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Critiques à l'affiche

Vies arides
  09 janvier 2018
Vies arides de Graciliano Ramos
Le visage tanné par un soleil dont la rousseur a gagné la chevelure. Les traits ridés pareils à la terre craquelée, assoiffée de pluie. Et le ciel rendu pâle par l'astre incandescent, égaré dans un regard qui n'espère rien d'autre que le gîte et le couvert. Fabiano est à l' image du Brésil nordestin, sec et sauvage. Sa vie entière  est conditionnée par le sertão. Comme son père, il fait partie de ceux que la misère a choisi de soumettre à ses exigences. Exerçant la profession de vacher, il demeure sous les ordres des propriétaires terriens. Lui, c'est un autre homme qui l'exploite. Et s'ils appartiennent à la même espèce, son patron, contrairement à lui, a de l'instruction et la condition des gens bien-nés.  Fabiano n'est riche que de la sagesse des bêtes qui savent courber l'échine et passer leur rage sur le mors. Chef de famille, il entraîne son épouse, sinha Vitória, leurs deux garçons et Baleine, leur chienne famélique dans une indigence difficilement concevable. Ensemble, ils souffrent la soif lorsque la sécheresse décime le Nord du Brésil ou voit les inondations détruire le peu qu'ils parviennent à arracher à la terre à force de labeur. Ensemble, ils taisent leur douleur et pratiquent l'économie des mots. Peut-être parce qu'il y a des moments où même les mots sont insuffisants pour décrire la fatigue, les gorges asséchées, les corps meurtris et le vertige de la faim. Peut-être parce que ces mots, ils ne les connaissent pas, peut-être pour simplement pour économiser leurs forces ou dispenser les autres d'un verbiage inutile.

Roman publié en 1938, Vies arides, fait montre d'une modernité rare. L'écriture dépouillée et percutante s'allie à un découpage en courts chapitres apportant rythme et musicalité ; un effet contrastant fortement avec la vie des protagonistes englués dans une impitoyable pauvreté. A tour de rôle, chacun évoque son ressenti dans des introspections souvent poignantes.

L'auteur, Graciliano Ramos, qui s'est inspiré de son entourage pour créer ses personnages, excelle dans le registre réaliste. Sans fioritures, il exprime les pensées les plus secrètes de chacun des membres de cette famille -jusqu'à la chienne Baleine -  s'appropriant ainsi leur for intérieur avec grande justesse. Témoin impuissant, le lecteur se heurte de plein fouet aux drames successifs entraînant  Fabiano et sa famille dans une existence harassante. Soumis aux caprices de la nature et aux intransigeances des exploitants agricoles, Fabiano et les siens sont de la race des résignés, de ceux qui savent éteindre l' espoir d'une vie meilleure. Ils sont les forçats que la vie n'a pas épargnés,  pour lesquels chaque jour passé est un jour de moins à lutter. Ils sont des grains de poussière rejetés par les vents contraires, foulés et insignifiants. Ils incarnent ce Nordeste aride et sauvage; terre inclémente où les plantes épineuses blessent peaux et  âmes avec la même ardeur.
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La Classe de neige
  14 janvier 2018
La Classe de neige de Emmanuel Carrère
Chronique d'un drame annoncé.

Un huis-clos à la montagne. Une classe de neige pas tout à fait comme les autres. Et Nicolas, un jeune garçon pas comme les autres non plus, particulièrement sensible et mystérieux.

Un climat oppressant dès le début. L'image du père tout de suite imposante et glaçante, contrastant fortement avec la douceur et bienveillance du moniteur. Même opposition probante entre la maîtresse et la mère de Nicolas. Au coeur de l'histoire : l'enfant, livré à lui-même, seul face au groupe, qu'il croit d'emblée hostile. En lui, une confusion certaine entre la peur et le désir, le cauchemar et le rêve, la réalité et la fiction...

Un récit percutant sur le pouvoir de l'inconscient chez l'enfant, sur la force de l'intuition, de l'imaginaire et du fantasme, sur ce que les secrets peuvent engendrer de nocif, psychologiquement parlant : insécurité affective, affabulation, traumatisme et culpabilité.

Cela ne m'étonne pas que le roman ait été adapté, j'ai trouvé la plume d'Emmanuel Carrère très cinématographique.



(recommandé en 3ème / Français : se raconter, se représenter)
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La Promesse de l'aube
  10 janvier 2018
La Promesse de l'aube de Romain Gary
L'écriture de Romain Gary provoque un grand plaisir de lecture. Reprendre le livre chaque soir, c'est retrouver le plaisir de la conversation avec un ami brillant. Un ami que l'on écoutera sans chercher à savoir la part d'autobiographie et la part de légende, il aime tellement jouer avec les identités! Il faut accepter ce jeu qui consiste à se dévoiler en se cachant. C'est la règle de la littérature. Ce qui est très émouvant, tragique et douloureux, c'est la façon dont il s'est abandonné à l'amour de sa mère, la façon dont il lui donne son corps et son âme pour qu'elle se réalise, elle, à travers lui. Et lui, qui est-il alors?
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Les Hauts de Hurle-Vent
  15 janvier 2018
Les Hauts de Hurle-Vent de Emily Brontë
J'ai eu une histoire compliquée avec ce livre : commencé très jeune adolescente une été d'orages terribles dans une maison de vacances un peu inhospitalière, j'en avais abandonné la lecture, pour la reprendre et abandonner de nouveau une dizaine d'années plus tard, c'est à la troisième tentative que je suis allée jusqu'à la fin. C'est bien écrit, j'aime beaucoup les auteures de cette époque, mais non je n'ai pas accroché à l'histoire, ni aux personnages (jai eu moins de mal avec Jane Eyre, même si j'ai aimé sans plus). J'en garde une image sombre, trop sombre : des landes, des héros, de l'histoire .... Je le relirai surement en mes vieux jours et en percevrai peut-être cette fois davantage la profondeur et la beauté que la majorité des lecteurs ressentent...
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Le portrait
  11 janvier 2018
Le portrait de Edmond Baudoin
"Avec ses pinceaux, il voulait simplement effleurer quelques instants d'éternité", peindre l'amour, la beauté éphémère. Le temps s'effile, l'ombrageuse futilité de l'existence remplace les rêves étoilés. Des nuages s'amoncèlent sur son œuvre, les traits ne sont plus qu'inquiétude, les blancs des doutes. La vie lui échappe, les mots ne viennent plus pour traduire son amour, mais faute de lui dire, faute de l'avouer, l'indicible ne transparait pas de ce portrait. Son portrait. L’œuvre ultime qui couronnerait sa vie de recherche, de création. Sa main le trahit, la jalousie le gagne, le mensonge s'insinue entre eux. Il est le peintre, elle est le modèle, elle est la jeunesse, il est la fanure, elle est la beauté, il est le reflet de la mort. Entre eux un silence, un portrait flou, un amour impensable.Le portrait retranscrit la parabole du peintre et de son modèle, une ode à la vie et à l'amour. Baudoin poursuit sa quête de la beauté, l'impossibilité de palper cette vérité, cette souffrance qui se cache au fond des êtres. Peau protectrice des misères de l’âme, des plaies du cœur, carapace abimée des parcours de nos vies, jalonnées de rivières de larmes aux sillons ravageurs, de bleus , de rouges des meurtrissures de l'existence. Baudoin est un refuge, un sémaphore dressé face aux brisants. Capitaine du vaisseau de la vie, ses dessins insufflent espoir et amour, un questionnement incessant sur notre place, sur le caractère dérisoire de l'existence. "Créer c'est être assez fou pour réduire la mort à peu d'importance. Assez fou pour nier l'évidence que la vie humaine est dérisoire et vaine" Heureusement il est des personnes qui peuvent vous faire oublier ces errements, vous rapatriez vers un havre de paix et de quiétude.
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Terre de rêves
  12 janvier 2018
Terre de rêves de Jirô Taniguchi
Un album qui regroupe cinq nouvelles : les quatre premières concernent les mêmes personnages et se suivent chronologiquement ; la dernière est une histoire entièrement à part.

J'ai été touchée par ces tranches de vie, la simplicité, la pudeur des sentiments, l'attachement, les rêves oubliés, le dépassement de soi, le retour aux sources... Celles du couple d'abord, l'attention et l'affection prodiguées à leurs animaux de compagnie (chien en fin de vie, chatte et chatons), puis les jolis moments partagés avec leur nièce de 12 ans. Enfin, cette nouvelle mettant en scène un homme qui sacrifie sa passion pour la montagne et l'escalade au profit de sa vie de famille, mais y retournera un jour, poussé par sa femme.

Des dessins tout en finesse, sensibilité et délicatesse, faisant écho à l'intimité et aux émotions véhiculés par les mots !

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Sur la route
  12 janvier 2018
Sur la route de Jack Kerouac
Je comprends aisément que Sur la route, laisse nombre de lecteurs sur le trottoir. Comme certaines œuvres dites cultes, les divergences sont plurielles. Pour ma part, depuis longtemps, j'entretiens une relation particulière avec ce livre, lu et relu à l'infini. Ma première rencontre date d'il y a plus de vingt ans, à un moment où quatre murs représentaient une prison emplit de sombres souvenirs, quatre parois toujours plus serrées, plus proches les unes des autres, irradiées de teintes glauques et lugubres. Alors en ouvrant ces pages, j'ai repris la route, j'ai momentanément savouré à nouveau cette liberté, ce grand air du large, ce vent qui vous vide la tête des miasmes journaliers, des contingences matérielles et spirituelles. Je me suis remémoré cette recherche du no man's land, cet endroit où terre et ciel se mélange, où vous existez enfin. J'ai emprunté cette route à sens unique, où au volant de notre caravelle on explore des mondes inconnus, des terres qui vous font roi, qui donnent un sens à votre vie… Quand une énième nuit ne pouvant échapper à ces quatre terribles murs, j'ai ouvert ce livre, des fenêtres béantes se sont ouvertes me transportant une nouvelle fois dans un monde d'insouciance et de vie, un monde lumineux qui m'échappait depuis quelques années. Je ne revivrai plus ce chemin qu'au travers de ce livre, mais les émotions et les quêtes vécues affleurent dans ces mots, dans ces pages et je me remets dans la peau de Dean Moriarty, repartant, mais cette fois-ci dans un ultime rêve, Sur la route, et peut être même qui sait sur ma route…
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La Guerre et la Paix
  14 janvier 2018
La Guerre et la Paix de Léon Tolstoï
Relecture de Guerre et Paix, c’est toujours aussi bon, la preuve, cela m’a pris 15 jours, alors que j’ai repris le travail.

Le feuilleton télévisé n’est pas à la hauteur, il ressemble trop à amour, gloire et beauté, alors que l’oeuvre De Tolstoi est une fresque de la Russie soumise aux guerres napoléoniennes qui montre que les hommes sont ballotés par les événements de l’histoire et que leur liberté est toute relative.

Tolstoi est le premier structuraliste qui démontre que le libre-arbitre n’existe pas.

Si on peut résister à sa théorie, on ne peut que se laisser emporter par sa force romanesque et on quitte à regret les familles Rostow, Bolkonski et Bezoukow qu’on aime comme la nôtre car on se reconnaît forcément dans l’ung ou l’autre de ses membres.

Chef d’œuvre intemporel.
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La Daronne
  10 janvier 2018
La Daronne de Hannelore Cayre
C'est vrai qu'en ce premier samedi du mois de novembre, c'est un temps à bouquiner, comme me le faisait remarquer un membre de Babelio. Et puis que faire d'autre, à peine assis dans le fauteuil en face de la porte-fenêtre, Lily s'est littéralement scotché sur mes genoux et je sens bien qu'il ne faut pas que le dérange.

J'attrape le livre sans trop bouger pour éviter quelques grognements de lassitude.

J'ai commencé hier soir à pénétrer le découragement de l'existence de Patience Portefeux. Son mari décédé, elle erre entre la maison de retraite ou sa mère est enfermée, euh pardon résidente, et son boulot de traductrice judiciaire.

Mal payée et d'une manière fort peu légale, elle traduit de l'arabe aux français les conversations téléphoniques entre truands, les comptes rendus d'enquête ou les auditions de suspects.

Grâce à son boulot elle est courant de tous les faits et gestes de la racaille locale. Elle va franchir la ligne jaune sans aucun scrupule, le hasard lui permettant de récupérer un petit paquet de shit. 1200 kilos. Une paille. Et du meilleur en plus. L'a été à bonne école la daronne, papa a par le passé œuvré déjà de ce côté-là.

Avec ce livre j'oublie le vent, la pluie été le froid qui règne dehors, les jambes crispées de ne pouvoir bouger. Car c'est un polar qui fait du bien. Bien sûr l'histoire est un peu loufoque mais quel plaisir de lire la verve de cet auteur que je ne connaissais pas. Le rythme du récit est intense et les stratagèmes développés pour échapper aux flics sont tous plus incroyables les uns que les autres. Dans ce policier contemporain, la description des personnages est plus vrai que nature, ça sent le vécu à plein nez. L'humour est omniprésent et quand je relève la tête au mot fin je suis tout surpris qu'il fasse déjà nuit.

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Arrête avec tes mensonges
  10 janvier 2018
Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson
Sans fioritures, Philippe Besson raconte son premier amour, immense et tenu secret. La passion pour un garçon qui plus tard deviendra, dit-il, la matrice de son oeuvre, à cause de l'attente, du manque, de la privation insupportable de l'autre.



Ce récit d'une souffrance liée à un amour clandestin, qui pourrait être celle de n'importe quel couple, homosexuel ou pas, est d'une sensibilité troublante. Si les femmes aiment Philippe Besson qui aiment les hommes — il suffit pour s'en convaincre de lire les commentaires dithyrambiques de ses lectrices — j'imagine que cela à avoir avec cette grande capacité à décrypter les sentiments, les siens et ceux des autres.



Telle la douleur de la passion et de l'impossibilité d'être soi-même, au centre de cette histoire (réelle ou fictive, il dit mentir souvent) où Philippe Besson — qui milite pour la juste cause de l'orientation sexuelle assumée — a su me toucher (même si j'ai trouvé ses mots parfois volontairement crus, dispensables). La dernière lettre de Thomas est magnifique.



Challenge MULTI-DÉFIS 2018
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Les chaussures italiennes
  11 janvier 2018
Les chaussures italiennes de Henning Mankell
Il y a encore quelques romans que je n'ai pas lus d'Henning Mankell, mais depuis sa disparition je me rationne à fond. Chaque livre que j'ouvre, chaque page que je lis est savourée. Les Chaussures Italiennes, je me le gardais de côté depuis un moment. Première lecture 2018, bam. Je ne suis pas déçue d'avoir pris le temps... Ce roman est juste sublime. J'ai passé de très beaux moments de lecture. J'ai souri, ri, pleuré. Les personnages sont ultra touchants, attachants. Les mots sont beaux (là je regrette de ne pas parler suédois pour le lire en version originale), l'histoire est superbement racontée.

Bref, beaucoup d'émotion, merci pour ce moment parfait, Henning Mankell. Vous me manquez.
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Il reste la poussière
  11 janvier 2018
Il reste la poussière de Sandrine Collette




Il reste de la poussière… c'est un titre, qui en dit très long, tout au long, de cette histoire familiale. Il n'en reste pas moins, que ce n'est pas un coup de coeur, même si ma lecture se fait vraiment d'elle-même. Tu te laisses transporter par l'écriture très forte, très vigoureuse et très persuasive, au fil du récit. C'est l'histoire d'une famille, que je suis les traces, pas à pas, avec mon ami Anthyryia, c'est GS, pour les intimes.

C'est maintenant devenu notre petit rituel, de lire ensemble, en fin d'année. J'attends vraiment le bon moment pour le lire, car c'est un de mes derniers livres, qui me restent à lire et malgré les critiques mitigées sur Babelio, je reste très intriguée. L'auteure Sandrine Colette fait vraiment partie de mes auteures favorites.







Intriguant, Angoissant, Électrisant



L'auteure Sandrine Colette nous dépeint très bien, les portraits des protagonistes : La mère bien sûr, Rafael, Steban, ainsi que les jumeaux Mauro et Joaquin. C'est vraiment l'histoire d'une famille qui essaie de survivre dans l'estancia, et l'auteure donne la voix, à chaque personnage. On suit les personnages, selon leurs interprétations, à tous. Elle nous amène donc au coeur, de leur quotidien, sur leurs terres, avec leurs bétails, leurs animaux et leurs chiens. À leurs façons, les personnages vont survivre dans le climat dur, glacial et froid… leur père parti, ils devront apprendre à vivre, avec leur mère hostile, à leurs côtés.



J'avoue qu'une des grandes forces du livre, c'est surtout l'écriture très précise, avec l'ambiance très malsaine, avec les descriptions très imagées, qui sont mis en avant. Elle possède vraiment une minutie dans le sens du détail et elle est experte à ce niveau. C'est ce qui fait vraiment la différence, dans ce livre, et au fil des pages, on imagine vraiment les personnages y vivent dans ce lieu maudit. L'auteure Sandrine Colette aborde aussi des valeurs qui nous interpellent comme la survie, le rang familial, les droits des bêtes ainsi que l'argent. Elle les intègre très bien dans l'histoire et on peut aussi voir, comment ça affecte tous différemment nos personnages. C'est un univers très spécial, son livre «Il reste de la poussière».



«La liberté il en a déchanté, trop lourde à porter, la liberté quand ce n'est que du vide, pour quoi faire.»



Je crois que ce livre ne fait pas partie de mes histoires préférées, je suis vraiment mitigée par ma lecture. Je ne sais pas si c'est parce que la narration est très impersonnelle, ou c'est parce que j'avais vraiment trop d'attentes. C'est vrai que la lecture se fait très bien, l'auteure Sandrine Colette apporte des éléments nouveaux dans l'intrigue, puis ce qui arrive à la fin, est vraiment inévitable. Est-ce que c'est toujours le plus fort qui survit ou c'est celui qui reste à l'écart ou c'est celui qui tient tête, face à l'adversité ? C'est des questions, que le lecteur se pose, pendant sa lecture.



Ce que je retiens aussi, c'est que j'apprécie vraiment sa touche personnelle, qu'elle y transmet. Malgré l'autorité de la Mère, les personnages s'amènent à s'interroger, sur leurs propres quêtes et ils vont de l'avant, avec leurs propres valeurs, qu'ils développent, au cours de leurs combats. C'est vraiment, qu'à la toute fin, qu'on voit comment ils réussissent à survivre, dans l'estancia. Avec le recul, je peux déclarer, que ça m'a quand même, touchée leurs façons de se battre, car personne n'aimerait y vivre, croyez-moi.



«…au moment où le chien est arrivé à leur hauteur et l'a regardé lui avec ses yeux débordants et cette joie qui s'étrangle dans sa gorge en cris plaintifs, Raphaël s'est mis à pleurer.»



Pour terminer, c'est une très belle excursion, que je fais avec mon ami Anthyryia. C'est vraiment un très beau partage, autour de notre lecture. Je crois qu'on se rejoint beaucoup, sur nos impressions. Il va sûrement élaborer plus nos opinions, dans sa très belle critique.



Je ne veux pas en dire plus, car c'est vraiment une histoire bien réussie, même si la narration, ne vient pas me chercher à la base. C'est peut-être vraiment ça, qui me cause du mal car dans l'ensemble l'histoire est très bien construite, les personnages sont bien faits ainsi que l'intrigue est bien amenée. Elle respecte très bien sa thématique, ainsi que les sujets qu'elle aborde. À mes yeux, il me manque vraiment quelque chose, pour que vraiment, ça vienne m'interpeller, même s'il reste qu'il y a certains personnages, qu'on ne peut pas oublier comme Rafael ou Steban. J'admets que la finale va rester dans mon esprit également, et que l'auteure rend bien son histoire.



C'est vrai, qu'aussi, que la fin de l'intrigue, est très intense, très riche et très symbolique. Le titre «Il reste de la poussière», vient de prendre tout son sens. Le livre «Il reste de la poussière», garde quand même une très bonne impression et même à la dernière page tournée, il ne restera pas, que de la poussière pour moi. C'est une histoire à lire, grâce à son écriture, qui nous entraîne malgré nous, au coeur des personnages, qui habitent à l'estancia.







Je remercie Anthyryia, pour nos échanges, autour de cette histoire. J'invite donc à aller voir sa très belle chronique, lors de nos partages. J'invite à tout lecteur, de découvrir cette auteure talentueuse, que j'affectionne beaucoup car chaque thriller est différent et met en avant son talent de conteur, pour les thrillers.

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Légendes d'automne
  14 janvier 2018
Légendes d'automne de Jim Harrison
L’automne a abandonné un peu de sa grâce dans ce recueil de Jim Harrison. Ses couleurs, tour à tour chatoyantes et mélancoliques, se sont infiltrées dans les pages jusqu’à en pénétrer les cœurs des personnages.

Une symphonie de rouges, puissants et charnels, émane de son écriture et transgresse les interdits. Du rouge carmin pour la passion instillée par une femme prononçant quelques vers de Lorca ou les sentiments défendus d’une épouse envers son beau-frère. Du rouge sang pour les morts tombés sur les champs de bataille ou scalpés par des mains vengeresses.

Des nuances ocrées pour le soleil du désert qui brûle un homme agonisant à quelques lieues de Nogales, pour la terre grasse du Montana ou les bâtisses bigarrées de La Havane.

De l’or pour les reflets ambrés d’un alcool de contrebande ou le regard agité d’une amante qui se meurt.

Un nuancier chaud et fiévreux se mêle à la plume de l’écrivain et la vie semblant fuir la nature à l’approche de l’hiver mortifère, échappe avec la même urgence aux trois protagonistes principaux. Le destin, cassant, inattendu ou heureux, semble être le leitmotiv de ces histoires. C’est un fil d’Ariane promenant le lecteur d’une époque à l’autre sur le continent américain, terre de contrastes à la fois fascinée et défigurée par la main humaine ; une entité fascinante chancelant perpétuellement entre rêve et cauchemar. Cochran sera l’objet d’une passion qui le mènera aux portes de l’enfer. Nordstrom, un quadragénaire à qui tout réussit, prendra des chemins de traverse pour accéder à l’image qu’il se fait du bonheur loin du faste et de l’argent. Tristan, personnage phare de la dernière nouvelle intitulée Légendes d’automne, fuira les siens en quête d’une paix lui échappant sans cesse. Cet écorché vif, natif américain mais cheyenne dans l’âme, éternel solitaire, prendra la route faute de pouvoir véritablement s’amarrer nulle part. Cependant, sa voie ne se trouve peut-être pas aussi loin de ses racines qu’il l’espérait. Dans cette saga familiale autour d’une fratrie du Montana du début du siècle dernier, Harrison révèle toute l’étendue de son art et met en avant ses qualités indéniables de nature writer.

Trois époques, trois destinées marquées par la solitude et la vengeance. Trois hommes brisés par la violence, les morts et les séparations. Trois héros manipulés, éprouvés, rejetés par la vie, soumis à l’échec et aux souffrances. Trois êtres devant batailler pour survivre jusqu’à s’enliser dans leurs maux ou renaître de leurs cendres. Jim Harrison met son écriture puissante et entière au service d’une œuvre aboutie et maîtrisée. La nature et ses magnificences s’unissent à des hommes aussi authentiques et indomptables qu’elle peut l’être. Du Mexique ardent en passant par la torpeur de l’été californien aux brises légères du Gulf Stream sous les Tropiques, les paysages de Harrison sont à l’image de ces personnages : immuables, séduisants et sans cesse renouvelés.

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Le vieil Homme et la mer
  11 janvier 2018
Le vieil Homme et la mer de Ernest Hemingway
LE VIEIL

HOMME

ET LA

MER



Hemingway

Ernest

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~Une voile gonflée voguant sur l'océan éternel ; bon vent, vieil homme, et grâce à lui, l'éternité océane...





L'on a déjà tout dit sur ce livre et même trop, trop doctes à mon humble avis. Alors que le vieil homme est là et las dans ses pensées, pour sûr il rêve...



Quand ai-je pensé en le lisant à ce reportage sur la vie du scarabée poussant au plus loin de ses forces une boule de sable mélangée à son mucus ? Pour lui, je me rappelle, c'était vital. Cette boule énorme et le scarabée sans relâche de continuer. La tâche était immense, au point remarquable que les anciens Egyptiens vénéraient des amulettes de scarabée d'or. "Dors petit scarabée !", lui disais-je le voyant épuisé. Mais il ne m'entendait pas...





Le livre, lui, reposait depuis des années dans une bibliothèque, chez mes parents. Celle d'en haut, c'est dire. C'est là qu'après tant et tant d'années j'ai fini par le pêcher. Pas que je n'avais tenté, très jeune, jeune, moins jeune. Combien de fois m'en suis-je approché ? Jusqu'à mettre la main dessus, caresser sa couverture avec la mer en photo dans cette version le livre de poche ; le titre en jaune, cinglant au vent. Du vieil homme, point de trace. Occasions manquées, encore, mais je revenais encore. Peut-être son papier jauni me poussait-il vers d'autres rivages ? Des livres plus récents où j'échouai. Obstinément je repassais cependant, faisais coulisser la glace et me disais : "un jour, un jour sûrement !" Et ce jour là est arrivé, dès que je l'ai ouvert je sus que les conditions étaient bonnes, plein d'espoirs je l'attrapai. Je sentais le moment enfin venu.





"Petit livre que l'on promène partout. Où donc ont-ils pu t'emporter ?" Ah ces pages rugueuses, brûlées par le soleil, crissantes comme le sable, elles ont dû en voir. Ces pages maintenant couleurs vieil or, devenues un écrin pour le texte. Elles souffrent quand je les tourne, par manque de souplesse. Sur certaines des taches de son, ô vieillesse ennemie ; je prends grand soin de ne pas les froisser. Sur certaines l'encre est jetée, d'autres semblent vouloir s'effacer discrètement. Mais malgré leur grand âge, elles se tiennent, aucune ne part à la dérive. Alors je continue jours après jours.





Dans la lecture il y a et il n'y a pas de hasard ; des choses doivent se faire, des rencontres, ou elles ne se feront jamais. Or donc me voilà dans mon cinéma de quartier d'art et essai, parti dans la vague intention de voir The square, je me laissai porter par mon intuition et optai en fin de compte pour L'échappée belle (dont je préfère le titre anglais The leisure seeker) de Paolo Virzi. Oui je me laisse emporter au loin, mais je connais le coin et dans cette traversée tout soudain : "Il était une fois un vieil homme, tout seul dans son bateau, qui pêchait au milieu du Gulf-Stream. En quatre-vingt-quatre jours, il n'avait pas pris un poisson. Les quarante premiers jours, un jeune garçon l'accompagna; mais au bout de ce temps..." c'est Donald Sutherland qui récitait à une serveuse. Oh ses yeux quand il récite et ses yeux à elle ; moi sans surprise j'ai reconnu, il faut dire que je n'avais lu que le tout début. Et puis quand la mémoire du vieux professeur flancha, c'est la serveuse qui enchaîna : "Dans la cabane, là-bas, tout en haut, le vieux s'était endormi. Il gisait toujours sur le ventre. le gamin, assis à côté de lui, le regardait dormir. le vieux rêvait de lions." Quelle ellipse ! Et leur plaisir à l'écran... beau à voir.





L'on dit que les ardennais sont têtus, j'en suis, il n'y a pas qu'eux assurément.



"Mais souvent, je me souvenais de ce crabe que j'avais vu avant de partir. Il s'était retrouvé dans un petit trou de sable trop grand pour lui. Sans cesse il montait et, au moment de parvenir à la surface, retombait sur le dos. Il passait énormément de temps à se retourner puis, inlassablement, attaquait la pente de sable [...] Je compris à quel point l'essentiel n'était pas l'objectif mais la persévérance dans le chemin qui y mène."

Moussa Ag Assarid





Du vieil homme je ne vous dévoilerai ici ni son nom, ni son prénom, ne voulant pas comme un de ces grands requins lui arracher tout ce qui lui reste : sa part de mystère. Mais vous, du gamin, vous en pensez quoi ?
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Les Monologues du vagin
  09 janvier 2018
Les Monologues du vagin de Eve Ensler
Plutôt surprise de ne pas voir beaucoup de critiques sur cet ouvrage (par rapport au nombre de lecteurs) !

Je n'ai jamais vu l'adaptation au théâtre, sauf quelques extraits diffusés à la télévision. Il y a longtemps que je désirais lire ces Monologues, et je suis tombée tout récemment dessus, à un prix sacrifié.

Quand la parole libère, désinhibe, appelle un chat un chat, explique, sauve... Quand les mots se font précis, décrivent, disent, racontent, dénoncent, rassurent...

Un hommage universel au corps de la Femme, à son intimité, son coeur, son esprit, ses émotions...

Au "fond", je pense que les hommes ça les bouleverse, ce mystère féminin, aussi. (?)
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Madame Bovary
  14 janvier 2018
Madame Bovary de Gustave Flaubert
Ce roman, je l'ai lu au moins dix fois, avec un plaisir de lecture chaque fois renouvelé. Oui, bien sûr, c'est l'histoire d'Emma, qui a rêvé sa vie au lieu de la vivre. Mais je relis ce roman avec en tête la phrase de Flaubert que je cite de mémoire : ce que j'ai voulu faire, c'est rendre un ton, le gris, cette couleur de moisissure d'existence de cloporte. C'est violent, moins glamour que le célèbre (et tronqué) "Madame Bovary, c'est moi". Et, dès lors, on comprend l'intemporalité de cet extraordinaire roman et l'avertissement qu'il nous adresse, encore aujourd'hui. Notre époque aussi fait dans le gris, ni noir, ni blanc...en plein brouillard. Et consomme à tort et à travers pour combler les vides, le vide abyssal de la superficialité érigée en valeur...Alors tiens, justement, relisons Madame Bovary. C'est le monde d'aujourd'hui.
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1984
  13 janvier 2018
1984 de George Orwell
Histoire d’amour en régime totalitaire et sa fin inéluctable et inexorable.

Un grand roman d’anticipation écrit en 1948 sur la base de ce que nous savions à l’époque du stalinisme. Les problématiques abordées sont toujours d’actualité devant l’incertitude d’évolution des régimes politiques en fonction des pays. Aussi à cause des évolutions technologiques que nous connaissons et qui rendent plus efficaces le «  suivi » des individus.

Roman à lire absolument !
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Par le vent pleuré
  15 janvier 2018
Par le vent pleuré de Ron Rash
♫ Vive le vent, vive le vent, vive le vent pleuré ♪

Hem, modérément sûr du refrain, d'un coup d'un seul.



Rash fait partie, à mes yeux, de ces auteurs sans surprise. Entendez par là qu'au mieux, il subjugue, au pire, il séduit.

Pour moi, ce sera la séduction siou'plaît. Pour la subjugation, on attendra le prochain.



On dirait que Bill et Eugène seraient deux frères assimilés à un jeu de quille.

On dirait que Ligeia, fraichement débarquée dans leur bled paumé, cristalliserait longtemps le souvenir ému de cet été 1969. Un être extraordinairement décomplexé et charismatique aux allures de chef de meute. Je vous laisse imaginer l'effet produit sur la fratrie par cette gamine envoûtante à la libido aussi débridée qu'une 103 SP sport kitée. Je m'adresse aux puristes, là, aux foufous de la vitesse, aux amateurs de sensations extrêmes.

Mais les souvenirs sont comme les caravanes face aux clébards par trop démonstratifs, ils passent.

Pour ce qui est de trépasser, le mystère reste entier quant à cette poignée d'ossements découverts sur la grève. Un jeu d'osselet morbide qui ravivera, des décennies plus tard, cette saison mémorable alors nimbée d'insouciance. Une parenthèse enchantée qui pourrait bien laisser, au final, comme un méchant goût d'amertume en bouche pour ces deux frangins aux trajectoires contrastées.



J'ai aimé. Pas adoré.

Au rayon des satisfactions, l'évolution des rapports entre ces deux gamins au contact de la désirable Ligeia. Un apprentissage aussi court qu'intense relaté avec tendresse et humanité.

Il y a du Dostoïevski chez Rash. En décrivant subtilement un personnage rongé par le doute, c'est Raskolnikov qu'il ressuscite.

Le récit est prenant, plutôt bien amené et joue formidablement sur une possible culpabilité qui fera douter le lecteur tout du long... ou presque.

Et c'est là que le bât blesse. Le point noir de compétition qui aura occasionné trois dépressions et huit départs anticipés chez Biactol, ce final ultra prévisible qui ne surprendra que les amnésiques, et encore.

Il n'y a rien de pire qu'une histoire bien ficelée qui tourne en eau de boudin. J'ai rien contre le boudin, qu'on se le dise, mais en fin de lecture et à haute dose, il se pourrait qu'il occasionne ballonnements et autres joyeusetés intestinales de la sorte, de quoi l'avoir mauvaise pendant pas mal de temps.



Par le vent pleuré, par la fin grandement désappointé.
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La mort noire
  15 janvier 2018
La mort noire de Georges-Jean Arnaud
Le village de Burach dans les Pyrénées ne compte plus que deux habitants, le narrateur Simon Lerouge, un ancien étudiant en médecine réfractaire au STO venu se réfugier chez sa tante durant la guerre et un nain superstitieux prénommé Collin. En 1971, ces deux hommes vivent au milieu de maisons vides, au rythme des saisons, se contentant des plaisirs simples de la vie. Pourtant tous les deux partagent un secret qu'ils ne peuvent révéler à quiconque de peur de finir à l'asile. Car Burach n'est pas qu'un simple village. Comme Tywardreath dans La maison sur le rivage de Daphné du Maurier, ou l'île de Wight dans Apparition de Masterton, la commune a connu d'étranges phénomènes, témoin involontaire de drames et de passions qui ont eu lieu six siècles auparavant.

Bruits mystérieux, apparitions, rencontres… tout a commencé le 25 novembre 1943, lorsque le boulanger Couderc a rencontré une femme vêtue d'étrange manière, qu'il a prise pour une réfugiée. Dans un français archaïque, elle lui a appris qu'elle cherchait du pain, car son village, en proie à la mort noire, était isolé du reste du monde par les soldats du seigneur. Peu à peu, des gens affamés sortis d'un autre temps sont venus réclamer pitance. Puis est passée une charrette qui ramassait des morts. Des cadavres de rats se sont mis à pourrir dans les rues du village. Des loups affamés ont commencé à rôder. La crainte a gagné les villageois, « Vous comprenez, avec tous ces étrangers…. Ces Allemands, ces Espagnols dans le maquis. On a eu peur." Lorsque des habitants se sont mis à mourir les uns après les autres, la peur est devenue terreur.



G.J Arnaud nous offre en 1973 un très joli roman fantastique, une variation efficace sur la distorsion du temps, l'oscillation entre deux époques, le Moyen-Âge de l'an 1335 et la France de 1943 et de 1971. A chaque période sa peste, la peste noire qui ravage les campagnes, et la peste brune symbolisée par les troupes d'occupation qui ratissent les villages et les bois à la recherche de réfractaires au S.T.O. et de maquisards. Les loups des forêts médiévales rôdent comme ceux qui sont entrés dans Paris en 1940.

Trois dates, trois périodes, rythment ce court roman onirique, dont le fil conducteur est le thème de l'impossible retour. G.J. Arnaud sait donner à chaque époque sa teinte particulière, violence, paillardise,superstition pour le XIVème siècle, rationalité, méfiance et pudeur pour la France occupée. Simon et Collin durement frappés par un voyage dans le temps aussi soudain que sanglant partagent avec leur solitude, l'insupportable manque, pour le premier de la femme aimée et pour le second, de son époque.

La mort noire est une totale réussite qui a le charme des amours impossibles et vous laisse plongé dans une douce mélancolie
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La Planète des singes
  09 janvier 2018
La Planète des singes de Pierre Boulle
Une fois de plus livre et film sont différents. Toutefois un très bon moment littéraire qui passe bien trop vite. J'ai souvent hésité à lire ce livre de peur qu'il déstructure mon idée des films. Mais au final roman et films œuvre tout de même dans un même but. Certains ont dit que c'est le film de Tim Burton le plus proche. Spécialement j'ai trouvé la version de 1968 plus fidèle avec un Charlton Heston à la mesure du rôle. Ici on se base plus sur le psychologique et les rapports humain mais surtout la constatation : est-il louable de torturer des animaux pour sauver nos vies et si les rôles seraient inversés aurions-nous toujours le même avis ? Certainement que non. Un livre donc qui nous fait réfléchir dans le bon sens. Un petit bijou comme je les aime...
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