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Au Diable Vauvert

Au diable vauvert est un éditeur indépendant créé en 2000 par Marion Mazauric anciennement directrice littéraire chez J'ai Lu, installée à Vauvert dans le Gard. Son mot d'ordre est de "publier sans complexe, la littérature que nous aimons". Romans, nouvelles, documents, français ou étrangers.

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Dernières critiques
Brooklynbythesea
23 juin 2017
Trainspotting de Irvine Welsh
Plongée dans le sordide : Irvine Welsh racle le fond de la vilenie humaine en relatant les histoires d'une bande d'abrutis parfois traversés de fulgurances philosophiques ou émotionnelles. Il prend plaisir à mettre en exergue ce qu'il y a de plus minable dans leurs comportement et motivations, dans une langue ordurière bien maîtrisée tout au long du roman, mais qui, à force, m'a fait mal aux yeux. Il est donc question de filles, foot, films de karaté, fraude aux allocs, bastons, bitures, drogues et SIDA. C'est un monde lâche, moche, violent, désespérant, qui est décrit. La faute à Thatcher, sauf que la bande à Welsh préfère fuir piteusement plutôt qu'affronter le système ; des zéros plutôt que des héros. Au final, je ne sais pas si c'est le livre qui a mal vieilli, ou si c'est moi.
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LeMondeDeMarie
23 juin 2017
La Mythologie viking de Neil Gaiman
Ce livre est pour moi une grande première dans la littérature mythologique. J'avais déjà entendu parlé et vu quelques films sur ces grands personnages mais mes connaissances restaient très sommaires. Lorsque j'ai eu l'occasion de découvrir cet ouvrage, je n'ai pas hésité un seul instant et je ne le regrette absolument pas.



Grâce à une plume très agréable et un rythme prenant, j'ai très vite était captivée. J'ai adoré toutes les notes d'humour qui rendent les textes plus légers. Des dieux très imbus de leur personne dont les prouesses sont souvent remises en question. Un ouvrage qui englobe toute une série de petites histoires qui se suivent dans le temps, qui nous amènent à bien connaitre les protagonistes dont il est question et nous conduisent au final. Une période dont l'auteur va nous apprendre les fondements et la destruction.



Je pense que cet ouvrage est idéal pour les néophytes qui, comme moi, ont envie d'en apprendre plus sur ces personnages mythiques tout en plongeant dans un récit tout aussi fascinant que drôle. On y découvre les dieux d'une tout autre manière et c'est un régal. On va les voir montrer toute leur puissance mais également perdre leurs moyens. On les découvrira sournois, bien souvent capables de tourner les choses à leur avantage en décelant la petite faille dans l'accord conclu. Sans oublier une touche de romance car les dieux aussi ont besoin d'amour. Des affrontements, des batailles viennent également donner du palpitant au récit. Mon petit coup de cœur va à Thor, un beau mâle qui m'aura bien fait rire.



Une très belle surprise, à la limite du coup de cœur, qui m'a donné envie de découvrir d'autres ouvrages sur la mythologie.
Lien : http://unmondedepassionsetde..
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hcdahlem
22 juin 2017
Water Knife de Paolo Bacigalupi
Un point d’histoire et de géographie est peut-être nécessaire avant de se plonger dans ce thriller noir. Le fleuve Colorado irrigue l’Arizona, la Californie, le Colorado, le Nevada, le Nouveau-Mexique, le Wyoming et l’Utah. En 1922, les représentants de ces territoires se sont partagé les eaux du fleuve. Le Nevada, par exemple, comptait alors 77000 habitants et si vit attribuer 2% du total. Le problème, c’est qu’aujourd’hui 1,8 million de personnes vivent dans la seule agglomération de Las Vegas. Du coup, il est facile de comprendre pourquoi l’eau est un sujet brûlant, surtout quand on choisit de mettre les thèmes écologiques au cœur de son œuvre.

Water Knife nous plonge dans un scénario à la Mad Max, sauf que cette fois les bandes rivales ne luttent plus pour le pétrole, mais bien pour l’eau, dont on a compris qu’elle représente le bien le plus précieux de cette région désertique des Etats-Unis, qu’il s’agisse du liquide lui-même ou des «Droits à l’eau» dont la valeur grimpe au fur et à mesure que les ressources diminuent.

Le roman s’ouvre sur une scène d’apocalypse : un commando mené par Angel Velasquez prend d’assaut le complexe de traitement d’eau de Carver City et n’hésite pas à le détruire, après avoir expliqué au personnel qu’il disposait d’une décision de justice reconnaissant l’illégalité de cette exploitation au détriment de l’État du Nevada. Au fil de récit, on va comprendre l’enjeu vital de cette nouvelle guerre pour la Californie, le Nevada et l’Arizona et principalement pour Las Vegas et Phoenix. Située en aval de sa rivale du Nevada, cette dernière ne peut laisser la ville des casinos pomper toute la ressource disponible

Aux mercenaires à la solde des gouvernements s’opposent des mafias solidement installées. Au milieu de leur affrontement, les populations sont prises en otage, essayant de trouver elles aussi de quoi étancher leur soif.

Plongé au cœur de la bataille, le lecteur va suivre la lutte sanglante pour les fameux Droits à l’eau, la lutte pour leur survie des femmes et des hommes qui passent leur journée à rechercher le précieux liquide et qui, dès qu’ils en trouvent en quantité, essaient de le monnayer aux plus offrants.

Angel, qui travaille pour Catherine Case, responsable du service des eaux de Las Vegas, va lui aussi se trouver au cœur de la mêlée du côté de Phoenix où – semble-t-il – une nouvelle source va pouvoir être exploitée. C’est là qu’il va croiser Lucy, une journaliste qui sent le Scoop comme le sourcier un bon filon. Sauf que leur curiosité va irriter au plus au point tous ceux qui se battent pour assurer un avenir à Phoenix où la température monte aussi vite que la tension. La criminalité explose et les plus pauvres, notamment les réfugiés comme Maria, n’ont guère d’autre choix que de faire profil bas face à l’organisation implacable du «Vet» qui a la mainmise sur la ville. Elle va essayer de rassembler assez de moyens pour fuir, même si elle sent bien que la lutte est inégale. À moins qu’elle ne trouve quelqu’un qui croit en ses rêves.

Paolo Bacigalupi réussit à maintenir le suspense jusqu’à l’épilogue, nous donnant par la même occasion, l’envie de découvrir son premier roman La Fille automate, paru en 2012 et disponible en poche chez J’ai lu.


Lien : https://collectiondelivres.w..
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