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Un bruit de balançoire

Christian Bobin est parti si vite mais ses écrits restent un baume pour tous les cœurs en quête de beauté.

"Notre coeur-enfant" ne meurt jamais tout à fait par la grâce d'auteurs comme celui ci.

Cette phrase vaut toutes les déclarations :

" Les livres sont des âmes, les librairies des points d'eau dans le désert du monde. "

Christian Bobin a composé ce récit avec Ryokan , moine zen qui a vécu il y a des siècles. C'est ce que nous pouvons nommer l'empathie. Ryokan s'est lui même abreuvé aux mots de Dogen, autre âme incarnée.

"Je ne crois pas ce qu'on me dit. Je crois à la façon dont on me le dit."

Christian ne juge pas d'après les apparences, il remonte toujours à la source. Il nous parle de personnes, d'êtres simples et intenses .

Mais ce livre est aussi un hommage aux poètes massacrés, telle Marina Tsvetaeva. Une douceur de témoignage.

Notre auteur, presque notre Ami, aime tous les êtres vulnérables, hommes et animaux.

"Les animaux sont des lettres qui traversent nos jours. Notre recours en grâce est dans leurs yeux."

Il s'adresse aussi aux arbres, à la nature en général, à sa bonne ville du Creusot, il demande pardon aux assassinés des ghettos. C'est un homme, un vrai, un souffle qui nous rend plus forts, plus heureux, plus tolérants.

Nous croisons aussi Nerval et la mère de Christian Bobin, qui s'est enfuie de la dalle de ciment pour rejoindre les oiseaux. Kafka est présent.

Ce récit est à lire et à relire pour savourer les détails, loin du vacarme contemporain. Il délivre une musique inimitable.

À cette heure, Christian et Ryokan sont assis l'un à côté de l'autre, contemplant, aimant, appréciant chaque détail.

Les anges "s'attardent dans les livres bien après la fermeture de l'encre."

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Kinderzimmer

J'ai beau lire beaucoup de livres sur la guerre, romancés ou non j'en apprends toujours sur l'horreur de ce que l'humanité a fait et vécu.

Ici nous accompagnons Mila qui arrive dans un camp enceinte de 3 mois.

Après la découverte du camp, la faim, la soif, sa méconnaissance sur sa grossesse, le froid et les morts, Mila suivi, même si chaque jour est une petite mort.

Puis dans les derniers chapitres on y trouve de l'espoir dans le tragique.

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Le Manteau

Akaki Baschmaschkin est employé comme copiste dans une des nombreuses administrations de Saint-Pétersbourg.

Vivant difficilement de son salaire, le voilà contraint de devoir changer de manteau, celui-ci étant devenu bien trop fin pour les rudes hivers.

Dès le début de cette nouvelle, nous comprenons bien que quelque chose va arriver à ce nouveau manteau, et de surcroit à Akaki, et surement pas quelque chose de bon. Vol, maladie et fantôme. Je ne suis pas entrée dans l’histoire bien que le début fût prometteur.

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