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L'alchimiste
  20 septembre 2018
L'alchimiste de Paulo Coelho
Cela faisait des années que j’entendais parler de ce livre, présenté par certains comme une véritable Bible. Le mot Bible, je l’admets, convient assez bien à l’ouvrage puisqu’il y est énormément question de Dieu, au point que l’athée ou l’agnostique se sentira très certainement désœuvré face à celui-ci. Ainsi, l’omniprésence d’un Dieu catholique m’a fortement dérangée. Je suis en effet de celles qui, sans pour autant être croyante, croient en un certain destin et en un certain ordre du monde. Les idées développées par l’auteur m’ont donc beaucoup intéressée, mais je pense qu’il aurait pu les transmettre de manière plus universelle s’il n’avait pas laissé ses convictions personnelles l’emporter. Bien entendu, l’ouvrage est complexe, peut-être mes réticences sont-elles simplement dues à mon incompréhension et si tel est le cas, j’en suis désolée. Néanmoins, j’exprime ici mon ressenti, qui ne peut en revanche être nié, à savoir que l’auteur, même si ce n’était probablement pas son intention, ferme la porte à ceux qui n’auraient pas la foi, alors que les grandes lignes de ce roman pourraient s’adresser à tous.

J’ai également trouvé très étrange que l’objectif de Santiago, qui est pourtant sensé parler le langage du monde, soit pécunier. De manière générale, j’ai été très étonnée que l’argent et la guerre aient une si grande importance dans ce genre de conte. Là encore, peut-être n’ai-je pas compris certaines symboliques qui m’auraient permis de décoder ce récit.

Du reste, étant donné qu’il s’agit d’un conte philosophique et non d’un roman à proprement parler, les personnages sont à peine esquissé. Je suis consciente que cela tient certainement au genre et à ses contraintes. Néanmoins, je n’avais pas cette impression en lisant Le petit prince ou Candide, dont les personnages étaient certes peu décrits, mais dont les actes permettaient d’en établir un portrait assez clair.

Mis à part cela, Paulo Coelho est parvenu à mettre en place une atmosphère très particulière, et je dirais même unique autour de son histoire. Entre paysages andalous et désertiques, Santiago nous emmène à travers un magnifique voyage, dont l’aspect épique n’est pas pour me déplaire. J’ai aussi beaucoup aimé l’image de la transformation de l’homme en vent, très poétique.

Quant au style, il est impeccable : à la fois très simple et très élégant. Les mots sont chaleureux, rassurants et nous poussent non seulement à accomplir nos rêves, mais aussi à croire en nous.

Il s’agit en outre d’une véritable mine à citations, plus inspirantes les unes que les autres. Effectivement, les idées énoncées sont novatrices et motivantes, si bien qu’il est difficile de sortir de cette lecture sans ressentir une profonde détermination.

Malheureusement et paradoxalement, j’ai déploré quelques longueurs à ce livre, pourtant très court. Car malgré son peu de pages, les idées qu’il manifeste ont tendance à se répéter. On pourrait d’ailleurs résumer le message de ce livre en quelques lignes à peine : chacun de nous doit accomplir sa légende personnelle et écouter son cœur ; à partir de là, l’Univers mettra tout en place pour nous aider à atteindre nos objectifs. Et plutôt que d’exposer cette morale à la fin du livre, Paulo Coelho a choisi de l’expliciter dès les premières pages. L’intérêt de la suite du livre est de ce fait discutable. Une leçon différente mais bien moins percutante selon moi est toutefois exprimée dans les derniers chapitres, à savoir que l’Univers tout entier est régi par l’amour (ce qui, dans toutes les langues du monde, sonne affreusement cucul) et que l’accomplissement du berger tient non pas à son rêve mais au chemin qu’il a parcouru pour le réaliser.

A nouveau, je me rend compte que j’ai été fort critique envers ce livre, qui ne m’a pourtant pas tant déplu. J’ai simplement été déçue par rapport aux attentes que j’en avais, mais globalement, je ne suis pas mécontente de l’avoir lu. Comme je l'ai dit, il est extrêmement bien écrit et développe des idées très intéressantes.


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Ric Hochet, tome 40 : Le Double qui tue
  20 septembre 2018
Ric Hochet, tome 40 : Le Double qui tue de Tibet
le premier Ric Hochet que j'ai lu, j'etait tres jeune donc je ne comprenais pas tout. j'aimerai le retrouver a present
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Le calame noir
  20 septembre 2018
Le calame noir de Yasmine Ghata
Parmi la foule de titres sortis et remarqué pour cette RL, il y a eu celui-ci. L’auteure promet la découverte d’un artiste oublié par l’Histoire et la propre histoire de son pays, à travers un point de vue originale : Suzanne, que vient hanter le fantôme de la fille du peintre lors de la visite d’une exposition au nom de son père. Voyage au XVe siècle, traversés de grandes steppes et pigments sont donc au menu du jour.



Siyah Qalam était tout pour sa fille. Un symbole, presque un dieu vivant. Mais aux yeux des contemporains, qui était-il ? Un artiste, amoureux de la steppe aux services de plusieurs seigneurs, parfois incompris. Encensé, respecté, il connut aussi la chute, la honte et la pauvreté avant de mourir dans l’indifférence générale. Mais ceci n’est que la surface du livre puisque le sujet est tout autre. Le père. L’auteure parle de paternité et de relation père / fille avec une rare justesse. Aygül idolâtre son père, sa dernière famille. Impossible pour elle d’être libre et de vivre tant la présence paternelle, influe sur ce qu’elle est. Même ses choix de vie sont imprégnés.



En parallèle il y a le deuil, et on le ressent également avec Suzanne, personnage effacé pour laisser toute la voix à Aygül. Ces rares moments de paroles montrent une femme vide et seule, comme la fille du peintre. Les deux femmes sont totalement perdues, refuse leur deuil et refuse un peu de vivre. Ecrit comme un conte oriental, Le calame noir est beau et prend son lecteur par la main pour lui montrer une culture différente de la sienne, tantôt cruel, tantôt douce sans jamais poser un jugement.



J’ai passé un joli moment et j’ai souvent fait le parallèle avec ma propre relation paternelle. Une fille symbolise souvent son père en le déshumanisant et le livre fait très bien prendre conscience.



Un beau conte oriental sur un peintre en marge de son époque qui vivait à travers les yeux de sa fille. Yasmine Ghata, écrit avec justesse et beaucoup de poésie sur les relations père / fille. Un livre à lire en prenant le temps afin d’apprécier toute la richesse de l’écriture de l’auteure.
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Walden ou La vie dans les bois
  20 septembre 2018
Walden ou La vie dans les bois de Henry David Thoreau ()
Que dire de plus ou de moins sur cet essentiel récit de vie, sur cette apaisante autobiographie , sur ce témoignage vital et revitalisant ?

Walden ou La vie dans les bois fait partie de ces quelques dolmen littéraires profondément ancrés dans votre esprit.

S'affranchissant de l'étiquette du genre, nous pouvons cependant percevoir cet écrit majeur d'Henry David Thoreau à la fois comme un témoignage , un récit philosophique ou encore un pamphlet ( bien que cela soit , à mon avis, relativement mineur) . Difficile de résumer Walden en quelques mots, c'est tout simplement une oeuvre qui apporte de l'espoir et du baume au coeur. Personnellement j'y ai vu un témoignage reposant, une parcelle de vie apaisante. Ce livre est d'autant plus moderne aujourd'hui. Il se dresse face aux effluves superficielles imposés par les diktat du paraître, du conformisme, de ce désir imposable et imposé de réussite et d'argent. Henry David Thoreau nous montre combien il est facile d'être heureux avec peu en nous dévoilant ce vécu de deux années au sein de la contrée de Walden. Ce témoignage est un fabuleux condensé de rêveries épicuriennes. Mais il est tellement bien plus...

Walden ou la vie dans les bois est un récit savoureux et réfléchi dont on ressort avec l'esprit en ébullition et le sentiment d'avoir découvert de nouvelles perspectives.
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Avez-vous encore des racines paysannes ?
  20 septembre 2018
Avez-vous encore des racines paysannes ? de Jean Auzin
La lecture de ton livre me conscientise sur la transition alimentaire nécessaire et l’importance d’encourager les petits producteurs agricoles locaux!Hier,j’ai choisi d’acheter les fraises d’un producteur local,de belles grosses fraises rouges,juteuses !Bravo pour ta créativité,ta grande persévérance et pour faire aimer le travail de l’agriculteur ayant l’esprit libre et fier malgré l’énorme travail que ça comporte!Mon fils achète son panier de légumes d’une ferme locale et moi j’aime bien aller rencontrer ces producteurs au marché local.Je suis vraiment dans la gratitude de voir tous ces beaux fruits et légumes et de penser au travail de ces gens pour nous les offrir!



Ginette Terrien (Quebec)
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Le parfum de l'avenir
  20 septembre 2018
Le parfum de l'avenir de Julie Giordano
Avec « Le parfum de l'avenir » Julie Giordano nous livre une magnifique envolée au pays de l'optimisme. On y suit les aventures de Paul, un jeune homme à qui tout réussit et qui voit ressurgir du jour au lendemain son grand père Paddy, légèrement farfelu. Ce dernier va tenter l'impossible pour tenter d'éveiller son petit-fils au vrai sens de l'existence et lui montrer qu'une vie épanouie ne se mesure pas forcement en billets...

Julie Giordano nous offre un moment de fraîcheur que l'on savoure sans voir passer les pages. Un roman maîtrisé de bout en bout qui, sans donner de leçons comme le font certains livres de développement personnel à la mode, nous pousse à notre tour vers une introspection.

Courons-nous réellement vers le bonheur ? Protégeons-nous réellement ce qui nous est essentiel ? Ne vivons-nous pas trop vite pour avoir le temps de vraiment aimer ? A se construire un avenir matériel, ne sacrifie-t-on pas l'essence de notre passé ? N'oublions-nous pas trop souvent ceux qui nous aime depuis que l'on est enfant ?

Et si nous grandissions en conservant nos rêves d'enfants, voire notre coeur d'enfant, la vie ne serait-elle pas infiniment plus belle?



Bref, un roman réussi que vous ne reposerez pas avant de l'avoir achevé. Un style éthéré et parfaitement maîtrisé.

Une belle histoire.

Un beau moment.



On aimerait vivre la suite des aventures de Paul avec un Tome 2 qui sait ?



Plus terre à terre mais avec son importance : l'édition est de qualité et l'objet-livre en lui-même est de grande qualité ! Une auto-édition plus que réussie...
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Mer agitée
  20 septembre 2018
Mer agitée de Christine Desrousseaux
Ce livre avance au rythme du journal de baignade d'un septuagénaire. Différents paysages de la mer nous sont décrits, les sensations de l'eau sur son corps, les états d'âmes de ce grand père,..



En dehors de ces moments intimistes, un sordide fait divers va se produire et chambouler tout le petit village...



Le suspense dure tout au long du roman.

L'histoire est captivante, les personnages sont attachants, vrais, simples.

On se sent au cœur de l'intrigue..
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Culture en perles
  20 septembre 2018
Culture en perles de JEAN AUZUN
J’ai bien ri de lire les mots d’enfants. C’est un magnifique recueils de perles!Merci Félicitations pour ton livre!

Je me réjouis de lire tous ces mots d’enfants! Leur logique me surprend grandement !

Ginette Terrien
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La Daronne
  20 septembre 2018
La Daronne de Cayre Hannelore
Je kiffe la Daronne. Quel bouquin ! Un plaisir de lecture total. Un polar qui sort complétement des sentiers battus à tel point qu'on à du mal à le classer. Alors va pour le mettre dans la case polar mais c'est beaucoup plus que cela. D'abord c'est un personnage, Patience alias la Daronne une interprète qui sur ses vieux jours se reconvertit dans le trafic d'herbe en très grosse quantité. Çà c'est pour le côté polar, pour le côté roman c'est son enfance atypique avec des parents affectivement peu présents, son quotidien de femme devant faire face à un vie monotone et une mère en maison de retraite. Mais il ne faut pas croire que c'est un bouquin chiant ennuyeux, c'est tout le contraire c'est un roman énergisant qui nous rebooste le moral et qui nous décrispe les zygomatiques. J'ai rarement autant ri en lisant un livre qu'avec celui ci. Grâce à un style électrisant, des réparties qui fusent et un humour décapant. Pour moi, c'est la découverte d'une auteure et la promesse de futurs bons moments de lecture.
Lien : http://desgoutsetdeslivres.o..
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Rebelle du désert, tome 2 : La trahison
  20 septembre 2018
Rebelle du désert, tome 2 : La trahison de Hamilton Alwyn
> https://booksandrap.wordpress.com/2018/09/20/rebelle-du-desert-t2-alwyn-hamilton/





Souvenez-vous, « Rebelle du désert » c’était quoi ? Une fantasy ébouriffante, qui m’avait entrainée au-delà des plaines arides où régnait chaleur, sable chaud et légendes anciennes. J’avais adoré. Et pourtant j’ai beau me répéter que les univers comme celui-ci ne sont pas fait pour moi, que je ne suis pas réellement attirée par les histoires où se mêlent dons particulier, djinns ou encore créatures, force est de constater que je ne pouvais plus en décrocher. À travers un univers riche et une plume envoutante, Alwyn Hamilton à su me captiver et me dépayser de la première à la dernière page.

Joie immense donc, quand est arrivé à la maison ce second volet des aventures d’Amani.





Encore une fois, j’ai passé un super moment. J’ai adoré retrouver l’univers si particulier même si je dois bien l’avouer, ce fût plutôt compliqué de m’y replonger au départ.

Il y a beaucoup de personnages, beaucoup d’informations, beaucoup de choses qui se sont dérouler dans le premier tome et qu’il fallait recontextualiser pour arriver à tout comprendre. Je me suis emmêlées les pinceaux de nombreuses fois, mais même si c’était un peu déroutant par moments, on se remets très vite dans le bain et on retrouve un rythme aussi haletant que nous l’offrait le premier livre. C’est rempli d’action et d’aventures, on ne n’ennuie pas une seule seconde.





La tournure que prenait l’histoire était très agréable. L’ambiance en elle-même est aussi très particulière. C’est bourré de folklore, de magie et de dangers. Au fur et à mesure on découvre ces contes ancestraux qui narrent des récits d’un autre temps, c’était absolument addictif et terriblement bien fait.

Côté personnage on est également bien servis. Amani est terriblement badass. On a besoin de ce genre de jeune femme fortes et indépendantes dans la littérature pour ado, qui n’ont pas leur langues dans leur poche et qui osent dire ce qu’elles pensent.





Je vous recommande sans aucun mal ces bouquins. Même si vous n’êtes pas forcément meilleur ami avec la fantasy, « Rebelle du désert » peut parfaitement vous séduire. Dépaysant, divertissant et excitant, il m’a, en tout cas, complètement charmée et j’attends de pied ferme le troisième tome qui ne devrait plus tarder à arriver !




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Le Gang des Prodiges, tome 1
  20 septembre 2018
Le Gang des Prodiges, tome 1 de Meyer Marissa
> https://booksandrap.wordpress.com/2018/09/20/le-gang-des-prodiges-t1-marissa-meyer/





Après avoir découvert Marissa Meyer avec les deux premiers tomes de sa célèbre saga « les chroniques lunaires » qui m'avait laissé un gout amer en bouche, et après avoir tenté Heartless qui m'avait fait passé un bon moment mais sans plus, j'étais quelque peu anxieuse de me lancer dans cette nouvelle saga. Bien différente de ses réécritures de contes, « le gang des prodiges » est une petite pépite !





Véritable ovni, il va aborder les super héros acclamés par la population et les super vilains aux dangereux pouvoirs, recherchés activement. J'ai adoré. J'ai adoré l'idée de cette histoire qui est bien plus cool que tout ce que j'ai pu lire dernièrement. C'est ingénieux, c'est bien fait. Très riche et très bien construit, c'est un univers qui tient la route. On rentre extrêmement vite dans l'histoire et on se prends au jeu tout de suite. On ne sait plus qui sont réellement les gentils ni les méchants.





On est perdus au milieu de ses personnages tous aussi différents les uns que les autres. On découvre des personnalités absolument mémorables, des divas loufoques, aux abeilles tueuses en passant par les gentils combattants, on découvre une gamme incroyable de personnages, qui, bien qu'ils défendent des intérêts communs, nous font fondre chacun à leur manière. Nova particulièrement est absolument géniale. Malgré ses blessures d'enfance, elle reste forte, courageuse et prête à tout pour rendre justice à sa famille.



Imaginez un endroit où les super héros sont formés. Imaginez maintenant un super vilain y pénétrer et se faire passer pour l'un des leurs. Çe serait le chaos. Çe serait formidable. Mais quand les actions se mélangent et les sentiments s'emmêlent nos personnages ont bien intérêt à s'accrocher s'ils ne veulent pas se perdre.





On aborde énormément de sujets. Au delà des simples valeurs de bien et de mal, on y parle de pouvoir, d'enjeux politique, de vengeance et d'amour. On aborde également l'amitié et la confiance et j'ai adoré découvrir de qu'elle manière Nova allait se débrouiller pour rester infiltrée malgré les difficultés qui se mettait sur son passage.

Je ne pensais vraiment pas autant apprécié ma lecture. C'est un premier tome à la fois complet et intéréssant. On nous dévoile assez d'informations pour que ce ne soit pas seulement introductif et on nous permets aisément, nous lecteurs, de nous visualiser ce monde futuriste avec facilité.

Si vous hésitiez à vous le procurer, foncez. Si vous aimez les histoires de super héros, foncez. Et même si ce n'est pas forcément votre truc, foncez. C'est agréable à lire, ça se dévore et c'est franchement le meilleur bouquin que j'ai pu lire de l'auteure.




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Femmes en résistance, Tome 3 : Berty Albrecht
  20 septembre 2018
Femmes en résistance, Tome 3 : Berty Albrecht de Régis Hautière
Une tétralogie des plus remarquables que vous proposent les éditions Casterman ! "Femmes en résistance", scénarisé par Régis Hautière et Francis Laboutique, avec l'appui de l'historienne Emmanuelle Polack et illustré par Ullcer, met en avant le destin de cinq femmes, héroïnes de par leur courage et leur ténacité, pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Ce tome 3 est consacré à l'une des plus grandes figures féminines de la résistance : Berty Albrecht.

En mai 1943, elle est arrêtée par la Gestapo, alors qu'elle se trouvait dans un parc à Mâcon. Dans l'espoir qu'elle leur livre Henry Frenay, elle subit un interrogatoire très musclé. Henry Frenay, principal chef de la résistance, a fondé la plus importante des organisations membres du Conseil National de la Résistance.

p. 7 : " Nous sommes sûrs que Frenay était la cible principale de ce coup de filet. "

De nos jours. Après avoir hérité d'un mystérieux carnet légué par sa tante à sa mort, Claire entame des recherches dans le passé de quatre femmes résistantes durant la Seconde Guerre Mondiale.

Lorsque Berty Albrecht fait la connaissance de Frenay, elle est séparée de son mari.

p. 7 : " Berty Albrecht a participé, elle aussi, à la création de ce mouvement. Elle travaillait pour Frenay. Elle était son bras droit, son alter ego."

De retour à Paris, elle se consacre à l'éducation de ses enfants, et s'investie dans le combat pour l'éducation, l'indépendance et le droit de vote pour les femmes.

p. 22 : " Et puis elle a repris ses activités militantes, affirmant ses principes d'égalité des sexes. Elle a lutté en faveur de la libération sexuelle, de la libre utilisation des moyens de contraception et réclamé le justice pour tous. "

Avec Frenay, ils créent le journal "Combat".

p. 39 : " Madame Albrecht a réussi à faire d'une petite feuille de propagande un grand journal d'information tiré à 25000 exemplaires. "

Sa mort, tragique, confirme d'autant plus sa détermination, et conforte le lecteur dans son admiration et le respect que l'on peut porter à une femme telle que Berty Albrecht, qui s'est battue pour la liberté, au prix de sa vie. Inhumée au Mont Valérien, elle est l'une des six femmes Compagnon de la Libération.

Les livres ont ce pouvoir de cristalliser l'Histoire, et notamment en le rendant accessible au plus grand nombre. C'est ce qu'ont réalisées les éditions Casterman grâce à cette série-concept. Toute la recherche biographique du personnage est subtilement incorporée dans une intrigue contemporaine. Le documentaire annexe final enrichit le livre du devoir de mémoire. Cette bande dessinée rend magnifiquement hommage au combat de cette femme, Berty Albrecht, héroïne féministe et communiste.

Une série à diffuser largement !
Lien : https://missbook85.wordpress..
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Les ébouriffés
  20 septembre 2018
Les ébouriffés de Philippe Delannoy
C'est un livre que j'ai trouvé dans une boîte à livres. Il ne m'a pas emballée. Il parle de jeunes de saint brieuc sous la présidence de Pompidou. Le roman est construit de saynètes en saynètes qui se suivent et nous donne un ensemble que je trouve décousu. Il nous nomme plus les rues et lieux de saint brieuc que de la vie et les émotions des adolescents de cette époque.

Je ressors déçu de cette lecture qui a des anachronisme et en décalage avec les événements qu'il ne peut avoir vécu vu son âge. Heureusement que ce n'est pas un livre que j'ai acheté!
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Marat
  20 septembre 2018
Marat de Serge Bianchi
En 1960, Albert Soboul avait noté que "De tous les hommes de la Révolution, Marat, le plus décrié, demeure le plus méconnu".

La biographie de Jean Massin, publiée la même année, fut une étape importante dans la redécouverte de Marat, personnage central de la Révolution française. Mais il revient à Olivier Coquard d'avoir renouvelé en 1993 la biographie de Marat, en restituant son portrait d'homme des Lumières, et en situant la manière dont s'est opérée sa transformation en L'Ami du Peuple.



Serge Bianchi ajoute à sa synthèse de l'ensemble des apports scientifiques précédents une vue d'ensemble des travaux de chercheurs réunis autour de Jean-Claude Bonnet, d'abord sur les circonstances et les conséquences de la mort de Marat, puis à propos de la panthéonisation de l'ami du peuple, et enfin sur la formation des mythes, voire de légendes, à propos de la personnalité multiple de Marat, sous la forme d'une grande diversité de représentations.



Serge Bianchi se donne pour ligne de conduite de ne prendre en compte l'apport de tel ou tel chercheur que dans son lien avéré à l'archives, et de s'en tenir au plus près des évènements et des textes sans porter de jugements susceptibles d'influencer son lecteur.

La partie proprement biographique de l'ouvrage, retrace les efforts de Marat pour se faire connaître comme homme des Lumières, en appui sur son cosmopolitisme, sa qualité d'homme de lettre, sa proximité avec Rousseau et surtout sa volonté d'atteindre la renommée scientifique.

Les années 1788-1789 montrent Marat va sur le terrain de l'abbé Sieyès, et met sa plume au service d'une cause nationale. "L'aventure éditoriale hors norme de L'Ami du Peuple" en marque les étapes du parcours d'un journaliste d'abord modéré, puis radical - comme d'autres journalistes jacobins - mais avec une spécificité majeure, l'ancrage dans son quartier, le district des Cordeliers, devenu section du Théâtre-Français en 1790.

Serge Bianchi convient qu'il faut surtout suivre au plus près la ligne politique de Marat d'évènement en évènement, en la qualifiant là encore au plus près des textes. C'est ici que Marat se donne une image de sentinelle du peuple.



La description de la complexité de l'ascension de Marat, ses rapports difficiles avec les autorités, en particulier la municipalité de Paris et sa proscription à diverses reprises.



Le portrait croisé de Marat et Robespierre est très intéressant : leurs relations sont quasi inexistantes, en dehors de causes et de combats menés en commun. Le partage entre le légalisme de Robespierre et la violence de Marat les sépare, ou les rapproche en fonction des évènements ; Marat considère que Robespierre le voit avec effroi, ce qui s'explique par le fait qu'il n'a pas "l'audace d'une véritable homme d'Etat" tout en étant un "vrai patriote". De son côté, Robespierre considère que Marat dit des "vérités utiles" face aux évènements majeurs, mais à l'aide de "propositions absurdes et violentes".



Reste bien sûr la question essentielle posée par Serge Bianchi : "Quelle est la place de Marat dans une Révolution font il est l'un des acteurs les plus controversés ?"

On peut en conclure que la singularité de Marat, la multiplication de ces rapports en positif ou négatif avec d'autres révolutionnaires, puis avec les historiens, le condamnent à des jugements extrêmes de ses contemporains jusqu'à nos jours.



Extraits de la critique de Jacques Guilhaumou dans les AHRF N° 393.
Lien : https://ser.hypotheses.org/1..
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Le pays que j'aime
  20 septembre 2018
Le pays que j'aime de Caterina Bonvicini
Olivia fille de riches entrepreneurs du bâtiment et Valerio fils du jardinier et de la « bonne » grandissent ensemble dans la magnifique villa de la famille d’Olivia.

Deux événements viennent rompre la vie des deux adolescents. Le 2 août 1980, un attentat advient en gare de Bologne et la famille Morganti envisage de quitter la ville. Puis sa mère rêvant d’une vie meilleure socialement parlant quitte son père pour un homme beau-parleur mais sans le sou. Valério quitte Olivia pour la Via Chabrera. Il y côtoie une jeunesse peu fréquentable. Leurs chemins s’éloignent. Valério fait ses études à l’université de Bologne. Il souhaite devenir magistrat. Lors des vacances d’été, Il revoit Olivia, à l’occasion de son anniversaire, entourée de ses amis, La différence entre les deux mondes est criante.

Dans ce roman on voit la société et nos protagonistes évoluer en même temps. Olivia, enfant gâtée qui se marie et ouvre une galerie d’art . Valerio, enfant de famille modeste qui met ses aspirations de côté pour prendre une certaine revanche sociale et s'enrichir

Le roman est très intéressant car il nous plonge à travers l’histoire de ces familles, leur éducation et leur culture, mais aussi l’infidélité, le mensonge et les doubles vies, dans la vie en Italie sous la présidence de Berlusconi. On découvre la vie des grandes sociétés, notamment celles du BTP, gangrénée par la mafia, la corruption et les pots de vin. Tout s’achète en Italie pour obtenir des marchés importants et s’enrichir.

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Un clafoutis aux tomates cerises
  20 septembre 2018
Un clafoutis aux tomates cerises de Véronique de Bure
Au soir de sa vie, Jeanne, quatre-vingt-dix ans, décide d'écrire son journal intime. elle consigne ses journées, , La liberté de vie et de ton est l'un des privilèges du grand âge, aussi Jeanne fait ce qu'elle veut elle a une vie simple et heureuse : regarder pousser ses fleurs, boire du vin blanc avec ses amies, s'amuser des mésaventures du couple de la ferme d'à côté, accueillir - ses petits-enfants. Un livre qui fait sourire car Jeanne n'a pas la langue dans sa poche et ses réflexions sont désopilantes. Comment ne pas être d'accord avec elle : « Tant qu'on a toute sa tête et que l'on peut conduire sa voiture, tout va bien. »Je retrouve dans ce livre la sagesse de mon père, savoir profiter de ce qu'on a , de ce qui nous entoure, regarder pousser les légumes, la couleur des feuilles des arbres, le petit oiseau qui vient au bord de votre fenêtre, les couleurs du ciel etc.. ces bonheurs simples qu'on ne sait plus voir et qui rendent heureux. Un joli livre pour mes vacances
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Une nuit, un chat...
  20 septembre 2018
Une nuit, un chat... de Yvan Pommaux
Yvan Pommaux est un auteur pour la jeunesse dont j’aime beaucoup le style qui mélange album et bande-dessinée pour les plus jeunes. Il a de plus un univers qui me parle, parfois plutôt fantastique, parfois plutôt policier.



Dans ce court récit de presque 40 pages, nous suivons la première sortie d’un chaton la nuit sous le regard inquiet de ses parents. C’est l’occasion de découvrir la ville d’un autre oeil, mais aussi de parler avec les plus jeunes du fait de grandir et pour les parents d’oser laisser leurs enfants faire des expériences.



L’histoire est ludique comme toujours avec Pommaux. Il y a plein de petits détails qui attirent l’oeil du lecteur à chaque page. Les dialogues entre le texte et les dessins sont permanents nous obligeant à rester sur le qui vive pour ne rien manquer.



J’ai beaucoup aimé suivre les aventures de Groucho sous le regard vigilant de son père, de sa découverte de la vie nocturne, à ses peurs de ce qu’on peut y croiser, jusqu’à la belle rencontre qu’il fait. C’est une belle métaphore de la vie, le tout avec des dessins toujours aussi bien travaillés dans une ambiance de polar des années 50. J’adore !
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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Loin de la foule déchaînée
  20 septembre 2018
Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy
J'ai relu le livre après avoir vu le merveilleux film réalisé en 2015 où l'acteur Mathias Schoenarts joue le rôle de Monsieur Oak. Il porte bien son nom celui-là. Son jeu est formidable, il fait passer toutes les émotions dans son visage et sa stature.

J'avais lu " Loin de la foule déchaînée" il y a quelques années mais j'avais perdu le livre. Je me le suis reprocuré depuis quelques temps et en lis une petite partie de temps à autre pour me changer les idées entre deux lectures.

L'impression reste la même : ce que je ressens est toujours aussi intense.

Thomas Hardy nous décrit à merveille une campagne anglaise du XIXème siècle.

Nous y rencontrons notre héroïne Batsheba Everdene qui semble être désireuse de rester indépendante hors mariage.

Elle sera entourée de trois hommes : Monsieur Oak, de condition plus modeste qu'elle et qui lui témoigne un amour totalement désintéressé.

Monsieur Boldwood, son châtelain de voisin qui tombe dans le panneau d'un jeu amoureux de Bathsheba et lui offre mariage et protection.

Le sergent Troy pour qui elle va perdre la tête emportée par ses sens.

Passion, drames, amour, solidarité entre hommes amoureux éconduits, condition de la femme.

On y lit tout cela dans le roman de Thomas Hardy.

Le roman, merveilleusement écrit rejoint le film en intensité.

Ce n'est pas tous les jours qu'on lit une pareille lecture.

La première fois que je l'avais lu, je n'avais pas su le lâcher.

Quand j'ai vu le film, j'ai été complètement enchantée.

En relisant le livre, je me suis dirigée vers les scènes les plus intenses comme celle où le troupeau de Mr Oak va être anéanti et d'autres comme celle où Fanny rate l'église de son mariage puis, j'arrête, je vais tout raconter.



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Helena
  20 septembre 2018
Helena de Jérémy Fel
Ça y est, l'ouragan Helena m'a frappé en plein coeur.

J'étais pourtant prévenu.

Les nombreux éloges de lecteurs avaient tiré le signal d'alarme.

J'étais préparé,  barricadé,  lesté.

Pourtant tel un fétu de paille, j'ai été emporté. Entornadé (j'aime bien inventer des mots, mais c'est pour exprimer la puissance avec laquelle cette lecture m'a embarqué).

Helena, roman noir de chez sombre.

Histoire de mères.

Présentes. Absentes. Aimantes. Protectrices.

Histoire a travers quatre personnages principaux.

Une mère, Norma. (que l'on ne peut presque pas dissocier de sa petite fille Cindy au rêve de Little miss sunshine américain)

Un fils Graham, qui rêve de New York, de grande école de photographies et d'Amber sa petite amie.

Son frère Tommy, ses fantômes,  ses fantasmes et ses dérives.

Et une jeune fille de passage, Hayley, experte en maniement de club de golf.

Chacun de ces personnages est une histoire à lui seul.

Jeremy Fel en a fait un roman intense, 730 pages qui se dévorent, comme les monstres dévorent les petits enfants...

Helena, c'est l'effet papillon... ou comment un téléphone dans une piscine va engendrer une série de drames.

Helena, c'est une succession de mauvaises décisions prises par chacun des protagonistes.

Helena c'est l'âme noire de l'humanité.

Il est fort Fel.

Il vous broie les tripes et l'instant d'après il vous fait entendre les chants d'oiseaux, ou le ressac de la mer.

Il alterne avec talent les passages violents et les images d'Epinal ( bon, là on est au Kansas,  pas dans les Vosges...). L'hémoglobine et le maquillage...

Il tient le lecteur en éveil.

Il lui fait peur, mais d'une caresse amicale sur la joue il le rassure.

Dans Helena les rêves deviennent cauchemars.

La cause ? La violence, la mort, l'alcool et la drogue.

Maman, comme le monde est méchant.

Maman, comme le monde est beau.

Et à la fin, tout à la fin, la question se pose, être mère, bonheur ou malédiction ?

Ce roman ne laisse pas indifférent.

Je me joins à toutes les louanges déjà exprimées et je vous encourage à découvrir l'un des meilleurs romans de cette rentrée littéraire.









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Comme si j'étais seul
  20 septembre 2018
Comme si j'étais seul de Marco Magini
Un roman puissant sur un sujet terrible : le massacre de Srebrenica en 1995. A travers l'histoire du seul homme condamné pour ces faits à ce jour, Drazen Erdemovic, Marco Magini s'interroge sur la justice, la morale, le droit international, la culpabilité et la responsabilité. Pas de héros, dans ce livre où l'humanité se fait rare. Un réquisitoire contre la lâcheté de la communauté internationale.
Lien : http://appuyezsurlatouchelec..
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