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Dernières critiques
kerfendal
  07 février 2020
Traité d'économie politique de Jean-Baptiste SAY
Ouvrage excellent car il retrace toutes la pensée de JB Say, dommage que le tome 3 sur le catéchisme d'économie politique ne soit pas disponible, l'éditeur ne donne même pas de date de parution.Ceci est très cavalier vis à vis des lecteurs sachant que tous les autres tommes sont déjà sur le marché.
Lien : https://ecoparis.wordpress.c..
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UnKaPart
  31 janvier 2020
L'Art de la guerre de Sun Tzu
Pour ceux qui ne connaîtrait pas ce classique, il s’agit d’une compilation de conseils militaires rédigés à une date floue (sans doute la charnière des Ve et IVe siècles av. J.-C) par un type dont on ne sait rien. Ouvrage de haute valeur sur la conduite stratégique et tactique de la guerre, ses enseignements restent d’actualité, moyennant quelques adaptations, vu qu’on se bat assez peu à la hallebarde de nos jours.





L’art de la guerre est souvent mis en comparaison avec De la guerre de Clausewitz, avec pas mal d’oppositions entre les deux. Sur ce point, je vous renvoie à Wikipedia (artcile "L'art de la guerre", paragraphe "Dans la pensée occidentale"), qui propose une version concise et claire. Je trouve que cette opposition n’a pas grand sens vu la nature des enjeux militaires qui préoccupent chacun de ces deux penseurs, guerre de conquête avec le minimum de casse chez l’un, guerre d’anéantissement chez l’autre.





Je trouve plus intéressant de comparer L’art de la guerre à ce qui se fait à la même époque en Europe, en particulier chez les Grecs, qui ont posé les bases du “modèle occidental de la guerre” (Victor Davis Hanson), avec recherche de l’affrontement décisif en bataille rangée. Donc une guerre qui fait l’impasse sur le renseignement (l’ennemi est connu, c’est la cité d’à côté), le harcèlement, la guérilla, le mouvement, la poursuite (de toute façon, sans cavalerie, à pied et en armure, tu ne poursuis pas grand monde). Une doctrine qui mise tout sur le fantassin (donc lent) et le choc, et même si par la suite les Romains s’adapteront pour une plus grande souplesse (dont l’absence a valu à la phalange de se voir annihiler, cf. le cas d’école des Cynocéphales en 197 av. JC), ils resteront démunis face aux peuples cavaliers (Scythes et Parthes), qui jouent de leur mobilité et du harcèlement à distance.

Sun Tzu, c’est tout l’inverse. Ses conseils regorgent de souplesse, de mouvement, d’évitement, de reconnaissance, de renseignement (concept qui n’apparaîtra dans les manuels militaires européens qu’aux XVe-XVIe siècle). Il est aussi beaucoup question de ruse et de duperie, à mille lieux des conceptions médiévales européennes où la guerre doit se mener dans l’honneur. Ça m’a toujours fait rigoler de voir associer conduite honorable et boucherie : il n’y a jamais eu le moindre honneur ni la moindre gloire à charcuter des gens. D’autant plus marrant qu’en Europe, l’arbalète, l’arquebuse et les premières bombardes seront considérées comme des inventions diaboliques – vous pensez, capables de percer une armure et d’abattre de preux chevaliers, maniées par des péons, que voilà de viles armes – mais ça n’empêchera pas les généraux d’en employer à fond les ballons, tout déshonorant que soit leur emploi.

Bref, c’est pour ça que j’aime Sun Tzu. Son approche ne s’encombre vise au pragmatisme sans s’encombrer de fantaisie. Ses conseils prônent la souplesse et l’adaptation, soit la seule et unique base valable de toute tactique. La guerre n’est qu’adaptation du grand et beau plan initial aux réalités pratiques.





Le mot de la fin concernera l’application de Sun Tzu au quotidien… On peut, mais je déconseille. Je rappelle qu’on parle d’un ouvrage militaire et que son champ d’étude et de conseil couvre la guerre, pas autre chose. Il ne s’agit pas d’un manuel d’économie ou de développement personnel.

Le monde de l’entreprise a découvert l’existence de Sun Tzu dans les années 80 et a adapté L’art de la guerre à son fonctionnement. Suffit de voir la place qu’occupe le champ lexical de la guerre dans le discours économique. On attend toujours les bienfaits du néo-libéralisme… Le seul résultat d’une guerre, qu’elle soit militaire ou économique, c’est de causer beaucoup de victimes et de faire plus de perdants que de gagnants (cf. n'importe quel manuel d'histoire).

Quant au versant développement personnel, la chose revient à considérer l’autre comme un adversaire par essence et envisager toute forme de relation humaine comme fondée sur l’affrontement. Pas de concorde possible, rien que du conflit.
Lien : https://unkapart.fr/l-art-de..
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Behemoth
  08 novembre 2019
L'Art de la guerre de Sun Tzu
Sage, intemporel et universel. Un grand esprit synthétise clairement des tactiques applicables aussi bien à la guerre que dans le monde du travail ou dans la vie quotidienne. Avant tout une réflexion sur le fonctionnement de l'humain.
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