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Métailié

Les Editions Métailié sont une maison d'édition créée en 1979 par Anne-Marie Métailié. La maison s'est d'abord concentrée sur la publication d'ouvrages de la littérature lusophone et hispanophone puis s'est ouverte sur des auteurs de nationalités différentes comme Christopher Klein (allemand), Massimo Carlotto (italien) ou encore Arnaldur Indridason (islandais). Il est à noter que les Editions Métailié publie tous les ouvrages traduits de l'auteure espagnole Rosa Montero

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Collections de Métailié



Dernières critiques
cat58
  23 octobre 2017
La Daronne de Cayre Hannelore
Patience Portefeux, la petite cinquantaine, veuve, deux filles, une mère juive ashkénaze placée dans une EPHAD qui lui coûte ses économies, est traductrice judiciaire au black depuis vingt-cinq ans, bilingue français-arabe, elle traduit les écoutes téléphoniques des trafiquants de drogue, dealers, et semble plutôt calée en la matière. Elle rame pour boucler les fins de mois et un jour franchit la ligne rouge en devenant revendeuse en gros. On la surnommera « la Daronne ».



Je n’ai jamais lu Hannelore Cayre et j’ai adoré le ton et la plume. C’est une avocate de formation et elle connaît ses dossiers, cela se sent. La Daronne est un roman où il y a beaucoup d’humour, c’est cash, l’histoire est originale comme d’ailleurs notre héroïne atypique comme ses géniteurs, un pied-noir magouilleur, tueur et grand nostalgique de la belle époque du colonialisme et d’une mère ancienne déportée des camps de la mort.



On parle de thèmes de société avec ironie, humour et grande justesse, par exemple des réflexions sur le vieillissement et sur la prise en charge de nos vieux. Un tour aussi du côté des dealers, sur les jeunes beurs, les petits caïds de cité qui ne maîtrisent pas l’arabe du tout, qui jurent sur le coran à chaque phrase et dont les mères bossent dur. Patience les écoute, traduit les codes à la noix qu’ils emploient, elle maîtrise tout, elle anticipe, elle est excellente dans son boulot et on rit tellement car les dialogues sont bons, les expressions, les personnages, c’est la démerde en marge et sous écoute… Elle se moque aussi, condamne, juge, casse et cependant elle a une certaine affection, voir tendresse parfois pour ces petits malfrats. Elle ne fait pas non plus de cadeaux aux fonctionnaires de police, juges et magistrats !



« La Daronne », j’ai adoré, je ne peux que conseiller, c’est excellent et anticonformiste et cela fait du bien ! Le roman s’est vu décerner le prix Le Point du polar européen 2017.
Lien : https://chroniquesaigues.com..
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LadyDoubleH
  23 octobre 2017
Mo a dit de Kelman James
Ce nouveau roman de l’écossais James Kelman est le premier que je lis de lui. Au début, j’ai été déroutée. Mais où sont les chapitres ? Mo a dit est un long monologue intérieur, quasiment d’un seul tenant, celui de Helen, une écossaise croupière de nuit dans un casino, installée depuis peu à Londres avec sa petite fille de six ans et son compagnon (le Mo du titre), d’origine pakistanaise.



Un léger incident sur le trajet de retour en taxi après une nuit de travail, une plongée dans de vieilles photos, et voilà le cerveau d’Helen qui déborde convulsivement sous nos yeux. Son enfance, sa vie, son travail, le quotidien difficile, l’appartement minuscule, la condition des femmes, les craintes pour sa fille, le racisme ordinaire. Et ainsi de suite au fil des pages. Ëtre ainsi projeté dans le moulin à pensées de quelqu’un d’autre, au début ça surprend. Surtout qu’Helen n’arrête pas d’angoisser, de cogiter, de ruminer, de se souvenir, de passer du coq à l’âne parfois; entre la bouilloire qui fuit et Mo qui est si gentil.



Le grand talent de James Kelman est de réussir à tisser cet ensemble décousu et disparate en un instantané vivant, fort et captivant, celui dont l’optimisme finalement ruisselle, d’une vie d’aujourd’hui.



Un grand merci aux éditions Métailié et à Babelio pour cette découverte.



« C’était du grand n’importe quoi. Ces vieilles histoires tournaient en rond dans sa tête.

Pas étonnant. Elle était si fatiguée. »
Lien : https://lettresdirlandeetdai..
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Cacha
  22 octobre 2017
Le dernier Lapon de Truc Olivier
Nous faisons connaissance avec deux policiers de la brigade des rennes, Klemet et Nina. J'ai préféré ce premier tome à "La montagne rouge", suite de leurs investigations.

Dans ce roman policier passionnant et atypique (s'il ne l'était pas, il ne m'intéresserait pas), ils sortent de leur domaine pour enquêter sur un meurtre. Ils recherchent aussi un tambour disparu et découvrent le lien entre les deux affaires.

Comme pour l'autre livre de lui que j'ai lu, ce roman d'Olivier Truc est l’œuvre d'un érudit touche à tout, en particulier en ce qui concerne la culture sami. Nous constatons l'opposition de ce peuple avec les descendants des vikings, à savoir les Suédois, les Norvégiens et les Finlandais, puisque le territoire lapon s'étend au nord de ces trois pays.

Je reproche seulement à l'auteur les termes répétitifs (dans un même paragraphe). Malgré tout, j'ai été scotchée par ce récit jusqu'au bout de ma lecture.

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