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Je sais pas
  22 juillet 2018
Je sais pas de Abel Barbara
Je viens de terminer ce livre. J'ai suivi l'intrigue avec intérêt mais je reste critique envers l'auteur : des grossièretés inutiles, des sentiments inappropriés, des situations invraisemblables et un manque d’approfondissement certain. Le sujet est très intéressant, mais le développement manque de réflexion. C'est dommage. Je ne suis pas sûre de lire un autre ouvrage de cette auteure.
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Les gens heureux lisent et boivent du café
  22 juillet 2018
Les gens heureux lisent et boivent du café de Agnès Martin-Lugand
Mitigée…….Les gens heureux lisent et boivent du café, si c’est l’avis d’Agnès Martin-Lugand, ce n’est pas le mien !

Je ne vois pas le rapport du titre avec ce roman, dramatique certes puisque Diane perd son mari et sa fille dans un accident de voiture. Anéantie, elle s’éloigne de ses parents et se contente de l’amitié de Félix, homosexuel fantaisiste, alcoolique. Elle décide d’aller vivre en Irlande dans un tout petit village où (on se demande avec quels moyens elle vit ?) elle essaie de se reconstruire. Alcool, tabac sont au rendez-vous dans ce livre (que j’ai lu d’une traite !) c’est une chose qui me déplaît pourquoi pas les livres et le café comme dit dans le titre ? En Irlande elle fera la rencontre d’Edward, personnage antipathique. Je tais la suite.

Drôle de fin, drôle de livre.

L’écriture est légère, facile à lire, on n’a pas besoin de revenir en arrière, c’est fluide, ça coule mais je reste sur ma faim, il manque pas mal de choses à ce livre pour en faire un chef d’œuvre.



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Les démoniaques
  22 juillet 2018
Les démoniaques de Koping Mattias
Difficile de digérer un roman comme celui-là . Il y a toujours une boule qui s’accroche à votre estomac .Pourtant on en a vu d’autres ..

Je me suis mis au Maalox mais rien à faire ..Et si finalement le meilleur défouloir c’était une petite chronique ?


Kimy elle a tout connu : le viol dès son plus jeune âge , la drogue , le deal , la prostitution .

Mais à l’approche de ses dix huit ans elle a décidé qu’il fallait en finir .

Elle carbure à la haine , ce fuel qui donne des ailes à l’intrépidité de sa jeunesse .Celui qui est le centre de la vengeance qu’elle fulmine à petit feu c’est Jacky Mauchrétien surnommé l’Ours , son paternel .

Cette force de la nature est un sacré paroissien : il fait la loi dans ce trou perdu de la campagne normande . Officiellement patron d’une entreprise forestière , Jacky tire ses resources officieuses de trafics en tout genre : drogue diverses et variées , pornographie , prostitution notamment de mineures qu’il fait venir dans la région grâce à l’entremise de François « l’Albanais » .

Toujours acoquiné de sa « Dream Team » , son frangin Dany et son fidèle Simplet qui le suit comme son ombre . il a réussi à corrompre les notables du coin comme le capitaine de gendarmerie ce qui lui garanti une paix royale sur la conduite de ses affaires ..

Kimy a de quoi en vouloir à son père : non content de l'avoir violé à plusieurs reprises il a fait participer les copains et il l’a utilisé pour faire chanter ses complices via des vidéos compromettantes où elle a servi de viande fraîche à des loups affamés de sexe.

Mais Kimy est bien seule ...à moins qu’elle puisse compter sur le soutient de ce professeur de français que le destin n’a pas épargné non plus ..



Mattias Kôping envoie du lourd avec ce premier roman « Les Démoniaques » sorti il y maintenant deux ans chez RING . Rien ne nous est épargné : la violence , la cruauté , l’horreur à l’état pur , tout LE MAL qui peut habiter un homme .

C’est noir comme dans le fondement du diable dirait peut être le romancier .

Du début jusqu’à la fin , l’écriture est percutante , décapante à l’image de cette histoire qui vous glace le sang et qui vous donne envie …Gardez votre sang froid ! En tout cas vous êtes prévenus .

Mais attention rien n’est gratuit : l’auteur veut frapper les esprits en frappant les corps de ses personnages mais il nous laisse entrevoir l’espoir , l’espoir que le bien peut , peut être triompher malgré tout .

Kimy n’est elle pas finalement le sursaut ultime des femmes qui veulent dire stop aux agressions sexuelles , aux harcèlements , stop à l’écrasement du sexe dit « faible » .

Ne peux t on aussi voir dans ce roman les prémices salvatrices des mouvements de soulèvements internationaux connus sous les appellations « Balance ton porc « ou « Mee Too » qui sont apparus après « L’affaire Weinstein » ?

Je vous laisse seuls juges .
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Arthur Cravan
  22 juillet 2018
Arthur Cravan de Jack Manini
Arthur Cravan, vous connaissez ?

Moi, le nom me disait vaguement quelque chose, mais sans plus. Aussi la (chouette) couverture de la biographie sous forme de bande dessinée que lui a consacrée Jack Manini a-t-elle attiré mon regard, parce qu’elle s’amusait à faire la liste de tout ce que ce poète a été et ce n’est pas rien. Écoutons ce que nous en dit l’auteur :

« Au commencement, Arthur Cravan est né deux fois … Une première fois en 1887 sous le nom de Fabian Lloyd et une seconde, quelques années plus tard à Paris, sous le pseudonyme d’Arthur Cravan. […] Son œuvre coup de poing est courte et dense, sa vie est un véritable inventaire à la Prévert : charmeur de serpents, marin sur le Pacifique, muletier, cueilleur d’oranges en Californie, chevalier d’industrie, rat d’hôtel, neveu d’Oscar Wilde, bûcheron dans les forêts géantes, déserteur sans peur et sans reproche, petit-fils du chancelier de la reine, chauffeur d’automobile à Berlin, prosateur aux pas d’ours, boxeur aux gants fourrés de boucles de femmes, il a même osé affronter le champion du monde des poids lourds de boxe ! »



Jack Manini explique avoir consacré deux ans à la réalisation de cet album et le résultat est à la hauteur du travail fourni. En 200 pages, parsemées de quelques extraits de ses textes, le lecteur a un aperçu très éclairant de la (courte) vie d’un individu hors du commun, poète à ses heures mais sinon viveur, noceur, fort en gueule et bagarreur, sans oublier trublion passé maître dans l’art de la provocation. Ainsi, lorsqu’il s’en prend dans sa revue « Maintenant » (dont un fac similé est joint à la BD), aux peintres de l’Exposition des Indépendants de 1914, on pourra constater qu’il dit très exactement ce qu’il pense (voire même un peu plus, ça fait vendre !) : Arthur Cravan ne connaît pas la langue de bois ! De toute manière, le personnage est brut de décoffrage, à prendre ou à laisser tel quel, zéro compromis. Beau gosse (auquel le trait du dessinateur rend justice), amoureux sincère (mais au cœur d’artichaut), il chérit sa liberté et ne se fixe aucune limite ou interdit, surtout pas ceux que le conformisme petit bourgeois ou les vicissitudes du temps (la guerre) voudraient lui imposer.



Si, pour ma part, je n’ai pas été fascinée par l’homme (qui m’a semblé, mais c’est une impression toute personnelle, un peu trop imbu de lui-même), j’ai aimé le découvrir tel que l’auteur nous le présente. Cette biographie, même sous un format BD qui ne permet pas l’exhaustivité, m’a paru mettre l’accent sur les étapes importantes de la vie de Cravan, en ayant soin de montrer comment elle s’intégrait dans celle du milieu artistique de l’époque. Le graphisme est plaisant et surtout diablement efficace, avec des mises en page très dynamiques, à l’image de notre héros. Bref, un album qui devrait vous permettre de satisfaire votre curiosité, si le personnage d’Arthur Cravan vous intrigue !


Lien : https://surmesbrizees.wordpr..
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Sous Paris
  22 juillet 2018
Sous Paris de Aurélien Noyelle
Merci à la Masse Critique de Babelio et aux éditions Lemieux.



J'ai toujours été intriguée par ce qui concerne les catacombes de Paris, j'ai donc eu vraiment envie de découvrir ce livre, rangé dans la catégorie des documents, qui allait aborder ce sujet.

Le livre, qui est le fruit des recherches et des expériences de l'auteur, est présenté en quatre grandes parties, elles-même découpées en sous-parties. Dans la présentation de son ouvrage que l'on peut trouver au début, l'auteur nous explique alors très rapidement ce que sont ces parties, avant de nous permettre d'entrer dans le vif du sujet.



On aura alors pour commencer une description de ces catacombes, que l'on doit plus exactement nommer les souterrains ou les carrières, puisque les catacombes font partie de ces derniers. On peut ainsi avoir une idée de l'envers de la capitale, de ce que nous verrions ou ressentirions si nous allions par nous-même dans ces lieux. La description est fournie au fil des pages de l'ouvrage, se construisant au fur et à mesure dans notre imagination. L'auteur ayant pu faire cette expérience de sa propre personne et de nombreuses fois, la description semble fidèle à la réalité.



Aurélien Noyelle abordera aussi les sentiments et sensations qui habitent les personnes lors de leurs descentes, plus particulièrement lors de leurs premières, et on s'imagine ainsi d'autant mieux la situation. Mais en dehors d'une unique description des souterrains parisiens, l'auteur nous parle aussi de ces spécificités, des interdits, du mystère et du secret autour de ces lieux, des accès, de la population qui les fréquentent et d'un tas d'autres éléments les concernant.

La question de l'art au sein de ces lieux est aussi abordée, on peut ainsi avoir une idée assez précise de ce que l'on peut ou aurions pu trouver en leur sein, des graffitis aux fresques, tout en montrant les différentes catégories auxquelles on peut les raccrocher.

Différents points, ainsi, qui nous en dévoile plus sur ces lieux secrets et cachés, qui nous donnent envie de les découvrir par nous-même, afin d'expérimenter avec notre propre personne ce qui nous est décrit dans l'ouvrage.



Mais l'auteur, puisqu'il nous propose un véritable travail de recherche et d'analyse, va, bien évidemment, analyser les différents faits et causes, mais aussi exposer des points plus négatifs sur cet envers de la Ville-Lumière et sa population. L'ensemble permet ainsi de forger notre propre point de vue, bien que manquant de l'expérience vécue par l'auteur, sur ces carrières, en nous donnant de nombreux éléments de réflexion, pour nous aider dans notre pensée sur le phénomène.



En plus de nous permettre de construire, ou modifier notre point de vue sur la cataphilie ayant lieu sous Paris, et même aux alentours, le livre nous apprend de nombreuses informations, tout du moins si on est des néophytes ou des gens s'y connaissant encore peu. En traitant différents aspects du phénomène cataphile, Aurélien Noyelle nous permet ainsi d'en apprendre sur différents domaines le concernant, que ce soit la manière de procéder, les règles, l'art qu'on y trouve ou même sur des cultures de certaines tribus, le tout dans un travail enrichissant en bien des points.



On pourra aussi noter la présence de quelques clichés, nous permettant de mieux visualiser de quoi parle l'auteur et de mieux voir certaines œuvres ou salles qu'il aborde. De plus, ayant effectué un travail de recherche, on pourra trouver au fil de la lecture différentes références, que ce soit des livres, des documentaires ou encore des articles, offrant ainsi la possibilité de se renseigner sur le phénomène grâce à d'autres lectures et de compléter ce qu'on a pu voir abordé si l'envie est présente.





En conclusion, cet ouvrage a un intérêt certain en ce qui concerne le phénomène cataphile et ce qui se déroule sous Paris. On en apprend beaucoup et ce sous différents aspects, non pas seulement celui de la description mais aussi de l'analyse et des références, grâce au travail fourni par l'auteur. Néanmoins, et plus particulièrement lors de la partie la plus consacrée à l'analyse, la lecture peut se révéler plus ardue du fait des mots plus compliqués employés, mais en fournissant un peu d'effort, on comprend sans peine, et le résultat ne nous le fait pas regretter par l'apprentissage qu'on en retire, nous permettant de forger notre propre point de vue sur le sujet. Un ouvrage que je recommande à tous ceux voulant en apprendre plus sur le sujet, qu'ils aient déjà fait des descentes dans l'envers de la capitale française ou non.
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Procopius of Caesarea: Tyranny, History and..
  22 juillet 2018
Procopius of Caesarea: Tyranny, History and Philosophy at the End of Antiquity - Common de By (author) Anthony Kaldellis
Avec cet extraordinaire essai, Anthony Kaldellis poursuit son travail salutaire de relecture et de réhabilitation de la culture et de la littérature byzantines. Deux préjugés ont fait que les meilleurs byzantinistes n'ont jamais eu que du mépris pour les auteurs qu'ils étudiaient : le premier, ancien et enraciné, consiste à voir en Byzance un monde figé dans un christianisme fixiste et une culture réduite à la répétition stérile des grands modèles antiques ; le second préjugé est plus moderne, et découle de l'ignorance des spécialistes actuels, chacun enfermé dans son étroit domaine de compétences et incapable de mesurer la culture générale des auteurs anciens qu'ils cherchent à exploiter dans la seule perspective de leur domaine particulier. On ne lit pas, au mieux, ou au pire, on lit mal Procope de Césarée, historien majeur du VI°s.



Anthony Kaldellis restitue la figure d'un grand écrivain de l'antiquité tardive, disciple de Thucydide et de Platon, qui, comme tous les auteurs antiques, ne conçoit pas la création littéraire autrement que comme la réécriture des grands modèles anciens. Cette réécriture n'est ni un plagiat, ni une répétition mécanique et creuse : elle consiste à adapter (en ce qui concerne Thucydide) les modes du récit historique de la Guerre du Péloponnèse au temps de Justinien (ce qui choque nos esprits modernes marqués par l'historicisme littéraire d'Erich Auerbach) ; et Platon fournit à l'historien le cadre théorique et conceptuel qui l'aide à structurer son histoire. La réécriture va très loin, jusque dans le choix des mots et les distorsions subtiles des citations, et j'en ai copié et traduit plusieurs exemples pour le lecteur intéressé.



Il ressort de ce très bel essai une figure intellectuelle d'opposant à la tyrannie bigote de Justinien et de Théodora, un esprit sceptique devant les débordements persécuteurs de la religion d'état, en somme un frère de ces auteurs latins de la fin du IV°s vaincus par Théodose, et si bien évoqués par Stéphane Ratti. Les récits magistraux des trois guerres de Justinien (ou plutôt de son général Bélisaire, car l'empereur ne combattait pas) mettent en évidence (outre leur intérêt évident en matière d'histoire militaire) le règne incontesté de la Tykhè, ce hasard aveugle que Procope nomme ainsi, et parfois aussi, ironiquement, Dieu ou Providence. Avec ce livre, on apprend à lire les grands historiens antiques : l'hommage liminaire à Catherine de Romilly, spécialiste de Thucydide, rappelle que ces auteurs anciens dépassent largement le cadre étroit de l'histoire, et sont des philosophes ou des sages à part entière. Anthony Kaldellis nous suggère de faire avec Procope comme Catherine de Romilly, qui lisait Thucydide pour sa pensée et sa langue, non pour son Histoire.



L'auteur est grec, enseigne aux USA et écrit en anglais. Bien sûr, ce livre-ci n'est pas traduit dans notre langue : en France, on se dispute sur "Aristote au Mont Saint-Michel" de Sylvain Gouguenheim et l'on continue d'oublier Byzance. S'y intéresser menacerait le mythe de la transmission islamique de la culture grecque, et la nouvelle bigoterie.
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Simetierre
  22 juillet 2018
Simetierre de Stephen King
Que dire de ce roman à part que j'ai adoré 🤗 du début à la fin j'ai savouré ce sacré roman.

Il est vachement bien écrit , l'histoire se suit en continue. Les personnages sont sympathiques et faciles à comprendre.

J'ai vraiment beaucoup aimé .

Encore un livre de cet auteur que j'apprécie 😊
Lien : https://m.facebook.com/story..
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Juste après la vague
  22 juillet 2018
Juste après la vague de Sandrine Collette
J'ai acheté ce livre pour une seule raison : mes cauchemars récurrents sur une immense vague qui arrive sur moi, sur nous tous, et qui engloutit tout sur son passage. Si haute que je dois tendre ma tête en arrière, (tellement que j'en ai mal au cou), juste pour voir le sommet de cette terrible vague.



Et ici, c'est pareil. Une affreuse, une énorme vague, qui va tout submerger : leurs vies, leurs espoirs, leur famille, toutes les familles, leurs terres, leurs repères.

Ils sont onze, deux parents et leurs enfants, sauf que sur la barque qui leur permettra (peut-être) de trouver du secours et au mieux la terre ferme, il n'y a pas assez de place pour tout le monde. Un choix écœurant se dessine alors et on va suivre d'un côté la survie de ces trois enfants laissés à l'écart et d'un autre la tentative de ces parents désespérés pour trouver de l'aide et sauver tout le monde.

On navigue avec eux, on a peur avec eux. On a tellement pitié de ces trois enfants abandonnés, qu'on tourne les pages à vive allure, voulant savoir comment ils vont s'en sortir, parce qu'il faut qu'ils s'en sortent !

Du suspense à chaque instant, des rebondissements, de la douleur, de la joie, bref une petite pépite que j'ai beaucoup appréciée.
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Engulfed : Respirer
  22 juillet 2018
Engulfed : Respirer de Nathalie P.
A la lecture du quatrième de couverture de ce roman, j’ai été interpellée : beaucoup plus sombre, ce roman semble flirter avec une ambiance « dark », à l’opposé de ce qu’écrit l’auteure d’habitude. Je me suis donc lancée dans cette lecture avec une pointe d’appréhension qui s’est envolée en même temps que les pages ont défilé.



Nous faisons ici connaissance de Mélissa, une jeune femme qui suit une psychanalyse, sort avec Hugo et qui tente de vivre sa vie le plus normalement possible. Un jour, elle rencontre les parents de son petit ami et son frère, Lowell. Et là, c’est le drame ! Mélissa semble fuir ce dernier et de son côté, le jeune homme commence à suivre la jeune femme. Quel lien les unit ? Pourquoi Lowell semble-t-il vouloir du mal à Mélissa ? Hugo sera-t-il en mesure d’aider sa compagne ?



Mélissa est une jeune bibliothécaire, qui, on le comprend très vite, a vécu un drame plus jeune. Elle suit une psychanalyse, a une liste « de règles de vie » et utilise les origamis pour essayer de se recentrer quand ça ne va pas. Son histoire d’amour avec Hugo est toute fraiche et sa rencontre avec Lowell va mettre par terre tous ses efforts. Elle craint ce dernier et ne supporte pas de le croiser. Heureusement, elle va pouvoir compter sur Hugo, jeune étudiant en droit qui rêve de devenir avocat. Amoureux, prévenant, il va être un véritable soutien pour Mélissa et est le total opposé de Lowell. On sait peu de chose sur Lowell, juste qu’il harcèle Mélissa, fait chanter sa mère et ne semble donc pas un homme fréquentable. Il est un personnage ambivalent qui, je pense n’a pas livré tous ses secrets, notamment sur les sentiments qu’il a pu ressentir pour l’héroïne.



Comme je l’ai déjà dit, ce roman est beaucoup plus sombre que les autres romans écrits par l’auteure. Encore une fois, j’ai été happée par la plume de Nathalie P. et j’ai été embarquée dans cet univers dark. On souffre aux côtés de Mélissa, qui s’enfonce au fil des jours dans son mal-être, et d’Hugo, qui sent que sa copine souffre mais qui ne connait pas, tout comme nous, les détails de ses souffrances. L’ambiance du livre est pesante, étouffante et on aimerait rentrer dans le livre pour aider notre héroïne. On arrive au bout du livre à bout de souffle avec le ventre et le cœur serré.



L’auteure a fait le choix des narrateurs multiples, ce qui nous permet d’avoir une vue d’ensemble des ressentis des personnages mais aussi d’être complètement immergé dans l’histoire. J’ai apprécié d’avoir ces différents points de vue car cela permet de donner du rythme à la lecture et cela nous fait ressentir une large palette d’émotions.



Pour conclure, encore une fois, Nathalie P. a su me toucher en plein cœur malgré la noirceur de ce roman. C’est une dark romance par les thèmes abordés mais, comme toujours, la force de ce roman est dans les émotions ressenties lors de la lecture. Si vous connaissez déjà l’auteure et que vous aimez les lectures qui font vibrer, n’hésitez plus ! « Engulfed : respirer » saura sûrement vous conquérir et vous entrainera dans une lecture émouvante et prenante.
Lien : https://lesmisschocolatinebo..
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Exit le Fantôme
  22 juillet 2018
Exit le Fantôme de roth philip
Je ne suis pas vraiment friand des romans de Philip Roth, n'en ayant lu que deux autres (« Laisser courir» et « Pastorale américaine »), qui m'avaient laissé une impression mitigée. Pour tout dire, j'y avais trouvé des longueurs si importantes qu'elle m'avaient ôté l'envie d'en découvrir plus.

J'ai voulu retenter ma chance avec cet « Exit le fantôme » qui a déjà le mérite d'être plus court. Et je l'ai trouvé indéniablement plus intéressant que les deux précédents.



Nathan Zuckerman, son personnage principal et narrateur, est un écrivain célèbre de 71 ans. Il a eu un cancer de la prostate, est impuissant et souffre d'incontinence urinaire sévère. Alors que depuis plus de 10 ans il poursuit son œuvre retiré dans un village à trois heures de New-York, il décide quelques jours avant les élections américaines de 2004, de se rendre dans la Grosse Pomme pour y subir un traitement qui pourrait améliorer son incontinence. En quelques heures la vie calme et solitaire qu'il s'était construite va voler en éclats.



Le fantôme dont il est question dans le titre, c'est évidemment Zuckerman lui-même mais c'est aussi d'une certaine manière celui du monde littéraire qu'il a connu, caractérisé d'abord par un attachement sincère à la fiction. Cet univers est en opposition totale aux « coups éditoriaux » de l'époque qui reposent déjà sur une mise en avant de la biographie d'un auteur, réelle ou fantasmée, pour vendre une certaine exemplarité supposée ou bien tout simplement du croustillant.



Même s'il n'est pas exempt de longueurs (considérations interminables sur l'élection de George W. Bush notamment) ce roman crépusculaire, a la forme parfois changeante (notamment une partie sous forme de dialogue théâtral entre Zuckerman et Jamie, une jeune femme brillante dont il est tombé amoureux) est tout de même très alerte, voire réjouissant dans les passages un peu plus critiques de la société d'alors.
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Le light, c'est du lourd : Le scandale de l..
  22 juillet 2018
Le light, c'est du lourd : Le scandale de l'aspartame et des édulcorants de Henriette Chardak
Il est toujours intéressant de comprendre ce que l'on consomme et ce qui se cache derrière les étiquettes. Ici, on nous propose d'en apprendre plus sur l'aspartame, un produit qui se cache partout dans notre alimentation et sur lequel il est difficile de se faire une idée : alors que certains affirment qu'il est nocif, d'autres contredisent cette idée.



Grâce à ce livre, on apprend tout d'abord ce qu'est réellement l'aspartame, au niveau moléculaire, et pourquoi il serait dangereux. En temps qu'étudiante dans les domaines de la biologie et chimie, cela m'intéresse tout particulièrement et j'ai trouvé cela plutôt bien expliqué. On y découvre alors ses effets sur le cerveau et sur le poids, des liens inattendus entre cet additif et l'obésité, et surtout les raisons pour lesquelles tout cela reste dans le silence.



Ce livre, comme on s'y attend, est biaisé, mais c'est toujours bien de lire le "pire" pour savoir à quoi l'on s'expose. Toutefois, ce serait intéressant de lire ou regarder un autre reportage du côté pro-aspartame pour se faire une véritable idée et garder les informations qui nous semblent les plus crédibles. En effet, il est facile de relier l'aspartame à des problèmes de santé alors que tant d'autres choses nous sont nocives dans notre mode de vie actuel. La cause d'un problème est souvent moins évidente qu'il n'y parait.

Ici, on voit très bien que la volonté de l'auteur est de nous faire peur (encore plus que de nous ouvrir les yeux), et cela marche ! On ne regarde plus le coca light et tous les autres produits qui nous entourent de la même façon après avoir lu cette enquête.



Néanmoins, je n'ai pas vraiment réussi à accrocher avec la façon dont les informations nous sont amenées. En effet, même si l'auteur s'est vraiment très bien renseignée sur la partie scientifique et ça se sent, cela se voit qu'elle est au départ une journaliste avec toutes les références faites aux entreprises, aux politiques, aux marques... A certains moments, cela était plus une énumération de noms et de faits économiques, alors que ce qui m'intéressait vraiment était relatif à la santé. Même s'il est sympa de connaître un peu le contexte, je préfère comprendre les effets de l'aspartame sur notre santé avec les études qui le prouvent ou non, plutôt que de lire l'histoire d'un énième être maléfique qui souhaitait cacher à tous les problèmes de cet additif. A force, c'était vraiment lassant.



Du coup, je conseille ce livre à tous ceux qui voudraient en apprendre plus sur le light, l'aspartame et ses effets négatifs. Il ne faut toutefois pas oublier, comme je l'ai déjà dit, que ce n'est qu'une vision subjective et qu'il faut toujours se renseigner et lire les arguments des deux camps pour se faire sa propre idée.



Enfin, je remercie la masse critique Babelio pour l'envoi de ce livre !
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Barracuda for ever
  22 juillet 2018
Barracuda for ever de Pascal Ruter
Tout commence par un divorce.

Napoléon, 85 ans veut se renouveler.

Tel est le début de cette histoire attachante entre un papy rock n'roll, ancien boxeur et son petit fils surnommé Coco, 10 ans.

Durant 300 pages le lecteur est embarqué dans la vie tonitruante et déjantée de cet empereur un peu loufoque, incorrigible, bourré d'humour et de répartie.

La relation entre le petit garçon et son papy est unique, émouvante. Ils se parlent en espéranto, scellant ainsi l'intimité et la complicité de leur lien.

La relation épistolaire de la mamie avec son petit fils est un véritable trait d'union.

Une histoire magnifique de transmission, de famille, de vieillesse, la vie...

J'ai bien sûr adoré .

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Journal d'un amateur de fantômes
  22 juillet 2018
Journal d'un amateur de fantômes de Daniel Sangsue
En parallèle de la préparation d’ouvrages et de conférences que Daniel Sangsue a donné sur le thème des fantômes dans la littérature, l’auteur a tenu une sorte de journal dans lequel il a noté, au fil des années (de 2011 à 2017) des anecdotes, découvertes littéraires, rencontres en rapport avec ce thème.



Cela donne un ensemble très hétéroclite qui va de l’analyse de séries diffusées sur Arte, à des expositions de peinture ou des visites de monastères. L’auteur est très érudit et il a une culture littéraire très pointue donc on se perd parfois (en tout cas moi je me suis parfois perdue dans les références et les allusions littéraires).

Le récit est un peu trop long et parfois déroutant, certaines digressions ne présentent pas réellement d’intérêt.. En réalité, cet ouvrage est plus intéressant par sa forme et ce qu’il représente (les notes d’un auteur) que par son contenu qui reste très personnel.
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Carnets de voyage
  22 juillet 2018
Carnets de voyage de Titouan Lamazou
Un talent à rendre jaloux dans ces carnets de voyage. Du texte, du dessin, de l'aquarelle, du montage photo original, rien ne vaut la patte de l'homme pour donner de la poésie, de la chaleur humaine, de l'exotisme à un carnet de voyage. Quand cette patte est celle de Titouan Lamazou, cela donne une véritable oeuvre d'art.



Il n'y a pas que peu de monuments, rien de pompeux ni d'ostentatoire. Il y a surtout des visages, des êtres simples dans leur décor et leurs gestes de tous les jours, et au final l'envie de voyager, de rencontrer ces gens qui se sont laissé croquer.



Un des plus beaux cadeaux qui m'ait été fait.

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Mercy, Mary, Patty
  22 juillet 2018
Mercy, Mary, Patty de Lola Lafon
Lola Lafon écrit bien, elle a du style et de l'audace. Je n'aime pas tous ses romans, mais on ne peut que lui reconnaître cela : ses histoires sont animées d'un souffle, d'un courage, qui les rendent difficilement oubliables.

Pourtant, "mercy mary patty" m'a déçue. J'ai trouvé le récit très alambiqué, l'usage du "vous" pour désigner le personnage de Gene embrouille le lecteur et la seconde partie est très longue. Le roman contient des passages très beaux ou tout du moins dignes de réflexion, mais cette gestion narrative m'a vraiment gênée à la longue. C'est un peu dommage, même si je reste très intéressée par l'oeuvre de cette auteure !
Lien : http://bouquinivore.over-blo..
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Une fille bien
  22 juillet 2018
Une fille bien de Valérie Toranian
L'histoire de retrouvailles avec une amie d'enfance qui débute un peu moyen, qui termine vaguement confusément et qui offre tout de même des bons moments. Une cinquantaine de mots clé pourraient être ajoutés à cette comédie un peu chick-lit qui, à trop vouloir embrasser, passe légèrement à côté de tout et ne termine rien.



Restent quelques bonnes pages sur les confusions. Celles de la mémoire, politiques, de la presse, de la vision occidentale du voile et de l'islam ou de l'homosexualité.
Lien : http://noid.ch/une-fille-bien/
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Nos chemins de traverse
  22 juillet 2018
Nos chemins de traverse de Lorys V.
Hormis les petits soucis de répétitions rencontrés plusieurs fois, et quelques fautes d’inattention, j’ai passé un très bon moment en compagnie de Théo et Nicolas.

Nicolas qui ne travaille plus depuis un long moment « végète » chez lui, il a repris des études à domicile, c’est plus un genre de formation que réellement des études, il vit avec Anne, mais dans leur couple c’est plus l’habitude et le train-train que la grande passion, sa seule amie, Lyse, vit également dans le bâtiment. Entre son couple qui bat de l’aile, son envie d’arrêter les frais dans cette formation qu’il a reprise via le net, son footing quotidien, ses discutions avec Lyse, Nicolas se remet doucement en question, non seulement lui, mais également son couple. Il est déjà en pleine remise en question lorsque Théo débarque. Il habite l’appartement juste en face du sien, il est une bonne dizaine d’années plus jeune que lui, et il ne plaît pas à Lyse qui va d’ailleurs le mettre ne garde contre lui, elle le connaît, ou du moins elle l’a connu enfant puisqu’il habite maintenant l’appartement de ses parents.

Mais Nicolas n’est pas spécialement du genre à s’arrêter à l’avis de sa voisine et amie et lorsque son jeune voisin va lui demander de l’aide pour monter ses meubles, il va en profiter pour mieux le connaître. Le fait de « fréquenter » Théo va lui faire se poser pas mal de questions sur lui-même, sur ses propres attentes de la vie, sur son couple qui bat déjà de l’aile, sur sa sexualité .Car oui, même s’il se dit hétéro, il va ressentir une certaine attirance pour son jeune voisin, et quelque part, cela le perturbe. Il faut bien dire que le rapprochement des deux hommes, va se faire assez rapidement, l’air de rien et surtout naturellement, et au fil des jours, cela devient finalement une évidence pour Nicolas.

Nicolas, c’est tout le monde et n’importe qui, c’est même nous lecteurs qui découvrons son histoire, qui n’a jamais remis sa vie en question ? Qui n’a jamais eu de doute sur son bonheur ? Qui peut dire qu’il est véritablement heureux dans sa vie de tout les jours ? Ne trouvez-vous aucuns défaut à votre vie ? Si c’est le cas alors je vous tire mon chapeau car moi j’ai pas mal de questionnement sur ma propre vie. Au fil des pages, il va se dévoiler à lui-même, il va réellement se découvrir et prendre la bonne voie, celle qui le rend simplement heureux. Un tel changement ne se fera pas sans conséquences, mais au final, n’a t-il pas droit au bonheur, doit-il se fondre dans la masse et toujours faire ce que l’on attend de lui ?

Si je n’avais pas eu mes petits soucis cités au début, j’aurais donné les étoiles sans hésiter, mais à cause de cela j’ai dû en retirer un petit peu. Petit conseil à l’auteur, une bonne relecture et tout sera parfait 😉
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XIII Mystery, tome 11 : Jonathan Fly
  22 juillet 2018
XIII Mystery, tome 11 : Jonathan Fly de Brunschwig/Taduc
Nous découvrons, ici, les secrets décelés par le journaliste Jonathan Fly au sujet des agissements du patron du FBI. Jason Fly, enfant, essaie de comprendre le comportement du journaliste. Un album assez dur, mais très intéressant car il nous éclaire sur la vie et l'enfance de XIII.
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De joie coulent mes larmes
  22 juillet 2018
De joie coulent mes larmes de Lena Walker
Nous suivons les aventures de Romy dans ce roman. Amoureuse de Saint Tropez, sa ville natale, elle a tout pour être heureuse : un fiancé, une famille aimante, des amis et un boulot. Mais tout est remis en question quand elle surprend Nicolas et sa meilleure amie en pleine action. Du jour au lendemain, elle se retrouve à Paris pour une nouvelle vie. Elle décroche un stage dans une chaine télévisée alors qu'elle rêve de devenir journaliste.



De joie coulent mes larmes est un roman humain, une histoire pleine d'émotions et sans superflus. Romy est un personnage attachant, elle est déterminée mais elle est aussi soumise à ses émotions. Par chance, elle est toujours bien entourée : que ce soit par son ami d'enfance Paul, qui ferait n'importe quoi pour elle ou sa grand mère Mamilou qui est LA grand mère parfaite. Romy peut rebondir à chaque échec.



Renaud et Cécile sont aussi des personnages très attendrissants, bien que Cécile soit un peu la cliché de la bobo végane, elle reste une véritable alliée pour notre héroïne. J'aime beaucoup sa sagesse, sa détermination et son soutien infaillible. En fait, les personnages sont vraiment humains et séduisants.



Les situations que vit Romy sont réalistes et peuvent nous arriver. Mais la plus grande leçon que ce livre nous donne c'est que ce n'est jamais terminé. On peut toujours rebondir, affronter les choses et notre réussite ne dépend que de nous finalement. On rencontre des bonnes personnes comme des mauvaises, on en tire des leçons et des conclusions mais il faut toujours continuer d'avancer.



L'histoire est vraiment bien pensée, ce n'est pas une petite romance à l'eau de rose avec un "je t'aime, moi non plus" mais ce sont des petites situations qui font que Romy grandit et se dépasse. On nous décrit les paysages de Saint Tropez, de Paris mais aussi de New York, en bref, cette lecture est une gourmandise littéraire. Elle nous fait voyager, rêver et nous touche en même temps.



L'écriture de Lena Walker nous touche, nous émeut et nous fait voyager. C'est la bonne petite histoire feel good qui fait du bien au moral et qui nous rajoute du baume au coeur.



Je remercie les éditions Michel Lafon pour leur confiance et bien entendu, Lena Walker pour avoir écrit une petite pépite.
Lien : http://loudesbois.fr/2018/07..
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Le parfum du bonheur est plus fort sous la ..
  22 juillet 2018
Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie de Virginie Grimaldi
Une pause dans la vie. Un souffle de bonheur et de bien être.

C'est aussi quelques fou-rires. Le mari de Pauline la quitte. Mais elle n'y crois pas. A tel point qu'elle l'attend dans leur resto pour leur anniversaire...

A tel point qu'elle lui écrit une lettre par jour avec de bons souvenirs afin de lui faire réaliser qu'il l'aime toujours.



A lire si vous aimez le genre!
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