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Critiques à l'affiche

Le cycle de Dune, tome 1 : Dune
  12 mai 2021
Le cycle de Dune, tome 1 : Dune de Frank Herbert
"Dune" appartient à la famille des sagas emblématiques de la science fiction, un titre qui fait l'unanimité chez les amateurs du genre.

Il s'agit pour moi d'un souvenir particulier et ancien, pensez donc, 1984 !

Je sors de la salle de cinéma où je suis allé voir le film de David Lynch avec un sentiment de frustration énorme, une impression étrange, celle que le film aurait dû être meilleur car j'ai tout de même aimé le contexte d'ensemble et le scénario, il fallait que j'en ai le cœur net...

J'ai donc très vite après lu le livre, et plusieurs fois relu depuis car j'ai bien sûr adoré la complexité de cette saga dans toutes ses composantes.

Une histoire intemporelle qui aurait pu se passer en plein moyen-âge où l'empereur de la galaxie va ordonner la destruction de la maison des Atréides par celle des Harkonnens, le théâtre de ce drame sera la planète Arrakis, appelée plus généralement "Dune" du fait de sa configuration.

Il y sera question de prophétie et de religion, de politique et d'intrigues, de convoitise surtout, car "Dune" a une particularité et une ressource d'une valeur inestimable, c'est la seule planète sur laquelle on trouve "l'épice" qui suscite la plus grande des convoitises.

Une SF complexe avec des acteurs tous aussi intrigants les uns que les autres. Les "mentats" aux capacités mentales stupéfiantes, le Bene Gesserit, le Bene Tleilax et bien sûr les fremens, les fremens dont la legende prédit la venue d'un messie...

Je n'en dirai pas beaucoup plus si ce n'est qu'il s'agit d'un univers particulièrement réussi, complexe certes, mais fascinant et addictif à souhait, une saga mythique et incontournable.
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Cent ans de Solitude
  12 mai 2021
Cent ans de Solitude de Gabriel Garcia Marquez
L'un des plus beaux romans qu'il m'est été donné d'avoir le plaisir de lire.

Une saga familiale retraçant l'histoire d'un pays fictif comme parodie ou satire de l'Histoire de la Colombie ou de plus ou moins tout pays d'Amérique latine.

Une invitation au voyage et à la méditation qui m'a laissé une excellente empreinte. Je crois bien l'avoir offert à au moins dix de mes proches et de mes ami(e)s dans les quelques mois en ayant suivi la lecture.

Je le recommande encore aujourd'hui à toute personne voulant connaître un peu mieux cette région du monde, son histoire, ses cultures ; ainsi qu'à tous ceux qui se préparent à voyager vers là-bas...

Une pépite dans ma bibliothèque.
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La route
  11 mai 2021
La route de Cormac McCarthy
Le lecteur ne sait pas dans quel pays ni à quelle époque il se trouve en lisant ce bijou.

Il ne connaîtra pas non plus le nom des 2 personnages principaux, ils seront appelés : le père et le fils ou le grand et le petit.

Tout ce que l’on sait c’est que le monde est dévasté, il n’y a plus rien que de la cendre à perte de vue. L’apocalypse a eu lieu.

Les 2 personnages poussent un caddie dans lequel se trouvent le peu d’affaires qu’ils possèdent et se dirigent vers le sud.

Ils rencontreront des survivants comme eux mais le danger est partout car le mot d’ordre est «survie ».

L’auteur est fantastique : j’ai eu peur, j’ai eu froid, j’ai eu faim. Mes émotions au diapason de celles des personnages !

Marchez avec eux mais faites attention !
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Betty
  15 mai 2021
Betty de Tiffany McDaniel
Betty n'est pas naïve.

Betty n'ignore rien de la violence des hommes.

Betty sait.

Le racisme ordinaire. le viol des femmes. La pauvreté. La cruauté des adultes et celle des enfants.

Mais si Betty voit, entend et endure beaucoup,

même la dureté de sa mère blanche,

elle a les tendres bras de son père Cherokee et son monde magique.

La nature généreuse et son extraordinaire résilience aussi, avec les mots inscrits dans son carnet et ces bocaux qu'elle enfouit.

Comme on enterre des secrets inaudibles à tous.

Betty, un livre terriblement sombre et lumineux.



Challenge MULTI-DÉFIS 2021
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Les enfants du mal
  15 mai 2021
Les enfants du mal de Laure Barachin
Durant la fin de la guerre et après 1945 des milliers d'enfants ont été laissés-pour-compte qu'ils soient issus de viols ou de relations franco-allemandes durant l'occupation. Devenus adultes ils sont nombreux à partir en quête de leurs origines. C'est sur les traces de ce passé, de leur histoire douloureuse que Laure Barachin nous emmène.

On recense pas moins de 55000 enfants recueillis par l'Assistance Publique de Paris entre 1940 et 1944. Un chiffre qui fait froid dans le dos.



Dans son roman Laure Barachin donne la parole à ces enfants, les laissés-pour-compte, pupilles de la Nation, orphelins de guerre, qui en grandissant, comme Capucine le personnage principal du récit, doivent vivre avec la blessure profonde de ne pas savoir qui ils sont ni d'où ils viennent. C'est son histoire mais aussi celle de tous les autres, les anonymes, que Capucine a voulu transmettre à sa fille. Cette histoire et ses espoirs qu'elle a couchés sur les pages de son cahier, jour après jour, sous la forme d'une longue lettre adressée à Aurore qu'elle commence à rédiger en 1953 alors qu'elle est une petite fille de 9 ans, placée temporairement au foyer des Lilas après avoir été retirée à son père adoptif.



De ses premières années Capucine ne sait rien si ce n'est qu'elle a été abandonnée alors qu'elle n'était qu'un bébé devant le parvis de l'église d'Isigny-les-eaux. Pas de photos, pas de souvenirs, une page blanche sur laquelle seul subsiste un sentiment d'abandon et d'indifférence qu'elle tente de compenser en donnant de l'amour, beaucoup d'amour à Lucie, petite puce de 5 ans qui est devenue muette suite à un choc post-traumatique, déplorable conséquence des sévices monstrueux que lui ont infligés ses parents. Toutes les deux sont placées en famille d'accueil chez les Legrand, elles y rejoignent Christopher et Samuel avec lesquels elles vont former la fratrie, la famille qui leur manque tant.



Un récit divisé en trois parties dans lequel l'autrice a pris soin d'insérer citations et poèmes de grands écrivains tels que Victor Hugo (qui démarre magistralement la préface avec "Il fait froid"), Honoré de Balzac, Fiodor Dostoïevski, Emily Brontë et d'autres encore suivent pour faire écho à l'histoire. Dans la deuxième partie qui se déroule au début des années 70 à Paris nous retrouvons une Capucine plus apaisée et plus mature qui vient de décrocher brillamment son doctorat en pédiatrie et qui semble bien décidée à lever le voile sur le mystère qui entoure ses origines, quitte à déterrer les secrets effroyables qui sont enfouis depuis mai 1943 dans l'imposant manoir anglais où vivent la vieille Elizabeth de Chesterfield et sa fille aliénée, Rose-Mary. Mais ne vaut-il pas mieux parfois laisser les secrets bien gardés tant la vérité peut être inconcevable ?



Un roman fort et sensible, dont la narration va crescendo jusqu'au dénouement final, qui nous parle de l'héritage familial, celui que l'on ne choisit pas, les liens du sang. Quand on a que le poids du silence en héritage encore faut-il être capable de vivre avec. Un roman qui pose question quant au bien-fondé des protocoles d'éloignements abusifs entre l'enfant et le parent (adoptif ou non) et qui évoque également la difficulté de placement en famille d'accueil ou à l'adoption des enfants souffrant de handicaps comme la petite Lucie dont l'histoire terrible m'a énormément touchée car la différence fait peur et encore aujourd'hui en 2021 il est difficile de faire adopter un enfant différent et ces enfants en payent malheureusement le lourd tribut puisqu'ils se sentent doublement abandonnés et n'ont pour horizon que celui d'être ballottés de famille d'accueil en famille d'accueil et aussitôt qu'il y a un tant soit peu d'amour, on le leur reprend en les déplaçant pour ne pas qu'ils s'attachent.



Les enfants du mal, les enfants de personne, les laissés-pour-compte, les non désirés, les mal aimés, les rejetés, les abandonnés : Capucine, Christopher, Samuel, Lucie, ils n'ont pas ou si peu connu la guerre et pourtant ils portent malgré eux le lourd fardeau de la Shoah sur leurs frêles épaules. Les enfants du mal, les déportés, les massacrés, les torturés, les assassinés : Émilie, Maria, Schlomo, Jacob, décédés dans les camps à Auschwitz ou en chemin. Ces enfants d'Israël qui n'auront pas eu la chance de connaître la terre promise de leurs ancêtres, la terre de celui qui fut leur père, leur frère, Moshé Vigotska, qui lui devra finir ses jours avec le pire des traumatismes, celui d'avoir survécu aux siens. Son histoire m'a aussi bouleversée.



"Vous auriez sûrement préféré ne pas venir au monde mais vous avez tort car chaque vie est nécessaire. Tout être humain est libre de choisir entre le bien et le mal, vous y compris, loin des déterminations de l'hérédité. Vous êtes vous et non un mélange des caractéristiques de votre père et de votre mère. Votre existence sera ce que vous en ferez, vous serez ce que vous voudrez être". (p 206)



Un très très beau roman que je vous invite à lire pour ne pas oublier...

Merci infiniment Laure pour ta confiance.



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Le Petit Prince
  16 mai 2021
Le Petit Prince de Antoine de Saint-Exupéry
Ce dimanche 16 mai 2021 m’a semblé être une bonne journée pour relire le chef-d’œuvre d’Antoine de Saint-Exupéry : Le Petit Prince. Et quelle claque ! Cette histoire m’avait secouée étant enfant (épisode avec le renard) et m’a totalement chamboulée aujourd’hui.

Il ne serait pas malin de proposer une analyse du Petit Prince. Ce serait se gonfler d’orgueil et se donner trop d’importance en se reposant avec trop de confiance sur sa propre intelligence. Les claques que je me suis prises au cours de cette relecture m’invitent plutôt à conseiller aux lecteurs et lectrices de se replonger dans cette œuvre dont chaque chapitre peut être une leçon selon ce qu’on traverse dans sa vie.

Ma leçon du jour a été de réaliser qu’il n’est pas bon de se prendre pour une « grande personne ». La sagesse nous fait souvent défaut et on choisit malheureusement de la remplacer par l’orgueil et l’arrogance, combinaison détonante pour qui souhaite chuter tôt ou tard.

Je pense relire le Petit Prince encore cette année, en sélectionnant un chapitre ou un autre selon ce que j’aurai à apprendre, et avec un ou une Chicouf à mes côtés. Car seuls les enfants peuvent encore enseigner aux adultes que nous sommes les choses essentielles qui nous ont malheureusement échappées. Un Must-Read.
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Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures ..
  12 mai 2021
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Annie Barrows
J'ai adoré ce roman !

Il me donnerait presque envie d'envoyer mes romans préférés en voyage avec mon adresse à l'intérieur.



Même si l'histoire semble être focalisée sur Juliet (toutes les lettres sont issues de sa correspondance, et les rares qui ne le sont pas parlent d'elle) et qu'on apprécie son charme et sa "voix", c'est Elizabeth la véritable héroïne.

Elle brille et bouleverse par son absence, au fur et à mesure que l'on en apprend plus sur elle.



La forme épistolaire peut en décourager certains, mais le style de Juliet (bon, c'est en réalité le style des auteurs, mais vous voyez ce que je veux dire) et ses manières d'être poussent à continuer la lecture, le temps suffisant pour que l'on soit complètement immergé dans le roman sans envie de le lâcher.



J'ai ri, j'ai pleuré. J'ai été surprise par la modernité de certaines réactions par moments. Même s'il s'agissait de lettres et de télégrammes, ça me donnait parfois l'impression d'une discussion sur Whatsapp.

Par exemple:



A, à B : "Machin a giflé Truc, c'est Bidule qui me l'a dit."

B, à Bidule : "Quoiiiii ? Machin a giflé Truc ? Raconte-moi, je sors le pop-corn !"



Bon, j'exagère évidemment, mais ça m'a fait beaucoup rire.
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Lumière
  11 mai 2021
Lumière de Christelle Saïani
📚 LUMIÈRE de Christelle Saïani



📖À la première rencontre entre Ambre et Léo, c’est électrique : une véritable passion.

Mais, rapidement cette relation s’effondre lorsque Léo quitte Ambre du jour au lendemain. Elle ne comprend pas cette décision si imprévisible.

La descente aux enfers commence pour cette jeune fille. Elle n’arrive pas à se remettre de leur séparation. Tout s’écroule, elle maigrit à vue d’œil et devient l’ombre d’elle-même.

Jusqu’au jour où, elle fait la connaissance de son voisin Olivier et de toute sa petite tribu si lumineuse.

Cette famille qu’elle imaginait heureuse, sans souci, limite trop parfaite, a elle aussi une énorme faille.



❤️Entre ombre et lumière, le choix pour Ambre sera déterminant.

Quel joli moment de lecture ! Merci à Christelle Saïani de m’avoir envoyé son livre.

Pour ne rien vous cacher, j’ai pleuré et ça faisait un moment que cela ne m’était pas arrivé.

L’auteure nous offre cette tranche de vie dans sa région du sud de la France, au milieu des paysages, des odeurs et des spécialités culinaires. C’est un régal pour la vue et l’odorat du lecteur.



Dans ce roman choral, il est question d’amour, de vie, de maladie mais surtout de combat et d’amitié.

Le fait d’avoir les points de vue des différents protagonistes au fur et à mesure des chapitres, nous permet de s’attacher à chacun d’eux, de les comprendre et de lutter à leurs côtés.



Pour la petite histoire : lors d’un échange avec l’auteure, j’ai appris qu’elle reversait l’ensemble de ses bénéfices à une association. Je trouve franchement la démarche très élégante et en sachant cela, moi, à votre place, je serais déjà chez mon libraire !














Lien : https://clairement-livre.com
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Le Sorceleur, tome 3 : Le Sang des Elfes (r..
  10 mai 2021
Le Sorceleur, tome 3 : Le Sang des Elfes (réédition) de Andrzej Sapkowski
Après avoir été initiés à l'univers du Sorceleur avec les deux premiers tomes et leur douzaine de nouvelles, nous entrons dans le vif du sujet avec ce tome 3.

Très honnêtement je ne m'attendais pas à ce que se soit aussi bon, Andrzej Sapkowski a un sens de la narration particulièrement efficace pour qui aime s'imprégner d'un contexte et suivre des personnages complexes à la psychologie travaillée.

Une première partie qui se déroule à Kaer Morhen, dans le sanctuaire des sorceleurs où Geralt de Riv et ses frères prennent en charge l'éducation de Ciri, un très bon moment de lecture.

L'auteur excelle à installer son univers et à intégrer ses personnages, des personnages d'une belle densité soit dit en passant, Ciri, Geralt, Triss, Jaskier et Yennefer et d'autres à des degrés moindres.

Un contexte à la politique complexe si l'on considère le nombre de factions, de races (humains, elfes, nains et autres), mais aussi les magiciens sans oublier un ennemi pas encore clairement identifié mais plutôt inquiétant.

Un tome que je qualifierai d'introduction et pourtant déjà passionnant tant il est riche et superbement raconté, on est dans une "Dark fantasy" de très haut niveau, aucun doute.

J'allais oublier de dire que les dialogues sont de haute tenue, l'intrigue se dessine avec ce qu'il faut de mystères et de non-dits, il y a même de l'humour avec quelques belles scènes, oui vraiment ça s'annonce énorme.
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Le Ciel au-dessus du Louvre
  15 mai 2021
Le Ciel au-dessus du Louvre de Yslaire
Je retrouve mon chouchou Bernard Yslaire avec cette merveilleuse bande dessinée dont il a tout presque tout conçu. Comme d'habitude on retrouve Magic Man derrière toutes les manettes. Jean-Claude Carrière lui donne un coup de main mais on sent la patte yslairienne partout.



Après les amours de Madame Baudelaire dont je viens de me régaler, un autre coin de la grande petite histoire est dévoilée. Un tableau qui ne sera jamais achevé est commandé à l'illustre peintre David par Robespierre. Il s'agit de représenter l'être suprême. Une image de la pureté, de l'innocence et de l'éternité. David se trouve bien embêté devant un tel programme. Incarner l'invisible en occultant toute idée divine : pas fastoche. L'art est une quête sans fin et il lui faut recruter un modèle idéal pour toucher au sublime et répondre à l'exigence de son ami Maximilien.



Une femme ne peut pas convenir : "Elles manquent de symétrie, elles ont trop de bosses". Pourquoi pas ce jeune Jules Stern dont la beauté antique et le naturel de ses treize ans transcenderaient un tel culte en immortalisant la vertu. On ne sait pas d'où vient ce jeune inconnu qui n'a pas sa langue dans sa poche. Il correspond parfaitement à l'image androgyne recherchée pour symboliser les temps nouveaux, célébrer le nouveau dieu, celui de la Raison.



"- A cet âge, on ne sait pas ce que l'on dit. On est jeune; beau et innocent.

- Je ne connais personne d'innocent, répond Robespierre".



Voilà je n'en dis pas plus, sinon je risque de divulgâcher. Qui de mieux que Bernar Yslaire "pour peindre l'énergie d'un peuple qui a brisé les liens du genre humain" ? C'est un régal de savourer cet opus de l'esthétisme composée avec "des couleurs fières, un style nerveux, un pinceau hardi, un génie volcanique".



Nowowak
Lien : https://pasplushautquelebord..
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La mauvaise herbe
  10 mai 2021
La mauvaise herbe de Yves Montmartin
J'ai beaucoup aimé ce roman qui m'a fait découvrir Alger, ses coutumes, ses traditions aux côtés d'Amira, jeune fille qui rêve de devenir professeure de français et d'être indépendante.

La première moitié est calme, on fait la connaissance de sa meilleure amie, Loubna, de sa famille, de ses passions.

Puis vient le moment où Amira est déracinée, et j'ai souffert avec elle...Je ne m'attendais pas à cette fin...

Ce roman, entre fiction et réalité, est bien écrit, beau et dur à la fois.
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L'Art du roman
  14 mai 2021
L'Art du roman de Milan Kundera
"Tout roman est une devinette du monde"

(G. G. Marquez)



Mes sentiments envers Milan Kundera étaient toujours quelque peu ambigus. Il n'y a que la langue allemande qui possède un mot très pratique, "hassliebe", pour les décrire avec exactitude : d'un côté j'apprécie énormément ses romans, et de l'autre il y a une sorte d'inexplicable antipathie envers Kundera-homme.

En ce qui concerne la littérature, peu m'importe. Le grand critique littéraire tchèque F. X. Šalda disait déjà au début du siècle dernier :" Si tu es un mauvais homme, arrange toi avec le gendarme ou le curé, mais si tu es un mauvais écrivain, je me donne le droit de t'anéantir." Et Kundera est un écrivain excellent.

Loin de moi aussi l'idée qu'il soit un "mauvais homme", c'est seulement que l'attitude de ce natif de Brno envers ses ex-compatriotes déçoit et attriste plus d'un Tchèque. Kundera n'est pas le seul auteur qui tient à préserver sa vie privée (on peut penser par exemple à Volodine ou à Ferrante) et qui préfère s'adresser au lecteur uniquement à travers ses romans, en le laissant à sa propre interprétation. "La naissance du lecteur doit se payer de la mort de l'auteur", a écrit Roland Barthes dans son mémorable essai. On peut aussi comprendre que Kundera préfère voyager incognito, qu'il refuse les prix littéraires et les interviews, mais son refus de faire traduire ses romans en sa langue maternelle frôle, excusez l'expression, l'obstination d'un pédant.

Kundera vit en France depuis 1975. Ses premiers romans sont passés plutôt inaperçus, jusqu'à ce qu'il change de tactique en écrivant "L'insoutenable légèreté de l'être", une sorte de "socialisme, mode d'emploi", destiné au lecteur occidental, qui l'a tout de suite propulsé aux sommets littéraires. En 1995 il écrit son premier roman directement en français, "La lenteur", jamais traduit en tchèque. Un lecteur tchèque doit donc maîtriser le français, l'anglais, l'allemand, le suédois, le russe ou n'importe quelle autre langue étrangère pour continuer à lire Kundera. Seul Kundera peut bien traduire Kundera en tchèque, mais hélas, le temps lui manque. Il ne faut pas s'étonner que les Tchèques fidèles à son oeuvre font circuler les traductions "au noir", comme au bon vieux temps du samizdat. Désapprouvées par les uns, acceptées avec joie par les autres... ont-ils le choix ? C'est presque une ironie du sort qu'au moment où les Tchèques étaient à nouveau autorisés à lire Kundera, ils ont encore perdu cette possibilité....



Par une certaine solidarité, je n'ai donc jamais ouvert "La lenteur" ni un autre livre de Milan écrit depuis 1995. Puis j'ai fait exception avec son essai "L'art du roman" (jamais traduit en tchèque sous la forme proposée au lecteur français), et j'ai bien fait.

Kundera est un auteur intellectuel, dont l'oeuvre romanesque est complétée et accompagnée par le travail de philosophe et de théoricien littéraire. Dans "L'art du roman", il quitte la théorie pour nous expliquer sa vision personnelle du roman, que ce soit le sien ou le roman européen en général. On voit à quel point il est influencé par la phénoménologie de Husserl et de Heidegger, quand il parle, justement, des déceptions et des difficultés de la traduction, et des diverses interprétations des mots et des concepts qui varient et changent d'une langue à l'autre, d'un traducteur à l'autre, et aussi d'un lecteur à l'autre. Une explication édifiante qui m'a presque réconciliée avec Milan, en me disant que sa langue maternelle doit toujours garder une grande importance pour lui.

Il parle aussi de journalistes habitués à mener les interviews de façon qui arrange leurs propres desseins, et qui déforment systématiquement les propos de l'écrivain.

Avec le chapitre "Soixante-neuf mots", il nous propose, dans le genre typiquement kunderien, un petit dictionnaire des mots-clés de son univers fictif ; on trouve déjà quelque chose de similaire dans "L'insoutenable légèreté", mais cette fois c'est par nécessité d'éclaircir sa vision de ces termes, générée par sa désagréable expérience avec l'inexactitude des traductions.

Il nous parle aussi de l'art de la composition, en comparant le roman aux compositions musicales.



La plus intéressante des sept parties de "L'art du roman" (l'amateur de Kundera notera le chiffre magique récurrent !) est probablement le premier essai, "L'héritage décrié de Cervantes", qui commence par rappeler la série de conférences d'Edmund Husserl sur la crise de l'humanité européenne. Avec l'essor des sciences exactes, la vie humaine serait devenue quelque chose de parfaitement analysable, pesable, mesurable et explicable par la rationalité mathématique, en oubliant le monde vécu individuellement dans des milliers de réalités différentes (lebenswelt). Selon Kundera, c'est justement le roman dans sa continuité qui nous permet de visiter tous les recoins de l'âme d'un individu ancré dans son époque : historiographie, sociologie, philosophie ou économie nous en donnent une certaine image, mais les personnages comme Don Quichotte, Tristram Shandy ou Emma Bovary vont nous tirer par la manche en chuchotant : "Et si tout était autrement ?". Il n'y a que le roman qui nous dévoile les aspects divers de l'existence et ses multiples vérités. On s'interroge sur le sens de l'aventure avec Cervantes, on se demande ce qui se passe dans notre for intérieur avec Richardson, avec Balzac on monte dans le grand train de l'Histoire et avec Flaubert on retourne dans le quotidien en rêvant à nouveau de Cervantes et de l'aventure. Avec Tolstoï on vit des moments irrationnels au moment de prendre une décision, et avec Proust on exploite le Temps. Le roman est un Paradis imaginaire de l'individuel, qui nous apprend tant les doutes nécessaires que la tolérance envers la vérité d'un autre. Et de ce point de vue, il serait donc un ennemi juré de toute idéologie dogmatique. Le destin incalculable et imprévisible des personnages romanesques serait toujours accompagné d'un grand rire de Dieu (si ce n'est pas celui du lecteur), comme l'auteur se plaît à imaginer.

Et la place de l'auteur, dans tout ça ? Selon Kundera, l'auteur doit s'effacer au profit de ses personnages. Il y a peut-être une partie de l'auteur là-dedans, peut-être pas, à vous de voir... un roman contient autant de vérités que de lecteurs. Comme aux temps des conteurs et troubadours anonymes, il vit sa propre vie, et a toujours quelque chose à proposer pour enrichir les générations suivantes.

Voilà la vision de Milan Kundera, cet auteur qui s'efface délibérément au profit des mots et de la littérature.



Comme cette critique est déjà d'une longueur indécente, je vais garder pour moi ce que je pense de la biographie de la journaliste Ariane Chemin, au titre proustien "À la recherche de Milan Kundera". En hommage à un autre écrivain aimé de Kundera, cela aurait pu très bien s'intituler "Le procès II, ou Les testaments trahis de Milan K." Si vous voulez apprendre quelque chose de vraiment intéressant sur Kundera, prenez plutôt un livre de Kundera, un auteur à 5 étoiles.
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L'anomalie
  13 mai 2021
L'anomalie de Hervé Le Tellier
Pour moi, c'est un excellent roman car il y a tous les ingrédients qui font que j'aime la lecture. Oui, l'auteur c'est parfois fait plaisir mais quel malice dans ce texte. Les personnages sont profonds et mènent le lecteur vers des questionnements : J'ai le choix de ma vie, est-ce que je referai pareil ?

Les invraisemblances contribuent à l'intérêt de ce livre.
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Celle que je suis
  13 mai 2021
Celle que je suis de Claire Norton
Énorme coup de cœur.

À peine ouvert, j’ai su que j’allais traverser une rivière d’émotions avec ce livre.



Violences conjugales, emprise, honte, peur, culpabilité, impuissance, voilà le quotidien de Valentine qui depuis quinze ans essuie les coups et les brimades de son mari. Ses seuls refuges, son mi temps à la librairie, les livres ses seuls amis, son carnet intime son exutoire, et puis surtout son fils Nathan, six ans. Petit bonhomme ultra sensible qui entend, qui voit les bleus sur le visage de sa mère. Pour ce petit bonhomme tétanisé, il y a son pouce qui le rassure quand Picotin son doudou n’est pas à portée et Flocon son hamster qu’il protège et caresse de toute sa douceur. Il rêve d’être un aigle et d’emmener sa maman loin de ce monde si laid.

Pour ces deux écorchés, il y a aussi depuis peu, leurs nouveaux voisins, Suzette et Guy qui sont cette petite lumière que j’appelle la résilience que tout être plongé dans les ténèbres mérite d’apercevoir.



Celle que je suis est un très grand livre qui se voit et se ressent, tel un film dramatique. Les images affluent et réveillent l’empathie. L’auteure dresse un portrait très authentique de l’univers d’une femme sous l’emprise d’un homme violent. Elle dissèque la psychologie sous tous les contours. Parfois Valentine m’a perdue ne comprenant que peu pourquoi il lui est si difficile de partir. La nausée est proche par rapport à Nathan qui subit les dommages collatéraux. Valentine l’aime plus que tout mais elle reste enlisée avec peu de force de sortir son fils de cet enfer. Le monde extérieur est très fidèle à la réalité. On voit mais on se tait. Ce ne sont pas nos affaires diront les voisins du haut.



La quatrième de couverture dit juste, c’est un véritable page-turner ce roman. Débordant d’émotions, d’empathie et de rage. Les heures défilent et on veut encore lire un chapitre, puis un autre. Comment va se finir cette histoire ? Valentine va t’elle s’en sortir ?
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Les Monstres
  13 mai 2021
Les Monstres de Maud Mayeras
Mayeras ne me laisse jamais indifférent.

Soit j'adore, soit je déteste.



Elle réussit ici à me faire passer d'une furieuse envie d'abandon à un plaisir de lecture affirmé.



Mais que le début fut laborieux.

Le bestiau affiche 300 pages au compteur, loin d'être incontournable, alors pourquoi s'évertuer à faire du surplace durant les 100 premières, hein, dis ?

D'autant que la quatrième de couv' bave allégrement sur le déroulé quasi statique de ce premier tiers.



J'suis pas content.

Pas content d'assister à une master-class de broderie, moi qui suis plutôt adepte du pied sur la pédale et c'est pas ma Brother CS10s qui vous arguera du contraire.



Au-delà de ces considérations toute personnelles, mais que je partage dans leur immense majorité, il est indéniable que Mayeras touche sa bille pour développer un univers légèrement anxiogène.



Des monstres tapis au fond d'un terrier.

On tape direct dans le conte névrotique.

Mais totalement abject et barbare au regard de la plausibilité déjà rencontrée de telles déviances.



Les Monstres est le miroir d'une déshumanisation totale et durable qu'il conviendra d'appréhender une petite boite de xanax à portée de pogne, on ne sait jamais.



Merci, Maud, pour l'élan d'allégresse et d'optimisme insufflé en cette période si trouble.
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Jésus Christ président
  13 mai 2021
Jésus Christ président de Luke Rhinehart
Faites l'amour, pas la guerre : Tel pourrait être le nouveau slogan du nouveau président des Etats-Unis, Georges-Christ Bush. Car Jésus, désespéré de ce qu'ont fait les hommes de leur libre arbitre, veut essayer de montrer l'exemple autrement : Il décide alors, avec l'accord de Dieu, d'incarner le corps de l'un des hommes les plus puissants de la planète : Georges W Bush. Il espère que les bonnes décisions qu'il prendra à sa place inspireront la planète entière et auront un effet domino, une décision en entrainant une autre. Pour commencer, Jésus-W Bush impose rien moins que le retrait des troupes en Irak, et l'interdiction de tirer ou de survoler la zone pour les soldats. Mieux encore, il décide d'aller annoncer ça aux autorités locales lui-même, en demandant pardon d'avoir envahi leur pays… Cette philosophie arrivera-t-elle à convaincre, autant l'esprit du vrai GW Bush marionnettisé qui se débat, que celui de ses concitoyens, de ses homologues étrangers prêts à l'abattre ou encore de l'Administration qu'il - ou qui le - dirige et qui commence à paniquer sévère ?





L'idée semble aussi originale qu'intéressante, l'écriture est fluide. La vulgarisation des concepts et la caricature des personnages et de l'administration au pouvoir est assez bien vue, elle fait sourire tout en mettant le doigt où ça fait mal. Mais le contenu est un peu léger, simpliste, et les situations trop ubuesques, trop peu subtiles, peut-être pas assez intégrées ou incarnées pour faire vraiment mouche. L'ensemble m'est demeuré mollement facile et le ton humoristique n'est pas parvenu à relever l'ensemble. Je m'attendais à plus qu'une caricature, même si elle n'est pas totalement dénuée de sens. C'est un mélange du « vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » avec « Jésus m'aime » de David Safier, pour un ensemble qui résonne comme le Fakir de Puertolas. La fin contient quelques clins d'oeil et une morale attendus. Ça reste superficiel et c'est dommage. A mon tour je demande pardon à l'auteur de n'avoir pas été aussi convaincue que je l'aurais voulu. Mais demander pardon pour un livre sur Jésus, c'est un peu facile aussi. Bref, une lecture pour se changer les idées, qui n'a pas cassé trois pattes à mon canard de bain et dont je retiendrai surtout mes trois mots d'ouverture (que mon mari me prie déjà de respecter).





Sur ce, je vous salue, je retourne dans mon bain. Marrie.



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En vieillissant les hommes pleurent
  16 mai 2021
En vieillissant les hommes pleurent de Jean-Luc Seigle
Un beau livre tragique, qui fleure bon la France profonde le temps d'une journée d'été.

On est le 9 juillet 1961, quelque part en Auvergne, le jour où la télévision va être installée chez les Chassaing. Albert, le père, paysan le jour et ouvrier chez Michelin la nuit, fait le bilan de sa vie. Suzanne, la mère, ne jure que par la "modernité" et rêve de romances façon "Nous deux" ou "Intimité". Gilles, le fils avide de lecture, rencontre Monsieur Antoine, instituteur retraité, et découvre Balzac. Et tous attendent le soir pour voir leur fils et frère, Henri, dans "Cinq colonnes à la Une", dans un reportage sur les "événements d'Algérie".

A travers le récit de cette journée où bascule la vie de tous les protagonistes, Jean-Luc Seigle raconte la France des 30 Glorieuses, avec le remembrement agricole, la profusion d'objets électroménagers, et cette guerre qui ne dit pas son nom. Et de guerres, il en est beaucoup question : celle des tranchées, celle de la défaite de 1940, celle d'Algérie, celle -larvée- des couples et des familles, et toutes logent des balles au plus près du coeur des hommes. En outre, ce roman a l'immense mérite de faire découvrir quelques pages inconnues de l'Histoire de France -discordantes par rapport au roman national. J'ai adoré cet aspect, et la dernière partie, "L'Imaginot", m'a bouleversée.

C'est un livre court et dense, terrien et taiseux, au style sobre, mais on y est : on ressent la chaleur, on sent la brise sur sa peau, on entend les mouches bourdonner, on a envie de retourner au plus vite à "Eugénie Grandet" pour oublier le monde des adultes ou mieux le comprendre. Et cette lecture fait encore plus regretter la disparition soudaine de son auteur, survenue l'année dernière. Mais son talent continue de briller.
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Yang Ermin : La réapparition de la couleur
  11 mai 2021
Yang Ermin : La réapparition de la couleur de Christophe Comentale
Chacune des oeuvres présentes dans ce catalogue de l'exposition de Yang Ermin au musée d'Art et d'Histoire Louis-Senlecq de l'Isle-Adam (du 19 septembre 2020 au 14 février 2021) montre avec quel talent ce peintre lettré et érudit a renouvelé le lavis traditionnel chinois à l'encre noire en y introduisant la couleur, influencé par la peinture de Monet, Matisse, Cézanne. le résultat est de toute beauté. La nature est magnifiée. Aussi poétique que précise, métaphorique que fidèle. L'harmonie des couleurs et l'équilibre des compositions donnant à voir des oeuvres profondément esthétiques qui invitent à la méditation et à l'évasion. C'est d'ailleurs la beauté de la première de couverture, L'aube sur les monts Taihang, qui m'a incitée à postuler pour cet album lors de la dernière masse critique, et ainsi permis de découvrir Yang Ermin, un artiste vraiment inspiré.



Merci à Babelio et aux Éditions Faton
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Prends bien soin de toi !
  10 mai 2021
Prends bien soin de toi ! de Rudo
Rudo, dessinateur de métier, éprouve les pires difficultés à décrocher de nouveaux contrats.

La précarité guette. La reconversion s'impose.

De refus polis en postes parfaitement (lorsque ce n'est pas loufoquement) inadaptés à ses compétences, c'est finalement un EHPAD qu'il trouvera comme unique planche de salut.

Prends bien soin de toi relate la parenthèse finalement pas si désenchantée de cet agent de soins que rien ne prédestinait.





Je connaissais l'Homme étoilé et les pérégrinations touchantes d'un professionnel de santé.

Quid du parcours d'un gars atterri là par le biais d'un hasard quelque peu facétieux ?



Le tout se veut honnête à défaut d'être particulièrement touchant.

La faute à un encrage terne, manquant de relief et aseptisant le tout.



Le propos interpelle sur cet hôtel quatre étoiles de fin de vie et ses mœurs, étonnamment, en parfaite contradiction avec le bien-être de ses clie.., résidents.

Histoire de brasser un peu plus de blé, des coupes franches tu feras (nourriture, personnel...).

Rudo, nous faisant également part de ses propres difficultés de couple et de gestion de we alternés en parallèle, ne tombe pas dans le piège de l'angélisme et de l'esprit de sacrifice à tout crin. Non. Il évoque un personnel soignant faisant fi de toute considération pour son boulot, (et ses clie.., patients, par ricochet) assidument porté sur le je-m'en-foutisme à un niveau kouasi pro.

En même temps, avec une chambre à 2000 balles par mois, est-on en droit d'exiger un minimum d'égard, nein.



Le graphisme ne fait pas dans le détail mais se veut sympathique.

Le récit de ce dessinateur un brin déboussolé apparaît finalement comme une belle leçon de vie en dépit de l'épilogue promise à prêt de 100 % de ces clie.., résidents croisés au détour d'une chambre-univers et sans véritable perspective d'avenir autre que celle d'attendre, encore et encore, le jour fatidique dans la tristesse, l'ennui, lorsque ce n'est pas dans l'oubli des siens qui sauront opportunistement se rappeler à votre bon souvenir (éternel) dans l'espoir de gratter un ultime p'tit biffeton testamentaire.



Bon moment, pas transcendant.



Merci à Babelio et aux éditions Bamboo pour la balade attendrissante en sénescence.
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Sukkwan Island
  14 mai 2021
Sukkwan Island de David Vann
Lâcheté et déchéance, voila qui qualifie l'antihéros de ce drame captivant de bout en bout. Débutant par les agaçants errements d'un père immature et pleurnichard, par les aventures de pieds nickelés auxquelles il mêle son fils, l'intrigue vire au drame puis au cauchemar.

Un superbe roman qui remue les tripes !!
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