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Critiques les plus appréciées

Les loyautés
  07 janvier 2018
Les loyautés de Delphine de Vigan
Des adultes qui n'en sont pas vraiment.



Et des enfants qui n'en sont plus.



Un livre contemporain. Qui traite de problèmes de notre époque. Réellement.



Ce livre, en peu de pages, parle de beaucoup de choses de manière juste. La maltraitance. L'amour maternel. le couple. L'amitié. L'éducation. Internet. Et surtout de loyautés.



Les loyautés. « Les tremplins sur lesquels nos forces se déploient et les tranchées dans lesquelles nous enterrons nos rêves. »

Cette réflexion sur les loyautés intimes qui sont l'essence de chacun d'entre nous m'a passionné. Chacun sa vision de par son éducation, son milieu social, son vécu. Ces liens intérieurs qui nous définissent et qui, à la fois nous élèvent mais nous ramènent également à la terre ferme, plus ou moins brutalement. Je me suis senti bouleversé par ces mots.



Delphine de Vigan est sacrément douée pour explorer l'intime. L'infime délicat. Ces choses qu'on ne savait pas ressentir avant qu'elle mette un mot dessus.



Un bien joli livre.

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Lucy in the sky
  11 janvier 2018
Lucy in the sky de Pete Fromm
Grande et squelettique, une coupe de cheveux improbable pour une adolescente de son âge, Lucy Diamond, à 14 ans, ressemble plus à un garçon qu'à une fille. Serait-ce pour retenir son Papa, un bûcheron itinérant trop souvent et trop longtemps parti, dont la présence dans la maison souffle un air chaud et rassurant ? Pourtant, rien n'y fait. Cette fois-ci encore, après de trop courts moments passés ensemble, il quitte la maison familiale, abandonnant Lucy et sa Maman. de rares cartes postales, envoyées d'ici ou là, les tiendront informées de son parcours. Jeune trentenaire, sa Maman en a marre d'attendre son homme à longueur d'année. Aussi a-t-elle décroché un boulot dans le télémarketing, rentrant le plus souvent tard et laissant Lucy vaquer à longueur de journée lorsqu'elle n'est pas au lycée. En ce début de vacances estivales, l'adolescente, livrée à elle-même, va peu à peu s'émanciper, prendre conscience de sa propre personne et s'aventurer dans des jeux jusqu'ici interdits...





À Great Falls, dans le Montana, Lucy, 14 ans, va quitter, avec fougue et panache, le monde des enfants et sauter de plein pied dans celui des adultes, non sans un certain sentiment de désappointement. Pete Fromm se met parfaitement dans la peau de cette adolescente pétillante, insolente, sensible et terriblement attachante en dépeignant avec justesse et finesse le si difficile passage vers l'âge adulte, de même que les émotions et sentiments qui l'habitent et la tourmentent. Entre son père absent bien trop souvent et sa mère, qui veut retrouver un certain sentiment de liberté, en passant par son meilleur ami, Kenny, dont les aspirations sont confuses, l'adolescente va tenter de trouver sa place. Une place chèrement mais justement payée pour cette jeune femme en devenir, empreinte de liberté et se fiant à son instinct et à son coeur.

Un roman d'apprentissage plein de fraîcheur, vif et intelligent. Une écriture profonde aux réparties cinglantes. Une quête initiatique douce-amère...
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Couleurs de l'incendie
  07 janvier 2018
Couleurs de l'incendie de Pierre Lemaitre
Après le suicide d'Edouard Péricourt qui clôt Au revoir là-haut, Couleurs de l'incendie s'ouvre sur un double drame. Le hasard, la destinée, la fatalité, la contingence font que la famille Péricourt le même jour perd son patriarche, Marcel, banquier riche et respecté, et voit Paul, son unique héritier mâle grièvement blessé.



Madeleine, la mère de Paul et la fille de Marcel, héritière légitime de l'empire Péricourt va connaître une période sombre où au désespoir de voir son fils handicapé va s'ajouter la banqueroute et le déclassement. Mais Madeleine n'a pas dit son dernier mot. En femme intelligente, elle va remonter la pente et prendre sa revanche sur les hommes qui ont précipité sa chute. Et quelle revanche !



Scandales boursiers, politiques, sanitaires, judiciaires, trafic d'influence, avec un rare talent, Pierre Lemaitre nous plonge dans l'époque trouble des années trente, celles qui préludent à l'incendie qui va enflammer une partie du monde. Par des personnages attachants et inoubliables comme Madeleine et Paul, ou détestables comme ceux qui provoquent leur ruine pour mieux s'enrichir, sur un rythme endiablé, Pierre Lemaitre nous transmet sa passion de l'Histoire parce qu’il joue avec elle (il dit être inspiré par Dumas), et c'est jubilatoire.





Challenge MULTI-DÉFIS 2018
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Rêver
  08 janvier 2018
Rêver de Thilliez Franck
Quel roman, quel manichéisme dans la narration.



Si le personnage principal ne sait plus si elle rêve ou si elle est dans la réalité, il faut bien avouer qu'il en va de même pour le lecteur.

Je n'ai jamais connu cette sensation de mêler rêve et réalité et pourtant cela arrive à certain (on en a parlé sur une autre critique avec mon ami bazar.. j'en profite pour le petit clin d'œil ), mais j'ai plongé complètement dedans.



L'écriture de Franck Thilliez est prenante et angoissante à la fois. Il sait tenir son lecteur en haleine. De plus l'exercice de style, qui joue avec l'ordre chronologique ne nuit en rien a l'intrigue, bien au contraire. Seul petit bémol peut être de ce fait des redites un peu trop nombreuses.

Et puis il faut que j'avoue que j'adore finir un chapitre en me disant " et bien non, je ne peux pas m'arrêter là , il faut que je continue"... et pourtant j'ai autre chose à faire d'important. Et de ce fait ce beau pavé se lit tout seul.. les pages se tournent sans qu'on s'en aperçoive. Alors bien sur on se doute parfois de ce qui va ou peut arriver, mais c'est tellement bien mené qu'on n'en veut pas du tout à l'auteur d'avoir laissé des indices un peu trop parlant un peu trop tôt.



Et quel meilleur moyen pour commencer l'année par un coup de cœur et un tel roman.
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L'Affaire Cendrillon
  08 janvier 2018
L'Affaire Cendrillon de Mary Higgins Clark
Bienvenue dans le rêve américain. Tous les personnages de ce polar sont beaux, intelligents et riches. Les hommes sont tous bâtis en athlète, ont la mâchoire carrée, sont bronzés tout au long de l'année, et ont d'épais cheveux bruns ou blonds ondulés. Ils jonglent avec autant de dollars que de maîtresses, sont avocats, metteurs en scène mondialement connus, patrons milliardaires de startups, ou ex-star de cinéma… Les femmes ne sont pas en reste : elles sont talentueuses, irrésistibles, ont des corps de rêve, et ont le don de se lever toute maquillée dès potron-minet. Des personnages lisses, rutilants, vides, ennuyeux au possible, invraisemblables, sans fêlures… Personnellement j'ai trouvé ça assommant. Histoire de changer un peu, J'aurais bien voulu voir un petit gros, ou une de ces divas se tordre un pied en glissant sur un pavé avec ses hauts-talons, mais non !

L'intrigue était pourtant alléchante. Une émission de téléréalité se propose de reconstituer un crime non résolu en réunissant la famille et les proches de la victime. Pas besoin d'être Mary Higgins Clarck pour savoir que l'assassin sera confondu dans les cinq dernières pages du livre. Ah ça ! on va en apprendre de belles sur nos bellâtres surdoués et nos beautés fatales. Derrière les belles apparences, que de turpitudes, de vilénies, de vilaines mesquineries, et de grosses saloperies. Si les dialogues n'avaient pas été aussi cul-cul la praline, on aurait pu croire à une dénonciation implacable de la société du paraître.

Le livre s'emballe un peu dans les trente dernières pages. J'en ai profité pour essayer de deviner qui était l'assassin. Je m'en suis plutôt bien sorti. L'assassin était le deuxième de ma liste (c'est vrai aussi qu'il n'y avait que trois suspects possibles !!!).

Comment dit-on déjà ? Vite lu, vite oublié…

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Les hommes n'appartiennent pas au ciel
  07 janvier 2018
Les hommes n'appartiennent pas au ciel de Nuno Camarneiro
Un ovni littéraire avec trois personnages, trois pays, une époque.

Karl nettoie des vitres de gratte-ciel à NewYork, Jorge invente des histoires et des animaux pour sa petite sœur en Argentine, Fernando rentré à Lisbonne rêvasse dans sa chambre chez ses tantes. Nous sommes au début du siècle dernier. Dans les premières pages du livre, des coupures de journaux datant du 19 mai 1910 nous rapportent le passage du comète Halley et la folie qui s’en suivit.

Karl semblerait l’héros de l’Amérique, premier roman de Kafka, Jorge, J.Luis Borges et Fernando, l’écrivain portugais Fernando Pessoa, est-ce le cas ? c’est fort possible. Les nombreux détails parsemés par l’auteur dans le texte y correspondent. En tout cas moi je l’ai lu dans cette perspective. Fascinante cette plongée dans la tête de ces trois personnages, des « Halleys » de passage sur terre dans le Monde d'hier, comme dirait S.Zweig. Un livre qui aujourd’hui tient lieu des coupures de presse d’une époque, recelant le monde fantasmé de l’imagination et de la création de trois grands écrivains du XX iéme siècle.

Difficile de parler de ce livre sublime, surtout avec mes moyens. Donc je procèderais par le biais d’une citation du livre : « Certains hommes sont faits de tripes et d’écailles, une fois apprêtés, le peu qu’il en reste n’est pas grand-chose et ils ne sont pas présentables.Il y en a d’autres où tout peut être mis à profit, les entrailles et la peau de ces hommes recèlent des secrets et racontent des histoires sans fin ».p.40.

En remplaçant dans cette citation simplement « hommes » par « livres », je peux à peu près donner une idée de mon ressenti. Chaque phrase de ce livre raconte quelque chose, fait réfléchir et donne du plaisir, si bien que la moitié du livre pourrait être mise en citations......la caverne d’Ali Baba. En plus la forme est toute simple, divisée en six parties, de courts chapitres qui alternent les trois personnages, une prose claire et concise, accompagnée d’un humour subtil. Ça vous paraît trop parfait, non ? Eh bien il l’est, un des meilleurs livres que j’ai lu depuis longtemps !



Merci Bison de m’avoir fait extraire ce livre fabuleux, des tréfonds de ma Pal .



“Vivre comme on se promène ici-bas, indifférent à l’univers auquel il faudra retourner un jour ou l’autre, en attendant qu’un vent froid de fin d’après-midi souffle et qu’une voix appelle de l’intérieur, «  rentrons , il va faire nuit » “.
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Domina
  10 janvier 2018
Domina de L. S. Hilton
Second volume des aventures "artistico-sexuelle" de Judith Rashleigh.💋





Domina reprend l'histoire une année après les aventures de Maestra.

Judith Rashleigh après avoir supprimé toutes les personnes la mettant en danger, a refait sa vie en tant que propriétaire d'une galerie à Venise sous l'identité d'Élisabeth Teerlinc. Entre les débauches de luxe, les dîners avec les personnes les plus tirées sur le volet, Judith, pense avoir atteint le summum du bonheur. Mais voilà, son passé ressurgit brutalement et menace sa tranquillité. Obligée de retrouver un tableau sous peine de se voir assassiner, Judith se lance dans une épopée au travers des différentes capitales européennes... Le compte à rebours est lancé.



Après avoir terminé ce second volet, j'ai refermé ce livre d'une part avec soulagement (ENFIN !!😲 ) puisque je vous avoue que ce second volet est encore plus mauvais que le premier (je développerai plus loin). D'autre part, une envie de pleurer m'a sauvagement saisie lorsque j'ai lu cette dernière phrase à la fin du livre : "À suivre." ... NOOOOOONNNNN !!! 😱Trois tomes, vous êtes sûr que cela vaut le massacre d'arbres pour cette peusdo saga qui est selon moi un gag.





Ce livre est selon moi MAUVAIS, et ce sur plusieurs points. Comme le précédent tome, nous avons une sorte d'histoire mêlant Sex & The City et Cinquante Nuances de Grey pour base. L'héroïne, Judith passe son temps en renouvellement de garde-robe avec marque citée à outrance (l'auteur serait-elle sponsorisée ?????) et scène de sexe des plus trash pas tant dans l'action, mais la manière crue dont le tout est relaté. Bref, si l'auteur tentait d'appâter le lecteur avec du sexe, je trouve que cette opposition entre débauche de luxe et propos vulgaire ne colle pas ensemble.

D'autre part, l'histoire est IMPOSSIBLE pour ne pas dire RIDICULE. Au fil des pages, je me demandais où l'auteur tentait de nous conduire... et, quand l'histoire arrive enfin au final, c'est d'une invraisemblance incroyable. Je vous résume : Judith doit retrouver un dessin du Caravage acheté par un mafieux des pays de l'Est. Le mafieux en question est un homme drainant des millions via ses différents trafics : drogue, vente d'arme et j'en passe. (donc un type méchant, dangereux hein 🤨 ) Et là, dans la fin du livre, l'auteur nous offre une pseudo révélation à la Bisounours version sexe. Le mafieux aurait un coeur .... des sentiments... et une innocence incroyable... 🤔Je refuse d'en dire plus sous peine de vous dévoiler la pseudo grosse révélation de l'auteur. Personnellement, je me demande si l'auteur se moque de nous.... Et cela se poursuit dans le récit avec des rencontres improbables, des personnages sans caractère.





Enfin, les personnages sont insipides et sans la moindre once de réalisme. Entre Judith qui passe de la femme innocente à la tueuse machiavélique, les mafieux facilement accessibles (il faudrait se demander pourquoi la police n'utilise pas les techniques de Judith comme prendre rendez-vous pour les arrêter). Bref, les personnages sonnent tous faux et rendent l'atmosphère du livre complètement faux. L'auteur nous décrit une société stéréotypée avec des riches passant leur temps vêtu de grande marque, s'adonnant au sexe dans des soirées sordides au fond de backroom. C'est INDIGESTE !!!





Sérieusement, quand je pense qu'un troisième volet est prévu...😖 Eh oui, le dernier chapitre se termine sur un face-à-face mettant de nouveau en danger la vie de Judith. Personnellement, je n'aurai rien contre le fait que le personnage la tenant en joue appuie sur la gâchette... cela nous sauverait d'une énième aventure.😏





Pour résumer : Déçue par cette auteur, déçue par la collection Bête Noire en qui j'avais une totale confiance dans ses choix de thrillers. Pour moi, ce livre n'a rien à faire dans leur collection... et mériterait d'être oublié.
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Ma reine
  18 janvier 2018
Ma reine de Jean-Baptiste Andrea
Été 1965. C'est en bordure de la vallée de l'Asse, dans une station-service obsolète, que vit le jeune garçon, âgé de 12 ans. Ça fait déjà quelque temps qu'il ne va plus à l'école. Depuis que le médecin a estimé qu'il était trop différent des autres. Alors, pour s'occuper, et après un temps d'apprentissage conséquent, il a le droit maintenant de remplir les réservoirs des rares voitures qui passent par là. Affublé de son blouson Shell que son père lui a donné, le sourire aux lèvres, il est heureux comme ça. Il n'embête personne et personne ne l'embête. Mais, le jour où il trouve un paquet de cigarettes et décide d'en fumer une, il manque de mettre le feu. Ses vieux parents se fâchent et appellent sa grande sœur, se plaignant de leur âge avancé pour s'occuper correctement de lui, sous-entendant que quelqu'un viendra le chercher bientôt. Pour prouver qu'il est un homme aux yeux de ses parents, il décide de partir faire la guerre...



Sur ce haut plateau perdu de Haute-Provence, celui qui se fera appelé Shell par sa reine va vivre des jours incroyables. Redoutant que ses parents ne le placent dans un institut spécialisé, le jeune garçon, parti pour faire la guerre afin de devenir un homme, un vrai, mais n'ayant croisé ni champ de bataille ni ennemi à abattre, va rencontrer la jolie et fantasque Viviane, une jeune parisienne en vacances. Au cœur de cette Provence magnifique, silencieuse et sauvage, sous un soleil écrasant, les deux jeunes adolescents vont nouer des liens singuliers. Jean-Baptiste Andréa nous plonge dans une ambiance onirique, presque surnaturelle, un peu hors du temps. Il décrit avec justesse et poésie les pensées de Shell, le regard qu'il porte sur lui, le rapport qu'il entretient avec les autres et le monde qui l'entoure. Shell, héros lunaire et doux-rêveur, est terriblement attachant. Une parenthèse enchanteresse et une véritable ode à la liberté et aux rêves. Un roman lumineux et sensible sur la différence.
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Patients
  10 janvier 2018
Patients de Grand Corps Malade
Avant les vacances ma fille ainée qui est en troisième m'annonce qu'elle va travailler sur une autobiographie et que sa prof a choisi Patients de Grand corps malade. Je ne suis fermée a aucune lecture, bien au contraire) mais dans ma tête ça à fait :

" Mais merde il y a bien autre chose à faire lire a des gamins de 14 ans ! Pourquoi rester dans leur domaine. Ils écoutent du mauvais rap a longueur de journée.. Je crois que la prof a choisi la facilité en fait. Ca m'énerve ce style de choix ! "

Et puis du coup pas d'autre solution, j'ai du commander le roman (même si j'avais envie de le lire depuis un certains temps, j'aime assez les textes de grand corps malade..).



Et puis hier soir j'ai ouvert la première page.... et puis hier soir j'ai refermé le roman après l'avoir lu d'une traite.

Et puis je me suis remise en question et j'ai trouvé le choix de la prof de Français très judicieux. Preuve m'est encore donnée qu'il ne faut pas juger sans connaître. Je fais donc ici mon mea culpa sur mon jugement hâtif.



Avec une écriture fluide, simple, franche et humoristique, l'auteur se livre sans retenue sur son accident, mais surtout sur sa rééducation. Il côtoie de nombreux handicaps et nous montre le courage , les peurs, les doutes de ces hommes qui ont subit de graves accidents.

En plus d'être une autobiographie, je pense que ce roman va pouvoir permettre tout un échange entre les élèves et l'enseignante sur le respect de l'autre, sur la différence avec les autres, sur la souffrance, sur l'envie de se battre pour retrouver un sens à la vie après un drame. Et puis le fait que l'auteur soit connu de tous ces jeunes va également permettre une approche différente et sans doute les faire se sentir plus proche et plus réceptif a ce que veux faire passer Fabien a travers ses écrits.



Je ne peux faire autrement que dire que j'ai adoré cette lecture. Maintenant, il ne me reste plus qu'a attendre que ma fille le lise et voir ce qu'elle en pensera. (j'avoue que j'irais jeter un œil sur ses cours afin de voir l'approche de la prof de français ;) )
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Je suis né un jour bleu
  09 janvier 2018
Je suis né un jour bleu de Daniel Tammet
Comme beaucoup, j'avais entendu parler de Daniel Tammet, diagnostiqué Asperger, et de ses exploits, mais jamais je n'avais lu de livre de lui. Cette autobiographie, écrite il y a bientôt dix ans, est emplie d'une générosité incroyable. Cet homme est pétri de simplicité et par les mots il a décidé de venir à notre rencontre, de nous parler de lui pour que d'autres personnes du "spectre autistique ", savants ou non, soient mieux comprises et acceptées.



Au fil des pages, des mots et des chiffres qui lui sont chers, Il nous fait part de son long cheminement solitaire, puis de la lente mais certaine transformation qui a eu lieu en lui, sans jamais cesser de souligner que c'est l'amour qui agit toujours comme catalyseur : l'amour inconditionnel de ses parents, puis de tous ses proches, et finalement amis et amants. Ses imperfections deviennent plus qu'attachantes. Il semble rayonner comme un " être d'amour".



Il m'a offert là, avec des mots simples et intelligibles, le tableau coloré de sa personnalité extraordinaire, et il m'a donné envie de le connaître encore plus. Je lirai d'autres livres de lui. Je pense qu' il a beaucoup à nous apprendre, comme beaucoup d'autres ( je songe à Temple Grandin, que je n'ai pas encore lue non plus) ; lui qui est supposé ne pas avoir d'empathie en a probablement plus que beaucoup...



Merci, vous êtes un grand Monsieur .

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Faire mouche
  16 janvier 2018
Faire mouche de Vincent Almendros
Un début tout simple et paf ! l'auteur nous fait un premier ricochet, « Je lui désignai Claire de la main. Je te présente Constance, dis-je. »....et puis les ricochets s'accélèrent.....et des mouches, beaucoup de mouches, des mouches mortes, des mouches qui volent dans la maison....une atmosphère mixte de Chabrol et D. Cronenberg, oppressante.



Laurent, accompagné de Claire, retourne dans le bled de son enfance, pour le mariage de sa cousine, y habite aussi son oncle et sa mère, et il n'y vient pas à coeur joie....grosso modo c'est le sujet, mais l'histoire est toute autre. Des silences et des secrets.....une atmosphère lourde et malsaine, dans la chaleur de ces journées d'août.



Un style singulier, une écriture très visuelle et sensuelle qui saisit les choses au vif. de jolies expressions,« un bureau où s'entassait de la paperasse en souffrance.... »,

des descriptions incisives « Il continuait de se masser les doigts dans son chiffon sale, avec méticulosité. Tu ne me reconnais pas ? lui demandai-je. le chiffon s'immobilisa. ». Une première rencontre avec la prose d' Almendros qui m'a subjuguée.



Un texte court, très fort, qui se lit d'une traite !
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La piscine
  18 janvier 2018
La piscine de Yôko Ogawa
Une jeune fille dont les parents dirigent un orphelinat souffre de la morosité du lieu. La présence des enfants l'insupporte, convaincue qu'ils lui volent son enfance. « Cet institut ... dont je suis la seule pensionnaire a y être née sans être orpheline. C'est cela qui a défiguré ma famille. » Néanmoins, Jun, un adolescent observé à son insu à la piscine, égaie ses mornes journées et lui inspire des sentiments très forts. La jeune fille a une autre distraction, plus perverse celle-là. Un jeu cruel avec une très jeune enfant qui lui procure un plaisir malsain, mais va se retourner contre elle, anéantissant du même coup ses rêves.



Avec une concision étonnante, Yôko Ogawa explore les tourments adolescents. Cruauté, quête d'absolu et de pureté, affirmation de soi, doute, expériences nuisibles, on découvre dans un univers feutré et en apparence inoffensif, une violence qui laisse sans voix. Remarquable.



Challenge MULTI-DÉFIS 2018
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Ce monde disparu
  15 janvier 2018
Ce monde disparu de Dennis Lehane
1943. Un beau soir d'hiver, Theresa Del Frisco fracasse, avec un maillet de croquet, le crâne de son mari. Fleuriste de métier, elle n'en oublie pas ses quelques hobbies, à savoir voler et tuer de temps à autre pour le compte d'un certain King Lucius. Aussi, derrière les barreaux de la prison de Tampa, c'est bien ce dernier qu'elle appelle à la rescousse. Son avocat se présentant à sa place, celui-ci l'informe qu'un nouveau contrat circule et que la cible n'est autre que Joe Coughlin, gangster qui pourtant s'est rangé des activités mafieuses depuis quelques années, laissant son meilleur ami, Dion Bartolo, en chef de file. Élevant seul son fils depuis la mort violente de sa femme, Joe, qui pourtant ne voulait plus rien à voir avec tout ça, va chercher à savoir qui veut l'éliminer...





Dernier volet de la trilogie bostonienne, Ce monde perdu, habité par des gangsters au sang-froid, fait dans le tragique, la violence, le sang, la trahison, la vengeance mais aussi l'amour et la passion. Joe Coughlin, un ancien gangster irlandais dans le viseur d'un mystérieux commanditaire, va tenter de l'identifier. Mais ce ne sera pas facile dans ce monde mafieux et corrompu. Il sera confronté à bon nombre de coups tordus et de trahisons. Dennis Lehane nous plonge, dès les premières pages, dans une ambiance tendue, électrique, lourde et étouffante. Il nous dépeint des personnages complexes, forts, aux multiples facettes. Des scènes cinématographiques, des fusillades de haute volée, des coups bas, moult rebondissements et un final explosif, seule lueur au cœur de ce roman sombre, violent et saisissant: l'amour de ce père pour son fils.

Un roman remarquable, une narration diabolique et une écriture intense.

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La Horde du contrevent, tome 1 : Le cosmos ..
  18 janvier 2018
La Horde du contrevent, tome 1 : Le cosmos est mon campement de Eric Henninot
La fin de la terre… le début de quoi ?



C'est l'histoire de la 34ième horde du contrevent composée du Fer, du Pack et des Crocs. Leur but ? de l'extrême aval, remonter, à pied, vers l'extrême amont, contre le vent qui souffle éternellement sur cette planète.



Adapté du génialissime roman éponyme de A. Damasio, cette BD ne pourra que ravir les adorateurs de l'oeuvre originale. Le pas est difficile à franchir. Doit-on laisser une adaptation détruire les représentations que l'on s'était faites lors de la lecture ? Peut-on prendre le risque d'être déçu et de perdre la magie de l'histoire originale telle qu'elle vit encore dans nos souvenirs ? La réponse ici, est clairement OUI.



Il est entendu que cette BD n'est pas la mise en image du roman. Mais elle n'en trahit ni l'esprit ni même presque la lettre. Damasio dit lui-même qu'on ne juge pas la valeur d'une adaptation à sa fidélité au support original ; on la juge à la qualité de sa trahison. Trahison réussie.



Les graphiques sont magnifiques. Les vents sont bien retranscrits. Les personnages sont vivants et la souffrance, la fatigue le désespoir ou la détermination se lisent sur les visages. (Même si j'avoue un petit regret sur Golgoth que j'aurais préféré plus mastoc, plus lourd, mais moins rond.)



Le texte est fort mais très accessible (on dira moins alambiqué). L'histoire commence. Oui, on ne vous a pas dit. Si la BD fait 80 pages. Elle ne représente que peut-être 80 pages du roman original. Apprêtons-nous à passer les prochaines années à attendre désespérément la suite.



Vous n'avez pas lu ou pas aimé A Damasio ? Qu'importe. Si vous aimez la BD, vous aimerez la horde du contrevent de Eric Henninot.
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La Fin de Tout
  15 janvier 2018
La Fin de Tout de Scalzi John
6ième tome.



Il faut être accroc ou mordu pour en arriver là.

Il faut avoir lu humanité divisée pour en arriver là.

Et nous en sommes là.



A travers 4 nouvelles, l'auteur nous replonge dans l'univers du vieil homme et la guerre où nous avions laissé l'UC un peu démunie en conflit larvé avec la terre et le conclave. Du même acabit que le tome précédent. On sait désormais qui est l'ennemi et rassurez-vous, on lui fera la peau avant la fin du roman. Non mais.



C'est toujours aussi agréable à lire, plein d'humour (qui ne l'oublions pas est la matière préférée de l'auteur), action, suspense, politique. Ce dernier tome pourrait presque servir de conclusion à la série même si on espère un dernier baroud d'honneur (mais selon l'aveu de l'auteur lui-même, il est un peu à sec).



A lire donc, ne serait-ce que parce que c'est peut être l'ultime tome de la licence.
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Quand sort la recluse
  12 janvier 2018
Quand sort la recluse de Fred Vargas
Quand on ouvre un Vargas c'est toujours un évènement. On sait que l'on va retrouver de vieux copains.



Ici avec son dernier opus des aventures d'Adamsberg, Fred Vargas frappe fort. Elle nous emmène dans des contrées d'où l'on ne sort pas indemne, et c'est également le cas du grand commissaire (grand par sa réputation pas par sa taille).

Je crois qu'au fil du temps Jean-Bapt a pris une place importante dans mon panthéon des détectives. Aujourd'hui il y côtoie Sherlock, Maigret, Hercule .

Ils sont tous différents mais Adamsberg a une façon d'être, de voir dans les brumes qui n'appartient qu'a lui.



Un tome d'une excellent facture. Et pourtant on pense deviner assez aisément, mais c'était sans compter sur l'extravagance et l'esprit tortueux du commissaire qui fini par nous laisser entrevoir des choses que le communs des mortels ne peut pas voir.



Et puis à côté de l'enquête il y a aussi la vie de la brigade, les errances de certains, les restaurants ou l'on mange de la Garbure qui donne une autre dimension à ce roman.



Entrer dans l'univers de Fred Vargas est a coup sûr un énorme moment de lecture , ou l'on retrouve l'humanité et l'humour d'Adamsberg avec plaisir.
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Arrête avec tes mensonges
  10 janvier 2018
Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson
Sans fioritures, Philippe Besson raconte son premier amour, immense et tenu secret. La passion pour un garçon qui plus tard deviendra, dit-il, la matrice de son oeuvre, à cause de l'attente, du manque, de la privation insupportable de l'autre.



Ce récit d'une souffrance liée à un amour clandestin, qui pourrait être celle de n'importe quel couple, homosexuel ou pas, est d'une sensibilité troublante. Si les femmes aiment Philippe Besson qui aiment les hommes — il suffit pour s'en convaincre de lire les commentaires dithyrambiques de ses lectrices — j'imagine que cela à avoir avec cette grande capacité à décrypter les sentiments, les siens et ceux des autres.



Telle la douleur de la passion et de l'impossibilité d'être soi-même, au centre de cette histoire (réelle ou fictive, il dit mentir souvent) où Philippe Besson — qui milite pour la juste cause de l'orientation sexuelle assumée — a su me toucher (même si j'ai trouvé ses mots parfois volontairement crus, dispensables). La dernière lettre de Thomas est magnifique.



Challenge MULTI-DÉFIS 2018
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Surtensions
  14 janvier 2018
Surtensions de Olivier Norek
Un livre qui porte bien son titre.



Car la tension est là dés le départ et ne quittera jamais la lecture.



Un début en vase clos dans un univers carcéral. Je ne dévoilerais pas l'histoire sous peine de gâcher le plaisir mais si vous avez aimé Code 93 et Territoires, vous allez adorer Surtensions. Dans le troisième (dernier à ce jour) tome consacré à Coste et son équipe de choc, on suit une enquête à 100 à l'heure, toujours aussi réaliste puisque l'auteur est de la maison !



Le lecteur est familier avec Coste et ses acolytes et chacun d'entre eux nous est cher.



Du coup, comme dans les précédents, je me suis passionné pour la description du travail de terrain. Les flics y sont pugnaces, humains, touchants. Mais les voyous également ! Les personnages de Norek sont réalistes, ni trop noirs, ni trop blancs. du coup, le lecteur se demande parfois dans quel camp il se trouve. Et c'est là la réussite de ce très bon bouquin !!! On se surprend à souhaiter qu'un « malfaiteur » s'en sorte alors qu'on tremble d'indignation devant l'attitude de certains représentants de l'ordre …



Olivier Norek compte dorénavant dans l'univers du roman noir à la française et je suis persuadé que ce n'est pas terminé, tant chaque nouvel opus est encore meilleur que le précédent !

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What a wonderful world
  12 janvier 2018
What a wonderful world de Zep


Zep nous concocte des billets d'humour et d'humeur dans cet album de plus de 170 pages.

De la myopie qui le guette à sa monomanie en passant par sa passion pour la musique, ses insomnies, sa tonsure ou encore ses visites au musée. De la drague décortiquée au fil des années aux comportements humains parfois désolant en passant par la sexualité compliquée des super-héros, le test de l'été, l'attitude des hommes dans les toilettes ou encore les soirées déguisées.

What a wonderful world, initialement paru sur le site du Monde.fr, regroupe des strips d'une à trois pages dans lesquelles l'auteur y évoque différents sujets, de la pensée profonde à l'anecdotique en passant par l'actualité.

L'auteur se révèle ainsi tendre, drôle, émouvant, naïf ou encore pertinent.

Un album, de par son format, qui ne manque pas de rythme et d'idées.
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Mathilde
  17 janvier 2018
Mathilde de Gilles La Carbona


Mathilde,

Je ne m'attendais pas, en ouvrant les pages de ce livre à la couverture si joliment fleurie, à être bouleversée à ce point.

J'ai lu votre histoire, en la découvrant mot après mot, sans savoir, sans deviner, sans soupçonner, et c'est ainsi que j'aime être surprise, accrochée, tourmentée, émue...



Ne pas avoir retourné le livre avant de l'avoir terminé, la quatrième n'est jamais une première chez moi, ou rarement, et l'effet de surprise est total. Le style que j'ai découvert m'a beaucoup plu, empli de poésie malgré un sujet difficile et profond, et évitant les clichés courus.



Quel destin, Mathilde ! J'aurais voulu recueillir vos mots au pied du Mont Ventoux, sentir la pulsion de vie dans ceux de votre grand-mère, et que perdure la réflexion philosophique longtemps après votre absence. L'infirmière n'est jamais loin quand je lis de telles histoires, et mon attrait pour les questions existentielles a été décuplé par cette histoire somme toute commune.



La vie, l'amour, la maladie, la mort, et le sens que l'on donne à tout cela. Mathilde, votre choix vous appartient, nul ne peut juger, car nul n'est et ne sera jamais à votre place. J'ai aimé lire l'histoire de votre vie, d'un bout à l'autre, et adoré ressentir cet air de Provence que j'affectionne tant.
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