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JMLire17
  11 octobre 2017
Bérézina de Sylvain Tesson
Au croisement du récit historique et du récit de voyage, ce livre de Sylvain Tesson est à la retraite de Russie, ce que le livre de Jean Paul Kauffmann, " La chambre noire de Longwood " est à l'île de Sainte Hélène. Pour retracer la débâcle, l'hécatombe humaine qui marquera le début de la fin de l'Empereur, Tesson a choisi de faire un périple hors du commun. Avec 4 acolytes, il relie Moscou à Paris, en hiver, en empruntant le tracé de " la grande armée ", sur et dans des side-cars mythiques en Russie, des "Oural ". Ils progressent sous les bourrasques de neige, slaloment entre les camions, endurent les froids extrêmes, réparent dans les pires conditions ces motos anciennes. Au fur et à mesure du voyage, il rappelle, les " hauts lieux " de l'histoire, il commente les drames vécus par les grognards poursuivis par les cosaques. Pour cela , il s'appuie sur ses lectures des témoignages de ceux qui ont vécu, combattu dans ces plaines couvertes de neige, qui ont traversé les fleuves gelés, dont la célèbre " Bérézina ", sur des ponts de bois qui s'écroulaient, engloutissant par centaines hommes et chevaux. Pendant les haltes, il se réchauffe à la vodka, note et médite, sur le destin de Napoléon, sur ce qui reste de son règne, sur le sort de ses maréchaux, généraux, soldats, des civils qui les accompagnaient, et des animaux qui tiraient, portaient et finissaient par nourrir, abritaient, réchauffaient, cette troupe entraînée dans un rêve de mégalomane. A l'inverse, pour évoquer l'isolement de Sainte Hélène, Jean Paul Kauffmann avait choisi de faire le voyage solitaire en bateau, pour rejoindre l'île perdue au milieu de l'Atlantique et mettre ses pas dans ceux d'un homme déchu. Dans leurs écrits, on perçoit bien que l'un et l'autre sont fascinés par l'empereur, et chacun a choisi une méthode adaptée aux événements qu'il voulait commémorer. Il est intéressant de remarquer que concernant Napoléon, c'est plutôt son déclin qui passionne les écrivains qui veulent se frotter à l'histoire. L'épopée du vingt et unième siècle de Sylvain Tesson, paraît quelquefois un peu sur-jouée, mais l'écriture fluide, en fait une lecture plaisante.
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Crocroche
  10 octobre 2017
Bérézina de Sylvain Tesson
Sylvain Tesson est un personnage que j'apprécie beaucoup.

Ce texte m'a beaucoup plu. Je suis un passionné de la Russie et l'auteur aime la parcourir de manière aventureuse. J'aime beaucoup l'humour de Tesson et son côté iconoclaste.

Ce livre m'a donné envie de lire les Mémoires du sergent Bourgogne ainsi que celles de Caulaincourt dont il est perpétuellement fait mention dans l'ouvrage.

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krzysvanco
  03 septembre 2017
Bérézina de Sylvain Tesson
Sylvain Tesson, à l'occasion du bicentenaire de la campagne de Napoléon en Russie, décide avec trois autres compagnons de route d'entreprendre la route qu'a suivie l'Empereur lors de la retraite de Russie. Cette route, ils la feront en side-cars russes, des "Ourals", motocyclettes adaptées au climat et aux routes de l'Est.

Le récit alterne les épisodes de leur voyage de 2012 avec l'effroyable odyssée de l'armée française en déroute en 1812.

Les Russes s'efforcent de ne pas la combattre de front, privilégiant plutôt la voir lutter contre l'hiver russe, et la forçant à prendre le même trajet qu'à l'aller, avec pour conséquence de ne pouvoir trouver ravitaillement dans les localités dévastées lors de leur entrée en Russie.

Le récit est vivant, certes le trajet de Sylvain Tesson, non exempt de difficulté pourtant, n'a rien à voir avec l'horrible marche de la grande armée. Cette marche nous est relatée avec précision, elle est bien documentée, l'auteur se basant sur les écrits de deux témoins directs de cette retraite.

La retraite de Russie et la traversée de la Bérézina m'était bien connue, mais se la voir rappelée et la revivre ne fut pas inutile.

Le contraste entre les deux équipées est intéressant et permet à Sylvain Tesson et ses compagnons de relativiser les problèmes, bien réels pourtant, mais sans commune mesure avec ceux encourus par les soldats de. Napoléon.

Beaucoup de touches d'humour, beaucoup de réflexions sur le personnage de l'Empereur parsèment le récit.

Ce fut un moment de lecture très agréable, et j'ai apprécié les belles photos de Thomas Goisque qui illustrent le livre.
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