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Au scalpel
22 juillet 2017
Au scalpel de Millar Sam
Je découvre Karl Kane, personnage phare de Sam Millar, sur le tard.

Le personnage en lui-même ne se démarque pas des autres personnages de détectives privés : torturé, n’ayant pas de bonnes relations avec les flics, divorcé, à la colle avec une femme plus jeune, alcoolique et/ou shooté aux médicaments, un peu obsédé par le sexe, bref, rien de bien original.

Ce qui va faire de ce polar somme toute classique, un très bon polar, c’est vraiment la qualité de l’écriture. L’auteur a construit son roman comme deux histoires parallèle.

On suit, tour à tour, Karl dans ses déboires avec Butler, un malfrat à qui une de ses amies a dérobé une montre très chère et à qui Karl a donné une correction musclée ; puis Dorothy et Tara, toutes deux séquestrées par un homme, Scarman, dans une vieille maison, sans nourriture, dans des conditions terribles pour des enfants.

L’auteur va peu à peu rapprocher ces deux histoires de façon subtile.

Du rythme et des chapitres courts font que ce roman se lit très vite.

Gros point fort, même si vous n’avez pas lu les précédentes aventures de Karl Kane, vous pouvez sans problème lire celui-ci en one-shot, ce qui n’est pas forcément le cas pour les séries d’autres auteurs.

Par contre, il faudra qu’on m’explique le titre en français… rien à voir avec l’histoire. Le titre anglais « past darkness » (qu’on peu traduire par « la noirceur du passé ») était parfait… reste la superbe couverture de la collection Cadre Noir.

Un polar qui reste « tout public » mais d’un bon niveau. A consommer sans modération.


Lien : http://www.evadez-moi.com/ar..
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La Horde du Contrevent
22 juillet 2017
La Horde du Contrevent de Alain Damasio
Une fresque magnifique. Un style d'écriture sublime. Poétique et philosophique. Des personnages extraordinaires.
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Cry for help
22 juillet 2017
Cry for help de Liam Fost
Élise alias Lily, est une jeune femme qui n'a pas eu une enfance facile, elle jongle entre son travail au Pub, ses cours à la faculté et ses amis, n'a pas le temps pour autre chose alors quand Raphaël, entre dans sa vie, c'est le monde de Lily qui bascule. Que se passera-t-il entre Lily et Raphaël ?



Élise une jeune femme, qui m'a tout de suite séduite par sa force de caractère, sa volonté, sa gentillesse alors qu'elle n'a pas eu une enfance facile. Je n'ai pu qu'avoir du respect pour cette jeune femme qui se bat au quotidien arriver à joindre les deux bouts.



Raphaël, j'ai bien cru avoir affaire à un gosse de riche à qui tout est du, et qui n'es a rien à faire des autres, eh bien, je me suis bien trompé et il le démontre tout du long de l'aventure, même s'il y a un certain moment, j'ai eu envie de le secouer et de lui dire non mais, assume un peu et en même temps, je l'ai compris dans sa volonté protégé ce qu'il aime.



Ce roman m'a énormément plu, captivé, stupéfait prise dans ses filets, j'ai été subjugué par l'histoire de ces deux héros qui ne sont pas du même monde et qui affronte les épreuves de la vie dressent sur leur chemin sans jamais courber la tête. Si vous ne l'aviez déjà pas lu, je ne peux que vous conseillez de le lire.
Lien : http://jewelrybyaly.blogspot..
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La sonate à Bridgetower
(Sonata mulattica)
22 juillet 2017
La sonate à Bridgetower (Sonata mulattica) de Emmanuel Dongala
Il me faut bien avouer mon ignorance : j’ignorais totalement qui était George Bridgetower. Ce fut donc une rencontre surprenante et inattendue que celle de ce prodige musical.



Le roman débute à Paris en 1789. George Bridgetower, âgé d’à peine neuf ans, fait ses débuts sur la scène parisienne. Son père a de grands projets pour lui et s’inspire de celui qui est son modèle : Leopold Mozart, le père de Wolfgang. Rapidement le succès est au rendez-vous, les rencontres se multiplient avec les figures les plus importantes de la vie artistique, scientifique et philosophique de Paris. Mais la révolte gronde et les événements poussent George et Frédérick de Augustus à quitter Paris pour Londres.



C’est un roman passionnant et qui aborde de très nombreux thèmes. La moitié du roman qui se déroule pendant les jeunes années de George Bridgetower met en avant la relation père-fils. La relation qu’entretiennent George et Frederick de Augustus est ambivalente. Frederick aime son fils évidemment, mais n’hésite pas à l’utiliser. Il voit en lui un moyen d’obtenir ce qu’il a toujours désiré : la reconnaissance et la richesse. Comme tous les enfants, George voue une confiance absolue à son père que la conduite de Frederick de Augustus finira par détruire.

L'ambition de Frederick de Augustus s'explique aussi par son parcours personnel. Fils d'un ancien esclave, il refuse de se voir traité de la même manière que les autres noirs, sur lesquels il pose un regard teinté de condescendance. A une époque où le débat sur l'inégalité des races fait rage, où l'esclave est un sujet d'actualité qui trouve de nombreux défenseurs y compris parmi les plus grands intellectuels et humanistes, la situation des Bridgetower père et fils est exceptionnelle. Il y a bien quelques autres noirs ou mulâtres qui se démarquent, comme le chevalier de Saint-George ou Thomas Alexandre Dumas (le père de son fils), que George rencontrera à Paris. Les événements pousseront Frederick de Augustus à s'intéresser au sort de ses semblables, ce sera même l'un des points de rupture avec son fils. La prise de conscience sera en effet bien plus longue pour George. Il est si bien intégré dans la société qu’il fréquente, qu’il ne se considère pas vraiment comme noir.

Le titre du roman fait référence à la sonate pour violon n°9 de Betthoven, initialement dédiée à Bridgetower mais qui suite à une querelle entre les deux hommes sera finalement dédiée à Kreuzer un autre violoniste. Le choix de ce titre est assez surprenant, puisqu'il laisse présager que l'amitié entre Beethoven et George Bridgetower, leur collaboration et la création de la sonate sont les sujets du roman, or Beethoven n'apparaît que dans le dernier tiers du roman.



C’est un roman passionnant qui rend bien compte de tous les bouleversements tant intellectuels que politiques de l’époque et des espoirs qu’ils suscitèrent. Certains d'entre eux marqueront durablement George. Pour ce garçon qui a grandi dans la cour d'un prince, qui a fréquenté l'aristocratie et été protégé par la noblesse, la Révolution Française et ses exactions seront un véritable choc.

La lecture est aisée et agréable, mais surtout très instructive, quoique le style ne soit pas vraiment en adéquation avec l’époque. Une belle découverte tout de même que je vous conseille.
Lien : https://tantquilyauradeslivr..
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Le Mythe de Sisyphe
22 juillet 2017
Le Mythe de Sisyphe de Albert Camus
"Il n'est pas de plus beau spectacle que l'intelligence aux prises avec une réalité qui le dépasse." Cette citation tirée de son ouvrage, le mythe de Sysiphe, s'applique à merveille à son auteur.



La réalité nous dépasse tous et le sens de la vie nous est étranger. Nous n'avons cependant à son égard pas tous le même rapport, la même façon de nous tirer d'affaire ou de nous y inclure.



Ceux qui croient en Dieu et ont choisi une religion pour L'honorer ont fait le choix de la facilité. Tout s'explique par Lui et en Lui. La mort n'est qu'une ouverture sur l'éternité en Son royaume. La messe est dite.



Pour ceux qui ne croient pas, le problème reste entier. Parmi eux les simples d'esprit. Ceux-là n'expriment ni tourments ni interrogations. Et au final, heureux les simples d'esprit, le royaume des cieux leur appartient. La célèbre parabole les raccroche aux précédents.



Albert Camus, ni simple d'esprit, excusez du peu, ni croyant, mais contempteur des grandes théories philosophiques qu'il connaît bien, surtout dans leur contradiction, veut une réponse humaine à son état de mortel en mal de pouvoir donner sens à la vie. Sa réponse à lui c'est l'homme absurde. C'est Sysiphe condamné à pousser son rocher vers le sommet de la montagne, et à recommencer éternellement chaque fois qu'il sera redescendu dans la vallée.



"Les grands romanciers sont des romanciers philosophes." Albert Camus nous le prouve avec le mythe de Sysiphe qu'on lira toujours trop vite et trop légèrement tant ces pages sont lourdes de réflexion.



SI je voulais dire une énormité, je dirais que la lecture de cet ouvrage est indispensable à qui se passionne pour l'homme et son oeuvre et veut en approfondir sa connaissance. Encore faut-il être prêt à arpenter un chemin difficile. Camus, romancier-philosophe ou philosophe-romancier, le mythe de Sysiphe nous oblige à la seconde formule. En tout état de cause, un homme concerné, torturé par le sens de la vie, doué de courage et de talent pour l'exprimer.



Alors la mort de Camus contre un arbre en 1960 : accident, assassinat ou suite logique d'un raisonnement et conclusion de l'homme absurde. Cette lecture élargit l'éventail des possibles.



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Quo vadis ?
22 juillet 2017
Quo vadis ? de Henryk Sienkiewicz
"Et il sentit soudain qu'il ne suffisait pas de l'avoir chez lui, qu'il ne suffisait pas de la prendre de force dans ses bras, que son amour voulait quelque chose de plus, c'est-à-dire son consentement. "



Dans cette phrase tient toute la beauté de cette œuvre absolument magnifique, qui m'a remuée les tripes. Quo vadis ? est un roman historique aux multiples facettes, qui nous parle de la Rome antique, de sa philosophie, de sa cruauté et du martyr des premiers chrétiens. Mais, comme tout chef d'œuvre, il parle de quelque chose qui traverse le temps et qui résonne, quelle que soit l'époque à laquelle le lecteur le lira. Car Quo Vadis ? parle surtout de l'amour, de la tyrannie, du libre-arbitre, de la fraternité et de la résistance à l'oppression. La conversion de Vinicius aux valeurs chrétiennes (et non catholique, en tant que protestante j'insiste!) est décrite avec une finesse qui m'a impressionnée. D'un personnage assez égoiste (mais pas par méchanceté, juste parce qu'il a été conditionné et a grandi dans la certitude que son bon vouloir et son plaisir primait sur celui d'autrui), Vinicius va apprendre le sens du libre arbitre, du pardon et comprendre que l'amour qui s'impose n'est pas de l'amour.

A cela s'ajoute des scènes particulièrement intenses voire insoutenables, celles des martyrs chrétiens, celles de la folie de Néron et du silence accablant de son entourage, terrifié.

Jamais un livre n'aura évoqué avec autant de justesse ce que devrait être l'âme chrétienne. Si les chrétiens avaient gardé cela à l'esprit, de combien de massacre aurions-nous fait l'économie ?



Un magnifique roman à conseiller les yeux fermés.

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Ne riez pas de mon histoire d'amour
22 juillet 2017
Ne riez pas de mon histoire d'amour de Nao-Cola Yamazaki
Ne riez pas de mon histoire d'amour est un bref roman racontant l'idylle unissant un jeune étudiant en art et sa professeure de dessin, plus âgée que lui d'une vingtaine d'années.

Elle n'est pas particulièrement heureuse en mariage et manque de confiance en elle.

Il est attaché à elle mais se rend bien compte qu'il ne fera pas sa vie à elle.

C'est plutôt joliment écrit, en toute légèreté, sans jugement.

C'est parfois surprenant mais personnellement je pense ne pas en garder grand souvenir. Plutôt une impression fugace comme lorsqu'on regarde par la fenêtre lors d'un voyage en train (comme si ma curiosité n'avait pas été satisfaite) ...

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Nos coeurs en désaccord
22 juillet 2017
Nos coeurs en désaccord de Sutherland Krystal
Une belle surprise ! Ce livre a pour atout d’aller un peu à contrecourant des romances habituelles, car la narration est vue d’un personnage masculin… Or, c’est malheureusement bien trop rare ! De plus, les protagonistes principaux ont un physique et une personnalité atypiques : on n’est pas dans une amourette avec deux ados beaux-gosses, mais bien des personnes avec leur propre style et un caractère approfondi. Enfin, si vous vous attendez à un happy end ou à un amour éternel, vous pouvez passer votre chemin, parce que ce n’est pas un « Et ils vécurent heureux et ils eurent beaucoup d’enfants ! » qui vous attend à la fin du voyage… Au contraire, préparez-vous à avoir la boule au ventre ou, si vous êtes un lecteur sensible, à sortir la boîte de mouchoirs ! Pour ma part, je m’en suis sortie avec la première option, mais je ne faisais pas la fière pendant quelques heures… Wow… Quelle histoire ! Je ne pensais pas trouver autant d’émotions dans cette romance young adult.



Pendant tout le récit, on va suivre Henry Page, un garçon gentil, ouvert, drôle, attachant, passionné et cultivé. Contrairement à certains ados, il n’est pas du genre collectionneur et ne désire pas faire plein d’expériences sexuelles avec tout ce qui bouge. Oh, certes, il est quand même intéressé par la chose néanmoins, il cherche avant tout une petite amie avec qui il pourra se stabiliser, voire vivre le grand amour… Avant de rencontrer Grace, son quotidien oscillait entre aller en cours et traîner avec ses deux meilleurs amis : Murray, alias « Muz », un ado australien assez sympathique et surtout Lola, alias « La », une demoiselle drôle, adorable, franche et affirmée au niveau de son orientation sexuelle. Non seulement, j’ai adoré son caractère et le fait qu’elle secoue Henry lorsque c’était nécessaire, mais j’ai également apprécié le fait qu’elle ne rentre dans pas le cliché de l’homosexuelle femme comme on en trouve parfois dans les romans, hélas. C’est une demoiselle directe et pleine de peps ! Elle est l’un de mes personnages coup de cœur. Avec eux, on a la sensation d’être vraiment inclus dans ce groupe d’amis. Il y a une belle ambiance, parfois délurée et drôle. J’ai par exemple aimé le coup de poisson ou encore le power point qu’Henry destinait à Grace.



Grace, parlons-en, justement ! Cette fille a un air, soit cadavérique, soit malheureux. Elle porte également des vêtements de garçon bien trop grands pour elle, a une hygiène douteuse ainsi que des cheveux hirsutes et pas soignés et, pour finir, dispose d’une canne pour s’aider à marcher. La demoiselle dégage un profond mal-être… Et c’est pourtant cette jeune fille dont Henry va tomber amoureux. J’ai vraiment apprécié le fait que l’on voie leur complicité et leur amitié se développer au fil des pages ! Tout cela sonne juste et semble crédible. Grace est un personnage réellement complet et complexe. De plus, ce duo original a beaucoup de culture ou de références à des films comme Harry Potter, les Minions, Fight Club, Star Wars, Gatsby le magnifique et bien d’autres ! On adhère aisément à leurs délires ou leurs échanges taquins. Pourtant, derrière cet humour se cache la douleur. En effet, Henry va se brûler les ailes et va découvrir que l’amour n’est pas celui des films ou des séries. Ce n’est pas non plus celui de ses parents qui semblent être un couple complice et aimant… L’amour ça fait mal. On peut toucher autrui et les autres peuvent aussi nous blesser… Surtout lorsqu’il y a un drame derrière ! Derrière cette romance et l’humour distillé au fil des pages se dissimulent des messages importants et développés avec justesse.



J’ai été bluffée par cette ambiance ainsi que par les sujets abordés… Comme Henry, le lecteur va devoir accepter les choses… Pour ma part, je comprends que Grace soit prisonnière d’elle-même et de son passé, mais elle m’a parfois agacée ! Je trouvais que le couple qu’elle formait avec Henry était tellement malsain… J’avais envie de secouer notre jeune narrateur, car il me faisait de la peine… Oui, c’est difficile d’accepter le fait qu’une personne, même s’il s’agit d’une fiction, souffre, s’acharne, rejette l’aide d’autrui ou se punit elle-même. On a envie de voir les barrières de Grace tomber afin de la laisser redevenir quelqu’un de plus joyeux… Quelqu’un qui irradierait de bonheur avec Henry. Hélas, c’est se bercer d’illusions… Dans un sens, j’appelle cela un roman coup de poing, car on ne s’attend pas du tout à un tel contenu ! C’est une lecture émouvante, puissante, réaliste, sombre et intéressante. Merci à Mikasa pour cet ouvrage ! Je vous invite à découvrir sa jolie critique pleine d’émotions. Si vous cherchez des histoires d’amour qui changent de ce que l’on a l’habitude de lire, je ne peux que vous inciter à découvrir « Nos cœurs en désaccord »…


Lien : https://lespagesquitournent...
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Tsina
22 juillet 2017
Tsina de Pierre Bottero
Tsina, une jeune fille française d'origine kazakhe, vit avec une certaine liberté dans sa cité sans trop se soucier des autres ni de l'école grâce notamment à la complicité de sa grand-mère.



A la suite d'une altercation, elle se retrouve nez à nez avec Black, un magnifique étalon. Un second regard lui permet de voir que si la propriété sur laquelle il se trouve est grande et belle, elle a aussi un aspect d'abandon tout comme l'animal qui manque de soin.



Mais un homme la découvre et lui enjoint violemment de partir. Pourtant, Tsina ne peut vraiment plus se passer du cheval qu'elle nomme Sheïtal et qui pourrait bien être son double...



Un roman entraînant avec une héroïne courageuse et volontaire qui va bouleverser la vie de toute sa famille en renouant avec leurs racines. Le portrait du père est des sacrifices de l'immigration sont bien dessinés.



Il faudra cependant pour cela réussir à dépasser les épreuves qui vont se mettre sur son chemin.



Dans le second récit, la jeune fille partira en Irlande avec Sheïtal où elle devra défendre avec panache et dignité son humble condition et peut-être s'ouvrir aux sentiments.



A découvrir !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Gérard, cinq années dans les pattes de Depardieu
22 juillet 2017
Gérard, cinq années dans les pattes de Depardieu de Mathieu Sapin
Gérard ! dit Gégé, fascine par son tempérament, son charisme, ses excès, son côté gigantesque et à la fois tendre, il est contradiction,il peut être un ange comme un tyran. Il est Gérard, tout simplement. Dans ce roman graphique, l'auteur qui a suivi Gérard comme le titre l'indique cinq années durant, parcourant le globe, j'ai bien retrouvé cet esprit que Gérard donne de lui non dans ses films mais dans des émissions telle que la Grande Librairie, il est lui-même, franc et naturel. Cet album est fidèle à Gérard, il n'en serait être autrement, Gégé veille aux grains. J'ai beaucoup aimé retrouver ce personnage authentique, excessif mais vrai. Il dit ce qu'il a à dire que ça soit au serveur comme au président de la république Française, la vérité voilà ce qui lui importe.

Un portrait de cet acteur, mais bien plus, c'est un personnage, aimé ou détesté, on ne peut rester indifférent à Gérard.

A travers ce parcours, on peut constater ce côté simple de Gérard qui préfère manger dans un petit restau dans un village plutôt qu'à l’hôtel car trop peu dans l'assiette pour un prix exorbitant, comme un sentiment de se faire voler et ça il n'aime pas Gégé se faire voler.

On retrouve ce bon vivant, son humour, on ne peut s'empêcher de rire parfois, mais aussi de constater que derrière cette grande carcasse se cache un homme extrêmement sensible et je dirais même seul au monde malgré sa popularité, ses amis à grand échelle, on le sent toujours en fuite, à la recherche de quelque chose à combler : un vide sidéral.

Je le trouve touchant et impressionnant à la fois mais tellement près des gens sans tralala, simple et généreux.

Un grand monsieur tel qu'il est et il ne faut pas chercher ce qui ne sera pas et ne sera jamais. C'est Gérard tout simplement, le prendre comme il est sans détour ni contour.
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Comment construire une cathédrale
22 juillet 2017
Comment construire une cathédrale de Mark Greene
"Son histoire résonne en moi au moment où je suis tenté, moi aussi, par le renoncement. Mais Justo s'avance, donne l'exemple. Il se tient droit, la tête haute, fidèle à lui-même. Il n'a pas renoncé.

Il a accepté l'idée de l'oeuvre, d'habiter l'oeuvre. Une oeuvre qui n'a pas de fin, à laquelle il revient sans cesse, chaque matin (dont l'unique fin possible-Proust nous l'a appris-sera la mort de l'artiste) Il a choisi d'écrire avec des briques..." (p. 64)



La découverte d'une vraie pépite, lors d'une flânerie aussi brève qu'imprévue à la librairie Mémoire7 à Clamart. Double pépite-trésor car par ce même petit ouvrage, j'ai fait à la fois la connaissance de cet écrivain, Mark Greene et de Justo Gallego, ce nonogénaire, qui depuis 1961, construit seul une cathédrale, dans la banlieue de Madrid...

Fils de paysans, sans la moindre formation touchant à l'architecture ou au bâtiment, Justo, après un temps dans un monastère, et après avoir échappé à la tuberculose, se lance dans ce projet pharaonique...



Mark Greene , franco-américain, né en 1963, à Madrid, narre son attachement à son pays natal, l'Espagne,ainsi que ses difficultés à écrire sur cette terre, jusqu'à la sollicitation de ses éditeurs pour parler de cet ancien moine-bâtisseur...

L'écrivain ira à la rencontre de Justo, lui rendre visite, et s'immergera dans

cette cathédrale extraordinaire...et dans ses propres souvenirs



"Il est Justo, un point c'est tout. S'il appartient à l'humanité, c'est plutôt malgré lui, à son corps défendant. (...)

en 1961, il a décidé de construire une cathédrale et, depuis, il n'a rien fait

d'autre. Il n'a fait que cela. Il est au travail tous les jours, fignolant,

ciselant, grattant, quelque part à l'intérieur de son immense chantier,

dans le ventre ou les poumons de son oeuvre. (...)

Pas de vacances, pas de voyages, pas de sport, cela va sans dire...Il est

l'inverse d'un agité contemporain, de ces individus qui se déplacent sans cesse et, en fin de compte , ne font rien. " (p. 31)





Un très beau récit rempli de poésie, de spiritualité, de souvenirs personnels de l'auteur ainsi qu'un hommage vibrant à un bâtisseur original, et solitaire ...



"Tout de suite, il pensa à la cathédrale. (...) La cathédrale est plus vaste que

le désert. (...) Il y a plus à marcher dans la cathédrale , se dit-il, que dans le

désert. Il y a plus à escalader, plus à descendre, plus à s'égarer, plus à se

perdre...Plus à tomber, plus à se relever. L'idée de l'Oeuvre, soudain lui

apparut, comme s'il s'agissait d'un immense continent à découvrir. (...)

L'oeuvre d'une vie..; Un pays sans fin, dont il visiterait, chaque mois,

chaque semaine, une région nouvelle" (p. 93-94)



Une lecture euphorisante, magique... Les seul regret : ne pas pouvoir

aussitôt partir là-bas... dans la périphérie madrilène... et voir cette

construction époustouflante... En attendant, je me suis précipitée

pour admirer les petits films et les clichés, visibles, accessibles

de l'oeuvre de Justo...sur le Net !



*******Voir liens suivants :

- http://immobilier.lefigaro.fr/article/a-91-ans-il-construit-seul-une-cathedrale-depuis-plus-de-50-ans_70227d4c-4cbf-11e6-bee6-a9412e1d6494/



- http://www.ina.fr/video/CPC97000317



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Kit Je dessine... pas à pas
22 juillet 2017
Kit Je dessine... pas à pas de Fiona Watt
Je remercie Nathalie des éditions Usborne pour l’envoi de ce service presse.



Il est présenté dans un coffret vraiment très complet et évolutif. Il y a le cahier d’apprentissage, des crayons de couleurs avec des couleurs très sympa et colorées et un bloc note pour plus tard, une fois les bases apprises.



Il y a beaucoup de pages, donc beaucoup de dessins à apprendre, ce que je trouve très sympa. Il y en a pour tous les goûts, les amoureux de la nature qui pourront dessiner des arbres, des fleurs et des animaux, les garçons avec les pirates, les chevaliers et le dragon, les filles avec les princesses entre autres.



J’aime bien la présentation, le tutoriel à gauche et pour le reste, plus du trois quart de la double page, c’est à l’enfant de s’entrainer.



Les explications sont claires et précises, parce que c’est des dessins certes mais surtout, il y en a beaucoup, donc on voit bien les étapes.



En résumé, un kit très complet, très bien présenté et très instructif.





Ambre 7 ans : J’aime bien parce à faire des choses comme ça. J’ai bien aimé dessinée la tortue, plus que le koala et les fleurs même si j’aime bien tout.



C’était bien expliqué, j’arrivais bien à faire même si j’ai pas trop réussi mais je vais m’entrainer.



Les couleurs des crayons sont sublimes, en plus elles sont fluos j’adore.



Les dessins du tutoriel ont de jolis couleurs et sont bien dessinés.



J’aime bien le bloc notes pour pouvoir continuer à dessiner plus tard quand je saurais faire.




Lien : https://labibliothequedemian..
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La danseuse de Varsovie : Prière pour Katarzy..
22 juillet 2017
La danseuse de Varsovie : Prière pour Katarzyna Horowitz de Arnost Lustig
Comment définir ce livre? Une étude sur le chantage et la duperie? Terrible et pourtant si simple...
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Tu tueras le Père
22 juillet 2017
Tu tueras le Père de Sandrone Dazieri
Tient en haleine. Personnages sympathiques.
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Les rites d'interaction
22 juillet 2017
Les rites d'interaction de Erving Goffman
Bel ouvrage de sociologie, et bien traduit a priori dans l'édition française, car on y retrouve une étude précise et claire. L'acteur social que nous sommes s'y trouve décrit, dans tous les actes de sa vie quotidienne sur la scène du théâtre de la vie sociale, qu'elle soit publique ou privée. Les rites d'interaction y sont détaillés, montrant comment, suivant les circonstances, chacun de nous se conforme à son personnage attendu ou se montre capable de dévier, à différents degrés... l'usage des métaphores filées rend la lecture agréable , et son intérêt pour la théorie des jeux lui fait -à mon avis de manière pertinente- mettre l'interaction au coeur de son analyse. Je recommande.
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Les Lunes de Jupiter
22 juillet 2017
Les Lunes de Jupiter de Alice Munro




J’admire et j’apprécie immodérément la finesse, la subtilité, l’art de Alice Munro.

J’écris des romans d’autofiction. Je vous livre ici le récit de mon enthousiasme à la lecture de PRUE, l’une des nouvelles des Lunes de Jupiter



(…)

23 HEURES 50

Seul dans le salon, Thibault navigue, télécommande en mains, d’émissions politiques en analyses financières, de spectacles humoristiques en bribes de films ou téléfilms, d’enquêtes sur les méthodes policières en reconstitutions de faits divers. Maude, allongée, dans la chambre faiblement éclairée, lit quelques pages d’Alice Munro. Immense plaisir. L’écrivain, une nouvelliste canadienne, anglophone, tisse de subtiles phrases dont les intrigues, presque inexistantes, s’inspirent de la banale vie quotidienne. Maude achève la lecture de Prue, l’histoire d’une femme qui n’a pas cinquante ans, facile à vivre, enjouée, aimée par ses grands enfants, mariée très jeune, divorcée depuis longtemps. Son expérience matrimoniale fut, dit-elle, une catastrophe sismique. Elle est appréciée par ses amis, ne se plaint jamais et pourtant elle passe sa vie à commenter son existence qu’elle présente, étrangement, comme une succession de douces et supportables déceptions, d’illusions peu à peu dissipées, de rêves perdus, de virages surprenants. Ses enfants adoptent à son égard une attitude protectrice. Un jour, de retour de voyage, ils lui offrirent une jolie boîte emplie de caramels. Elle fumait à l’époque et ils auraient voulu, par ce présent, l’inciter à abandonner la cigarette. Ils lui écrivent et elle oublie de répondre telle une enfant étourdie. L’histoire déroule son récit sans rebondissements particuliers. Elle a, dans son passé, vécu une année entière avec un neurologue qui rejoignit ensuite sa femme. Il vit maintenant seul, définitivement séparé de son épouse qui a quitté le Canada pour l’Australie. Un soir il annonce un soir à Prue qu’il l’épouserait bien, plus tard, quand il ne sera plus amoureux. Prue comprend qu’il vit une histoire compliquée avec une autre femme. Elle l’entend, à la porte, ce même soir, qui lance son sac à mains au visage de l’homme. La femme veut entrer chez lui qui refuse l’intrusion. Il dîne en compagnie de Prue et n’accepte pas ce caprice intempestif. Avant l’interruption de la femme en colère, il bavardait avec Prue, de recettes gastronomiques. Il est devenu cordon bleu depuis qu’il vit seul et aime parler cuisine comme tous ceux qui apprécient de préparer des mets raffinés. Prue passe la nuit chez lui et, le lendemain, de retour dans son appartement, elle dépose dans la jolie boîte offerte par ses enfants, un bouton de manchette en ambre qu’elle s’est approprié chez son ami avant de quitter sa maison. D’autres objets y sont conservés, sans valeur, qu’elle a pris chez lui, ou ailleurs, objets qu’en réalité, elle ne contemple jamais. Telle est la chute de la nouvelle. Maude est fascinée. Les événements furent anodins. Mais c’est la vie, très exactement, qui est dépeinte ici au fil des lignes.

Maude interprète, comme elle le souhaite. Elle profite de la liberté de lecture prodiguée, généreusement, sans compter, par cet auteur immensément subtil. Elle suppose que Prue dérobe, sans raison apparente, d’anodins objets, afin d’intervenir, à sa façon, sur le monde qui l’entoure, afin d’imposer sa propre empreinte (même si celle-ci paraît insensée) au sein d’une existence apparemment floue et informe. Maude se trompe peut-être. Il lui importe peu. La joie nait du plaisir de la lecture.

Elle rend grâce à France-Culture qui lui fit découvrir cet auteur en mai dernier. Un groupe de journalistes débattaient autour d’une table, un samedi après-midi, dans un studio de Radio-France, unanimement éblouis par les publications de cette femme née en 1931 en Ontario. Ils commentaient sa récente autobiographie, écrite sous forme de nouvelles. Maude a maintenant lu l’ensemble de son œuvre traduite en français.

Une fois la lecture de la nouvelle terminée, dans la nuit de la chambre, Maude repense à Romain, à son attente de la fête de Noël. (…)

Extrait du roman D’une fenêtre, le ciel (edilivre)

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La cloche de détresse
22 juillet 2017
La cloche de détresse de Sylvia Plath
Extrêmement beau et extrêmement poignant. La cloche de détresse, c'est le récit autobiographique d'une jeune fille pleine d'avenir, Esther (mais ne devrait-on pas dire Sylvia ?). Jeune gagnante d'un concours de talents littéraires, elle découvre New York, ses soirées, ses exigences et sa futilité.

Mais en même temps, Esther prend conscience de son inadaptation cruelle, et de péripéties en péripéties, sa personnalité craquèle et laisse entrevoir le drame qui se produit à son retour chez elle, emportée par une mélancolie furieuse sa personnalité se désagrège. Incapable de se relever, elle est alors prise dans le tourbillon effrayant du monde psychiatrique.



Un tour de force que ce roman, et l'on sent bien derrière l'âme poétique de Sylvia Plath qui rend avec une très grande exactitude l'emballement de ses pensées, leurs confusions et la perte de son élan. C'est à la fois très bien écrit, mais c'est surtout très juste, et il est bluffant de voir à quel point le langage transmet par lui-même l'humeur d'Esther et sa progression dans la folie. Pas de grandes envolées, pas de fausses notes, c'est à la fois un témoignage et presque une lettre d'adieu.
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Le saut de l'ange
22 juillet 2017
Le saut de l'ange de Lisa Gardner
Je l'ai trouvé moins passionnant qu'à l'accoutumée. Un peu diffus, on devine rapidement l'intrigue et les rebondissements. Lisa nous livre néanmoins un livre que l'on a envie de lire jusqu'au bout, rapidement, ce afin de connaître le fin mot de l'histoire et confirmer nos hypothèses.
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Pax et le petit soldat
22 juillet 2017
Pax et le petit soldat de Sara Pennypacker
La guerre est imminente et le père de Peter l’envoie vivre chez son grand-père où il ne peut emmener son animal de compagnie : un renard dont il s’occupe depuis qu’il est un tout petit renardeau. Pax est donc abandonné en lisière de forêt et Peter à peine arrivé chez son grand-père se rend compte qu’il aurait du plus se battre, qu’il n’est pas où il devrait être. C’est décidé, il va s’enfuir et partir retrouver son ami.



J’ai adoré ce livre qui est le récit d’une quête initiatique menant à la découverte de soi. C’est un roman tendre, émouvant et touchant dans lequel on alterne entre les points de vue de Peter et de Pax. J’ai aimé être dans la tête du petit renard et découvrir la forêt et la nature sauvage avec lui, j’ai trouvé ça merveilleux et original.

Pour ma chronique complète c'est ici: https://chronicroqueusedelivres.wordpress.com/2017/07/22/pax-et-le-petit-soldat-sara-pennypacker/
Lien : https://chronicroqueusedeliv..
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Je me suis tue
22 juillet 2017
Je me suis tue de Mathieu Ménégaux
C’est court, concis et terriblement efficace.

On le sait d’emblée : l’histoire de Claire se termine derrière les barreaux. Mais le lecteur est le seul confident de la jeune femme qui n’a jamais révélé ce qui aurait fait d’elle une victime plutôt qu’une coupable.

Quel fut son crime? C’est au terme d’une auto-analyse qui révèle peu à peu l’engrenage, le piège qui se referme autour de la jeune femme que l lecteur découvre l’inimaginable, l’impensable. C’est une descente aux enfers d’autant plus terrible que rien ne pouvait l’annoncer. Réussite sociale, amour, amitié, même l’absence d’enfant semblait être un revers accepté.

Le récit est cours et la langue épurée. Le discours reste factuel, en ce sens que la narratrice ne cherche pas la connivence, ne se cherche pas d’excuse. elle énonce tout au plus quelques regrets, quelques « Si seulement », tout en restant distanciée par rapport à ces drames qui se sont succédés.

Le cheminement psychologique de Claire , que l’on a plus d’une fois envie de secouer pour qu’elle sorte de son mutisme, est très bien évoqué. C’est d’ailleurs une sorte de prouesse de la part de l’auteur qui réussit à ce point à se glisser dans l’univers mental d’une femme. voilà qui remet en cause l’existence d’une plume sexuée. Sans connaître le nom de l’auteur, bien malin celui qui aurait pu imaginer qu’il s’agissait d’un homme.



Reste la question de la raison qui peut pousser cette femme à se murer dans un silence délétère. Le sacrifice inutile d’un être doublement innocent? La perte de tous ses repères? C’est en tous cas une motivation profonde et inéluctable , puisqu’il aurait suffit d’un mot, d’une simple décision, pour que le destin bascule, et ceci à plusieurs reprises.



Difficile de rester indifférent face à cette violence contenue, transcrite avec une économie de mots savamment étudiée, qui en fait une lecture marquante à long terme.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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