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Jocelyne Tribot


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Aryia
  04 août 2018
Océan d'amour océan de la peur et autres nouvelles de Jocelyne Tribot
Contrairement à ce que la couverture et le résumé laissent penser, ce livre n’est pas un roman, mais bien un recueil de nouvelles, comme j’ai tenu à le préciser dans le titre : je ne voudrais pas que vous tombiez dans le même piège que moi ! En effet, lorsque j’ai postulé lors du Crazy Books Day, je n’avais pas saisi qu’il s’agissait d’un recueil de nouvelles, et le choc a été rude à la réception : je ne suis pas une grande adepte des nouvelles ! Je suis d’ailleurs fort embêtée pour rédiger cette chronique : je sais pas trop comment construire cet article … Aussi ai-je décidé de vous parler plus en détail de deux nouvelles, les plus longues, donc celles qui ont le plus attiré mon attention, puis de vous évoquer plus rapidement les autres textes …



La première nouvelle est celle qui donne son titre au recueil, celle qui est illustrée sur la première de couverture, et celle qui est présentée dans le résumé. Maémie, huit ans, vit pauvrement avec ses parents dans une ville portuaire. Malgré tout, elle est heureuse, et rêve de voguer un jour sur l’océan en compagnie de son père, pécheur. Mais la mer, si belle, si attirante, devient soudainement sa pire ennemie : un tsunami ravage tout sur son passage, et la voilà orpheline, perdue au milieu de cette désolation. Parviendra-t-elle à se reconstruire après cette catastrophe ? … Cette nouvelle, elle est très émouvante : c’est Maémie elle-même qui nous raconte, et on est très triste pour cette petite fille, d’autant plus qu’on sait que des centaines et des milliers d’enfants ont véritablement vécu cette atroce situation. Mais cette nouvelle, elle se finit peut-être un peu trop bien : voilà que Maémie arrive à se faire adopter avec sa nouvelle amie et le petit bébé qui lui a été confié et qu’elle a réussi à faire passer pour son petit frère ! Alors oui, c’est mignon, mais ça n’est pas très romanesque : tout s’arrange en un tour de main, c’est un peu dommage, je trouve …



Et c’est un peu le même reproche que je peux faire à la toute dernière nouvelle, intitulée Lucas, et qui raconte le changement difficile de famille d’accueil d’un petit garçon, puis son adolescence pour s’arrêter lorsqu’il a son premier enfant. Alors là aussi, c’est très émouvant, on ressent vraiment le déchirement qu’entraine ce brusque changement de famille d’accueil, ce dépaysement, cette angoisse, cette tristesse. Mais ça ne dure pas bien longtemps : en un paragraphe, le petit Lucas est soudainement tout sourire, empli de « bien être », lui qui il y a deux minutes boudait encore ! Et la suite est pareille : malgré le harcèlement qu’il connait au collège, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, il retrouve son amie d’enfance, sa demi-sœur, se marrie et a des enfants … Je me suis sentie un peu frustrée, au final, car il n’y a pas de réelle histoire. Ca s’enchaine, ça s’arrange, et ça se termine, sans aucune vraie intrigue …



Et cela se retrouve dans la plupart des autres « nouvelles », ou plutôt des autres textes. Ce sont plutôt des scènes relatées que des histoires racontées. Je ne le nie pas : j’ai trouvé certains textes très beaux, très émouvants – L’espoir d’une grossesse l’est particulièrement –, mais cela ne m’a pas suffi. Car voici qu’après la première « déception » (c’est un recueil de nouvelles et non un roman), je me retrouve face à une seconde : ce ne sont pas réellement des nouvelles, mais plus des petits textes mis bout à bout. Des petits poèmes. Des petits récits bien trop courts, qui auraient mérités à être plus approfondis (je pense surtout à La malédiction de la grotte, l’idée était fort intéressante, mais en six pages, impossible de l’exploiter réellement, et ça laisse un arrière-gout de trop peu !). Une petite scène très drôle, très burlesque, avec Une histoire de fous, qui n’est pas une nouvelle mais une petite scénette de théâtre. Les états d’âme d’une petite ville, qui se présente … Au final, j’ai souvent eu l’impression de me retrouver face à des synopsis, des bribes d’histoires résumées mais pas développées, et c’est bien là le problème : tout se dénouait bien trop rapidement, trop facilement, il me manquait de la tension dramatique, de la tension narrative, de l’action, de l’émotion. On n’a pas le temps de s’attacher aux personnages que déjà on change de texte ! Quelle tristesse !



En bref, vous l’aurez compris, ce recueil ne m’a pas vraiment enthousiasmée. Il se lit vite, beaucoup trop vite, car finalement, il se survole : il n’y a pas d’histoire dans laquelle se plonger véritablement, pas de personnage auquel s’attacher durablement. Il y avait de bonnes idées, mais qui ont simplement été couchées sur le papier, telles quelles, alors qu’il aurait fallu les approfondir, les développer, pour qu’elles deviennent de vraies nouvelles, de vraies histoires, et pas uniquement des « idées », justement. Les idées étaient bonnes, puisque malgré le manque d’approfondissement, j’ai parfois souri, ri, eut les larmes aux yeux, parce que c’était drôle ou émouvant … mais toutes ses émotions étaient vites balayées par une autre, bien moins agréable : la frustration. Et c’est vraiment, vraiment dommage ...
Lien : http://lesmotsetaientlivres...
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Aurore666
  03 août 2018
Océan d'amour océan de la peur et autres nouvelles de Jocelyne Tribot
Dans ce livre, l'auteure nous propose plusieurs nouvelles et poèmes. Il y en a 18 exactement. L'ensemble de ces nouvelles sont des faits de vie: amours, ruptures, accidents, bébés ou difficultés de procréer, pensées sombres, maladie, handicap, technologie, désir, trahisons, ... Bref, ça parle de la vie, tout simplement, dans ces beaux et ses moins beaux aspects.



L'auteure s'est cependant attardée sur deux nouvelles que je vais davantage développer: la première Océan d'amour, océan de la peur et la dernière Lucas.



Dans la première, elle nous parle très justement du tsunami de 2004. On y découvre Maémie, petite fille qui habite près de l'océan. Son papa est pêcheur. Elle n'est pas riche mais elle aime sa petite vie. Un jour de marché, sa maman l'emmène manger une glace. C'est suffisamment rare pour que l'enfant en soit enchantée. Soudain, la terre se met à trembler et, quand ça se clame, tout semble trop silencieux. On dit souvent "le calme avant la tempête", mais dans ce cas, c'est le calme avant le tsunami. Bien sûr, à ce moment, personne ne soupçonne ce qui va se passer, et surtout pas la maman de Maémie qui discute tranquillement avec un marchand. Pourtant, Maémie va vivre l'enfer. Sa maman va se sacrifier pour la sauver. Commence alors pour la petite fille un vrai calvaire. Comment survivre quand tout est dévasté, qu'on a tout perdu et qu'on a plus de famille? Une nouvelle poignante, criante de vérité. On ressent l'immensité du désespoir qui a anéanti des îles entières. Heureusement, il y a aussi l'entraide, l'amitié, la générosité et l'amour qui laissent entrevoir un espoir à cette situation désespérée. Le final laisse à réfléchir: et si le destin n'était pas tracé à l'avance et que nous pouvions changer quelque chose? Serait-ce seulement possible?



Dans la dernière, on apprend à connaître Lucas, un enfant de la DASS. Après avoir vécu dans une famille d'accueil qui déménage, il se trouve emmené à l'âge de 5 ans dans une autre famille d'accueil. Il y grandit, y rencontre son premier amour. Mais c'est là aussi qu'il doit survivre au harcèlement au collège. Petit à petit, il s'en sort et finit par vivre heureux.



Merci à Evidence Editions, pour l'envoi de ce livre en service presse gagné lors du Crazy books Day.
Lien : http://lecoindeslecturespart..
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Patpepette
  18 septembre 2017
Océan d'amour océan de la peur et autres nouvelles de Jocelyne Tribot
Je remercie Évidence Éditions de m'avoir permis de découvrir cette nouvelle poignante, ainsi que son auteure. Jocelyne Tribot nous plonge au cœur d'un drame et nous décrit avec précisions les différentes étapes d'une reconstruction suite à un traumatisme aussi sévère.

Maémie et la seule survivante du tsunami qui a emportées toute sa famille. C'est le combat de cette petite fille, que nous suivons page après page. Ses peurs, ses doutes, ses espoirs aussi… Nous mesurons à quel point l'instinct de survie reste présent, malgré le chagrin, la fatigue, la faim...

La façon dont l'héroïne se raccroche à ceux qui restent... C'est un peu une sorte de résilience face à la fatalité,

aux événements impensables et intolérables qui se sont déroulés. Une lecture qui nous pousse a réfléchir sur

le fait que personne n'est à l'abri et non préparé à ce genre de cataclysme.

L'auteure nous offre un final intéressant. Et si ce scénario ne s'était pas encore produit ? Pourrions-nous

changer le cours des choses ? Là est la vraie question...

Une lecture intéressante qui nous pousse à nous interroger sur la résistance humaine.



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