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Publie.net est une maison d`édition fondée en 2008 par l`auteur et éditeur François Bon et se présente comme ne coopérative d`auteur pour la littérature numérique. En janvier 2014, François Bon passe la main à Gwen Catalá et à l’équipe œuvrant à ses côtés. Originellement dédiée exclusivement au numérique la maison d`édition proposera par la suite également des livres papier à travers publie.papier

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Dernières critiques
JCLDLGR
  09 août 2020
La Mer de Jules Michelet
Michelet a du écrire sur à peu près tout, faisant montre d'une érudition et une curiosité à toute épreuve. Dns ce livre il résume, synthétise, dans une très belle langue, les connaissances de cette première moitié du 19eme siècle, sur le monde marin.

Il se permet parfois des extrapolations, des approximations qui font sourire. Il frise l'arrogance quand il se met à juger, mais ses connaissances encyclopédiques et son sens de la vulgarisation, les histoires qu'il nous raconte font de ce livre a la fois une leçon d'histoire scientifique et un plaisir de lecture.

Il s'offusque déjà de l'attitude colonialiste des occidentaux vis à vis des autochtones, et de leur pulsion destructrice des espèces animales, dont certaines sont déjà en cours de disparition (baleine franche, Lamentin etc...).

Michelet apparaît comme étonnamment moderne au travers de sa prise de position  écologique, de ses idées sur un droit de la mer et de la pêche...

Il l'est moins quand il parle des bains de mer et des hommes en général,  mais il reflète exactement l'état d'esprit de cette époque, ce qui est aussi très intéressant.
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Arthur409
  06 août 2020
Les Rougon-Macquart, tome 5 : La faute de l'abbé Mouret de Émile Zola
Dans ce volume des « Rougon-Macquart », Emile Zola ne fait rien moins que de réécrire l’histoire biblique du jardin d’Eden. Serge Mouret, jeune prêtre affecté dans une petite paroisse de campagne, est le fils de François et Marthe Mouret, décédés tragiquement à la fin du volume précédent, « La Conquête de Plassans ». Voué au célibat, il est dévoré par un amour mystique pour la Vierge Marie, mais des crises d’extase finissent par mettre sa vie en danger. Grâce à son oncle, le docteur Pascal, il est placé pour son rétablissement dans une vaste propriété, le Paradou, où ne vivent qu’un certain Jeanbernat et sa nièce Albine.

Au contact de la nature et de la jeune fille, Serge découvre la sensualité dans tous ses aspects. Et là, j’avoue que le style de Zola m’a ébloui. Les descriptions à l’intérieur du parc du Paradou font justement appel à tous les sens, vue, toucher, ouïe, … et on retrouve la scène biblique sur un mode nouveau, transposée avec tous les détails. Il y a profusion de fleurs et de fruits, de couleurs et d’odeurs, on trouve au centre du domaine un arbre mystérieux qui exerce une étrange attirance … l’arbre de la Connaissance ? Et lorsque la « faute » a été consommée, renouvelant l’histoire d’Adam et Eve, surgit le Frère Archangias, tel l’ange à l’épée de feu qui jette Serge au-dehors du Paradis.

Ce roman continue le précédent dans sa critique de l’église catholique, sur le sujet particulier du célibat des prêtres, mais aussi de façon plus générale, sur la sévérité et l’étroitesse de vue de la religion, à laquelle Zola oppose l’appel de la nature sous toutes ses formes.

Et le livre s’achève sur un symbole païen porté par l’innocente Désirée : la victoire de la nature et de la vie sur la mort.

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thedoc
  06 août 2020
Le Gardien du feu de Anatole Le Braz
Pour moi qui suis une amoureuse de la Bretagne, les récits d'Anatole le Braz sont toujours comme une immersion en terre celtique depuis mon fauteuil.



C'est une histoire entre mer et terre.

Une histoire bretonne, de cette région où la terre prend fin à la pointe du Raz, où les roches se font coupantes et l'herbe rare. Ce décor âpre et dur est à l'image des âmes qui errent sur cette lande désertique… Au loin d'un petit hameau qui accueille les familles des gardiens se dresse la haute silhouette d'un phare, celui de Gorlebella, « dans une solitude éternelle, au milieu d'une mer farouche agitée d'incessants remous et dont les sourires même, les jours de calme, ont quelque chose d'énigmatique et d'inquiétant. » Dans ce tableau isolé et venteux va se jouer l'histoire la plus vielle du monde entre une femme trop jolie et deux hommes que tout oppose.



On retrouve dans ce récit d'Anatole le Braz les thèmes chers à l'auteur breton : les passions de l'âme et, bien sûr, la Bretagne et ses multiples facettes. L'histoire tragique du gardien chef Goulven Dénès et de sa femme Adèle illustre toute la folie des hommes lorsque la passion l'emporte sur la raison, avec des personnages bien campés psychologiquement. A travers eux, on découvre également le portrait d'une Bretagne bigarrée où chaque « pays » s'oppose à son voisin. Basse et Haute Bretagne ne sont pas les mêmes, ses gens n'ont pas les mêmes us et coutumes et encore moins les mêmes caractères. Quant aux îles comme celle de Sein, on aborde pour les continentaux une terre sauvage et inhospitalière… La Bretagne n'est pas une mais multiple. Enfin, qui dit Bretagne dit légende. Avec tout son talent de conteur attaché au folklore et aux mythes, Anatole le Braz nous offre un récit aux allures parfois de fantastique où la superstition côtoie la religion et où l'Ankou n'est jamais bien loin, quitte à l'imaginer sous les traits de la funeste îlienne enveloppée dans sa cape noire et aux révélations fatales.



« Le gardien du feu » annonce dès le début la tragédie et c'est avec quelques frissons et une tension croissante que le lecteur plonge avec délice dans ce récit typique des contes bretons où la Bretagne d'autrefois, malgré ses airs menaçants, n'a jamais parue aussi belle et mystérieuse.



En plus de cette atmosphère "régionale", « Le gardien du feu » est un formidable témoignage sur le quotidien des gardiens de phare. Auprès du personnage de Goulven, nous suivons le quotidien de ces hommes qui vivaient entre terre et mer, isolés longtemps de leur famille et aux journées parfois éprouvantes. Pour les amateurs de Bretagne, sachez que le phare de Gorlebella d'Anatole le Braz est le phare de la Vieille, situé dans le raz de Sein, entre l'île du même nom et la pointe du Raz. Si vous vous y rendez après la lecture de ce récit, vous ne verrez plus le phare et la pointe de la même façon...
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