AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Dernières critiques /RSS

Le Spirou de ... - tome 12 - Il s'appelait ..
  20 janvier 2018
Le Spirou de ... - tome 12 - Il s'appelait Ptirou (Edtion spéciale) de Sente Yves
"Il s'appelait Ptirou" est un épisode des "Spirou de" un peu particulier du fait que Yves Sente et Verron vont réaliser un hommage à Rob-Vel, le père créateur de Spirou. Effectivement l'histoire retrace l'histoire d'un orphelin acrobate qui va se faire engager comme mousse de sonnerie sur un paquebot transatlantique, lieu où travaille également Robert Velter comme steward, et qui inspirera plus tard le personnage légendaire de Spirou.



Un excellent tome dynamique, touchant, drôle, héroïque... Tous les ingrédients pour passer un bon moment de lecture. Servi en plus par un bon coup de crayon assorti à des couleurs mates qui donnent un côté retro des plus bienvenu pour cette histoire. Ainsi qu'une jolie couverture un peu art déco!

A découvrir pour les amoureux de Spirou et tous les autres!!!
Commenter  J’apprécie          50
Tu comprendras quand tu seras plus grande
  20 janvier 2018
Tu comprendras quand tu seras plus grande de Virginie Grimaldi
L’histoire et celle de Julia qui, après la mort de son père et une rupture amoureuse, va décider de tout plaquer pour prendre un poste dans sa région d’origine, auprès de personnes âgées. Elle va alors adopter un tout nouveau regard sur ce que l’on appelle pudiquement « la fin de vie », combler ses vides, et même, prendre un nouveau départ.



Après « Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie » et « Le premier jour du reste de ma vie » je me suis jetée à corps perdu dans cette nouvelle et dernière lecture d’un roman de Virginie Grimaldi. A nouveau, cela a été un véritable feu d’artifice d’émotions, d ‘humour et bons moments.



Je dois cependant avouer que ce titre là ne sera pas mon préféré, mon coup de cœur absolu étant « Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie » » qui se trouve être le dernier sorti, mais pourtant le premier que j’ai lu.



Néanmoins, on retrouve dans ce titre tout ce qui m’a déjà séduit auparavant : une héroïne attachante et proche de nous, avec les mêmes failles et les mêmes forces, aussi, parfois. Une histoire bien menée, des personnages attachants, des sentiments merveilleusement bien évoqués.



Ce qui m’a gêné, c’est peut-être la fin : inattendue et touchante, mais qui m’a semblé arriver un peu comme un cheveu sur la soupe. J’ai toutefois passé un très joli moment avec cette auteure, à nouveau.



Pour moi, il est temps qu’elle en écrive un nouveau, parce qu’elle fait ça drôlement bien !




Lien : http://mademoisellemalenia.o..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          11
Les Annales de la Compagnie Noire : Intégrale 1
  20 janvier 2018
Les Annales de la Compagnie Noire : Intégrale 1 de Glen Cook
L'histoire doit être contée, écrite pour survivre au temps qui passe et pour que les échos des jours anciens, parfois bien sombres, parviennent jusqu'à nous. Celle de la compagnie noire n'échappe pas à la règle et les annales de la dernière des compagnies franches de Khatovar constituent bien plus qu'une suite d'événements et de batailles : il s'agit de l'âme de celle-ci.



Toubib est un des annalistes qui veille sur les écrits et qui note pour la postérité la vie de la compagnie. Celle-ci va se trouver au centre de la grande Histoire, dans la lutte entre le bien et le mal, dans le conflit entre la Dame, le Dominateur et la Rose Blanche. le bien et le mal, notion qui peut paraître bien dérisoire pour une compagnie de mercenaires se vendant au plus offrant mais celle-ci possède encore un sens de l'honneur, un coeur et un esprit : ses annales. Tout n'est pas noir ou blanc et parfois les apparences sont bien trompeuses.



Chaque annaliste par ses écrits donne un sens à la vie de la compagnie, notre Toubib, un brin sentimental et avec un certain humour, va se retrouver au coeur des événements et être parfois bien plus qu'un simple spectateur : il va lui même écrire un chapitre important des annales en espérant qu'il ne s'agisse pas du dernier.



Ce pavé regroupant les trois premières histoires du cycle des annales de la compagnie noire est un petit bijou de Dark Fantasy. On peut être un peu dérouté au début de la lecture par le choix narratif de s'appuyer sur la vision par un personnage (Toubib) pour raconter l'histoire mais c'est aussi un des intérêts de ce roman.



Glen Cook nous livre un univers complet, riche et cohérent. Les pages se lisent facilement et l'histoire nous captive vite jusqu'à la dernière ligne. Outre notre charismatique narrateur Toubib, la galerie de personnages centraux est une vraie réussite. On s'attache à eux et chacun apporte sa pierre à l'oeuvre d'ensemble.



Je ne vous ferai pas l'affront de vous raconter l'histoire en elle même : les annales ont été écrites pour ça alors lisez-les ! Vous ne regretterez pas d'avoir plongé dans cette épopée, pour ma part je vais aller acheter la suite de l'histoire, en espérant qu'un annaliste a pu nous la transmettre...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
La tresse
  20 janvier 2018
La tresse de Laetitia Colombani
La tresse a eu un succès fulgurant. Faut dire qu’il a les qualités d’un bon feel-good book.

Les personnages sont positifs, les situations de femmes très réalistes (D’ailleurs l’écrivaine a étudié en profondeur son sujet notamment celui des intouchables indiens) et le dénouement plutôt optimiste sans être mièvre. Un point faible cependant, on comprend très vite ce qui est en jeu et ce qui va se passer voire même la conclusion, cependant , cela n’enlève pas le plaisir de la lecture et le choix du lien entre ces femmes est suffisamment surprenant pour capter l’attention.



Une tresse est composée de trois brins qui s’entrelacent et forment un tout. Cela va être, symboliquement, le cas pour ces trois femmes.

Smita l’intouchable qui vit, avec sa petite fille et son mari, une existence d’humiliation acceptée par tous car le résultat du karma. Elle nettoie à main nue les latrines des maisons du village. Cette vie elle va la refuser pour sa fille. Première étape fuir et aller faire une offrande à Vishnou. Sacrifier quelque chose de soi pour faire advenir un avenir meilleur.

Giulia la sicilienne issue d’une dynastique de fabriquant de perruques et postiches. On y découvre la tradition ancestrale de la Cascadura qui consiste à conserver les cheveux qui tombent ou que l’on coupe pour en faire des postiches et perruques. Giulia sera confrontée aux réalités économiques contemporaines et aux modifications qui tarissent la source de cheveux siciliens.

Sarah la canadienne redoutable avocate d’affaires qui a fait de son travail la pierre angulaire de sa vie mais qui va devoir affronter la maladie et remettre en cause son mode de vie.



Chacune à sa façon va transcender son épreuve pour vivre sa vie comme elle le souhaite. Entre elles, un lien de l’épaisseur d’un cheveux qui fait de l’humanité un tout indissociable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Stalingrad
  20 janvier 2018
Stalingrad de Emmanuel Delporte
5 récits situés à Stalingrad, lors de la seconde guerre mondiale. La ville – saccagée par les bombes, la détresse des combats, la souffrance et la peur, montre une face extérieure d’édifices meurtris, décombres, débris de vie, carcasses de véhicules militaires, sang, flammes, boue et givre. Mais sous cette carapace mutilée, se cachent des souterrains encore plus sombres, froids, à la fois lugubres et magnifiques, peuplés des mythes du passé, des démons de l’histoire, des légendes enterrées. Stalingrad ou l’horreur à deux visages.

L’horreur qui répond à l’horreur, la violence à la violence. Un monstrueux combat entre deux puissances ennemis, deux dirigeants et leurs sbires, mais aussi entre le monde que l’on croit connaître et l’invisible, le concret et le surnaturel, l’humanité et les "divinités".



1️⃣ Le premier récit se place du point de vue d’un soldat russe, qui n’aspire, d’abord, qu’à survivre au sein de ce chaos apocalyptique.

2️⃣ Dans le deuxième récit, on suit un médecin allemand, particulièrement ardent défenseur des thèses nazies.

3️⃣️ Le troisième, un enfant russe à qui la guerre prend tout et qui reçoit comme une nouvelle vie.

4️⃣️ Dans la quatrième partie, un scientifique allemand, fidèle de la cause nazie et du führer, nous présente certains faits sous forme de journal personnel.

5️⃣️ La cinquième et dernière partie relate une aventure d’un américain dont le boulot est un peu spécial et de son équipe d’élite, dans un final dantesque.



Evidemment, les 5 histoires sont entrelacées et en 5 actes, Stalingrad lève le voile sur sa destinée, dans un va-et-vient entre plusieurs moments de l’histoire. Un pan d’histoire revisité ou, du moins, relu à la lumière d’un terrifiant fantastique.



La lecture en est intense, frissonnante, haletante. La conclusion est pourtant inexorablement la même : ce sont bien les humains les créatures les plus monstrueuses.



A noter que l’objet livre est de qualité, avec une couverture réussie graphiquement et agréable au toucher. Je me permets de le signaler car ce n’est pas toujours le cas des livres papiers qui sortent des petits éditeurs à dominante numérique.



Par contre, attention à la conjugaison ! Âmes orthographiques sensibles, s’abstenir de lire la phrase qui suit : « Je pris un éclat dans l’œil, poussa un juron et tomba à genoux. » (p.157)


Lien : https://www.facebook.com/A2l..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
D'ombre et de silence
  20 janvier 2018
D'ombre et de silence de Karine Giébel
Quand on fait partie d'un comité de lecture, il faut s'attendre parfois à avoir un livre (ou plusieurs) à lire qui ne correspond pas du tout à votre littérature mais on joue le jeu et comme je suis très consciencieuse (trop parfois) j'ai accepté. Je ne lis pas ou plus de thriller depuis plusieurs années : trop de violence, trop de sang, de détails scabreux..... Moi j'en suis restée à Stieg Larsson (Millénium), Agatha Christie, Jussi Olsen il y a quelque temps et tout ce que j'ai lu depuis ne m'a pas intéressée et j'ai souvent abandonné en cours de route..... Je ne suis même pas tentée.



Alors que dire : j'ai lu les 8 nouvelles (et non 9 comme annoncé !!!!!!). Elles tournent toutes autour de notre monde actuel et de ses problématiques sauf que là on tombe dans l'extrême, dans le dérapage, le côté obscur de notre société. Clandestin, abus sexuels, vengeance, tortures etc.... C'est efficace, direct, mais moi cela ne me touche pas, je lis sans passion et n'ai eu qu'une envie tout au long de la lecture...... qu'elle soit finie ! 



Petite mention quand même pour le premier récit : Aleyna



Etre comme les autres. mais qu'est-ce que ça veut dire, au juste ? Etre comme les autres.... Entrer dans le moule, même s'il est trop étroit pour nous. Ne dépasser ni en hauteur, ni en largeur, n'avoir aucun relief, aucune aspérité que les autres pourraient saisir pour vous mettre à terre et vous rouer de coups.(p40)



qui est particulièrement touchant et peut être parce que c'est le premier du livre car à force de lire l'horreur on ne la remarque plus, cela devient banal et même convenu et j'ai l'impression de relire les mêmes histoires. Moi je préfère quand on laisse au lecteur la possibilité d'imaginer, de comprendre et de chercher la clé de l'énigme, faire le travail à côté de l'auteur, de voir où il veut nous mener.



Beaucoup de gens lisent ces récits pour se changer les idées...... pour avoir l'impression que leur vie est heureuse par rapport à tous ces cadavres, ce sang, ces tortures..... Oui bon peut-être mais moi cela m'horrifie qu'on fasse des récits en allant chercher toujours plus loin dans ce domaine.



Ce n'est pas encore cette lecture qui va me faire revenir vers le thriller plus que polar d'ailleurs car il n'y a pas de mystère, c'est implacable, un reflet d'une partie de notre société, peut-être, un type de lecture pour s'évader, peut-être, mais pas ma littérature de prédilection.
Lien : http://mumudanslebocage.word..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Merlin et la fée des flashs
  20 janvier 2018
Merlin et la fée des flashs de Chantal Robillard
Le nœud de l’intrigue arrive tardivement dans la lecture, de sorte qu’on a le sentiment que tout le début de l’histoire n’est rempli que de la banalité de la vie des protagonistes principaux et de digressions. On ne voit donc pas bien où l’auteure veut nous emmener. Il semble que ce soit à dessein car lorsque les événements que nous qualifierons de glauques, se produisent, le sentiment qui m’assaille est la sidération.

Le contraste entre la description détaillée, presque froide, des faits d’une grave violence, et le début enjoué du récit, surprend vraiment. Du moins, je ne m’y attendais pas du tout et me suis donc laissée piéger. Il faut dire aussi que je n’avais pas lu le résumé. Si j’avais pris connaissance du pitch avant de commencer la lecture, il est certain que l’effet de surprise aurait été moins intéressant (je trouve d'ailleurs dommage qu’il en révèle autant…).

Le fantastique arrive tardivement aussi et nous surprend à nouveau par la forme qu’il revêt. Ensuite, il ne reste plus qu’à lire sans se poser de question et se laisser porter par la fin de l’histoire.

Et finalement, cette histoire-là n’est pas une enquête policière comme on pouvait s’y attendre au vu des protagonistes travaillant dans la police, la gendarmerie et la justice. Il s’agit vraiment de toute autre chose, une histoire relatant viol, brutalités, coucheries, syndrome post-traumatique, perversions…



En conclusion, voici une lecture surprenante par le déroulé qu’elle propose. La lectrice que je suis a été étonnée à plusieurs reprises. L’auteure nous balade et on se laisse promener. D'après une conversation que nous avons eu ensemble, elle dit elle-même qu'elle "aime brouiller les pistes" et je trouve que cette expression convient à merveille.
Lien : https://www.facebook.com/A2l..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Filbert ou l'histoire d'un bon petit démon
  20 janvier 2018
Filbert ou l'histoire d'un bon petit démon de Hiawyn Oram
Filbert est un petit démon qui ne fait pas la fierté de ses parents car il est... bien trop bon. Il n'aime pas faire peur, ni faire de bêtise. Ce qu'il aime, c'est regarder les fleurs et être sage. Il n'aime pas mentir, il n'en voit pas l'intérêt. À l'entrée à l'école, il n'est pas un mauvais élève, et se fait punir par la maîtresse pour cela et est assis sur le banc. Il en profite pour se promener dans la forêt et il aime tellement ces beaux paysages. Il y rencontre un ange tombé du ciel... qui n'a rien de sage. Ils se plaignent ensemble de ne pas être accepté par les siens tels qu'ils sont. Ils échangent de vêtement et retournent dans leur école respective. L'ange monstrueux et le démon angélique ne finiront pas se faire accepter comme ils sont et devenir amis.



En premier lieu, nous avons aimé le format du livre : grand, les illustrations remplissant les pages permettant au petit de rester captiver. La colorisation est agréable, les personnages sont expressifs. La lecture de l'histoire est facile, mon fils ayant appris de nouveaux mots, je n'ai pas à adapter la lecture pour sa compréhension.



Mon fils a aimé l'histoire, voir le démon si gentil et surtout l'ange faire des bêtises ainsi que les autres monstres. Cependant, la maman que je suis a eu du mal avec cette partie de l'histoire. Le côté acceptation de la différence est un vrai plus dans ce livre comme le précédent que j'ai présenté. Le côté "bêtise" et "pas sage" qui semblent "normal", j'ai eu du mal. J'apprends à mon fils les valeurs qui sont importantes pour moi. Qu'il fasse des bêtises, c'est normal, je lui dis d'ailleurs que c'est parce qu'il ne sais pas certaines choses qu'il en fait. Alors le côté accepté de ne soit pas sage et faire des bêtises... C'est mon bémol.



Mon fils a bientôt 5 ans. La lecture est un bon moyen pour partager et apprendre. Le plus important avec cette histoire outre la différence, c'est accepter que nul n'est parfait. Le fait de ne pas être sage pour l'ange, c'est un peu accepter qu'un être aussi "parfait", ne l'est pas véritablement. La perfection n'est pas possible, les enfants ne seront jamais des images immobiles. Et tant mieux car cela signifie qu'ils expérimentent et apprennent de ces essais/erreurs/réussites.

De plus, ce livre montre également que l'amitié est possible avec tout le monde.



En bref :



Une histoire sur la différence, sur le fait que nul n'est parfait et qu'il ne faut surtout pas se fier aux apparences. Ce petit démon est attachant.
Lien : http://lecturedaydora.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Le Bâtard de Kosigan : L'Ombre du pouvoir
  20 janvier 2018
Le Bâtard de Kosigan : L'Ombre du pouvoir de Fabien Cerutti
Un livre passionnant !



Ce livre avait énormément de bonnes critiques et je partais donc en plaçant la barre haute. J'attendais beaucoup de ma lecture et je n'ai pas été déçue ! Loin de là !

J'ai été entraînée dans une aventure très riche, complexe, aux multiples rebondissements et dans un univers très travaillé et parfaitement maîtrisé.



Ce mélange d'historique et de fantasy m'a totalement plu, et a clairement été décisif dans mon appréciation de ce livre. Tout est intimement mêlé, à tel point qu'on ne sait plus où s'arrête le réel et ou commence la fantasy. J'ai été transportée à deux époques, et j'ai adoré ça !



Parce non content de travailler l'histoire et la fantasy dans un même univers, l'auteur nous présente aussi deux époques historiques, et on se rend vite compte que les créatures surnaturelles qui peuplent son moyen-âge ne sont plus connus par après. Ce qui suscite encore plein de questions !



Les personnages sont attachants, que ce soit Pierre de Kosigan ou son descendant, Kergael. Les liens entre les deux époques se tissent et se révèlent petit à petit, pour notre plus grand bonheur.



L'intrigue met les complots à l'honneur : manipulations et tricherie sont au rendez-vous pour que notre héros mène à bien sa barque dans un monde qui le rejette et le méprise. Quelque soit la situation dans laquelle il se trouve, il réussit à s'en extirper et on comprend vite que tout a été anticipé et préparé bien avant. Enfin, en général ! Les personnages dont il s'entourent ne sont pas non plus étrangers à sa réussite.



L'auteur maîtrise son univers et son intrigue à la perfection, au moins détail prêt et ça se ressent clairement. De plus, son style d'écriture est très agréable, fluide et les pages se tournent avec avidité. J'ai été conquise par ce tome 1 et ne demande qu'à lire la suite. J'ai énormément d'attentes, donc j'espère ne pas être déçue !







En bref, un premier tome qui tient ses promesses et auquel j'ai complètement adhéré !
Lien : http://altheasbooks.blogspot..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Pierre-Auguste Renoir, mon père
  20 janvier 2018
Pierre-Auguste Renoir, mon père de Jean Renoir
Si on aime la peinture, si on s’intéresse à l’aventure impressionniste, au parfum d’une époque, voilà une biographie à ne pas manquer. C’est celle que Jean Renoir, le cinéaste, a faite de son père, le peintre Pierre Auguste Renoir.



Jean Renoir rentre blessé pendant la première guerre mondiale et retrouve son père à paris, celui-ci est très amoindri et ne se déplace pratiquement plus. Ce sera l’occasion pour le père et le fils de se retrouver, d’évoquer le passé, et pour le fils de questionner le père. C’est ainsi que jean Renoir va collecter ces bribes de vies éparses, les assembler avec ses propres souvenirs pour écrire ce magnifique portrait de Renoir.



Il décrit l’homme bien sûr, un homme habité par son art, convaincu de la forme qu’il a adopté face aux peintres reconnus de l’académie. Le fils parle aussi de tous ses collègues et souvent amis peintres comme Cézanne, Boudin, Courbet, et tant d’autres qu’il a lui aussi connus et dont il décrit les manies, les déboires, les états d’âmes. Il parle aussi de Caillebotte ami et bienfaiteur qui achetaient leurs toiles à ces peintres pour qu’ils puissent survivre et organisaient des expositions impressionnistes puisque toutes leurs œuvres étaient refusées ailleurs. A sa mort il lègue sa vaste collection au Louvre qui les refusera les trouvant trop ‘criardes’, elles seront achetées par des collectionneurs et des musées américains. Jean Renoir nous parle aussi des modèles qu’il peignait et qu’il aimait fraîches avec une peau qui accrochait la lumière, des femmes de son entourage, des voisines, des femmes rencontrées au hasard d’un déplacement et qui pouvaient pendant un temps faire presque partie de la famille. Il évoque aussi sa mère, ou plutôt la femme de Renoir, dévouée à son époux et à son art. Celle qui fait en sorte que Renoir puisse peindre sans se préoccuper des tracas du quotidien.



Petit à petit se dessine le portrait de l’homme Renoir, un homme fidèle à sa conception de la peinture, qui toujours cherche à atteindre une vision intérieure, mais qui doit aussi vivre de son pinceau. C’est un homme simple et très complexe à la fois, profondément humain, épicurien sobre et proche de la nature que nous décrit Jean Renoir avec tendresse, même si on sait qu’il a éludé des côtés plus intimes du peintre, sans doute la pudeur d’un fils par rapport à son père.



Voilà un riche portrait, qui se lit à petites gorgées, et avec lequel on se laisse transporter sans peine dans une époque, un monde révolu. Il est encore plus intéressant d’aller visiter Orsay en parallèle et d’y retrouver les toiles de tous les peintres et des modèles évoqués par Renoir à la lumière dans ce récit, un vrai régal.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Moi, serial killer: Les terrifiantes confes..
  20 janvier 2018
Moi, serial killer: Les terrifiantes confessions de 12 tueurs en série de Stéphane Bourgoin
Attention âmes sensibles s'abstenir, Stéphane Bourgoin écrit ici les récits des parcours de meurtriers, de leur enfance à leur passage au crime.



L'auteur a en effet rencontré un bon nombre de ces assassins et les récits que ceux-ci narrent sont effrayants, du criminel décapitant des corps et tuant des victimes pour un pantalon et qui s'adonne au cannibalisme en faisant des barbecues avec ces voisins (qui ne savent rien de l'origine de la viande).



Les textes de certains meurtriers figurant dans les récits font froid dans le dos et la plupart ne ressentent aucun remords pour tous les crimes et délits qu'ils ont commis.



Une lecture qui montre tout le côté sombre et ce qu'il y a de pire dans la race humaine.

Commenter  J’apprécie          70
L'indésirable
  20 janvier 2018
L'indésirable de Sarah Waters
Un livre terriblement gothique, empli de suspense, de frissons, de doutes, de peurs, de questions qui vous fait tressauter lorsque le bois de votre cheminée craque et que le plus minuscule bruit non identifié s'infiltre chez vous, un livre à lire absolument pour les amateurs du genre. Vous ne l'oublierez pas de sitôt, croyez-moi !



Je tiens à remercier "LePamplemousse" pour me l'avoir recommandé : elle a bien cerné mes goûts et mes attentes.



Un manoir dans la campagne anglaise :"Hundreds Hall" que le narrateur, le docteur Faraday, a vu pour la première fois lorsque sa mère y travaillait comme domestique et dont la beauté architecturale ainsi que les fastueuses fêtes qu'on y donnait l'ont ébloui au point qu'il ne l'oubliera jamais.



Trente ans plus tard, peu après la guerre, fin des années 1940, début 1950, il y retourne, appelé cette fois en tant que médecin. Quelle n'est pas sa surprise, alors que le Colonel, le patriarche, est décédé, de trouver la maison et ses habitants, la mère , Madame Ayres, son fils Roderick, grièvement blessé durant la guerre et sa soeur, Caroline, célibataire pas très jolie mais d'un caractère bien trempé, indépendant et généreux, vraie fille de la campagne, dans le dénuement et la désolation la plus totale.

Entre temps, l'aînée des filles, Susan, est décédée de la diphtérie à l'âge de sept ans et sa mère ne s'en est jamais vraiment remise même si en temps que femme discrète, elle tente de donner le change.



Et puis ... et puis, il y a le manoir, personnage principal du livre. Et quel personnage ! Tout décrépi qu'il soit, il se manifeste au fil des jours de plus en plus menaçant jusqu'à rendre (à moitié ?) fous ses occupants y compris les deux domestiques qui y travaillent encore.



Il y a d'abord le fils, Roderick, qui est sujet à des visions, hallucinations ? ou folie ? Puis le chien, vieux pataud doux et gentil comme pas deux, qui attaque violemment une petite fille de passage au manoir ! L'intrigue s'accélère de plus en plus au fil des pages, la maison, froide, lugubre et sinistre, perclue d'humidité, se manifeste de plus en plus violemment, s'en prenant à ses habitants : les objets se déplacent seuls, un incendie se déclare en pleine nuit alors que ses habitants sont endormis, les habitants (y compris les domestiques) sentent que quelque chose de malsain est en train de les détruire, des tâches ainsi que des graffitis apparaissent sur les murs et les plafonds, des bruits inexpliqués se déclenchent un peu partout : les cordons pour appeler les domestiques sonnent sans que personne n'admette y avoir touché, un tuyau reliant la cuisine à la nursery émet des sifflements et chuchotements alors que la nursery est condamnée depuis des années, Madame Ayres, voulant en avoir le coeur net (c'est dans cette nursery que sa petite fille est décédée) s'y retrouve enfermée à clé. Elle subit des blessures venues de nulle part, semble-t-il.



Le docteur Faraday est le seul à garder l'esprit cartésien et à ne pas redouter comme les habitants se mettent progressivement à le faire, un fantôme ou esprit malsain. Plus les habitants se sentent menacés, plus lui, s'attache au manoir et à leurs occupants, fasciné par la "grandeur" des lieux et l'éducation des habitants. Il fait pourtant interner Roderick qui croit que tout ce qui arrive est de sa faute car il se sent " possédé" par "la chose".



Mais rien n'y fait, les événements sinistres s'accentuent et le malaise ne cesse de croître. La maison ainsi que ses occupants périclitent de jour en jour et personne n'en trouve la cause sauf que le docteur Faraday commence à croire que tous les habitants de la maison sont en train de sombrer dans la folie et se prépare à les faire interner un par un ... sauf que lui aussi ressent parfois un certain climat malsain et étrange dans cette demeure.



Ce livre nous percute, sème les doutes dans nos esprits : alors, maison hantée ou hystérie collective, voire tare familiale ?

La fin, d'une certaine manière, nous laisse le choix. Le mien est mitigé mais je penche quand même vers une solution plutôt que pour l'autre mais je ne vous en dirai pas davantage pour vous laisser le plaisir de découvrir et de frissonner tout à loisir ! Lisez-le, vous n'en sortirez pas indemnes : "Vous qui pénétrez ici, abandonnez tout espoir" ;-)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          81
Lettre à Benoît
  20 janvier 2018
Lettre à Benoît de Manou
Quel livre poignant! L'histoire vraie de Benoît, petit garçon ordinaire qui tombe malade et en devient handicapé, vue par les yeux de son père. On est d'autant plus touchés en étant parents, on ne souhaite cette épreuve à personne et pourtant, cela arrive...

Beaucoup de courage à travers ces pages, d'espoir et de joie aussi, pour surmonter la maladie.
Commenter  J’apprécie          00
Le déjeuner des barricades
  20 janvier 2018
Le déjeuner des barricades de Pauline Dreyfus
Unité de temps, de lieu et d'action : le théâtre (c'est le mot qui convient) de ce roman qui brode autour de la réalité historique est l'hôtel Meurice et l'auteure relate ce qui aurait pu s'y passer tout au long de la journée du 22 mai 1968, en pleine grève générale. La date n'est pas anodine : c'est ce jour-là, en effet, qu'est mise aux voix, au parlement, la motion de censure déposée par l'opposition de gauche. Et c'est le même jour que doit être décerné le prix littéraire Roger-Nimier dont le lauréat est un tout jeune écrivain qui lui aussi brode beaucoup autour de son propre vécu : Patrick Modiano. La remise du prix – et du chèque correspondant, qui sera le bienvenu pour un Modiano complètement dans la dèche – a lieu au cours d'un déjeuner au Meurice car Florence Gould, la richissime Américaine qui signe le chèque, y demeure et tient salon à l'année. Or le palace fonctionne en autogestion depuis la veille, le pays est paralysé et personne ne sait le matin si le déjeuner aura bien lieu : l'approvisionnement comme les transports en France et dans Paris sont "compliqués". Il aura lieu, le personnel l'a voté en assemblée générale.

Parmi les savoureux portraits agrémentant le récit de cette journée hors du commun, je retiendrai pour des raisons qui me sont propres celui de ce notaire de Montargis en retraite qui, se sachant condamné par un cancer, a décidé de s'offrir un petit séjour dans un palace parisien. Invité au déjeuner du prix Roger-Nimier, il est un des seuls à avoir lu le livre de Modiano, "La Place de l'Étoile", et il s'est dit qu'il pourrait lui raconter, à toutes fins utiles, l'histoire de ces juifs qu'il a connus à Paris dans sa jeunesse, les Bruder, dont la fille Dora avait un jour disparu...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Claustria
  20 janvier 2018
Claustria de Régis Jauffret
J' ai fermé ce livre définitivement à la page 156 .J'ai l'impression d' avoir perdu 2h de mon temps (précieux) en feuilletant un magazine trash. Dans ce romans tout n'est que violence , bêtise, misères intellectuelles sociales et morales...il ne peut y avoir de redemption ...même l'avocat est pathetique. Je ne remet pas en cause le talent de l'auteur mais j'ai eu pendant ces 2 heures l'impression de scruter le fond d'une poubelle....
Lien : https://thierry.collonge@sfr..
Commenter  J’apprécie          00
Notre vie dans les forêts
  20 janvier 2018
Notre vie dans les forêts de Marie Darrieussecq
L'auteur a-t'elle été inspiré du film The Island? c'est progressivement que le lecteur et le personnage qui parle découvrent l'envers de la réalité. Marie, psychologue, dans un futur pas très lointain, raconte sa vie, elle l'écrit sur du vieux papier qu'elle abandonnera caché à l'abri de l'eau quelque part dans les forêts. Marie a un double, tout le monde a un double de soi-même appelé les moitiés et ceux-elles qui n'en ont pas ont une urne. Quésaco? une urne contient poumon et coeur de rechange. Les moitiés sont un clone servant de réserve pour chacun. Mais la réalité est tout autre et bien plus gore et la prise de conscience de Marie viendra d'un patient qu'elle surnomme le cliqueur. Elle rejoindra les forêts loin de la vie ultra-connectée, lisse qu'elle connait. Et ensemble avec le le groupe, se jouera une mini-révolte où les moitiés seront délivrées, libérées pour s'avérer être des adultes dans des corps d'ado. Marie relate tout celà pour les futurs générations alors qu'elle va bientôt mourir dans les forêts, âgée d'une petite quarantaine d'années pendant que sa souche âgée de 180 se dore au soleil sur une lointaine plage entourée d'un tas d'autres vieillards milliardaires en pleine forme. J'ai peu aimé mais je suis allée au bout par curiosité, la fin ne m'a pas marqué plus que çà.

Le point positif : Ce roman amène à réfléchir sur l'avenir de l'humanité notamment sur son obsession à vivre de plus en plus vieux-ielles et en bonne santé mais aussi sur la dictature douce des richards de ce monde et notre incapacité à lutter.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Les étoiles s'éteignent à l'aube
  20 janvier 2018
Les étoiles s'éteignent à l'aube de Richard Wagamese
J’adore qu’on me raconte des histoires, le soir, au coin du poêle, à la lumière des flammes hautes et vacillantes et aussi à celle indirecte offerte par la lampe (mes yeux ne me permettant pas de lire à la seule lumière du feu). Richard Wagamese m’a raconté une histoire, qui m’a dépaysée, qui m’a emmenée dans les montagnes canadiennes et qui m’a ravie (de la même famille que ravisseur) à mon quotidien banal. Comme si ce roman était fait pour moi. Je venais d’abandonner un certain nombre de livres et là j’ai plongé dedans, et je m’y suis sentie chez moi.



Cet auteur est un écrivain canadien qui appartient à la nation amérindienne ojibwée. Il a un véritable talent de conteur. Il sait aussi décrire la nature, immerger son lecteur au sein de celle-ci, avec une telle puissance qu’on sent les odeurs du sous-bois, qu’on entend la rivière, qu’on vibre au moindre bruit furtif d’animal sauvage, qu’on entend le feu crépiter, qu’on pêche la truite avec une facilité déconcertante.



L’histoire, me direz-vous ?



Un jeune homme de 16 ans accompagne son père mourant et détruit par l’alcool dans les montagnes afin de lui offrir une sépulture de guerrier. Il le connaissait à peine, ayant été élevé par le vieil homme, mais il ne peut se soustraire à cette dernière et seule volonté de l’homme qui l’a engendré.



Avant de mourir, le père lui offrira son histoire.



C’est un livre sombre et lumineux. Frank, au terme de ce cheminement, ne comprendra peut-être pas les actes de son père mais il saura la vérité, celle qui lui a toujours été cachée, parce que les mots ne sont pas toujours faciles à prononcer, parce que les mots parfois restent bloqués dans la gorge, et que l’alcool, illusoire remède, les empêche de sortir, les nimbe dans une brume épaisse.



Richard Wagamese a une écriture variée, sèche et directe dans les dialogues et plus lyrique, plus étoffée, plus imagée dans les descriptions et lorsque le père se livre. J’ai été touchée, coulée.



Et puis j’ai aussi beaucoup aimé la place que l’auteur a faite à l’art de conter, art que possédaient la grand-mère et la mère de Frank, ces moments magiques où plus rien ne compte que les mots, que l’imaginaire.



C’est un livre que j’ai eu de la peine à refermer, j’ai abandonné tout ce que je devais faire pour lui, pour mon plus grand plaisir.
Lien : https://krolfranca.wordpress..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Star Wars HS nº1
  20 janvier 2018
Star Wars HS nº1 de Kieron Gillen Jason Aaron
Ce tome peut se lire sans connaissance préalable des séries 2 séries qui s'y croisent, et avec une connaissance superficielle de l'univers Star Wars. Il comprend les épisodes Screaming Citadel 1, Star Wars 31 & 32, et Doctor Aphra 7 & 8, initialement parus en 2017. Il fait suite à Star Wars, tome 5 (épisodes 26 à 30, et annuel 2) et à Star Wars : Docteur Aphra T01 (épisodes 1 à 6). L'épisode Screaming Citadel 1 est écrit par Kieron Gillen, dessiné et encré par Marco Checchetto, avec une mise en couleurs d'Andres Mossa. Les épisodes 31 & 31 de Star Wars sont écrits par Jason Aaron, dessinés et encrés par Salvador Laroca, avec une mise en couleurs d'Edgar Delgado. Les épisodes 7 & 8 de Doctor Aphra sont écrits par Kieron Gillen, dessinés et encrés par Andrea Boccardo, mis en couleurs par Antonio Fabela.



Sur la planète Horox III, Luke Skywalker pénètre dans un bar, où un client lui fait tout de suite observer qu'il n'est pas le bienvenu car ce n'est pas un endroit où on sert les humains. La docteure Chelli Lona Aphra arrive pile poil à ce moment-là. Elle a droit à un accueil encore plus dur car l'un des clients la reconnaît pour avoir dérobé un objet de valeur. Il s'en suit une belle bagarre dans laquelle l'intervention de Black Krrsantan (un wookie compagnon de voyage d'Aphra) est décisive. Elle réussit à persuader Luke Skywalker de l'accompagner dans son vaisseau, avec Krrsantan et ses 2 droïdes (Triple Zéro & Beetee), pour se rendre sur la planète Ktath'atn. Sur place, elle lui a indiqué que la Reine de Ktath'atn sera en mesure de débloquer le cristal qu'elle a récupéré précédemment et qui contient la mémoire du chevalier Jedi Rur. Ce dernier devrait pouvoir aider Luke à progresser dans son apprentissage de l'utilisation de la Force.



Peu de temps après leur décollage, un autre vaisseau arrive sur Horox III. À son bord se trouvent la princesse Leia Organa, Han Solo et Sana Solo. Ils sont à la recherche de Luke Skywalker. Ils ne tardent pas à découvrir le message qu'il a laissé à leur attention et qui explique la raison de son départ. Ayant déjà eu l'occasion d'apprécier la fiabilité de Chelli Aphra, ils se mettent à sa poursuite sur le champ. Sur la planète Ktath'atn, Aphra, Skywalker et Krrsantan demandent aux gardes de les laisser pénétrer dans la citadelle pour soumettre leur demande à la reine de Ktath'atn. Les gardes accèdent à leur demande, sauf pour le wookie qui est placé en quarantaine. Tous les ans, elle reçoit des individus venus de tous les coins de l'univers, pour satisfaire leur requête sous réserve qu'ils lui aient apporté un présent qu'elle juge digne d'elle. Un fois dans leurs appartements, Luke et Aphra se changent en tenue de soirée, puis se rendent dans la salle d'audience qui est bondée de requérants.



En 2015, l'éditeur Marvel avait commencé à exploiter la licence Star Wars très progressivement, en débutant avec seulement 2 titres mensuels : l'un appelé Star Wars écrit par Jason Aaron, où le lecteur pouvait retrouver Luke Skywalker et les autres personnages emblématiques de 2 premières trilogies, et un titre consacré à Darth Vader écrit par Kieron Gillen. Progressivement, il augmenté le nombre de titres, essentiellement sous la forme de miniséries, puis ajouté celui de Doctor Aphra. L'éditeur n'a pas mis longtemps à appliquer la méthode Marvel et à organiser des histoires faisant se rencontrer 2 titres, le premier ayant été Star Wars : Vador abattu pour les séries Star Wars et Darth Vader. Afin de donner du poids à la série du Doctor Aphra, c'est à son tour de rencontrer les personnages de la série Star Wars. Le premier épisode est écrit par Kieron Gillen, et le lecteur comprend vite qu'il est à l'origine de l'intrigue, car elle repose entièrement sur les agissements et les prises de risque non mesuré du Docteur Aphra. Comme le titre l'indique, le scénariste raconte une histoire qui se déroule dans une citadelle de sinistre réputation, plaçant Luke Skywalker face à la reine de Ktath'atn. Le récit commence par ce qui n'est pas loin de s'apparenter à un enlèvement de Luke Skywalker, Chelli Aphra étant la reine de l'entourloupe. Le lecteur a bien vite compris ce qu'elle compte offrir à la reine de Ktath'atn : un jeune fermier maîtrisant la Force. Il sait aussi par avance qu'à ce stade de son histoire personnelle, Luke n'est capable que d'un usage de la Force, modéré, non maîtrisé, et pas forcément intentionnel.



Le récit repose donc sur la duplicité du docteure Aphra, de ses revirements de prise de position, de son absence totale de maîtrise des situations, de son incapacité à anticiper les risques qu'elle prend. Donc ce qui peut mal tourner va mal tourner. Derrière, Leia Organa, Han Solo et Sana Solo vont faire de leur mieux pour rattraper leur retard et récupérer Luke sain et sauf. Les intentions de la reine de Ktath'atn s'avèrent assez basiques, et peu originales, pas très éloignées d'une forme de vampirisme. Kieron Gillen s'amuse à faire en sorte que chaque fois que Luke Skywalker et les autres sont attaqués, ils gagnent une bataille, mais leur victoire est de courte durée, et parfois illusoire. Il sort une vilaine bestiole de son chapeau pour pimenter le tout, un parasite dénommé symbiote Abersin capable de prendre le contrôle du corps d'un individu et d'imposer sa conscience. Le lecteur constate rapidement que ces possessions ne laissent pas de séquelles, et il comprend qu'il ne s'agit que d'un dispositif narratif artificiel pour faire durer l'histoire. Il se désintéresse de l'intrigue à la fin de la première moitié du récit car il sent bien que les auteurs rendront les personnages dans l'état où ils étaient quand le récit a commencé, sans aucune conséquence, même à court terme.



Même si le lecteur a du mal à s'investir dans l'intrigue, il apprécie à sa juste valeur la mise en scène des personnages des films. Il reconnaît sans aucun difficulté Luke Skywaker, la princesse Leia et Han Solo, grâce à leur costume, et aussi grâce à une ressemblance satisfaisante avec les acteurs. Les scénaristes savent placer des réparties appropriées au bon moment que ce soit le manque de fiabilité de Han Solo, ou les origines de garçon de ferme de Luke Slywalker. Ils gardent sous le coude l'utilisation du sabre laser, jusqu'à la deuxième partie du récit. L'usage de la Force est hésitant et spectaculaire. Les différents dessinateurs reprennent avec fidélité des conceptions visuelles issues des films, de manière patente comme le Faucon Millénaire, de manière plus discrète comme l'armure portée par Bombinax.



Pour le premier épisode, Marco Checchetto réalise de dessins avec une forte densité d'informations visuelles, ce qui permet au lecteur de se projeter aussi bien dans ce bar qui n'est pas pour les humains, que dans les fastes de la réception organisée pour l'audience auprès de la reine de Ktath'atn. Le lecteur reconnaît sans peine l'aéroglisseur utilisé par Skywalker sur Horox III. Il détaille les bâtiments en préfabriqué d'Horox III, et il peut les comparer aux bâtiments en pierre de Ktath'atn. Il voit l'environnement désolé et désertique d'Horox III, contrastant avec le site beaucoup plus construit et fastueux du palais de la reine, la citadelle hurlante qui donne son nom au récit. Le lecteur apprécie la sophistication de la complémentarité entre les dessins et la mise en couleurs. Andres Mossa ajoute les variations d'intensité lumineuse, sur chaque surface, définit une teinte majeure pour chaque séquence, et utilise les effets spéciaux avec pertinence et élégance. En particulier il sait reproduire l'effet du passage en hyperespace, et il donne une sensation humide à la pluie très convaincante.



Le lecteur (re)découvre ensuite les dessins très léchés de Salvador Laroca, avec une mise en couleurs qui sculpte et polit les dessins. Laroca donne l'impression de réaliser des photographies, avec des traits de contour délicats et précis, un degré de détails savamment pesé et des poses évoquant celles d'acteurs. Il utilise de manière quasi systématique des cases de la largeur de la page pour donner l'impression d'un écran de cinéma. Edgar Delgado parachève les reliefs de chaque forme, avec une mise en couleurs très minutieuse. C'est un régal pour les yeux, et le choix des cadrages évite une impression trop figée. Andrea Broccardo ne démérite en ce qui concerne le degré descriptif, mais ses dessins n'ont ni la vivacité de ceux de Checchetto, ni l'apparence cinématographique de ceux de Laroca. Le lecteur retrouve une sensation plus porche des comics classiques, tout en restant de bonne facture, et ne respectant les caractéristiques visuelles des films Star Wars.



Ce crossover entre les séries Star Wars et Doctor Aphra constitue une aventure qui reprend les personnages et l'univers Star Wars de manière appropriée et pertinente, pour un récit mettant Luke Skywalker inexpérimenté face à la reine de Ktath'atn qui souhaite l'ajouter à sa collection. L'histoire suit une trame classique, à base de confrontations successives contre la reine de Ktath'atn, avec un symbiote particulièrement vicieux par là-dessus, mais finalement curieusement inoffensif. Les dessinateurs reproduisent les designs des films avec une certaine habileté, et leur donnent vie, avec un panache certain pour Marco Checchetto et Salvador Laroca. Le lecteur fan de Star Wars y voir une bonne occasion de retrouver ses personnages préférés mis en scène avec respect et conviction, 4 étoiles. Le lecteur de passage apprécie la narration visuelle, mais se désintéresse de l'histoire dans sa deuxième moitié, 3 étoiles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Entre chiens et loups
  20 janvier 2018
Entre chiens et loups de Malorie Blackman
Lorsque j'ai commencé à lire Entre Chiens et loups, et aux premières pages, je me suis dit : bon, la lecture semble facile, le style n'est guère recherché, mais l'histoire est malgré tout intéressante - le prologue donne envie.



Je me suis donc habituée aux changements de narrateur et aux temps verbaux, et j'ai plutôt bien accroché à l'histoire, tout du moins pendant une première moitié.



Il faut dire que passé un certain moment, l'auteur a dû se dire: ouh la la, c'est trop compliqué de construire un univers, donc je vais faire de grosses ellipses temporelles (pratique, ces changements de narrateur, tiens ! pour laisser de côté des tas de choses) et surtout je vais résumer le temps qui passe et l'évolution des personnages en deux phrases !



En bref, l'ouvrage ne va pas au bout de ses promesses. Il reste insuffisamment approfondi et les personnages superficiels. Leurs psychologie est particulièrement peu creusée et leurs réactions franchement incompréhensibles parfois, illogiques.



Et puis c'est quoi ce vieux relent d'histoire d'amour mal géré ? "On s'aime, mais on n'a pas pu s'aimer en temps et en heure, donc on couche ensemble pour la première fois alors que je suis séquestrée par toi et tes camarades et que je devrais légèrement être traumatisée ?" (Ça me rappelle les vieux clichés dans certains mangas : j'ai été violée ah mais en fait non car c'est un beau ténébreux ((même si ici, ce n'est pas un viol, nous ne sommes pas loin de la relation abusive vu la situation)). Et ne parlons pas de cette première fois tout-beau-tout-rose-évidemment.



Je pense que l'on peut réserver cette lecture à un public adolescent... Pourtant, un livre destiné aux ado n'est pas "forcément mauvais" ! Et franchement, je peux leur conseiller mieux, car ils méritent mieux.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Le corps humain, il etait une fois la vie. ..
  20 janvier 2018
Le corps humain, il etait une fois la vie. tome 14. les dents de Albert Barillé
Les dents sont très importantes pour moi. Depuis toujours j'en prends soin. Ce petit livre m'a confortée dans ma préoccupation d'avoir de bonnes dents en pleine santé. Il montre bien leur importance et la difficulté de les garder saines. Ce livre est à mettre dans toutes les mains.
Lien : http://jenta3.blogs.dhnet.be..
Commenter  J’apprécie          00


Suivez toutes les critiques de la presse Voir plus

Actualitte

1516 critiques

LeFigaro

1760 critiques

LeMonde

1638 critiques

Lhumanite

510 critiques

Liberation

1583 critiques

Bibliobs

1280 critiques

LePoint

652 critiques

LesEchos

890 critiques

Lexpress

3504 critiques

Telerama

2420 critiques

LaPresse

1671 critiques

LaLibreBe...

1059 critiques