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Éditions Ararauna


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Dernières critiques
AalicehH
  17 janvier 2021
Bel-Ami de Guy de Maupassant
Je n’ai pas été complètement séduite pas ce classique. Le personnage principal m’a agacée et m’a inspirée un certain mépris. Georges Duroy, surnommé Bel-Ami par la fille de sa maitresse est tout simplement odieux. Parti de rien et venu à Paris dans le but d’y faire fortune, il fera tout pour saisir les opportunités qui lui permettront de gravir les échelons de la société. Doté d’un charme incontestable et d’un don pour la conversation, il séduit les femmes pour parvenir à ses fins. Arriviste et sans scrupules, il n’aura de cesse de se jouer d’elles et de leurs sentiments. Manipulateur, il saura les faire tomber sous son charme et se rendre indispensable sans jamais leur témoigner d’amour ou de reconnaissance. Seule Madame de Marelle semble trouver grâce à ses yeux. Malgré ce semblant d’affection, il la battra et elle lui pardonnera. A ce moment on se demande comment ces femmes, considérées comme de vulgaires chiffons, acceptent à ce point de se faire maltraiter. Elles ne sont en fait que les victimes de ce pervers égoïste. Cette satire de la société, toujours très d’actualité est indéniablement intéressante et le style de Maupassant nous fait passer un bon moment de lecture. Malgré tout, Georges Duroy m’a été trop insupportable pour que ce bon moment de lecture se transforme en un très bon moment de lecture. Je pense que j’aurais préféré un personnage moins lâche, un cynique avec du panache qui aurait été tout aussi odieux mais irrésistiblement attachant.
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Allezjelis
  17 janvier 2021
Orgueil et préjugés de Jane Austen
La difficulté de parler de ce chef d’oeuvre

Ahhh…quelle difficulté que de me mettre à écrire sur « Orgueil et préjugés ». Comment rendre justice à la grande Jane Austen, auteure incomprise de son vivant et sous-estimée (on a d’ailleurs cru, le siècle suivant sa mort, que le livre venait de la plume d’un homme tant ce livre était jugé bien écrit !) ? La période s’y prêtant bien, j’ai profité des vacances de Noël pour relire ce classique de la littérature anglaise ! Et quel plaisir !



Le cynisme face à l’injuste condition fémine

Par l’ironie de sa plume et de son esprit vif, Jane Austen dépeint avec cynisme la condition peu envieuse des femmes de son époque. En conséquence, des scènes pleines d’humour et des dialogues piquants se succèdent, mettant en lumière les déséquilibres entre aristocrates et petites gens, mais aussi entre hommes et femmes. Dans cette histoire, les contrastes entre les classes sociales sont saisissants ! Les uns / unes ne pensent qu’à s’élever (par des alliances comme le mariage), tandis que les autres ne pensent qu’à se préserver des rangs inférieurs pour garder intacte leur riche condition.



Des personnages intenses et contrastés

Afin d’éviter de spoiler (même si c’est un classique), je vais me contenter de faire un petit point sur les personnages et finir là-dessus. Elizabeth, qui est la cadette de la famille Bennet et autour de qui tourne principalement cette histoire est sans aucun doute mon personnage favori. Elle est intelligente, insolente, passionnée et profondément imparfaite. Elle donne d’ailleurs un beau contraste vis à vis de sa mère qui est tout bonnement insupportable et qui m’a donné matière à rire plus d’une fois ! Un dernier petit mot pour dire que je porte avec amour M. Darcy dans mon cœur !



Conclusion

En conclusion, ce livre est sans aucun doute mon classique préféré. Des personnages intenses, attachants, différents et torturés se partagent l’intrigue avec violence. C’est enfin l’écriture de Jane Austen, pleine de finesse et d’humour qui a conquis mon coeur de lectrice.
Lien : https://allezjelis.com/jai-l..
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bouliboula78
  17 janvier 2021
Les classiques de la poésie française : Stéphane Mallarmé - Recueil de vers et de poésie de Stéphane Mallarmé
S'il fallait dire les choses simplement, on pourrait avancer qu'il y a des poètes qui accumulent, développent, font croître leurs phrases jusqu'à l'explosion, les délitent... Mallarmé fait à peu près pareil, mais dans la concision : il creuse, il triture la langue, il recherche sans cesse à condenser les vers pour les faire briller, il fait un ouvrage de bijoutier. C'est rond, c'est plein, ça résonne de tous côtés, ça fait jaillir du sens de partout. A ce titre regarder les versions des manuscrits est vraiment étonnant : travail fou, acharné, sur quelques mots, poèmes retravaillés encore et encore des années plus tard, travail d'une vie. Les études génétiques des poèmes montrent bien qu'une densité référentielle, celle du poids du monde et des êtres, s'estompe progressivement chez Mallarmé pour faire chanter les mots. Au vide d'une esthétique symbolique, toujours tournée vers les mots, le réel s'estompe, s'efface. Jusqu'à la vie du poète lui-même : pour Mallarmé, le créateur doit s'effacer, "laisser l'initiative aux mots", il faut redonner un sens plus pur "aux mots de la tribu", celle des mots de tous les jours, et pour cela inventer un langage total, neuf. L'art de Mallarmé est dans la concision, non pas l'opacité. Condenser, sertir, sur-structurer la langue pour lui donner de l'éclat, trouver toujours le mot le plus pur. Si bien que si le réel s'efface, devient ombre, non-existence, abolition dans l'espace du poème ("aboli bibelot d'inanité sonore"), c'est avant tout pour donner toute leur place aux mots, les faire sortir de leur usage et leur donner une portée nouvelle : Mallarmé était à la recherche de la clarté. Ce sont peut être ses interventions critiques et son mépris pour le langage courant qui ont donné cette image d'élitisme, avec laquelle il a probablement joué. Mais le poète était beaucoup plus complexe que ce que la tradition pseudo-universitaire laisse transparaître, elle qui souvent appose des étiquettes et des codifications arrêtées trop rapidement : il suffit de lire attentivement "L'Après-midi d'un faune", cet "admirable poème cochon" selon les mots de Verlaine, pour entrevoir en filigrane - ô nous lecteurs rougissants ! - des scènes bien plus crues et érotiques dans leur vraie profondeur que cet érotisme de surface, vain et creux, que l'on prête à notre modernité.



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