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Dernières critiques
Ricochet
  18 mai 2021
Rosetta Banana n'est pas cracra ! de Virginie Hanna
Voilà qui donne, presque, envie de se plonger dans un bon bain de boue pour découvrir, à son tour, le plaisir ressenti par les animaux de l’histoire !
Lien : https://www.ricochet-jeunes...
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Shaynning
  18 mai 2021
Ma place au soleil de Gabriele Cima
Ce roman italien vient de paraître en français cette année ( 2021) et je dois dire que malgré un contexte quelque peu ambiguë, c'est une petite perle d'espoir.



Pour vous mettre en contexte, nous avons un adolescent, Dario, 16 ans, qui éprouve des difficultés dans la plupart des sphères de sa vie. Enfant dont le père est parti durant son enfance, il grandi avec un vide affectif et développe des problèmes avec l'autorité, sans parler du fait qu'il ne semble avoir de l’intérêt que pour très peu de choses. Le directeur de son école semble penser que c'est une bonne idée d'assigner Dario au Service d'assistance volontaire aux personnes "porteurs de handicap". On le jumelle avec Andrea, dit "Andy", qui semble être atteint de paralysie cérébrale et le confine donc au fauteuil roulant. Il y a Élisa pour l'assister, mais avec sa façon d'infantiliser Andy et de le prendre pour un imbécile, Dario en a rapidement marre. Et puis, un jour, il décide de prendre la route pour aller retrouver son père dans la ville de Torre Saracena, avec un minium d'équipement et avec Andy comme co-capitaine.



Primo, et comme je l'ai lu sur d'autres commentaires, il faut que je souligne deux éléments qui m'ont semblés surréalistes: Le premier: assigner un adolescent aussi instable et imprévisible que Dario avec un étudiant à besoins particuliers, c'est pas l'idée du siècle. Je peux comprendre l'idée de faire développer l'empathie par ce genre de jumelage, mais clairement on nous a expliquer au début le profil psychologique instable de Dario et il me semble que le potentiel de risque était évident le concernant. En outre, une fois sur les routes avec Andy, j'ai été étonnée qu'aucunes recherches n'aient été entreprises pour les retrouver - après tout c'est une forme d'enlèvement. Donc, les adultes ont des comportements et des réactions questionnables dans ce roman.



Secundo, nonobstant ces constats, c'était une vraie joie de suivre cet improbable tandem sur les routes italiennes, en quête de soleil et d'identité. De mon point de vue, Andy avait grandement besoin que quelque le "voit" lui comme une personne et Dario avait besoin de quelqu'un pour le faire bouger de sa mélancolie existentielle. Ils se sont bien trouvés. À mon sens, si Andy était l'incarnation de l'handicap physique, Dario incarnait l'handicap social, l'enfant mésadapté socio-affectif qui se cherche. Ce qui est tout-de-même très intéressant, car l'un complète l'autre, en somme. Andy, avec sa simplicité, son mental solide et son humour, Dario avec son audace, son empathie ( insoupçonnée) et sa force physique.



Il est vrai que Dario a une qualité remarquable: il prend les autres comme ils sont, Andy le premier. Si au début il a été quelque peu rebuté, sans doute parce qu'il déteste se faire dire quoi faire, il a rapidement cessé d"avoir pitié d'Andy et réalisé qu'il n'est pas stupide, voir même assez lucide. Il est capable de voir au-delà du handicap.



Parce que bien sur, c'est de handicap dont il est beaucoup question, juste à côté de la quête identitaire de Dario. On aura l’opportunité de croiser des personnages de toute sorte qui ont tous des réactions et des comportements variés en présence des deux jeunes hommes. La petite Isabelle était particulièrement touchante.



J'ai beaucoup apprécié l'attitude de Dario quand à sa façon de communiquer avec Andy, qui était égale et sans infantilisation. Ils ont fini par développer une vraie complicité et à certains moment au sauront apprécié leur sens du théâtre.



Ce que nous démontre Dario est ce qu'on nous apprend dans les cours d’intervention social: laisser le pouvoir à la personne ou laisser la personne se réapproprié son pouvoir d'agir. le laisser prendre les décisions, lui fournir de l'aide quand il le demande, miser sur ses forces, ne pas prendre pour acquis qu'il ne peut pas y arriver parce que X ou Y raisons. Dario semble l'avoir bien saisi. Mais bon, Dario n'est pas TS, mais un ado assez mélangé, alors ça lui arrive de gaffer aussi. Mais c'est peut-être ce qui était bien dans ce roman: deux ados différents à leur manière qui peuvent apprendre l'un de l'autre, àa travers leur bons coups et leurs bêtises. Andy qui ramène Dario à l'essentiel, Dario qui traite Andy de manière plus humaine que la plupart de autres personnages.



Il y a aussi un petit élément que j'ai trouvé intéressant: la jalousie de Dario. Il disait ne pas avoir reçu de soutient et d'aide, contrairement à Andy, du fait que son "handicap" à lui est invisible et très abstrait. Il est vrai que de manière général, les handicaps physiques et blessures font susciter la pitié et la complaisance, alors que ce qui est psychologique et mental génèrent souvent de l'indifférence, de l'incompréhension, voir du mépris. Cette réalité existe bel et bien et c'est un élément sur lequel on peut s'interroger. On n'a qu'à observer la formidable différence de traitement que vivent les deux jeunes et les préjugés qu'on leur appose parfois d'emblée.



Au final, on sens que le rôle de Dario, qui semblait incarner la béquille d'Andy, va progressivement se faire inverser. Andy a beaucoup à nous apprendre et j'aime la manière qu'à fait parler ce personnage en italique, comme s'il "parlait avec les yeux" ( Dario pouvait y lire les réponses). Donc, en dépit de l'invraisemblance du départ en road trip, on se laisse rapidement emporté par les aventures des adolescents, leur humour, leur complicité et leur évolution.



Un bon roman chaleureux, humain et divertissant pour aborder les handicaps, les perceptions de soi et celles des autres, l'identité et adolescence en elle-même.



Pour un lectorat du second cycle secondaire ( 15 ans+). Il n'y a pas de sexe, ni de violence outrancière et quelque jurons par-ci par-là.
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EV3
  17 mai 2021
Peter Pan de James M. Barrie
Ce classique fantastique qu’on ne présente plus a été une belle lecture. L’animé de 1953 des Studios Disney est assez fidèle au texte mais le récit est plus philosophique et triste cependant. Également très farfelu, notamment dans le comportement du M. Darling, le pays imaginaire est figé dans le temps de l’enfance, ce qui laisse une impression très forte de compassion pour ce petit personnage esseulé qu’est Peter Pan.

Coup de cœur pour Tinn-Tamm, aucunement appelée fée clochette dans le récit qui préfère mourir à la place de Peter plutôt qu’il s’empoisonne!

J’ai bien aimé ma lecture ainsi que les illustrations de cette édition de 1997 par Ormerod ♥️
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