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palamede
  29 janvier 2020
La ferme des animaux de George Orwell
Camarades, débarrassons-nous du tyran. Soulevons-nous. Faisons en sorte que les générations à venir mènent la lutte jusqu'à la victoire finale. Voilà en gros la teneur du discours que tint quelque temps avant de mourir le cochon Sage l'Ancien à ses camarades animaux de la ferme. Et un jour que le fermier, Mr. Jones, avait bu encore plus qu'à son habitude et que les bêtes s'en trouvèrent privées de nourriture, l'impensable se produit. En révolte contre les hommes, qui durent fuir la ferme, les animaux débaptisèrent promptement la Ferme du Manoir en Ferme des Animaux, où désormais chacun eut à coeur de travailler pour le bien du groupe — les animaux étant à égalité dans ce domaine comme en tout. Enfin presque, car bientôt les cochons, réputés les plus intelligents, ne tardèrent pas à se dispenser de travailler, à s'octroyer des prérogatives et, plus grave encore, à se disputer le pouvoir.

Ce qu'il advint ensuite ? Eh bien ce qui arrive quand s'installe un régime autocratique : culte de la personnalité, planification de l'économie, propagande, endoctrinement, modification des lois, confessions publiques et élimination des opposants par des exécutions sommaires.



On le voit dans ce texte Georges Orwell est un homme engagé. Cependant s'il défend le prolétariat et se bat pendant la guerre d'Espagne aux côtés des républicains, il est très méfiant vis à vis de l'URSS et de Staline, mais aussi plus largement des révolutions en général. Il s'en est expliqué en décembre 1946 dans une lettre à Dwight Macdonald :  « Bien sûr, j'ai conçu ce livre en premier lieu comme une satire de la révolution russe. Mais, dans mon esprit, il y avait une application plus large dans la mesure où je voulais montrer que cette sorte de révolution (une révolution violente menée comme une conspiration par des gens qui n'ont pas conscience d'être affamés de pouvoir) ne peut conduire qu'à un changement de maîtres. La morale, selon moi, est que les révolutions n'engendrent une amélioration radicale que si les masses sont vigilantes et savent comment virer leurs chefs dès que ceux-ci ont fait leur boulot. le tournant du récit, c'est le moment où les cochons gardent pour eux le lait et les pommes (Kronstadt). Si les autres animaux avaient eu alors la bonne idée d'y mettre le holà, tout se serait bien passé. Si les gens croient que je défends le statu quo, c'est, je pense, parce qu'ils sont devenus pessimistes et qu'ils admettent à l'avance que la seule alternative est entre la dictature et le capitalisme laisser-faire. [...] J'ai simplement essayé de dire : Vous ne pouvez pas avoir une révolution si vous ne la faites pas pour votre propre compte ; une dictature bienveillante, ça n'existe pas. »
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LadyOsoleil
  28 janvier 2020
La ferme des animaux de George Orwell
Je ne pense pas pouvoir dire quoique ce soit de nouveau concernant ce célèbre roman.

Il est à lire, il est emplein de symboliques fortes : la tyrannie, la dictature, la crédulité face au leader charismatique et la nécessité absolue de connaître son alphabet.



Ce qu'il faudrait retenir : les cochons ne sont pas gentils.
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ConfidencesLitteraires
  23 janvier 2020
La ferme des animaux de George Orwell
Encore un classique à ajouter sur la longue liste de ceux que j’aurais aimé étudier en cours, pour mieux les apprécier…

Car ce roman, fable philosophique, de moins 150 pages, se lit d’une traite. Dans une ferme, les animaux, sous l’impulsion des intelligents cochons, se rebellent et décident de travailler pour eux et non pour l’Homme. Des règles sont mises en place pour vivre en harmonie.

Mais très vite, un cochon élimine son rival (qui permettait une balance des idées et des pouvoirs), met en place une milice personnelle… et les animaux se retrouvent à travailler non plus pour l’Homme, mais pour une élite qui les dirige et les manipule.



Tout cela a un petit air familier, à la fois historiquement et actuellement. Notamment, l’idée d’une peur à brandir à la population pour lui faire accepter des restrictions de liberté et d’égalité (ici, le retour du fermier ; en France, la dette nationale ou le terrorisme…).

Bref, en moins de 150 pages, Orwell décortique les mécanismes de création d’une dictature, mais également ceux de manipulation des masses et, finalement, malheureusement, on y retrouve plein d’éléments qui ne sont pas seulement l’apanage des dictateurs, tel qu’on entend habituellement ce terme.

Franchement, il manquait plus qu’un risque de destruction de la ferme sur lesquels la majorité ne croirait pas ou minimiserait, pour un petit côté écologique, et on avait tout !



Clairement, c’est un roman à avoir lu et, même, à relire de temps à autres. C’est assez éclairant, même si encore une fois, je suis sans aucun doute passée à côté de plein d’interprétations.

Je vous le conseille, surtout qu’il se lit très très vite ;)

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