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Critiques à l'affiche

L'enfant aux cailloux
  17 août 2018
L'enfant aux cailloux de Sophie Loubière
Elsa Préau, institutrice et directrice d'école à la retraite, a une vie bien réglée.

Elle lit, fait ses courses, fait la cuisine, écrit des lettres à qui veut bien les lire et espionne ses voisins.

A force, elle finit par se persuader que quelque chose cloche dans la maison d'à côté.

Cette famille, les Desmoulins a 2 enfants. Sauf que, de temps en temps, le dimanche, Adèle Préau croit en apercevoir un autre toujours assis sous le même arbre, à jouer avec les mêmes cailloux.

Alors, à cet âge avancé, lorsque l'on prend quelques médicaments pour dormir ou calmer ses angoisses, est-on bien sûr de ce que l'on voit ?

Elsa en est persuadée, cet enfant est en danger et elle décide de mettre en place un plan pour le sauver.



Voilà tout ce que je peux vous dire de l'histoire construite par Sophie loubière en en révélant le moins possible. Toute la réussite de ce roman réside dans ce que je ne vous dis pas.

J'aimerai pouvoir en dire plus, pour vous donner envie de l'ouvrir mais ce serait vraiment vous gâcher une grosse partie du plaisir des découvertes successives, surtout en deuxième partie de roman.



Je ne peux que vous parler de mon expérience de lecture.

Le début a été très très fastidieux. J'ai failli le refermer plusieurs fois, pas par ennui mais pas incompréhension totale de la trame de l'histoire. Il faut dire que l'auteur prend son temps pour poser son personnage central, Elsa. Puis elle prend son temps pour que vous ayez vos certitudes. Quand elle est bien sûre de votre avis bien arrêté, elle déconstruit tout, insinue à nouveau le doute, et reconstruit tout sous un angle différent. Si bien que vous passez votre temps à osciller entre ce que vous croyez être, et ce qui pourrait être.

La façon dont elle le fait est très ingénieuse car vous ne la voyez pas venir.

Alors folle ou pas folle la vieille ? Vous vous poserez la question 258 fois environ.

Ces chapitres là sont donc construits de manière labyrinthique pour faire écho au fonctionnement du cerveau d'Elsa : c'est le fouillis total dans sa tête, et du coup dans la nôtre aussi.



Dans la seconde partie, la tension monte crescendo.

Sophie Loubière distille des informations au compte-gouttes et fait des révélations qu'il est absolument impossible de voir venir.

Là encore, elle prend un malin plaisir à balader le lecteur dans un sens, puis dans l'autre, le laissant seul à ses appréciations qui de toute façon seront fausses !

J'ai particulièrement aimé la façon dont elle nous laisse juger des événements pour nous donner, plus tard, un élément nouveau qui va nous amener à reconsidérer les choses sous un nouvel angle. Ne jugez pas trop vite, vous ne savez pas tout....

Jusqu'à la dernière page, elle vous met KO debout.

La fin est juste dingue !! Ca fait bien longtemps que je n'ai pas lu un bouquin qui apporte autant de révélations et du coup, un éclairage tellement différent sur les événements que ça vous donne envie de relire le début pour en apprécier la saveur (vous savez le début qui vous ennuyait presque à mourir ?)



Enfin bref, je ne sais pas si ma chronique est très claire car je n'ai au final pu parler de rien. Je ne peux pas non plus vous parler des thèmes abordés, ce serait trop en dire là aussi.



Il faut ABSOLUMENT lire ce bouquin, c'est tout ce que j'ai à dire !


Lien : https://audebouquine.blogspo..
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Le Rouge et le Noir
  14 août 2018
Le Rouge et le Noir de Stendhal
Guidé par son ambition démesurée, Julien Sorel va gravir les strates de la société du XIX° s. dans laquelle il vit.

Son but ? Devenir riche et être reconnu. Il réalise une ascension sociale fulgurante.

Sa naïveté et sa gaucherie dans ce monde aristocratique et politique lui causent bien quelques maladresses. Mais c'est sans compter son immense mémoire, sa grande intelligence et son incroyable capacité d'adaptation.

Pourtant, il croise sur son chemin des personnages féminins qui lui font perdre, non son objectif puisque même l'amour prend parfois une tournure manipulatrice, mais la notion même de mise en danger dans cette société qui n'admet aucun "mélange" des castes sociales. Le plébéien doit rester à sa place !

Stendhal dépeint, avec brio et un véritable talent d'écriture qu'on ne peut lui nier, la société post-Bonapartienne, durant la Restauration, sous l'angle de la franche critique au travers du regard de Julien, grand admirateur de Napoléon, qui, pour gravir les échelons, joue l'hypocrisie à son comble au sein de ces monarchistes. Bien souvent il se perd, mais bien plus souvent encore il abhorre ce qu'il rencontre et découvre.

La passion amoureuse et les jeux de séduction de cette époque sont mis en avant au travers des rencontres avec Mme de Rênal et Mathilde de La Mole.

Julien saura-t'il sortir vainqueur des jeux de l'Amour, de l'hypocrisie et de cette société qui ne lui correspond finalement pas ?

A vous de lire ce magnifique roman classique pour le savoir !
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Dix petits nègres
  16 août 2018
Dix petits nègres de Agatha Christie
Dès le début, à la présentation des personnages nous présentons de lourds secrets pour certains, l’ambiance est installée.

Sept jours sur une île mystérieuse, des regards, des questionnements, de la méfiance, une comptine, dix statuettes, dix accusations, le cadre est posé.

L’intrigue nous tient en suspense, premier meurtre, une enquête énigmatique, des doutes, des soupçons, des révélations, des mensonges, des indices, des suspects qui meurent au fil des pages dont le dernier un peu tiré par les cheveux, mais qui est donc le coupable ? La vérité inattendue, le dénouement surprenant.

Agatha Christie a l’art et la manière d’écrire des intrigues. Maîtresse incontournable du roman policier, elle sait captiver par ses histoires de qualité. Dix Petits Nègres est l’un de ces meilleurs livres sur les sept lus à ce jour.

J’ai dévoré ce roman en à peine deux jours. Je recommande +++.
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Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
  18 août 2018
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee
"Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" nous est conté par Scout, une petite fille de 7 ans et place l'histoire aux États Unis, en Alabama, dans les années 30. Son père, avocat, est commis d'office pour juger un noir accusé d'avoir violé une blanche. Une très belle lecture sur la lutte des droits civiques des Noirs à travers le regard d'une jeune enfant.

Un classique à lire absolument!
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La bonne vie
  16 août 2018
La bonne vie de Matthieu Mégevand
Distordre, tordre, l’ordre, le corps, le langage, la vie jusques à la transparence. Déjeter, torturer, tortuer jusqu’à n’être plus rien. S’injecter des clés pour entrouvrir des portes, un monde inconnu jusqu’à s’abîmer.



Fermer les yeux pour tout détruire, ouvrir les veines au venin pour construire, s’échapper et renier la vie. Le bonheur en intraveineuse, pour extirper le souffle, la fatalité. Le chaos pour exister, exulter dans ce monde en ruine issu de l’horreur.



Comment survivre dans ce vide, quérir la vision, la création apaisante, le chemin vers cet Orient utopique. Comment briser les dogmes, être son propre Rimbaud, son propre cadavre, faire de son existence un grand jeu irrémédiable.



Se perdre tel fut le destin de Roger Gilbert-Lecomte, poète maudit, honni, météore de ces années d’après-guerre. Jouer, défier sans cesse, refusant le quotidien dans sa banalité et sa platitude, celui qui s’opposa à André Breton et ses surréalistes fut vaincu par les expédients et la fatalité. La bonne vie, nous entraîne dans l’existence nocturne de ce visionnaire, de l’amitié à la déchéance solitaire, de l’aura naissante dans les cendres de Reims, à l’ombre diaphane du Paris culturel. Dans ce désir de négation, de plaisir présent, de révolte métaphysique, la déstructuration est inéluctable, corps, âme, amis abandonnent peu à peu le grand jeu, le poète empoisonneur public.



Matthieu Mégevand nous plonge dans cette tourmente humaine et littéraire, un voyage toxique dans les arcanes des « phrères » et la prose opiacée des Daumal et Gilbert-Lecomte.



Merci à Babelio et aux éditions Flammarion pour cette masse critique spéciale.
Lien : https://leserrancesdelgabier..
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Chien-Loup
  14 août 2018
Chien-Loup de Serge Joncour


Qui a déjà vu un dompteur installer les cages de ses huit lions et tigres au cœur d’une forée à la limite d’un village ? Et, qui plus est, avec l’accord de monsieur le maire ? Voilà le cadre de « Chien-Loup », en précisant que Wolfang, le dompteur, est allemand et que nous sommes le 1et août 1914 dans un petit village de l’est de la France.

L’imagination sans limite de Serge Joncour raconte cette fiction telle que la découvre « plus vraie que vraie », cent ans plus tard, un jeune couple qui a loué sur internet, pour les vacances, une maison en pleine nature, au cœur même du drame de 1914. Pour le lecteur, embarquement d’office et suspense permanent. Mais Serge Joncour ne s’en tient pas là, même si son talent de conteur suffirait au bonheur de le lire. Sos regard s’attarde sur cette violence, cette sauvagerie, cette cruauté si bien enfouies tout au fond de l’être humain. Sans parler de la réflexion sur la guerre, le grand vide d’hommes qu’elle décrète dans les villages, la place vide que les femmes savent occuper, même si elles ne la font pas leur.

Une écriture brillante sert le sujet sans fioritures, avec la profonde conviction que, dans tout cela, on ne peut pas vivre sans tendresse, sans caresse, sans amour. Même si l’on sait devenir méchant. Et si l’homme cache un loup en lui, pourquoi le loup n’y aurait-il pas un peu d’homme au fond du loup ?

Chien-Loup est un grand livre, qui ne parle que de nous. Merci Serge Joncour.



Serge Joncour est l'invité des 20èmes Correspondances de Manosque avec Chien-Loup

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Expiation
  14 août 2018
Expiation de Ian McEwan
Ce livre est une petite merveille ! Je replonge avec délice dans un roman de Ian McEwan, et me dis une fois encore que ce monsieur est brillant. Il a une très belle plume, délicate et poétique. L'auteur sait décrire les relations humaines et les sentiments avec brio.

Dès le début du roman, nous sommes happés par l'ambiance, la moiteur de cet été-là, la paresse et la langueur de la journée. Une tension s'installe petit à petit et s'intensifie au fil des pages, et nous sentons assez rapidement poindre une tragédie, sans savoir exactement quelle forme celle-ci prendrait. Mon cœur s'accélérait de plus en plus, me demandant toujours ce qui allait arriver.

La première et la deuxième parties sont très intenses (à mon goût), et la troisième partie est un peu différente, mais tout aussi intéressante.

J'aime cette ambiance si particulière que l'auteur sait créer, ainsi que la description de ses personnages. Cela m'est difficile de mettre des mots qui refléteraient exactement ce que je ressens.

Concernant l'histoire en elle-même, elle était passionnante ! Et j'ai beaucoup aimé la fin, qui nous laisse emplis de doutes !
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La compagnie des menteurs
  17 août 2018
La compagnie des menteurs de Karen Maitland
Une belle petite surprise ce livre. Je ne m'attendais pas à grand chose et pourtant j'ai accroché très rapidement et c'est ensuite devenu impossible de lâcher ce roman.



J'ai vraiment pris du plaisir à suivre cette compagnie composée de 9 personnages avec des personnalités bien marquées et surtout des secrets qui seront dévoilés au fur et à mesure de la progression du récit.



L'histoire prend son temps pour démarrer et on a un peu de mal à la rattacher au résumé se trouvant en quatrième de couverture. Tout va s'accélérer à partir de la moitié du roman, cela va même peut-être un peu trop s'accélérer dans le dernier tiers du roman.



Au-delà des personnages au centre de l'histoire, j'ai également bien apprécié l'ambiance générale se dégageant du roman ainsi que les descriptions de l'Angleterre médiévale dans une période très sombre. C'est très noir mais on est vraiment plongé dedans.



On rejoint le fantastique par moment sans pour autant que cela ne devienne trop encombrant. En tout cas, ça ne m'a vraiment pas gêné.



Un road movie qui m'a vraiment surpris dans le bon sens et qui me donne envie de découvrir les autres romans de l'auteur.
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Candide
  16 août 2018
Candide de Voltaire
Quand on me parlait de « Candide », j’étais plutôt découragée à l’idée de le lire. Lorsque j’ai débuté ma lecture, j’ai été agréablement surprise. Je pensais m’ennuyer, mais au contraire, j’ai trouvé le style d’écriture de Voltaire agréable. Le philosophe utilise le conte pour dénoncer des problèmes de société tel le fanatisme religieux. Ce dernier choisit comme personnage principal un jeune homme candide et crédule qui écoute les leçons d’un vieux philosophe qui explique que il faut être optimiste, car la vie est belle... Le jeune Candide va se rendre compte que être optimiste n’est pas toujours la solution. Malgré le fait que Voltaire ait qualifié « Candide » comme une couillonnade, j’ai aimé suivre les aventures de Candide et j’ai aussi apprécié apprendre plus sur cette époque.
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Rebecca
  14 août 2018
Rebecca de Daphné Du Maurier
Mais quel tourbillon d'émotions et de plaisir à la lecture de ce roman!

Un indétrônable que je suis ravie de n'avoir découvert qu'aujourd'hui (je fais actuellement le tour des classiques non lu) pour le plaisir immense que j'ai eu à découvrir cette auteure.

Un roman sombre, qui flirte par moment avec une belle ambiance gothique et mystérieuse.

Un bon lot de secrets, de non-dits, de personnages étranges et souvent attachants, de nombreux Tea-Time, les mœurs, couleurs et odeurs de l’Angleterre de l'époque.

Je pense n'avoir jamais bu autant de thé ni savouré autant de Scones qu'en lisant ce livre.

Je me suis réellement régalée sur tous les points.
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L'amie prodigieuse, tome 1 : Enfance, adole..
  15 août 2018
L'amie prodigieuse, tome 1 : Enfance, adolescence de Elena Ferrante
Le nombre d’etoiles qu’a recolte ce livre sur ce site est impressionnant. Tres agreable a lire, il merite ce consensus. Moi j’ai tarde a m’y pencher, comme a mon habitude avec les bestsellers. Atavisme idiot.



Pour faire bref, j’ai beaucoup aime la premiere partie, moins la deuxieme, qui m’a semble allongee sans raison. Legerement lassante.



Deux fillettes qui grandissent dans un environnement violent, tres macho, etouffant; pour qui leur quartier limite le monde: elles vivent dans une ville cotiere mais n’ont jamais vu la mer. Les deux fillettes - et l’influence qu’ont l’une sur l’autre a travers la rivalite, l’envie, la jalousie, mais aussi l’estime mutuelle et meme l’admiration de l’une pour l’autre - ont eveille en moi toute la panoplie qui fait le plaisir d’une lecture: elles m’ont touche, elles m’ont emu, elles m’ont fair rire. Surtout la petite maigrichonne surdouee et diable. A leur adolescence je les ai un peu lachees. Comme si elles avaient perdu de leur charme avec les boutons d’acne et leurs envies de mariage.



Mais il y a aussi Naples. Les quartiers populaires de Naples. Les rues, les immeubles, les petites boutiques et ateliers, et leurs habitants, leurs bruits, leurs cris, leurs querelles, qui datent beaucoup de fois d’avant guerre (les vieux quartiers ont de la memoire) et sur lesquelles plane l’ombre de la camorra. La aussi j’ai prefere la premiere partie. La deuxieme, avec le changement, le petit enrichissement de certains, la legere modernisation de tous, m’a donne plus l’impression d’une oeuvre de sociologie. Comme si l’espace decrit avait perdu de sa poesie.



Lire le Naples de Ferrante et mourir? Non. Lire le Naples de Ferrante et continuer a vivre. Pour pouvoir lire ou relire d’autres Naples. Le Naples d’Erri de Luca dans Montedidio par exemple. Ou les quartiers populaires sont encore plus poetiques et les enfants qui y grandissent encore plus emouvants. Ou tout y est encore plus prodigieux, comme le bossu qui tout d’un coup deploie des ailes et s’envole vers la Terre Sainte.



Mais pourquoi faire des comparaisons? Encore un atavisme idiot. Chaque livre et sa dose de plaisir. L’amie prodigieuse est un beau livre. Il m’en a procure, du plaisir. Je peux adjoindre ma signature au bas des billets qui l’ont encense. Et en passant remercier Mollymon qui m’a pousse a m’y plonger. Mais je ne sais si, ou quand, je vais poursuivre la lecture de cette saga. Plus tard... un jour... je sais d’experience qu’il ne faut jamais dire jamais.

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La Planète des singes
  16 août 2018
La Planète des singes de Pierre Boulle
J'étais curieuse de découvrir quelle oeuvre littéraire avait bien pu donner lieu à tant d'adaptations cinématographiques.

C'est chose faite. Loin des films d'action à gros budget, Pierre Boulle offre une réflexion fascinante sur l'humanité, son futur et sur l'évolution des espèces.

On peut aussi y voir un réquisitoire contre la façon dont les Hommes traitent les espèces qu'ils jugent inférieures.

J'ai adoré ma lecture. Un roman fondateur.
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La sorcière de la rue Mouffetard et autres co..
  17 août 2018
La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca de Pierre Gripari
Vivent les vacances! Comment passez-vous vos vacances? Moi je ne pars pas en vacances, je ne suis pas EN vacances, je SUIS les vacances. Mes enfants partent, qui au loin en Amerique, qui au pres en periferique, et moi je me retrouve entoure de mes petits-enfants.



Et ce sont d'epiques batailles (meme les plus petits me font mordre la poussiere). Et ce sont de grandes randonnees dans la campagne environnante (c'est toujours moi qui suis a la traine). Et ce sont de grandes bouffes que prepare ma compagne (j'arrive a atrapper quelques miettes). Et ce sont des histoires...



Je suis le grand Pierre, cheveux ebouriffes et toutes grimaces dehors (je ne me fais peur qu'a moi, j'en suis quitte a recevoir quelques coups). Alors je deviens la sorciere dans le placard (je me retrouve enferme), le geant Lustucru (ils ont vite fait de me remarier a ma compagne, qui pour la cause est rebaptisee Mere Michel). Je m'enfuis a travers mers et oceans, je fais naufrage, je suis avale par un enorme requin (ils me consolent, ils connaissent la fin mieux que moi). Je reviens chez moi, rue Broca. Je leve les mains. Je me rends. Tout le monde au lit!



Vivent les vacances! Pour un temps je suis entoure d'enfants. Grace a Pierre Gripari (entre autres) je suis moi aussi un enfant. Je retourne en enfance. C'est normal, je SUIS les vacances. Pour mes petits-enfants comme pour moi-meme. Vivent les vacances! Merci Monsieur Pierre! (Pardon. Monsieur Gripari devrais-je dire.)
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1984
  15 août 2018
1984 de George Orwell
Ce livre rejoint la catégorie « des livres à lire absolument et à faire découvrir aux autres ». Tout comme Farenheit 451.

Je ne vais pas m'amuser à vous faire un résumé, mais dans ce livre, on entr'aperçoit ce que pourrait devenir (ou est en train de devenir ?) notre monde.... et qu'il faut éviter à tout prix.

Lisez-le, regardez autour de vous, réfléchissez....

Quel bonheur que la libre pensée ! C'est la vie ! Et il se peut qu'un jour on s'en rende compte trop tard....

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L'éducation sentimentale.
  16 août 2018
L'éducation sentimentale. de Gustave Flaubert
Flaubert et moi, c’est une grande histoire d’amour qui dure depuis 20 ans, depuis le jour où j’ai décidé d’ouvrir Madame Bovary, comme ça, pour voir ; je fus charmée par Emma, bien sûr, pour qui j’avais un regard bien naïvement bienveillant, mais encore plus par le style de ce bon vieil ermite aigri et perfectionniste, qui s’astreignait à un travail rigoureux d’ascète huit heures par jour pour réussir à écrire, un jour, le Roman qui engloberait toutes ses aspirations et toutes ses envies, peine perdue malheureusement. Enfin, je ne suis pas là pour gloser sur Flaubert, mais pour évoquer plus précisément L’Education sentimentale, que je lis et relis ces derniers mois, puisque je prépare l’agrégation de lettres, et qu’il est en effet au programme.



J’avoue que ces nombreuses relectures me montrent à chaque fois davantage à quel point ce roman est une pépite, bien encore davantage que Madame Bovary. Emma Bovary, c’est une femme qui s’ennuie, mais qui agit, malheureusement jusqu’au bout. Frédéric Moreau, c’est un jeune homme qui s’ennuie aussi, mais qui reste passif face à son désenchantement progressif, face au désenchantement de la société qui l’entoure. Il se nourrit de rêves et d’illusions, de fantasmes de plus en plus grandiloquents, sans être capable de profiter du peu qu’il obtient, quand il l’obtient, ce qui est bien rare. Il rêve sa vie, et la voit s’écouler tout en passant son temps à regretter ce qu’il ne fait pas, à défaut de ce qu’il fait, bien entendu. Il est représentatif de son époque, plus précisément de la société de 1848, en pleine désillusion, tout autant politiquement, que socialement ou culturellement, qui ne sait comment agir, et qui donc n’agit plus vraiment.



Alors oui, Frédéric peut être particulièrement agaçant, oui, on peut avoir envie de lui foutre un bon coup de pied au cul pour qu’il se bouge enfin, mais où résiderait alors le charme, et surtout la nouveauté de ce roman qui, en décrivant un jeune homme qui ne fait rien de sa vie, a la capacité de décrire par son intermédiaire toute une époque, par une série de tableaux tous plus frappants de réalisme, mais aussi de cynisme, les uns que les autres ?



Je crois que c’est vraiment ce qu’il faut comprendre quant à ce roman, si l’on veut en saisir tous les enjeux, et prendre du plaisir à sa lecture, qui peut être ardue – notamment toutes les descriptions de repas et les scènes pendant les révoltes, que je trouve personnellement truculentes, enfin les goûts et les couleurs… – : Flaubert n’a pas fait son roman chiant juste pour le plaisir et pour gaver des ribambelles d’étudiants de fac de lettres, il a parfaitement mimé la vie de son personnage principal, tout simplement, pour faire prendre conscience à son lecteur ce qu’est l’essence même de l’ennui, du désenchantement, de la désillusion. Car ce qui aurait dû être un roman d’apprentissage, comme l’annonce le titre, n’est qu’un roman sur rien, inclassable et foncièrement moderne pour 1869.
Lien : https://lartetletreblog.fr/2..
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La bonne vie
  15 août 2018
La bonne vie de Matthieu Mégevand
Enfin, je peux poster mon avis suite à des directives demandant de patienter jusqu'au 15 aout. C'est chose faite.





La bonne vie se présente comme une biographie romancée de Roger Gilbert-Lecomte, poète maudit qui malgré un génie et une plume extraordinaire sombra dans la drogue et ne laissa à la postérité que quelques écrits. Matthieu Mégévand la vie de ce poète, né à Reims en 1907 et se sentant déjà à l'époque dans un univers trop étriqué pour lui. Pouvant être qualifié de surdoué, Roger Gilbert-Lecomte, ne pense pas qu'à l'art, à la philosophie et à appliquer ces préceptes à sa vie de tous les jours. Accompagné de camarades de classe, il monte à Paris où il fonde la revue Le Grand Jeu.

Malheureusement, sa quête de toujours pousser plus loin l'ennui et les défis le conduise à se marginaliser et sombrer dans les drogues dures. Rapidement, son état de santé se détériore, ses amis ne peuvent plus l'aider et ce poète s'éteint pour de bon.



Comme beaucoup, je ne connaissais pas ce poète ni de nom, ni de part ses écrits.

Matthieu Mégevand nous brosse ici une biographie antagoniste sur plusieurs points. Tout d'abord, le titre La bonne vie... sachant que Roger Gilbert-Lecomte a brûlé la chandelle par les deux bouts en croquant la vie à pleines dents sans se préoccuper des contingences financières, matérielles, familiales où le mot travail et salaire n'avaient aucun sens pour lui... Oui, on peut parler de bonne vie même si au final elle fut courte et douloureuse.

Ensuite, le récit n'est qu'une succession de hauts et de bas où la vie de Roger Gilbert-Lecomte oscille entre succès et malheur. La création de sa revue lui apporte une renommée, mais son addiction aux drogues, à la paresse l'empêche de développer le tout.





Matthieu Mégevant a su retranscrire dans cette biographie les noirceurs, les malheurs par lesquels passe Roger Gilbert-Lecomte. Au final, le rendu est plutôt réussi et émotionnellement fort.





Un grand merci aux éditions Flammarion pour cette découverte.

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Nous rêvions juste de liberté
  16 août 2018
Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck
Ben j'ai pleuré. Fort en refermant ce roman.



Sans doute suis-je fragile en ce moment, en prise avec un flux introspectif à un âge où on peut se souvenir de ce qu'on a été, des rêves qui vous ont explosé la tête, de ceux qu’on a abandonné par facilité, par lâcheté, par routine sédentaire, de ces amis qu'ont à aimer plus que tout, des trahisons.

Moi aussi j’ai rêvé juste de liberté. Mais au vu des retours de lecteurs qui sont tous dans le même état que moi, je me dis que le personnage de Bohem est universel, motard pas motard, dans le droit chemin ou pas, on peut tous se reconnaître en lui.



Bohem. Quel magnifique surnom, quel magnifique héros, porteur de tous les idéaux de pureté, de liberté sauvage. En voilà un qui a vécu comme on respire, qui veut vivre jusqu'au bout sans qu'il y ait de bout. Qui a su partir, se débarrasser des toutes les scories familiales et sociales qui allaient le bouffer pour devenir celui qu’il voulait être, radical, exigeant, libre donc. Une famille de cœur, des putains d'amis, à la vie à la mort. Un nomade alors qu'il aurait pu devenir un « casanier de la tête » à rester dans sa ville natale auprès de sa famille toxique.



La liberté en mouvement. J'ai lu goulument, à me saouler cette liberté que je n'ai pas, que peu ont aujourd'hui, la tête emplie de sons, de chansons, d'images. Born to be wild dans le cornet… Bohemian rhapsody qui résonne… Dennis Hopper sur son chopper en leader … Marlon Brando et son équipée sauvage of course… Des flashs de Sailor et Lula ... Des mots de Kerouac ...



Et cette fin ! Voilà vers quoi mes pensées sont allées lorsque mes larmes coulaient en lisant l'épilogue :



« Too late, my time has come, sends shivers down my spine

( C'est trop tard, mon heure est venue, des frissons me parcourent le dos )

Body's aching all the time

( Mon corps est tout le temps douloureux )

Goodbye everybody, I've got to go

( Au revoir à tous, je dois y aller )

Gotta leave you all behind and face the truth

( Je dois tous vous laisser derrière et faire face à la réalité )

Mama oooh (any way the wind blows)

( Maman, oooh (dans tous les cas le vent souffle )

I don't want to die, I sometimes wish I'd never been born at all

( Je ne veux pas mourir, je rêve parfois n'être jamais venu au monde) »

Extrait de Bohemian Rhapsody, Queen
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Profession du père
  19 août 2018
Profession du père de Sorj Chalandon
Je suis plutôt avare en compliments mais là j'ai du mal à trouver les bons mots pour rendre hommage à Sorj Chalandon... Ce livre est juste incroyable. 



Je ne m'attendais pas à lire ça, pour être honnête. Le résumé, un simple extrait, est suffisamment ambigü pour qu'on se sente intrigué par l'histoire mais pas assez explicite pour qu'on sache où on met les pieds. 

Un père qui sait faire autant de métiers ça paraît merveilleux... et surtout très douteux. Bien évidemment, dès le début, je me méfiais mais jamais, ô grand jamais je n'aurais imaginé un tel déferlement de violence. Si brillamment mis en mots, si juste que j'en avais régulièrement des bouffées de rage, des envies de jeter le livre à terre. Je m'arrêtais parfois et mon admiration sans bornes pour ce travail d'orfèvre, mon besoin de savoir m'ont poussé à aller jusqu'au bout de ce récit.

Je ne vous en dirais pas plus, trop en savoir à mon sens serait vous gâcher ce roman autobiographique qui restera pour longtemps dans ma mémoire.

Un très beau texte qui frappe au coeur !
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Chien-Loup
  16 août 2018
Chien-Loup de Serge Joncour
Depuis que nous vivons dans ce monde hyper connecté, notre nouveau reflexe d'homme civilisé est de vérifier le nombre de barre de notre portable.

Gare aux zones blanches. Franck est producteur de cinéma, ce qui veut dire être joignable à tout moment. Lise sa femme, ancienne actrice a programmé trois semaines de vacance dans le Lot. C'est beau le Lot, c'est sauvage, quand on veut se ressourcer, se déconnecter il n'y a pas mieux que le Lot.

Cent trois ans plutôt au même endroit dans le village d'Orcières le tocsin n'annonça pas l'entrée en guerre de la France contre l'Allemagne.

Cette première guerre mondiale si meurtrière. La mobilisation des hommes et la réquisition du bétail étaient la conversation du jour à Orcières et bien sur la présence de ce dompteur allemand venu s'installer en haut du village avec ses tigres et lions.

Dans ce nouveau roman de Serge Joncour " Chien- loup" notre écrivain national nous fait voyager dans deux époques, 1914- 2017.

2017 on l'a connait c'est la notre, une société ultra rapide, où la vie communautaire a été remplacé par l'individualisme. Le niveau avancé de la technologie n'a pas fait avancé le progrès social ou si peu.

1914 reste un cas particulier dans l'histoire de notre pays. Pendant quatre ans les femmes de France vont remplacer leurs maris, leurs frères, leurs fils partis à la guerre. Elles vont tenir à bout de bras l'économie de notre pays tout en continuant à s'occuper des enfants et des vieillards.

Dans un pays où l'agriculture n'est pas encore mécanisée on peut deviner la difficulté qu'ont eu ces femmes avec l'outillage conçu pour les hommes.

" Chien- loup " est un roman attachant, un roman à messages. D'abord le peu de reconnaissance qu'a eu notre pays envers ces femmes. Quand on pense qu'en 2017 on parle encore des droits des femmes ça me fait sourire.

deuxième message, la technologie numérique nous fragilise un peu plus chaque jour. Une technologie qui ne sert à rien sinon de nous éloigner les uns des autres. Il n'y a qu'à regarder autour de nous, on a tous le portable à la main.

Merci monsieur Joncour pour ce beau roman, merci à babelio et sa masse critique et merci aux éditions Flammarion pour ce beau cadeau.
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La tache
  15 août 2018
La tache de Philip Roth
Les premières fois sont rarement les plus réussies.

On se précipite, on sacralise trop, on se laisse intimider, bref on passe un peu à côté de l'évènement. Mon "dépucelage Philip Roth" n'a pas dérogé à la règle : sans être tout à fait catastrophique, il ne s'est pas avéré aussi réjouissant qu'attendu. Ce que j'avais lu à propos de ce géant de la littérature américaine, fraichement publié dans la Pléiade, laissait pourtant présager le meilleur ! "Ironie féroce", "puissant sens du tragique", "oeuvre foisonnante, protéiforme et subversive", "style féroce et implacable"...



Je confirme, il y a tout ça dans La Tache. Il y a cet anticonformisme débridé, la virtuosité d'une plume aussi lucide qu'outrancière, des personnages "fouillés" et complexes, mais il y a aussi trop de longueurs, trop de digressions généalogiques, trop de parenthèses imbriquées qui empêchent cette histoire de véritablement décoller.

Nous restons là, englués dans le secret de Coleman Silk, un professeur de lettres classiques accusé de racisme par deux étudiants, et dans les tensions multiples qui secouèrent sa famille. Les narrateurs sont multiples, les allers-retours temportels aussi, et c'est pour Philip Roth l'occasion d'attaquer sur plusieurs fronts cette Amérique bien pensante, puritaine et hypocrite, outrée par le scandale Lewinsky-Clinton et toujours traumatisée par le désastre du Vietnam.



Qu'on se le dise, la tâche est ardue, sa lecture est exigeante, mais pour qui n'a pas peur des chapitres touffus, des charges en règle contre le politiquement correct et des analyses psychanaliques poussées, il y a dans ce roman (que l'auteur qualifie lui-même de « thermomètre dans le cul de l'Amérique » !) de nombreuses thématiques vraiment dignes d'intérêt et une puissante réflexion sur l'identité et sur la liberté.



Alors oui, les premières fois sont rarement les plus réussies ... mais elles n'en restent pas moins inoubliables !
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