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ErnestLONDON
  11 avril 2017
Duro compañer@s de Pauline Rosen-Cros
Le 15 mai 2006, le Syndicat National des Travailleurs de l’Éducation (S.N.T.E.) décide, comme chaque année, d’occuper la place principale de la capitale de l’État d’Oaxaca afin de faire pression sur le gouvernement et obtenir un budget plus important pour acheter des livres et du matériel mais aussi des chaussures pour les élèves, pour financer les transports et des petits-déjeuners.

Le 14 juin, à quatre heures trente du matin, 2 000 policiers envahissent la place pour l’évacuer. Rejoints par la population prévenue par la radio, après six heures d’affrontements, les enseignants repoussent l’assaut.



Ce même jour, Pauline Rosen-Cros, jeune photographe lyonnaise, arrive à Oaxaca et va se trouver brusquement immergée dans ces évènements qu’elle va chercher à comprendre.



Article complet en suivant le lien.
Lien : http://bibliothequefahrenhei..
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redblue
  24 avril 2012
L'Egalité animale expliquée aux humain-es de Peter Singer
Dans ce petit opuscule, l'éthicien Peter Singer tente d'expliquer pourquoi le mouvement de libération animale doit prendre de l'ampleur dans les années à venir et sur quels principes repose l'action de ceux qui y adhèrent. L'argument principal est celui de l'anti-spécisme : soit le rejet de l'idée d'une ligne de démarcation entre les hommes et les animaux qui feraient de ces derniers une propriété à exploiter, une masse vivante dont on nierait les intérêts. L'anti-spécisme revient à considérer les animaux dans une optique d'égalité avec les humain-es. Il replace cette ligne de défense que les animaux souffrent et ont une sensibilité dans l'histoire des idées (l'utilitarisme de Bentham) et des civilisations (le bouddhisme). Il montre qu'un devoir moral existe envers eux mais avoue tout de même la complexité à mettre en œuvre ce précepte qui oblige à de nombreux renoncements (végétalisme absolu, arrêt des expérimentations...).



L'analyse est ramassée mais présente clairement les enjeux et les outils de l'antispécisme qu'il développe dans d'autres ouvrages de taille plus importante. C'est au demeurant un bon outil de sensibilisation.
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de
  27 novembre 2011
Avorter : Histoires des luttes et des conditions d'avortement des années 1960 à aujourd'hui de Collectif IVP
Dans la chronologie des dates qui semblent faire histoire de l’avortement, loi de 1920, loi Veil, loi Neiertz, etc « nous ne retrouvons pas les femmes et leurs luttes, individuelles quand elles avortaient en risquant leur vie et la prison, puis collectives avec le mouvement des femmes. »



Illustré par des affiches, des exemples et témoignages situés à Grenoble, ce livre revient sur les luttes des femmes, des féministes, sur leur occultation dans l’institutionnalisation précaire des années 80. « Nous allons parler de ce que nous, femmes d’âges, de classes, de sexualités, de cultures et d’origines différentes, nous avons subi, conquis, vécu, dans nos vies et dans nos corps quand il s’agit de choisir d’enfanter ou non. »



Y compris dans l’usage du vocabulaire, le point de vue ne peut être neutre « Les femmes sont réellement invisibilisées puisque l’on parle au masculin d’hommes et de femmes » Pourquoi ne pas généraliser l’utilisation, comme proposé, d’un « illes » pour les pluriel-le-s.



Avant 1961, les histoires de « faiseuses d’anges » punies, guillotinées, oublient et dénient le rôle central des politiques étatiques et des institutions médico-religieuses. « En réalités, les terribles conditions d’avortement sont le fruit d’un système politique qui condamne les femmes à faire ce choix dans les plus mauvaises conditions. »



L’ouvrage est divisée en plusieurs chapitres.



« Avant 1961 : la répression de l’avortement » analyse l’unité des pouvoirs politiques, médicaux et religieux contre la maitrise de la fécondité par les femmes et les premiers actes publics de résistance.



« De 1961 à 1974 : Les luttes pour l’avortement libre et gratuit » et le rôle du planning familial, sans omettre la place des groupes non-mixtes, « le privé est politique », le « manifeste des 373 salopes », les comités MLAC, la méthode Karman (avortement par aspiration), le tout abondamment illustré.



« De 1975 à 1979 : la légalisation de l’avortement », « De 1980 à 2000 : L’institutionnalisation des luttes » mais aussi les centres autonomes d’IVG, et « De 2000 à 2008 : Progrès et détérioration du droit à l’avortement ».



La conclusion « Comment voulons-nous avorter et dans quelles conditions ? » est suivie de la reproduction partielle d’un beau texte de Christine Delphy, paru dans Le monde.



« En tant que femmes, nous ne nous satisferons désormais de rien de moins que tout. » cette phrase donne le ton de cet ouvrage à diffuser très largement.



Sur le même sujet : CADAC : Une conquête inachevée : le droit des femmes à disposer de leur corps, coordonné par Valérie Haudiquet, Maya Surduts, Nora Tenenbaum (Editions Syllepse 2008)
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