AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

Julliard [corriger]

Les Editions Julliard sont une maison d`édition française créée en 1942. Son fondateur, René Julliard (décédé le 1er Juillet 1962) était considéré comme un découvreur de talent. De nombreux auteurs à succès font partie du catalogue des Editions Julliard comme Françoise Sagan, Jean d`Ormesson,Jean Teulé, Yasmina Khadra ou encore Philippe Djian. La maison d`édition a également un rapport particulier avec le cinéma et beaucoup des titres qu`elle publie donnent naissance à des adaptations cinématographiques.

Livres populaires du moment voir plus


Dernières parutions voir le calendrier des sorties


Dernières critiques
Faites vos jeux

Les familers de la prose de Philippe Djian ne seront pas désorientés par Faites vos jeux, tellement le romancier tourne le plus souvent autour des mêmes thèmes et dans un style qui lui est propre, où l'absence de ponctuation n'est que l'une de ses constantes. L'histoire emprunte trois "voix" différentes, dont l'une à la première personne, mais tout se recoupe assez bien, auprès d'un père vieillissant et néanmoins amoureux et son fils et sa fille avec lesquels il entretient des rapports que l'on ne qualifiera pas de cordiaux. Le lieu de l'action a son importance, une petite île où la médisance va bon train et où les rancœurs subsistent. Une tempête du siècle vient nettoyer tout ce microcosme mais ce ne sera qu'un intermède et les problèmes ne seront pas résolus pour autant même si les sentiments des uns envers les autres se sont affinés. Cette comédie humaine et ces liens familiaux amers, Djian n'a cessé de travailler dessus depuis des lustres, écrivant de plus en plus à "l'os", laissant le lecteur se débrouiller avec les non-dits et les ellipses. Faites vos jeux n'est pas le meilleur de ses livres mais il n'est pas si mal, avec ses personnages attachants car perclus de défauts et incapables d'exprimer leur affection autrement que de manière maladroite. Rien de nouveau sous le soleil de l'auteur mais suffisamment de matière et de péripéties pour nourrir les plus fidèles de ses suiveurs.
Lien : https://cinephile-m-etait-co..
Commenter  J’apprécie          10
Ce que le jour doit à la nuit

Yasmina Khadra (un pseudonyme, son vrai nom est Mohammed Moulessehoul) est indubitablement un des grands auteurs francophones de ces derniers décennies. Au cas où vous en douteriez, je vous invite à découvrir peu à peu, par petites doses, l'oeuvre considérable (une bonne trentaine de romans) de cet écrivain algérien qui écrit en français.



Pour ma part, j'ai commencé il y a quelques années par un roman atypique dans son inspiration, Dieu n'habite pas la Havane, qui se déroule à Cuba (Khadra écrit habituellement des récits qui se déroulent sur le pourtour de la méditerranée).



Plus tard, je suis passé par le grand huit émotionnel de Les hirondelles de Kaboul, peut-être le roman le plus fort, le plus intense et le plus terrifiant jamais écrit sur le règne des talibans en Afghanistan.



Aujourd'hui, c'est sur les traces historiques de son pays natal que l'on part. Ce que le jour doit à la nuit est un roman formidablement écrit (comme toujours) qui évoque, sur plus de 400 pages serrées et sur plusieurs décennies, le destin des pieds noirs.



Le roman débute dans les années 30 par plusieurs chapitres absolument terrifiants où l'on découvre la misère absolue d'une famille au père dysfonctionnel, à la campagne puis dans les quartiers pauvres de la ville d'Oran, sous la plume narrative du tout jeune Younès. Une lecture qui se fait la gorge serrée et les larmes aux yeux.



Après, c'est le passage à l'adolescence, puis à l'âge adulte, du héros, durant la seconde guerre mondiale puis à travers la guerre d'indépendance.



Le roman est plein jusqu'à la gueule de portraits inoubliables, jeunes, vieux, "collaborateurs" du pouvoir colonial où activistes de la révolte vers l'indépendance.



[Lire la suite de la critique sur mon site Le Tourne Page]
Lien : https://www.letournepage.com..
Commenter  J’apprécie          00
Bonjour tristesse

L'été est chaud, Cécile -17ans- vit des vacances reposantes avec son père en bord de Méditerranée. Cette routine est nécessaire à son bien-être intérieur. Quand son père, habituel tombeur de dames, renoue avec une amie de sa défunte mère, le drame est proche. Cecile s'apprête à devenir une adulte et perdre son innocence.

150 pages en flux tendu sur une jeune fille à papa qui voit son beau rôle devenir secondaire dans l'esprit de son père. La jeune femme refuse de céder sa place, refuse de voir le cercle s'agrandir avec la nouvelle conquête. Elle ne veut pas s'entendre dire de réviser, de faire attention aux garçons & de se faire corriger. Elle souhaite vivre comme elle l'entend. Quitte à monter un plan machiavélique. Et évincer "sa rivale".

Une lecture fluide, un soleil brûlant, Bonjour tristesse s'adresse à un lecteur nostalgique de l'époque sans technologie, sans téléphone portable. Une époque où l'attente était teintée d'impatience & de je-m'en-moque. Ce récit propose la fin d'une adolescence. L'heure des choix a sonné & Cécile a clairement choisi le sien. Vivre de manière légère, sans se soucier du lendemain, sans se soucier des autres. Etre égoïste pour son bonheur personnel.

L'auteure délivre un roman devenu culte sur ce passage à la vie adulte. L'héroïne, sous ses airs de jeune fille parfaite, est calculatrice et fourmille d'idées retors. Sous ses airs de récit de vacances, Françoise Sagan inscrit son nom en gras dans la littérature française. Sombre & lumineux, profond & léger, court & culte.
Commenter  J’apprécie          10

{* *}