critiques

Lhumanite

510 critiques

Liberation

1706 critiques

Bibliobs

1420 critiques

LePoint

733 critiques

LesEchos

903 critiques

Lexpress

3728 critiques

Telerama

2525 critiques

LaPresse

1780 critiques

LaLibreBe...

1163 critiques