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Macha Publishing


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Dernières critiques
Lampyre
  23 février 2020
Du côté ensoleillé de la rue de Dina Rubina
Un roman à plusieurs voix qui raconte la vie de Katia et Véra et qui évoque aussi la vie à Tashkent et balaie aussi un pan d'histoire .La ville de Tashkent est omniprésente dans le roman , personnage à part entière de l'histoire , vivante et lumineuse au fil de récits très évocateurs .

Katia et Véra sont mère et fille et se haïssent. Par des récits , en petites touches , comme pourrait le faire un artiste peintre , l'auteure nous dresse un portrait de chacune .

La structuration du roman est un peu déconcertante au début ;On se demande qui parle et pourquoi on change tout d'un coup de personne . Et peu à peu , chaque chapitre prend sa place pour former un tout , jusqu'à la fin où on se laisse surprendre . Et on est content d'être surpris .

Je me suis régalée à la lecture de ce roman et de cette auteure que je ne connaissais pas . Une écriture fluide qui se lit avec plaisir . Une belle découverte. Merci à Babelio et aux éditions Macha pour ce livre reçu dans le cadre d'une opération masse critique.
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Odehia_Nadaco
  20 février 2020
La citadelle de Piotr Alechkovski
Un livre érudit, sans aucun doute. L’oeuvre d’un historien qui a voulu raconter mille et une choses sur l’Histoire de ce bout de Russie. Malheureusement, la façon dont il a cherché à raccrocher ça à une histoire ne fonctionne pas. On commence par suivre cet archéologue de l’époque actuelle puis on plonge dans son rêve qui nous ramène à l’époque de la Horde d’Or. Puis on revient à lui mais on change de lieu, il se retranche à la campagne et… ne fait rien à part raconter des bouts de passé en regardant l’architecture, en trouvant des bouts de lettres. J’ai la sensation d’une histoire fourre-tout où l’auteur à cherché à mettre le maximum de faits et réflexions historiques au détriment d’une vraie intrigue (un personnage qui évolue face à des évènements). Pour moi, ce n’est pas vraiment un roman, mais des tranches d’Histoire vaguement collées les unes aux autres par ce procédé. Du coup, ça manque de vie, ça manque de cohésion, et je me suis terriblement ennuyée. Les personnages ne sont que des objets que l’on déplace et fait parler pour rappeler l’Histoire. De rares bouffées d’air avec quelques passages un peu mieux contés (la partie de chasse, par exemple) alors que la majorité du texte est raconté.



Si la plume est parfaitement juste sur la syntaxe et le vocabulaire, les phrases bien construites, elle reste aussi parfaitement universitaire (scolaire) et vite ennuyeuse. La littérature russe a souvent cette propension à étirer le texte et cela fonctionne parfaitement quand l’auteur sait se faire conteur, pas du tout ici où l’auteur ne sait pas être dans l’instant et tente de donner de la substance à son histoire en décrivant longuement et une dizaine de fois l’herbe gelée, ou la boue, ou le soleil sur les cultures ou encore la préparation du feu dans le poêle pour faire le thé plutôt que d’aller chercher la substance de ses personnages pour les rendre vivants. C’est une écriture assez lourde, constellée de comparaisons qui frôlent parfois le ridicule (exemples pris au hasard des dernières pages lues : « Les seaux montaient et descendaient, montaient et descendaient, tels de petits bateaux d’un décor de théâtre voguant sur des vagues dessinées » (en plein incendie) ; « Lena s’était réveillée encore plus tôt, les deux cheminées de son toit lâchaient vers le ciel des colonnes de fumée blanche qui ressemblaient à deux jambes de pantalons bouffants de grosse toile, immenses. »).



Bref, alors que l’Histoire de la Russie m’intéresse, j’ai levé mille fois les yeux au ciel et suis passée plusieurs fois à d’autres romans pour retrouver le plaisir de lire avant de déclarer finalement abandon définitif à 400 pages ; je n’ai même plus envie de savoir ce qui va se passer ensuite.
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MissMarple160
  19 février 2020
Du côté ensoleillé de la rue de Dina Rubina
Voici l’histoire de Véra, jeune artiste peintre mutique et longiligne et de sa mère Katia, qui n’éprouve pour elle aucun sentiment d’amour maternel, ni aucun sentiment d’amour pour quiconque d’ailleurs. Autour de ces deux personnes touchantes et attachantes, même la cruelle Katia est émouvante dans sa hargne de survivre malgré tout et tous, gravitent différents personnages dont la psychologie, le parcours de vie sont tracés par petites touches successives : Sergueï, Stassik, Lionia, Youra, Tonton Micha … Il y a aussi et surtout la ville de Tachkent, lumineuse, éblouissante, dynamique et foisonnante, peuplée de cultures différentes. La traductrice a fait le choix de conserver les termes russes décrivant les objets et lieux de la vie quotidienne, ce qui peut rajouter de la complexité à la lecture car le terme est traduit une fois en bas de page, mais la rend plus exotique.

Le lecteur peut aussi être dérouté par le récit non linéaire, l’autrice narre les événements sans suivre l’ordre chronologique, par des mouvements de balancier du passé vers le futur puis vers le présent. Ainsi la lumière se fait peu à peu sur les événements et les personnages, jusqu’à la fin qui explique tout le récit.

J’ai pourtant eu un vrai coup de coeur pour ce gros livre dépaysant et lumineux, parfois drôle et toujours passionnant.
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