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Critiques à l'affiche

Le parfum
17 juillet 2017
Le parfum de Patrick Süskind
Dans ce voyage historique, olfactif et psychologique, on suit l'évolution de Grenouille, un orphelin né sans odeur mais pourvu d'un odorat hors-pair. Rejeté par les humains depuis sa naissance, Grenouille grandit entre les humiliations et l'exploitation. Cette exclusion fait de lui un être d'apparence faible et inconsistant, mais profondément méprisant et sûr de lui. Ce parfait psychopathe comprend très vite qu'il peut mener ses pairs par le bout du nez, et décide de faire de la parfumerie son activité principale. Après une première expérience à Paris, il décide d'aller perfectionner son art à Grasse.



Mais non content de travailler pour les autres, Grenouille souhaite capturer les odeurs qui le captivent le plus, et qui attirent la sympathie de ces humains qu'il déteste. Son obsession va faire de lui un meurtrier en série, un traqueur sans pitié incapable d'empathie.



Suskind nous plonge avec délice dans un univers médiéval et, grâce à ses talents de conteur (et à une excellente traduction) nous amène a découvrir des senteurs si bien décrites que l'imaginaire du lecteur suffit à se les représenter. Un vrai coup de cœur pour ce "classique" qui transporte avec brio le lecteur dans la France médiévale, et dans l'émergence de l'industrie du parfum.
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Mille Femmes blanches : Les Carnets de May ..
19 juillet 2017
Mille Femmes blanches : Les Carnets de May Dodd de Jim Fergus
Extraordinaire. J'étais hésitante, j'avais peur de ne pas accrocher au sujet, les cowboys et les indiens....est-ce que ça pouvait me plaire? Dès le début j'ai été saisie, captivée par le ton de May qui raconte les faits des années 1874 et 1875. Je n'ai pas pu décrocher tant l'histoire de May, jeune femme blanche américaine est passionnante et apporte beaucoup de joie grâce aux personnages assez uniques les soeur Irlandaises, Jimmy le muletier, Phemie, la gardienne du tippi...., beaucoup d'entrain. Un roman très vivant, aux descriptions telles que j'ai ri, que je m'y voyais, que j'imaginais ces paysages, ces odeurs, ces costumes, je m'amusais des noms indiens, tout, que du bonheur!!! L'envie d'en savoir plus sur les Cheyennes. Et de lire la suite, "la vengeance des mères". La consternation de voir ce que les Américains se faisaient les uns aux autres au 19 ème jusqu'au génocide. Un roman magnifique.
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Bon rétablissement
17 juillet 2017
Bon rétablissement de Marie-Sabine Roger
Excellent petit roman - je n'ai pas vu le film - donc pas de comparaison possible. Très agréable à lire, un roman qui fait du bien mais qui ouvre quelques réflexions aussi. Un bon roman pour l'été - pas prise de tête mais pas bête - et moi qui n'aime pas les romans humoristiques, ce roman m'a arraché quelques sourires.

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L'ombre du vent
19 juillet 2017
L'ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón
J'ai relu L'Ombre du vent.



J'ai redécouvert Daniel & sa première entrée dans le Cimetière des livres oubliés sur l'initiative de son père & d'une tradition familiale, j'ai reconnu son désir d'en savoir plus sur l'auteur du livre qu'il a choisi, le fameux Julian Carax & j'ai traversé le temps avec lui (& tous ces personnages si différents les uns des autres) dans une Barcelone ravagée par la guerre.

Pendant des années, en effet, Daniel va tenter de faire renaître & de reconstituer l'histoire de Julian, cet auteur qui le fascine par tant de mystères & qui malheureusement, n'a jamais eu le succès mérité après la rédaction de plusieurs romans dont "L'Ombre du vent".



Qui est cet homme qui l'aborde en espérant récupérer le roman ? Pourquoi quelqu'un s'entête-t-il à brûler tous les ouvrages de Julian Carax ? Pourquoi celui-ci a-t-il d'ailleurs disparu de la circulation ? Où est-il allé ? Est-il seulement encore en vie ?



Avec l'aide de son très cher ami Fermin, Daniel va essayer de répondre à toutes ces questions. Il rencontrera l'odieux policier, Fumero, dont la réputation donne la chair de poule. Il découvrira Penelope, Nuria, Miquel & tant d'autres qui cachent bien des choses. Dans un style parfaitement maîtrisé, Carlos Ruiz Zafon mêle l'amour, l'amitié, le pardon, la quête de soi, le dépassement de soi & la haine. Sa plume est envoûtante... à tel point que je me suis vue dans ces rues de Barcelone... où je n'ai pourtant jamais mis les pieds.



Je vous le conseille si vous ne l'avez pas encore lu.

C'est beau, c'est tendre & l'histoire, malgré les affreux secrets & l'horrible Fumero, est belle & décrite avec une sensibilité touchante.

Merci Monsieur Ruiz Zafon.
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Les Hauts de Hurle-Vent
19 juillet 2017
Les Hauts de Hurle-Vent de Emily Brontë
Waouh ! Lorsque l'on imagine que ce chef d'oeuvre a été écrit par une jeune demoiselle de 29 ans...il y a de quoi en être complètement bouleversé. Comment a-t-elle pu peindre des personnages d'une profondeur et d'une noirceur pareille ? D'où viennent ces sentiments mêlés de vengeance, de folie, de passion et de destruction ?

Ce roman m'a profondément touché et ébranlé l'âme. Il faut être fait de pierre pour en ressortir indemne.
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Lettres de mon moulin
17 juillet 2017
Lettres de mon moulin de Alphonse Daudet
Je ne me souviens pas d'avoir lu moi-même enfant ces Lettres de mon moulin, exceptée, bien entendu, La chèvre de M. Seguin !

Des textes qui fleurent bon la Provence, et la langue d'Oc, abreuvés de légendes plus ou moins profanes, mais où la place du sacré y est prégnante. Un savoureux mélange de poésie et de philosophie de vie, de gaieté et de mélancolie, de tendresse et d'humanité...

L'un de mes enfants les avait étudiées en classe de 5ème. Un patrimoine littéraire qui continue de se transmettre, ce dont je suis ravie !! :-)
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Le sang versé
16 juillet 2017
Le sang versé de Åsa Larsson
Second tome dont Rebecka Martinsson est l'héroïne.





Presque deux ans après les faits relatés dans Horreur Boréale, Rebecka Martinsson n'est plus que l'ombre d'elle-même. La juriste fiscaliste sûre d'elle, de ses compétences, travaillant avec acharnement sans compter ses heures à laisser la place à une femme détruite, broyant du noir et psychologiquement au bord du suicide. Malgré un congé maladie qui s'éternise et un patron compréhensif, Rebecka est incapable de remonter la pente.

Un collègue lui propose de l'accompagner à Kiruna dans le cadre de la signature d'un contrat en lien avec les églises du coin. Malgré ses craintes de retourner sur les lieux où elle a vécu l'horreur, Rebecka accepte.

Seulement.... le passé semble s'acharner de nouveau avec un événement similaire. Mildred Nilsson, pasteure ayant été assassinée quelques mois plus tôt, Rebecka se retrouve malgré elle mêlée à l'affaire. Et le danger rôde....





Tout d'abord, le lecteur souvent après avoir achevé la lecture d'un livre, se demande ce qu'il est advenu par la suite aux personnages dans leur ensemble. Les heures passées à leurs contacts a créer des liens entre nous. Ce livre permet en partie cette possibilité avec un retour sur les victimes d'Horreur Boréale et leur devenir. 😊 J'ai apprécié de découvrir en quelques éléments la suite de l'affaire même si j'ai été étonné par ce que l'auteur écrit.



Après Horreur Boréale, me voilà achevant Sang versé avec l'impression d'avoir relu le même livre réécrit et plus travaillé. Globalement, l'intrigue ressemble énormément au premier avec encore une histoire mêlant l'Église libre de Suède où un pasteur est assassiné, pendue aux tubes de l'orgue. Bon dans celui-ci, pas de main coupée ou d'énucléation... c'est déjà cela. 😅 Comme pour le précédent tome, Asa Larsson joue sur la rythmique afin de relater les faits via des flash-back, des souvenirs faisant revivre la morte ... voire avec une touche mystique où l'esprit de la défunte communique. le récit commence près de 6 mois après le drame et l'auteur nous permet via les personnages secondaires de découvrir les mois qui ont précédé l'assassinat. C'est agréable ... mais par moment, cela ressemble énormément à un moyen pour faire rebondir le récit qui ralentissait. Bref, solution de facilité.



Par contre, ce second volet permet une plongée dans l'organigramme des églises qui ont le pouvoir sur presque tous les secteurs de la vie de leurs membres et les collusions que cela peut entraîner.Une église qui malgré tout est à l'image de la société avec un machisme assumé sous couvert de traditions. le personnage de Mildred Nelsson incarne justement ce que cette société réprouve avec une femme sûre d'elle, désirant faire bouger les choses et combles de tout ... lesbienne.

Une description de la société suédoise dans ses lieux isolés, froids et difficiles où les traditions perdurent avec la femme jouant un simple rôle d'épouse obéissante sans aucune fonction spécifique. L'arrivée de Mildred et les changements qu'elle entraîne sur son sillage montrent bien les difficultés de cette société patriarcale à se moderniser.

L'auteur semble prendre d'ailleurs un malin plaisir à comparer cette société avec cette d'une meute de loups. Dans le livre, Asa Larsson propose de nombreux apartés nommés Gula Ben qui permettent de suivre les tribulations d'une louve. 😊





L'enquête policière est plus travaillée que celle d'Horreur Boréale. Cependant, les thématiques et le final sont assez proches de l'enquête précédente que la lecture perd rapidement de son intérêt... Encore une histoire de pasteur assassiné, encore la même ville, encore Rebecka mêlée à l'affaire de manière grossière ... et encore une fin qu'on connaît.





Pour résumer : Les coins frigorifiés de la Suède commencent à me plaire avec ses paysages blancs, ses êtres bruts de décoffrage.... Malheureusement, ce second tome ne m'a pas emballé plus que cela. Certes, la lecture est agréable, les pages se tournent aisément... mais l'intrigue rappelle énormément le précédent. La sensation de relire la même chose déçoit quelque peu...

Heureusement, il semblerait que le prochain soit complètement différent... donc en route pour la lecture de la piste noire !😈

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Le Petit Prince
20 juillet 2017
Le Petit Prince de Antoine de Saint-Exupéry
Que dire de plus sur ce classique qui n'ait déjà été mentionné dans les 815 précédentes critiques ?! Rien je suppose...



J'ajouterai donc simplement que si vous l'avez lu comme moi enfant, je vous conseille de le relire. Il ne m'avait pas laissé de grands souvenirs à l'époque, mais si l'écriture semble faite pour être lu dès le plus jeune âge, je me rends compte aujourd'hui que pleins de choses m'avaient échappé.



Antoine de Saint-Exupéry y délivre de nombreux messages que l'on peut dire philosophiques sur l'amitié, l'amour, les rapports humains... à travers une jolie histoire qui lui sert d'écrin.



A lire, et à relire...
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La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hi..
19 juillet 2017
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
Il y'a presque 15 ans, lorsque j'avais ouvert le premier tome de Harry Potter, il m'avait fallu m'accrocher pour dépasser les 50 premières pages. J'étais ensuite devenu complètement accro. Il y'a une semaine, lorsque j'ai ouvert le premier tome de la passe miroir, il m'a fallu m'accrocher pour dépasser les 50 premières pages. Puis j'ai vite compris que j'allais là aussi devenir accro. La passe-muraille est en passe d'entrer dans mon panthéon littéraire. C'est dire !



Christelle DABOS parvient à nous entraîner dans son univers si particulier, où les apparences sont plus trompeuses que jamais. Imaginez plutôt : dans le futur, des siècles après qu'un cataclysme sans précédent ait ravagée la Terre, le peu de rescapés se sont répartis sur les quelques confettis flottants dans l'espace, seuls vestige de notre planète. Ils ont depuis largement repeuplées ces "satellites" habitables, qui ont chacun leur particularité.



Ce genre de description à de quoi faire fuir tous les allergiques à la science-fiction, dont je fais partie. Mais cette saga n'est pas de la SF ! Si l'homme du futur possède en effet des talents jusqu'à présent inconnus, l'univers qu'il s'est recréé tient beaucoup plus du Moyen-Age ou de la cour de Versailles que du 5ème élément. Et c'est pour notre plus grand plaisir ! Ainsi, on aime sillonner les ruelles médiévales d'Anima, ou se plonger dans le faste trompeur du Pôle. On se délecte à imaginer des scènes parfois cocasses, parfois sublimes, parfois tragiques aussi. On passe d'un air d'opéra à une scène digne de Casanova. On se surprend à établir des parallèles entre le monde de C.DABOS et l'Europe des cité-états (personnellement, Anima m'évoque le Paris médiéval et le Pôle la Sérénissime).



L'auteure parvient à nous entrainer à sa suite grâce à une imagination débordante, un talent incontesté pour la narration et des personnages très bien ciselés. Ajoutez à cela une richesse du langage qui laisse pantois un humour pince sans rire (à l'image de la tante Roseline), et des intrigues...intrigantes. Vous avez tous les ingrédients d'un best-seller de haute voltige, parfait pour se divertir tout en se cultivant.



Un vrai coup de cœur 2017 pour cette saga, qui est loin d'être pour adolescents comme on a voulu nous le faire croire, dont je vais m'empresser de lire la suite. Je l'avoue, je suis devenu un lecteur captif !
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Sur la plage de Chesil
19 juillet 2017
Sur la plage de Chesil de Ian McEwan
Tout commence par le dîner de nuit de noces d'Edward et Florence servi dans leur chambre qui fait face à la mer et à la plage de Chesil. Un dîner compassé et formel car pour l'heure les deux jeunes mariés, prisonniers de leur époque, n'ont vraiment jamais discuté de ce qui leur tient à cœur ; partager les sentiments, les analyser n'est pas encore entrés dans les mœurs.



Difficile à dire d'Edward ou de Florence celui qui est le plus angoissé par ce moment. Florence se sait incapable de surmonter sa frayeur, sa répugnance même d'un contact intime, alors qu'Edward, ignorant de ça, ne pense plus qu'à la manière de s'y prendre avec sa jeune femme qu'il désire plus que tout autre chose.



À l'heure où la Grande-Bretagne devient une puissance de second rang, son empire colonial disparaissant à mesure que les pays intégrés proclament leur indépendance, ces deux jeunes gens inhibés par le passé vont connaître une nuit de noces calamiteuse. Faute de dialogue, tout n'est que méprise sur les pensées, les émotions et le désir de l'autre et le mal est irréparable.



La rencontre des corps, la possession physique, un moment incontournable qui détermine et influe l'avenir d'un couple. Un moment qui n'appartient qu'à lui - mais dans lequel le poids de l'éducation et de la société pèse lourd quand il fixe ses règles : les interdits et les libertés. Une première intimité conjugale (pré-révolution sexuelle) que Ian McEwan analyse avec finesse, délicatesse et précision dans ce roman aussi troublant que magistral.
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La nuit des cannibales
18 juillet 2017
La nuit des cannibales de Gabriel Katz
Gabriel Katz est un auteur qui monte : il s'est fait connaître dans le domaine de la fantasy, notamment par sa passionnante trilogie le Puits des mémoires, et il nous livre maintenant un thriller fantastique, La Nuit des Cannibales.

Disons le d'emblée : ce thriller est formidable !

Pourquoi ?

D'abord, une intrigue originale : un adulte de 43 ans, Maxime de Retz, se retrouve dans le corps d'un ado de 15 ans ; quelle déconvenue pour lui quand il perd tout qui faisait son bonheur, belles femmes, bon boulot, bel appart ! Jusque là, rien d'original, mais ça devient intéressant quand on apprend que d'autres personnages sont dans la même situation et que certains individus particulièrement malintentionnés veulent les supprimer. Qui ? Pourquoi ?

Ensuite, un personnage principal, Maxime donc, haut en couleur, à l'humour particulièrement corrosif (vraiment, il n'apprécie pas cette réincarnation), passablement cynique mais pas totalement, car il a le coup de foudre pour une jolie blonde ; ceci dit, les moyens qu'il emploie pour la conquérir sont vraiment peu recommandables...

Puis un rythme d'enfer qui soumet les personnages à rude épreuve, le lecteur aussi, d'ailleurs, incapable qu'il est d'arrêter la lecture dudit bouquin !

Enfin, pour terminer en beauté, un coup de théâtre vraiment inattendu à la fin du roman...

Mais, au fait, qui sont les cannibales ? Impossible de le révéler, ce serait dévoiler prématurément un aspect essentiel de l'intrigue !

Donc, pour résumer, je le répète : ce thriller fantastique est formidable !
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Des fleurs pour Algernon
21 juillet 2017
Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes
La science-fiction, je n'en suis pas fan, mais ce roman étant souvent étudié au collège (à partir de la 4ème), alors j'ai voulu le lire, par acquis de conscience ! ;-)

De Charlie ou d'Algernon, qui sera le "meilleur" cobaye ? Où commence le génie et où s'arrête l'aliénation ?! Quelles sont les limites de la science, que fait-on des émotions ?? Voilà les questionnements que suscite cette lecture, dont ont perçoit la dimension autant psychologique que bioéthique. Une expérimentation absurde, vaine et cruelle, au final...

Je mentirais en disant que Charlie ne m'a pas touchée par son authenticité, mais il ne m'a pas bouleversée comme je le croyais au début de ma lecture. Je n'ai pas adhéré au traitement par l'auteur du "dédoublement" du personnage et, surtout, j'ai trouvé redondant le discours scientifique / intellectuel, lorsque Charlie devient un génie hors-norme.

Mais 51 ans nous sépare de la publication de cette fiction, et je constate qu'elle fait toujours couler autant d'encre !! :-)
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Les Piliers de la terre
20 juillet 2017
Les Piliers de la terre de Ken Follett
Une saga magnifique. J'ai été plongée de suite dans cette histoire dans laquelle la lutte pour le pouvoir, l'amour et le droit de travailler pour survivre....

Une épopée marquante, dont les faits historiques nous bercent et nous happent, et ne nous laissent que le choix de tourner les pages pour savoir ce que les héros vivent, surmontent et deviennent.

Un roman historique formidable que je conseille fortement.

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Homo Erectus
20 juillet 2017
Homo Erectus de Tonino Benacquista
« Il faut beaucoup aimer les hommes. Beaucoup, beaucoup. Beaucoup les aimer pour les aimer... » alléguait Marguerite D.



Et Tonino B. de renchérir sur le concept avec son « Homo erectus ».

Car il faut beaucoup les aimer ces hommes en désarroi sur lesquels, avec malice et bienveillance, il a choisi de se pencher. Trois portraits en particulier, trois hommes issus d'une assemblée secrète et insolite, exclusivement masculine, où chacun vient librement se confier sur son rapport aux femmes et ses expériences (parfois calamiteuses) avec icelles.



« Pour Laurence, qui va tout savoir des hommes ! » qu'il a écrit, Tonino, en dédicace de mon exemplaire.

Miam, que je me suis dit.

Bon, « tout savoir »… faut pas pousser (hélas), car tout humaniste qu'il soit Benacquista ne se revendique pas sociologue, évidemment. Pour autant les questions existentielles qu'il aborde ici n'en sont pas moins riches, intéressantes et perspicaces. Raison de plus pour savourer cette comédie de moeurs drôle et grave, agréablement rythmée, teintée de fantaisie truculente et d'affectueuse ironie.



Un roman qu'aimeront les femmes qui aiment les hommes. Un roman qu'aimeront les hommes qui ne se prennent pas au sérieux. Quant aux autres, autant prévenir qu'ici on ne pourra pas grand-chose pour eux.






Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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D'après une histoire vraie
19 juillet 2017
D'après une histoire vraie de Delphine de Vigan
En premier lieu : mais que dire après la savoureuse, et désopilante, critique de Lolokili ?!? ;-))

Alors oui, ce roman me faisait de l'oeil, tout en n'étant pas avide de le lire. Je ne sais pas, comme un étrange pressentiment, celui d'avoir des difficultés à le "jauger" une fois terminé... Bingo !

Misery de Stephen King. Ok, le ton est donné, mais où va-ton "réellement" ?... Le lecteur est embarqué dans une histoire intime qui confine au thriller psychologique, addictif et frustrant à la fois. Cette L., qui n'a jamais croisé sa route ?! Vous attend-elle, tapie dans un coin, ou seulement dans votre tête ? Une amie "qui vous veut du bien" (^^), votre meilleure ennemie (?).......

Une plume qui court comme elle parle, se livre à l'extrême, s'excuse, se dérobe, captive, met à distance, intrigue et décontenance quelques fois, par bribes. Une auteure déroutante, vulnérable, qui semble se "mettre à nu", encore et toujours, se justifier trop souvent, nous éprouver, jouer avec le lecteur, balloté dans cette schizophrénie intellectuelle mais, il faut l'avouer, quelque part, fasciné. Fatalement, comme moi.
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Chrysis
19 juillet 2017
Chrysis de Jim Fergus
C'est vrai que les nuits sont courtes et étouffantes, que les barbecues à la chaîne, à force ça épuise ! Donc, chose vraiment rare chez moi, je me suis assoupie en lisant un livre (!). Un livre de ces fameuses promos : "un livre gratuit pour l'achat de deux", choisi souvent par dépit tant le choix n'est pas top folichon.

Bon là, Jim Fergus avait attiré mon attention, puisque j'ai "Mille femmes blanches" (et sa suite) à lire depuis des lustres.

Est-ce un problème de traduction ?! Je trouve que c'est d'une platitude navrante, gnangnan, sans relief, sans passion. (Il faut dire que je sors d'un roman prenant). 83 pages lues, et pas du tout envie de connaître la suite. Allez, ce sera le premier abandon des vacances...
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Confiteor
20 juillet 2017
Confiteor de Jaume Cabré
Avec son roman " Confiteor ", Jaume Cabré entraîne le lecteur " A la Recherche du Passé Perdu ", celui de Adrià Ardévol i Guiteres. A soixante deux ans, cet éminent professeur catalan, qui enseigne l'histoire des idées, auteur de plusieurs essais, " La volonté esthétique – L'histoire de la pensée européenne ", qui parle une dizaine de langues dont certaines anciennes, apprend qu'il est atteint d'une maladie qui va lui faire perdre progressivement la mémoire, et décide, avant qu'il ne soit trop tard, d'écrire l'histoire de sa vie, au dos des feuillets d'un essai sur le Mal sur lequel il travaillait. Il dédie ce texte à Sara, l'amour de sa vie, et à Bernat, son ami d'enfance. Au-delà de sa propre histoire c'est celle de sa famille, notamment de son père, qu'il retrace ainsi que celle de nombreux personnages qui vont traverser les siècles, depuis l'inquisition, jusqu'à la dictature espagnole, en passant par l'Allemagne nazie, et traverser également le continent, de Anvers à Rome, de Paris à Berlin, de Tübingen à Barcelone, et plus loin encore . Dans cette partie d'échec contre la mort, lancé dans l'écriture de ses mémoires, il prend comme repères des emblèmes familiaux, un violon de Crémone, une médaille et un morceau de linge sale, mais aussi des figurines, jouets de son enfance, un chef indien " Aigle noir " et un cow-boy " le ShérifCarson " dont les esprits interviendront continuellement dans la vie de Adrià et seront récurrents tout au long du livre. Plus que des mémoires, c'est une confession, d'où le titre " Confiteor ", qu'il rédige, depuis son enfance entre un père, antiquaire sans scrupule, qui a acheté à d'anciens nazis des objets de valeurs volés aux familles juives, acheté avec l'argent qu'il dérobait aux dignitaires de la dictature espagnole, dont ce violon mythique, un " Storioni ", divers tableaux, livres et manuscrits anciens, qui veut faire de lui un érudit et une mère qui rêve pour lui une vie de violoniste concertiste. Jaume Cabré a fait le choix d'une écriture déconcertante, mais qui s'avère grandiose et contribuera certainement à faire de ce livre un monument de la littérature contemporaine catalane. A partir des personnages, de leur rencontre, où à partir des objets, comme le violon ou un tableau, il déstabilise le lecteur en l'entraînant au milieu même d'un paragraphe dans une autre époque et dans un autre lieu, soit pour conter la vie du personnage, de l'objet, pour expliquer comment il est arrivé dans l'entourage d'Adrià Ardévol ou pour montrer ce qu'il représente. Cette méthode narrative correspond bien à celle d'un homme érudit pressé de raconter ses souvenirs qui se mélangent avec ce qu'il a appris, ce qu'il a lu et étudié, il ne les trie pas, les jette sur le papier tel qu'ils lui viennent, il ne fait parfois plus la différence entre lui et d'autres personnages, parlant de lui à la fois à la première et à la troisième personne. Dans la multitude de moments, de périodes, de passions, de sentiments, et d'événements qui font la substance de ce livre, on trouve une constante: la passion pour l'art, pour l'écriture, pour la musique, pour les livres, les manuscrits, la peinture, ainsi que celle pour les idées, les langues. Cela nous vaut de très belle pages par exemple sur la fabrication des violons de Crémone, y compris le choix des bois, la concurrence entre les luthiers, d'autres également sur les bibliothèques, notamment la transformation de la totalité de l'appartement en bibliothèque, très belles aussi les pages sur les manuscrits. La dénonciation des atrocités au nom du racisme, de l'antisémitisme, à travers le nazisme et l'inquisition, celle aussi sur le rôle de l'église pour exfiltrer les anciens SS et transformer les médecins tortionnaires des camps en prêtre docteur dans les hôpitaux de brousse en Afrique, celle également des profiteurs qui se sont enrichis en achetant les biens volés par les nazis leurs permettant
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Un peu plus loin sur la droite
16 juillet 2017
Un peu plus loin sur la droite de Fred Vargas
Toujours à la recherche d'indices improbables, l'ancien flic Louis Kehlweiler - un bel homme à condition de le regarder de près et de face - tombe sur un os. Pas n'importe lequel ni n'importe où, puisqu'il s'agit d'un os humain qu'il découvre dans une crotte de chien sous la grille d'un arbre de la place de la Contrescarpe. Une histoire abracadabrantesque qui va conduire Louis jusqu'en Bretagne, dans le Finistère exactement, à la recherche d'un chien bouffeur d'orteils.



Malgré mon désir de faire une pause dans la lecture des romans de Fred Vargas, j'ai craqué en découvrant celui-là à l'occasion d'un rangement. Et je ne le regrette pas, car dans cet opus Fred Vargas a su se renouveler en mettant en pause le commissaire Adamsberg et son adjoint Danglard au profit d'une galerie de personnages tout aussi charismatiques. Personnages décalés qui constituent souvent, avec les dialogues d'anthologie, toute la saveur des romans de l'auteure archéologue, plus encore peut-être que l'ambiance particulière de ses intrigues tirées par les cheveux. Un excellent moment de lecture.
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La Piste Noire
19 juillet 2017
La Piste Noire de Åsa Larsson
Troisième opus mettant en scène Rebecka Martisson.





Un an et demi après les aventures du roman le sang versé, Rebecka a connu un grand chamboulement dans sa vie. Hospitalisée dans un asile psychiatrique, Rebecka a démissionné de son travail bien rémunéré d'avocate fiscaliste à Stockholm afin de devenir substitut du procureur dans sa petite ville perdue au milieu de nulle part : Kiruna.



Très peu de temps après, Rebecka doit se charger d'une enquête criminelle aux connexions économiques et internationales sans pareille. En effet, le corps d'Inna Wattrang, porte-parole et amie de Mauri Kallis est retrouvée dans un petit abri au milieu d'une rivière. Les indices conduisent les deux inspecteurs (Anna-Maria Mella et Sven-Erik Stalnacke) dans un imbroglio qui auraient des ramifications insoupçonnées. Rebecka Martinsson malgré sa fragilité psychique décide de leur apporter son aide... Seulement, à trop creuser on trouve... et en trouvant, on réveille la bête....





Ce troisième roman est sans hésitation le meilleur des trois. Après deux premiers romans ayant des intrigues similaires de pasteurs assassinés, Asa Larsson nous propose ici un thriller psychologique et géopolitique des plus saisissant et des plus incroyable.🙂 L'intrigue policière permet de mettre en exergue des contrastes sociaux, économiques et mondiaux. L'auteur semble prendre un plaisir manifeste à nous donner un exemple flagrant de l'effet papillon 😈 : un simple crime dans une petite bourgade méconnue de Suède où les températures sont en dessous de - 20°C et les effets explosifs et sanglants dans un pays d'Afrique (où les températures sont souvent au-dessus de 20°C) 😃. Ce jeu de contraste est encore repris d'un point de vue social avec le personnage de Mauri Kallis, arrêté dans sa jeunesse pour un vol et devenu une des plus grandes personnalités financières de Suède (un peu à la mode IKEA) : l'auteur au travers de flash-back nous permet de découvrir l'ascension sociale de ce personnage et les effets quasi addictifs que génère ce pouvoir.

Asa Larsson aborde aussi des thèmes assez durs comme la guerre dans des pays instables d'Afrique et sur leurs causes : désir de se maintenir au pouvoir pour les leader actuel, enrichissement personnel, financement des guérillas par des groupements financiers internationaux et incapacité des autorités internationales de cesser tout cela.





L'aspect géopolitique est vraiment des plus passionnant... Seulement, l'enquête policière est malheureusement fade et vite résolue par le lecteur 😞. Comme toujours, sous forme de flash-back précédent l'assassinat, le lecteur découvre la victime et les raisons de sa mort. Les personnages de suspects potentiels sont caricaturaux par moment avec au choix, le parvenu devenu milliardaire en quête d'encore plus de puissance, l'associé incapable et drogué, l'épouse effacée ...

Asa Larsson a bien tenté d'apporter une touche "mystérieuse" à son roman via son personnage d'Ester, une jeune femme étrange et capable d'avoir des visions concernant le passé et le futur. Cela aura pour conséquence une scène d'anthologie où Ester jouera un rôle essentiel .... Mais laissera le lecteur dubitatif...





Enfin, parlons un peu du personnage récurent : Rebecka Martinsson. Tout d'abord, c'est à se demander si Asa Larsson apprécie son personnage quand on découvre les péripéties d'Horreur Boréale et le sang versé 😈. Nous avons un personnage en début de livre complètement détruite psychologiquement et borderline.

Ensuite, depuis trois romans, je suis sceptique quant à la relation entre Rebecka et Mans qui est à la limite des amours de cour d'école. Nous avons deux personnages qui sont attirés l'un par l'autre, mais aucun des deux n'ose faire le premier pas.... Quand on sait que Rebecka est une femme qui s'est faite seule et que Mans dirige un des plus grands cabinets juridiques de Suède, on est en droit de ne pas y croire...





Globalement, une intrigue policière passionnante écrite avec un style frais et vif (même si la Suède est coutumière d'un temps frais et vif). Je comprends l'engouement des lecteurs pour cet auteur et son univers atypique. le dépaysement est garanti. Par contre, l'intrigue policière en elle-même manque de fond. Pour un lecteur averti aimant comprendre et résoudre les choses au fil de sa lecture, le challenge n'est pas là.



Bon, je continue sur ma lancée ... et je vais poursuivre l'aventure avec le suivant : Tant que dure ta colère. 😊 Lire les aventures de Rebecka Larsson ont un effet climatisation incroyable avec cette chaleur. 😛



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Confessions d'un chasseur d'opium
16 juillet 2017
Confessions d'un chasseur d'opium de Nick Tosches
Quête d'opium. Qui mène le narrateur à travers l'histoire. La géographie. Puis dans les pires bouges d'Asie. C'est absolument « vieux con » dans l'âme. Contempteur de rêves contemporains de « connards bourrés de fric » (l'oenologie ou la nouvelle cuisine). Nostalgique de rêves passés de connards bourrés de fric (les hua-yan jian, la vésicule du serpent). Mais non sans une (petite) dose de lucidité.

C'est magnifiquement amené. Erudit. Evocateur. Au début du moins. Très efficace dans la raillerie. Antipathique.

Et à quoi bon railler le consumérisme moderne ? Pour soi-même pressurer les pigeons avec une nouvelle, vendue en volume ? Autrefois - quand on savait vivre - on attendait d'avoir de quoi composer un recueil. Na !
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