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Juges et coupables
  27 mai 2020
Juges et coupables de Guillaume Herambourg
Cela ne m'arrive pas souvent, mais parfois, sans que je puisse forcément expliquer précisément pourquoi, je n'arrive pas à appréhender certains livres et je passe totalement à côté de ma lecture. C'est malheureusement ce qui s'est passé en partie avec ce roman qui avait pourtant tout pour me séduire... La promesse d'une histoire entre le thriller psychologique et le roman philosophique ne pouvait que m'attirer et me donner envie de le lire, c'est pourquoi j'ai plongé avec une certaine impatience dans ce récit, me réjouissant de ce que j'allais découvrir.



L'auteur a un style simple et accrocheur, aussi dès le début nous entamons notre lecture facilement et nous nous laissons emporter par la fluidité du phrasé. Mais rapidement, le flou s'installe et le fil rouge se dilue. Je n'ai alors plus trop su à quel genre d'histoire j'avais à faire et encore moins qui étaient les personnages et ce qui leur arrivait.



Je suis ouverte à bien des styles et à bien des plumes, mais je dois admettre que j'ai besoin d'avoir un fil rouge un minimum structuré à suivre pour ne pas me perdre et bien accrocher au récit et aux personnages. Ici, cela n'a pas été le cas pour moi et je n'ai plus su sur quel pied danser. Jusqu'à la fin j'ai espéré être éclairée et pouvoir me raccrocher à quelque chose, mais je suis restée déstabilisée jusqu'à la fin de ma lecture.



Pourtant, il y a bien des scènes très intéressantes à découvrir et j'ai particulièrement aimé les extraits du journal de Lucia. Ce sont les passages que j'ai préférés et qui éveillaient chaque fois mon intérêt. Je suis donc malheureusement passée à côté de cette histoire, du fait de la structure du récit qui m'a totalement perdue et déboussolée. Cet avis reste totalement subjectif et je suis sûre que vue la qualité de la plume de l'auteur, d'autres lecteurs y trouveront clairement leur compte.



En bref, malgré les atouts de ce roman, je n'ai pas réussi à entrer dans cette histoire et à m'attacher aux personnages.
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Et que nos âmes reviennent...
  27 mai 2020
Et que nos âmes reviennent... de Sabrina Philippe
Un roman qui démarre doucement et qui au fil de notre avancée, prend un tournant plus spirituel, dans lequel on s'y immisce progressivement.

L'histoire est par moment un peu tourmentée et elle m'a parfois laissé la sensation de ne pas très bien comprendre où cela allait nous entraîner.

Et puis, le livre prend résolument l'option de parler de vies antérieures, d'âmes qui sont amenées à se croiser à plusieurs reprises, et nous amène à nous ouvrir sur différentes réflexions à ce sujet.

Etant fortement intéressée par la spiritualité et étant de plus en plus convaincue que nos âmes se révèlent à nous, uniquement si notre cheminement nous y a préparé, j'ai été très intéressée par les différentes possibilités évoquées par l'auteure.

Je ne la connaissais pas et depuis la fin de lecture de ce livre, j'ai à coeur de pouvoir la découvrir un peu plus.

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Regarde
  27 mai 2020
Regarde de Hervé Commère
Hello les z'ami(e)s,

Aujourd'hui, je vous présente ma 70ème lecture de 2020 (eh oui, je suis addict) :

Regarde d'Hervé Commère.

J'adore cet auteur et sa manière bien particulière de nous conter des histoires. Son écriture est fluide et dynamique, emprunte d'un peu d'humour par moment, ses chapitres sont courts.

Dans Regarde, les protagonistes sont les mêmes que dans Sauf, son précédent ouvrage, mais c'est tout. Pas besoin d'avoir lu Sauf pour lire Regarde.

Regarde, c'est l'histoire de Mylène, 62 ans, une femme forte et pleine de fantaisie, qui se retrouve prise dans une histoire incroyable.

Comme à son habitude, Hervé Commère nous balade, nous fait croire des choses, puis les annihile d'un coup de sa plume si agréable.

En bref, j'ai passé un bon moment de lecture et je vous recommande vraiment ce livre, qui sort du lot.

A bientôt, les z'ami(e)s, pour un prochain retour !
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Walter Kurtz Etait a Pied
  27 mai 2020
Walter Kurtz Etait a Pied de Brault/Deneufchatel
Walter Kurtz était à pied, en voilà un énigmatique titre pour le premier roman publié sous le Label Mu des Editions Mnémos. La superbe couverture quant à elle nous montre la dualité de l'univers proposé par Emmanuel Brault : La Route versus Les Marcheurs.



Dans ce court roman, Emmanuel Brault nous propose une dystopie autour de la voiture comme mode de vie. La voiture est devenue l'habitat, et les kilomètres parcourus pardon les k-plats sont transformés en points permettant d’accéder aux besoins de première nécessité, se nourrir, s'habiller, louer des emplacements de parking et faire réviser sa voiture... bref la consommation pour et par la voiture via les kilomètres parcourus. Un monde ubuesque ! Dans la première partie, les kilomètres se font en compagnie de Dany, sa petite sœur Sarah et leur père. L'auteur nous dépeint un monde idyllique où le modernisme se résume à engranger les kilomètres... absurde, surréaliste mais incroyablement crédible. Rien ne semble mettre en péril ce monde merveilleux des Roues. Si ce n'est les Pieds...



Les Pieds, eux ont choisi (ou ont subi) leur mode de vie. Loin du tumulte des routes, ils se sont regroupés en petites communautés auto-suffisantes, vivant de trocs et de petits larcins. Loin de toute technologie, ils sont aux yeux des Roues au mieux des laissés pour compte, au pire de dangereux criminels sans aucune retenue. La rencontre entre les Roues que sont Dany et sa sœur et la civilisation des Pieds aura un impact sur les deux modes de vie.



Avec Walter Kurtz était à pied, Emmanuel Brault nous dépeint une société capitaliste poussée à son extrême. La consommation coûte que coûte au mépris de l'individu. Rouler pour consommer, le shopping comme seule activité puis reprendre la route, le plus souvent seul. Il met aussi en avant les possibles excès de la démocratie participative via le port-vie, smartphone qui permet de communiquer et de voter/proposer les lois. Mais c'est l'opposition des deux styles de vie qui fait mouche, chacun étant enfermé dans ses propres dogmes, dans sa vision étriquée. La confrontation est inéluctable et le résultat impitoyable !



Emmanuel Brault refuse ici tout manichéisme, constate simplement les dérives de la société. Difficile de ne pas faire le parallèle entre cet univers et la civilisation actuelle. Le propos est clair et intelligent, il nous amène à réfléchir sur notre société de consommation.



Pour conclure, Walter Kurtz était à pied est un roman percutant et déroutant. Hypnotique et cruel dans ses deux premières parties, il devient violent et réel dans sa conclusion.


Lien : https://les-lectures-du-maki..
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Civilizations
  27 mai 2020
Civilizations de Laurent Binet
Si Christophe Colomb n'était pas revenu des Amériques. Si les Incas avaient envahi l'Europe...

Tel est le postulat de départ de cette uchronie surprenante où l'auteur joue avec les vérités historiques, les personnages célèbres, les mouvements idéologiques de l'époque pour réécrire l'Histoire.

Ce roman original et érudit est passionnant, j'ai toutefois une réserve sur le dernier chapitre dont on aurait pu se passer à mon avis.

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Ne lâche pas ma main
  27 mai 2020
Ne lâche pas ma main de Michel Bussi
Le premier livre de Michel Bussi que j'ai lu. Une lecture facile, agréable et une intrigue intéressante avec un scénario haletant. Vraiment sympa. Surtout si vous envisagez d'aller à La Réunion (ou que vous rêvez d'y aller). :-)
Lien : https://joy369.unblog.fr/
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L'année du chien
  27 mai 2020
L'année du chien de Stefan Brijs
Ce roman est un roman d’amitié. Une amitié entre un homme et une femme. Une amitié entre deux personnes un peu perdues et qui cherchent à se reconstruire. C’est la rencontre de deux personnes ayant les mêmes passions, la même envie de découvrir des choses, le besoin de partager. Paul et Ava sont amis. Ils sont célibataires et tentent de retrouver une vie amoureuse. Ce roman raconte aussi le chemin que chacun doit faire après une séparation amoureuse, la confiance en soi qui doit être reconquise. « L’Année du chien » est l’histoire sur un an de Paul, de son après divorce, de son amitié avec Ava, de son célibat, de ses nouvelles rencontres, de son désir. Paul se raconte, se livre. Sa rencontre avec Ava est une bouffée d’air pour lui et lui permet même de croire à une belle histoire. Les deux vont s’écouter, s’épauler, s’aider, se comprendre. Ils font beaucoup ensemble. Est-ce qu’une amitié? Pour Paul, il semblerait que non mais voilà, il préfère se taire et laisser Ava vivre autre chose.



C’est toujours délicat l’amitié entre un homme et une femme. Le désir peut s’immiscer dans cette relation. Et se remettre d’une rupture est une épreuve, il faut savoir faire le deuil de cette histoire, le deuil de l’autre et ne pas comparer. Il faut avancer en faisant abstraction du passé. Il faut savoir se reconstruire, se poser les bonnes questions sur ce que l’on veut en fait. Il faut s’approprier son célibat qui peut devenir un allié. Il faut apprendre des erreurs qui seront commises par la suite lors de rencontres. Que ce soit Paul ou Ava, chacun va tenter de se reconstruire et ensemble. Ils vont devenir un pilier l’un pour l’autre. L’auteur, Stefan Brijs, sait raconter une histoire d’amitié. Il sait donner les codes pour une histoire réussie. Il sait prendre par les mots sont lecteur. Ce roman est finement bien orchestré par son auteur!


Lien : https://unbrindesyboulette.w..
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Sam Lawry, Tome 3 : Il était onze heures et q..
  27 mai 2020
Sam Lawry, Tome 3 : Il était onze heures et quart, Sam... de Hervé Richez
voilà plusieurs années que Sam Lawry est revenu du Vietnam et sa vie alterne entre son boulot de Taxi de Nuit et son soutien à sa belle-soeur et son neveu.

Sam a toujours ses visions qui le hante mais il réussi à vivre à travers les joies de son neveu et le soutien de Meredith.

Un récit palpitant où la vie de Sam va croiser celle du candidat démocrate à la Présidence. En effet, ce dernier cache une terrible casserole et la CIA veut le faire tomber. On se demande où et quand les deux destins vont se croiser et comment les visions de Sam vont le détruire comme au Vietnam où si il va réussir à les dompter.
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Les buveurs de lait sont des Mutants: et au..
  27 mai 2020
Les buveurs de lait sont des Mutants: et autres révélations étonnantes de la biologie de Guy Drouin
Les caractéristiques des êtres vivants résultent de la mise en oeuvre des mécanismes de transmission génétique et des processus de sélection naturelle (élimination des moins adaptés à l'environnement), et sexuelle pour les espèces à reproduction sexuée (choix des partenaires).



L'auteur, biologiste en génétique et enseignant, l'illustre et en montre de multiples conséquences, en particulier pour les humains. Ses exemples sont intéressants, et portent sur des domaines variés : alimentation, maladies (génétiques, infectieuses), domestications, eugénismes,...

Ses explications sur les mécanismes biologiques en oeuvre sont synthétiques, mais selon moi parfois pas suffisamment pédagogiques (en tout cas pour le non spécialiste). Je suis en outre sceptique à l'égard d'une vision selon laquelle presque tous le maux auraient une origine génétique. En effet, le génome n'explique pas tout dans la manifestation de certaines maladies citées par l'auteur (obésité, certaines forme de diabète, …) : les facteurs comportementaux et culturels (sédentarité, habitudes alimentaires apprises dès l'enfance,..) me semblent primordiaux.

S'agissant de la « fine pointe d'humour » vantée en 4ième de couverture, je suis resté sur ma faim, mais peu importe puisque ce n'est pas pour se marrer que l'on lit ce genre d'ouvrage.



Guy Drouin élargit ses propos sur les champs philosophique et prospectif, en particulier dans son chapitre conclusif : « D'où venons-nous ? Que sommes- nous ? Où allons-nous ? … ». Certaines de ses thèses en choqueront certains, bien qu'elles relèvent du bon sens et qu'il ne soit pas nécessaire d'être généticien pour arriver aux même conclusions (cf. citations des pages 255 et 256).
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Réglez-lui son compte
  27 mai 2020
Réglez-lui son compte de San-Antonio
ce volume comporte deux enquêtes. La première nous conduit à Marseille, où un homme est mort avec des secrets que San-Antonio est chargé de découvrir ; la seconde envoie le commissaire à Nice pour se pencher sur une sombre histoire de vol d'un secret militaire.



Soyons honnête, ce livre ne doit sa réputation d'incontournable qu'en sa qualité de premier volume de la saga. Même si l'auteur s'adresse déjà avec beaucoup de familiarité au lecteur, si le personnage fait preuve d'autodérision et parierait souvent des machins contre des bidules que son intuition est juste, si le vocabulaire est déjà très argotique, des éléments qui sont autant de marques de fabrique, le livre manque clairement de maturité et de parti pris. On en sent le potentiel mais c'est encore très inabouti. Plaisant à lire, certes, mais peu consistant, d'autant plus que l'intrigue est faible et le commissaire bien seul sans les acolytes qui viendront plus tard agrémenter ses récits. Il n'est finalement pas si surprenant que les aventures du célèbre commissaire n'aient pas connu le succès immédiatement.



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Six pieds sous terre, tome 1 : Antrum
  27 mai 2020
Six pieds sous terre, tome 1 : Antrum de Megära Nolhan
Après une énième guerre nucléaire, l'homme a détruit la Terre. L'air y est toxique et l'humanité doit se réfugier sous terre, dans des biodômes, pour espérer survivre. Jaleena et ses amis sont parqués au niveau 2 et doivent travailler pour survivre. Car sous terre, l'oxygène devient monnaie d'échange.

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Comment vous dire que j'ai adoré cette dystopie!!! Je suis complètement accro et heureusement que la suite arrive bientôt!!! Je l'ai lu en une journée tellement j'étais dans ma lecture!

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L'univers sous terre, dans le biodôme est bien décrit. On ressent le côté angoissant de ne pas  savoir s'ils auront assez d'oxygène jusqu'au matin ou pour payer les besoins quotidiens comme soins de santé ou nouriturre. Il reste des bouts de notre terre qui ont été conservés et je pense au lac artificiel qui est un coup de coeur dans ce monde grisâtre.

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Jaleena est vraiment une héroïne qui en veut, elle est courageuse et passionnée; bien sûre elle n'est pas invincible et garde un côté très sensible qu'on apprécie. Ses amis sont attachants et j'aurais aimé les voir et les découvrir beaucoup plus. Peut être qu'ils seront plus développés dans le second tome.

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La seconde partie du roman m'a surprise et dans le bon sens du terme. On y fait des découvertes qui peuvent tout changer. Durant la lecture, il n'y a pas de temps morts, on va de rebondissements en rebondissements et je ne vous parle même pas de la fin!!! .
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Le fil à couper le beurre
  27 mai 2020
Le fil à couper le beurre de san antonio
Supplié d'un regard par Félicie de ne pas la laisser seule avec le cousin Hector, San-A les emmène, sa mère et lui, à la foire du trône. Et voilà qu'entre les manèges et les machines à barpapa, il croise une vieille connaissance, Carmona. Ce voyou, revanchard, s'en prend violemment au commissaire, qui lui a mis la main dessus dans le passé. Quelques jours plus tard, San-Antonio est interpellé dans la rue par un inconnu qui souhaite lui parler de cet incident, et vite, sous prétexte que ses jours sont comptés. Et en effet, dans la minute, celui-ci est abattu depuis une voiture qui prend la fuite...



Pas grand chose à dire de ce roman si ce n'est qu'il remplit honnêtement son office. Il coche toutes les bonnes cases mais, sympathique et anecdotique, il exploite ses personnages sans se fouler et tisse une intrigue peu consistante basée sur des secrets militaires. Il est plaisant mais n'offre finalement rien de réellement notable.
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L'amie prodigieuse, tome 3 : Celle qui fuit..
  27 mai 2020
L'amie prodigieuse, tome 3 : Celle qui fuit et celle qui reste de Elena Ferrante
Ce tome 3 m’attendait dans ma bibliothèque, je l’avais un peu mis de côté, certaine de replonger dans cette formidable saga un jour prochain, happée comme beaucoup par les sirènes des rentrées littéraires.



Et puis, il m’a été donné de regarder l’adaptation télévisée de la saison 1 et de la saison 2.



Aussitôt, la greffe a repris et j’ai replongé dans cette saga.

Le plaisir a été immédiat : celui de retrouver l’écriture riche et élégante d’Elena Ferrante (magnifiquement traduite), de renouer avec Elena et Lila, leur amitié à la fois indéfectible et complexe.



Cette fois, les routes se séparent vraiment (pas pour très longtemps).



Elena est partie étudier, elle écrit un roman qui devient un grand succès de librairie et fait scandale par quelques passages osés. Elle fréquente désormais des gens cultivés, aisés, se fiance. Elle se fait toujours discrète, prend ses distances avec sa famille et son quartier napolitain.

Lila a quitté son mari et travaille durement dans une usine qu’elle finira par quitter pour un autre avenir professionnel.



Dans ce tome 3, immersion totale dans l’Italie des années 70, ces douloureuses années de plomb.



L’émancipation des femmes devient aussi leur combat, chacune à leur manière et toujours le déterminisme social en toile de fond.



J’ai trouvé que l’écriture avait gagné en profondeur comme ces deux amies désormais des femmes qui veulent échapper à la tutelle des pères, des frères puis des compagnons, maris.



Une lecture addictive et puissante, un immense plaisir de lecture.

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San-Antonio renvoie la balle
  27 mai 2020
San-Antonio renvoie la balle de San-Antonio
Pendant que San-A s'empare d'une enquête qui le conduit des footballeurs aux circassiens, des supporters au voisinage et des spectateurs aux criminels de guerre, Béru prend des coups de tous les côtés, s'improvise dresseur de lions et tâche d'arbitrer à sa manière cette drôle d'affaire qui, derrière ses allures de clown triste, se révèle sensible, astucieuse et pleine d'esprit.



Si la série brille généralement par ses personnages secondaires, c'est surtout la figuration qu'il est intéressant de noter dans cet excellent épisode. Les anonymes, qui sont à la fois invraisemblables et en même temps plus vrais que nature, sont particulièrement soignés, campés à coups de petites descriptions sibyllines ou assassines.



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Everyday heroes, tome 3 : Worth the risk
  27 mai 2020
Everyday heroes, tome 3 : Worth the risk de K Bromberg
Un troisième opus que j'attendais avec impatience et encore une fois K. Bromberg parvient à émoustiller son lectorat. On l'attendait tous avec impatience, mais le plus jeune frère Malone à tout pour plaire avec son statut de père célibataire. C'est toujours un plaisir de replonger dans cette série et encore une fois l'histoire m'a captivée, mais objectivement mes attentes envers Grayson ont légèrement fait vaciller mon impression finale.



Sydney Thorton est la fille d'un riche homme d'affaires à la tête de plusieurs médias, suite à une erreur qui a causé de graves répercussions, son père décide de l'envoyer à Sunnyville la ville de son enfance, pour lui donner une leçon et montrer qu'elle peut faire ses preuves en l'envoyant dans un magazine qui met à l'honneur la famille, tout ce que la jeune femme déteste. Bien décidée à montrer l'étendue de ses compétences, la jeune femme va lancer le concours du " Papa le plus sexy ". Sa route va croiser l'un des participants, qui n'est autre qu'un ancien camarade de lycée, qui a conservé de mauvais souvenirs de la jeune femme. Débute alors un jeu du chat et de la souris.



Grayson élève seul son fils depuis le départ de sa mère, cette rupture a marqué un tournant difficile dans sa vie et aujourd'hui il se refuse à s'engager avec une femme et donner de faux espoirs à son fils, qui cherche une maman dans chaque femme qui s'approche un peu trop de son père. Retrouver Sydney après toutes ces années va faire remonter des souvenirs à la surface et les similitudes entre la jeune femme et son ex-compagne. Dès le début il prend Sydney en grippe, mais l'attirance jette un trouble dans cette aversion et vient chambouler son quotidien.



On comprend aisément que le parcours de Grayson à laisser des séquelles et Sydney va faire ressortir le pire de lui-même. C'est principalement ce qui a rendu son appréciation plus difficile que ses frères, notamment car il a cette rancœur qui le rend parfois dure envers Sydney et ses préjugés vont brouiller la réalité. Néanmoins il va pouvoir compter sur la force de caractère de Sydney pour lui ouvrir les yeux et de son côté la jeune femme va en ressortir changée. Je déplore quelques longueurs liées à leur indécision, à sans arrêt tout remettre en cause et à regretter. A mon sens ça a un peu ternie la romance, sans pour autant gâcher ma lecture, car j'ai adoré rencontrer ce couple.



Bien que moins présente dans ce tome on peut compter sur la famille Malone au grand complet pour nous offrir de grands moments. Et bien sûre l'innocence de Luke va faire chavirer votre cœur. Je suis passée par toutes les émotions avec ce petit bonhomme, des rires, de la tendresse et surtout un amour inconditionnel. On peut dire que la relève est assurée.
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Fleur de nave vinaigrette
  27 mai 2020
Fleur de nave vinaigrette de San-Antonio
Dans cet épisode, qui se déroule donc au pays du Soleil-Levant, San-Antonio glisse tous les poncifs les plus éculés sur le Japon et les japonais. Les morts par Hara-kiri se succèdent, les personnages et les lieux sont affublés de noms qui sont autant de jeux de mos idiots et Béru passe inaperçu du fait de la jaunisse dont il est atteint dès le début de l'aventure.



Comme l'auteur sait ficeler une intrigue, les deux fils narratifs finissent par se télescoper, l'attentat à l'ambassade et la disparition d'Hector. C'est au terme de cette enquête, qui manque de finesse mais pas de fluidité et dans laquelle le lecteur a le bonheur d'apprendre la recette de la patte d'alligator farcie, que Bérurier passe inspecteur chef. Et verse sa petite larme.



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Feu de glace
  27 mai 2020
Feu de glace de Nicci French
Les premières pages ne semblaient pas devoir accrocher plus que cela mon attention. Un énième livre à suspense, où l'on devine sans peine l'histoire de cette femme qui va certainement souffrir d'un amour irrationnel. Mais l'objectif est atteint. Après quelques platitudes destinées à camper un décor psychologique, de plus en plus on se prend à vouloir connaître ce que cache cet homme dont la violence "subtile" dérange.

Cette volonté d'asservir met en lumière à postériori, les failles d'une enfance sans joie, dans une ambiance austère, privé de l'amour d'une mère trop vite disparue.

Dans je jeu de la séduction, de la domination, la perversité poussée à son paroxysme, s'exerce avec raffinement sur l'héroïne, qui a tout abandonné pour cet homme si beau et si fascinant.

Bientôt le lent poison de la défiance, nous conduit sur les terrains des troubles de la personnalité. Dans cette quête de la vérité, on plonge dans cette sourde angoisse des mondes inconnus.

Je suis rentrée dans cette identification de cette femme en danger, même si l'on devine une vérité terrifiante, on demeure surpris par le dénouement. C'est une analyse de personnalité soumise à ses démons schizophrènes et ses dérives incontrôlables; qui nourrit aussi une certaine compassion.

C'est un livre qui tient ses promesses. Passées certaines descriptions un peu ennuyeuses l'ensemble est bien convaincant. Je recommande.

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Une ville à coeur ouvert
  27 mai 2020
Une ville à coeur ouvert de Zanna Sloniowska
C'est un récit assez riche, qui aborde et entremêle pas mal de thèmes, à l'image de ce fragment de vitrail qui orne la première de couverture, lequel par ailleurs occupe la narratrice le temps de quelques pages du livre. C'est avant tout un roman de femmes, de l'arrière-grand-mère, la grand-mère, la mère, morte certes, à la fille, notre narratrice. C'est un roman d'amour partagé, d'histoires, celles de plusieurs cultures qui se rencontrent, se succèdent, se chassent, se combattent ou cohabitent dans une même ville, Lviv. Nommée différemment Lviv, Lwow et Lvov, selon l'époque pendant laquelle la ville était ukrainienne, polonaise ou bien encore russe. De quoi s'emmêler les pinceaux! Mais, à la façon de ces beaux clichés policés digne d'un prospectus d'offices de tourismes, j'imagine que la complexité historique de cette partie de l'Europe n'est égale qu'à sa richesse culturelle. Bref, nous voila dans l'ouest de l'Ukraine, dans l'ancienne capitale du pays, dont une partie est d'ailleurs inscrite au patrimoine mondial de L’UNESCO, ville à l'identité multiculturelle, à la fois polonaise et ukrainienne, galicienne, avec une pointe d'allemand, et soviétique évidemment. Même si la mort apparaît comme un point essentiel du roman, l'auteure dépeint son pays, sa ville avec une palette de couleurs chatoyantes, vives, telles qu'elle voie son pays, tel qu'il apparaît à travers son drapeau bicolore, partagé entre le jaune et le bleu. Tandis que le rouge, celui du sang, celui des soviétiques, celui lie de vin de la tâche de Mikhaïl Gorbatchev, celle des menstruations qui font entrer cette enfant dans un nouveau monde. Enfin, Marianna est la "reine des neiges" d'une pâleur saisissante dans son linceul.



Au-delà de cette histoire familiale, et à l'image des dissemblances tout comme des ressemblances qui unissent aussi bien qu'elles séparent ces quatre femmes, il y a bien sûr cette ville contrastée, multiple, hybride, polyglotte, animée, aux diverses influences, mais quelquefois mystérieuse et incompréhensible dans laquelle Żanna Słoniowska nous entraîne. Une ville mixte, sur le point de s'émanciper petit à petit de sa tutelle soviétique. À l'instar de notre narratrice, qui apprend à composer avec toutes les influences contradictoires qu'elle reçoit, qui apprend à voir autrement qu'à travers son prisme manichéen, celui de la jeunesse. J'ai lu avec attention, et autant d’intérêt, cette jeune femme, qui se cherche, à travers sa mère, inaccessible et perdue, véritable figure lvivienne sacrifiée au nom d'une liberté collective, une jeune femme qui essaie de devenir autre chose que la pâle copie de sa mère.



Face à cette ville, l'union soviétique, l'ennemi, apparaît comme le monstre informe, cruel, qui dévore tout sur son passage ou les individualités n'existent pas, bourreau incontrôlable, tyran invisible néanmoins omniprésent, à sa couleur indélébile, à son odeur engorgée de sang. On ne sait plus vraiment si c'est un roman sur Lviv, une critique de l'ex-URSS, une saga familiale, tant les thèmes se fondent inéluctablement les uns dans les autres. Cette mère, Marianna, symbole d'une résistance, d'une révolution ukrainienne, porte la cocarde de cette volonté de liberté.



Żanna Słoniowska a su créer un judicieux parallèle entre ces deux familles, celle des aïeules et celle de la patrie, pour illustrer toute la complexité de l'Ukraine et la difficulté de grandir en son sein. À la fois ukrainiennes et polonaises, en même temps que citoyennes soviétiques, ces quatre femmes représentent ce qu'est cette population ukrainienne, ce pays qui a subi au fil des siècles les influences de ses voisins, polonais, allemands et russes. Une famille, matriarcale, avec ses propres contradictions, qui oppose les générations, où l'homme a progressivement disparu et les femmes sont le ciment de cette société.



Un roman résolument féministe. Les femmes, mises à l'honneur, derrière l'homme renvoyé au second plan, sont celles qui transmettent leur art, la peinture, le chant, l'écriture et la mémoire de ce que la famille a été, leur héritage familial, et patriotique. L'auteure s'en sert à sa façon, dans son écriture, pour créer un lien indéfectible avec ses personnages, résistantes et combattantes de mère en fille, chacune à leur manière. Chant des disparus, des assassinés, des victimes soviétiques, des sacrifiés, et surtout chant de liberté, la narratrice endosse l'étendard de sa mère et continue son œuvre, pour une Lviv, une Ukraine libre. Non pas en chantant, mais en écrivant, et peignant



L'art est le fil conducteur de ce récit, vous l'aurez compris, celui qui permet de se trouver une raison de vivre, de se trouver, de pouvoir composer une vie, loin de la tristesse et de la platitude, de la monotonie du rouge assourdissant de la vie soviétique, de la vie quotidienne. L'art salvateur de cette vie déterminée par cette machine soviétique. J'ai eu plaisir à apprendre à commencer à connaitre ce pays, et cette ville, auxquels je suis totalement étrangère, la complexité de cette nation, qui comme tous les autres territoires de l'ex-bloc soviétique, a dû retrouver la voix de son identité propre, imprégnée malgré tout de cette influence. On ne sait plus vraiment si c'est un tableau que Zanna Sloniowska a voulu nous peindre, un opéra, un chant qu'elle a voulu nous faire entendre, peut être tout à la fois, en tout cas j'ai achevé ce livre les oreilles saturée de sa musique, les yeux agréablement gorgés de ses couleurs.



En revanche, aussi instructif que soit ce roman, j'ai trouvé l'écriture assez sèche, alors même que la narratrice parle de la perte de sa mère, comme si elle cherchait à prendre du recul en s'impliquant émotionnellement le moins possible. Elle m'a donné la sensation de vouloir à tout prix se détacher des sentiments qui la traversent afin de pouvoir mieux gérer son chagrin. Et que ce soit dans la peine, ou au contraire, dans l'amour, j'ai eu du mal à voir à percevoir réellement l'état d'esprit de la jeune ukrainienne, qui garde un ton plutôt formel tout au long du récit.



C'est un beau roman, qui porte la voix de femmes, porté par la voix d'une femme, celle de la fille de Marianna, de Lviv, qui voit un pays se reconstruite peu à peu, se retrouver une identité propre. Certes, notre narratrice ne possède pas la puissante voix de sa mère, mais le chant qu'elle nous transmet, plus doux, plus apaisant est peut-être le signe que la révolution est passée, et qu'il est temps d'aller de l'avant. On pourrait dire encore beaucoup de choses sur ce foisonnant récit, mais je vous laisse le soin de le découvrir par vous-même
Lien : https://tempsdelectureblog.w..
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Darkest Minds, tome 1 : Rébellion
  27 mai 2020
Darkest Minds, tome 1 : Rébellion de Alexandra Bracken
C'est une de mes trilogie préféré. Elle est suivie d'un autre livre: Darkest Minds L'héritage. J'adore l'histoire qui est superbement écrite avec dans le fond une vrai relation qui s'installe et se montre (amitié, amour).
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Le forgeron de la Cour-Dieu
  27 mai 2020
Le forgeron de la Cour-Dieu de Pierre Ponson Du Terrail
Encore un classique qui rentre dans mes livres préférés .

Il y a deux volumes , que j'ai lu comme un seul.

Dés les premières lignes, j'ai senti que j'allais passer un bon moment de lecture.

Et ce fût non seulement le cas, mais encore plus .

Pour tous ceux qui pensent que les vieux livres sont démodés, sachez qu'il y a des thèmes intemporels .

Cependant, je dois avouer qu'il n'est pas sans défaut.



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