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Dernières critiques
ParradelPrado2018
  24 mai 2018
Le Petit Prince de Antoine de Saint-Exupery
Conté d'enfants qu'il illustre luí -même a l'aquarelle,la dimension allégorique,satirique et mélancolique,de l'œuvre impliqué pour la plupart des commentateurs,un lectorat adulte.
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DanD
  23 mai 2018
Perros que duermen de Juan Madrid
Perros que duermen. Chiens qui dorment. Des chiens qui passent et reviennent tout le long du roman. Les chiens ensauvages qui mangent les cadavres abandonnes pour un temps dans la ligne de demarcation entre fascistes et republicains a Madrid en 1936. La meute de chiens qui hante les cauchemars d'un homme qui a vu cela. Et, metaphoriquement, les hommes qui attendent leur heure, qui se mettent en veilleuse patiemment, pour mieux montrer leur crocs au moment voulu, mieux depecer leurs victimes, comme des chiens qu'on croyait apprivoises et qui redeviennent loups. Et m'est revenue en tete, pour ne plus me quitter pendant ma lecture, la course effrenee, effrayante, de chiens, qui ouvre le film d'Ari Folman, Valse avec Bachir (un film dechirant, a voir).



Juan Madrid est un vieux auteur de polars. Mais il a attendu longtemps avant d'inserer ses vecus d'enfant et le vecu de ses parents dans une de ses fictions policieres. Car dans ce roman tout est fiction mais on sent que l'athmosphere y est soutenue par force details qu'il a connu intimement.



C'est donc un polar. Bien noir. Noir surtout parce qu'il est leste de grandes accusations, portees sur les politiques a outrance et les agissements barbares des franquistes pendant la guerre civile et surtout après leur victoire. Mais aussi portees sur les etats democratiques de l'epoque, couards pendant la guerre et opportunistes après, preferant appuyer une dictature pour cause de guerre foide avec l'URSS. Celle-ci ne s'en sort pas mieux, ses manupilations (en fait l'elimination de non-communistes) n'ayant eu pour effet (peut-etre pour but?) qu'affaiblir la republique.



Derriere et devant la charge accusationnelle, denonciatrice, il y a un polar. Il y a un assassinat horrible, en fait deux. Il y a une investigation, qui commence dans les annees 30 du XXe siècle et finit dans les annees 2000. L'investigation que poursuit en cachette un policier contre les ordres de ses superieurs, esperant s'en servir comme d'un joker dans le jeu politique espagnol. Une investigation qui produira des accointances inusitees, des relations etranges entre un phalangiste invetere et un ancient combattant republicain enferme en prison puis dans un camp de travaux forces.



Le lecteur sera donc promene en diverses epoques et en divers endroits. La bataille de Madrid en 1936. Celle de Teruel en 38. Burgos, la capitale magouillarde du franquisme, entre 36 et 38. Malaga dans les annees 40, quand des opposants embusques revent d'un renversement du regime et sont trahis par les americains. Les prison de Puerto de Santa Maria et les camps de l'apres-guerre. Le Madrid des annees 50, ou chacun essaie de se forger une identite, la plus neutrale possible. Celui de l'agitation etudiante des annees 70. Et enfin les annees 2000, ou tout le monde parait vouloir tout oublier. Toute cette promenade, tous ces allers-retours font de ce polar presque un roman-temoignage, magnifiquement documente sur differentes epoques. Et qui reste, malgre ce "fardeau", captivant a la lecture.



Un bon polar. Un roman tres fort. Mais gaffe aux chiens: ils risquent de vous poursuivre.



P.S. Comme souvent, je dois remercier Pecosa, qui m'a oriente vers ce livre.

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stcyr04
  22 mai 2018
Le Partage des eaux de Alejo Carpentier
Un musicologue et compositeur hispano-américain évoluant dans un milieu très civilisé et cultivé, quitte la ville anonyme pour s'en aller dans les immensités solitaires de la forêt vierge du Venezuela, afin d'étudier pour le compte d'une université les instruments de musique indigènes et primitifs





Le partage des eaux est le roman le plus autobiographique d'Alejo Carpentier. Cette plongée dans un présent immuable, loin du simulacre social de la civilisation moderne est l'occasion pour le personnage du récit d'une révision de son sens des valeurs par le retour à la vie primordiale. Ce roman qui prend la forme d'un récit de voyage parle dépaysement qu'il entraîne et aussi un roman de formation par le changement progressif du regard et de l'attitude du personnage plongé dans un univers qui ne lui est pas coutumier.
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