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Dernières critiques
Carciofi
  20 mai 2019
Le fil de Bourdin C
Lu en 1994, relu cette année. Hommage aux hommes courageux, jeunes et virils.
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Wozniaksandy
  17 mai 2019
Poésie : Tome 1 de Michel Butor
Les poèmes de Michel Butor sont épiques, sans attaches particulières. La subjectivité n’y est de mise qu’à l’expérience de l’extériorité du monde, d’autrui.

Butor entendant ne rien négliger des réalités hautes ou basses a élargi et assoupli la syntaxe physique du poème. Il est un auteur en quête de soi et qui a restitué à travers ses poèmes toutes les facettes de son mystère sans jamais totalement le révéler. Chaque élément dans son travail est une trouvaille, l’ensemble un dispositif de recherche, une somme littéraire, un dépôt très précieux de poésie.

Écrits avec une grande simplicité, les poèmes de Michel Butor sont passionnants et permettent de mesurer l’envergure du champ intellectuel qu’ils traversent.
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le_Bison
  14 mai 2019
Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire
"Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage

Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,

Qui suivent, indolents compagnons de voyage,

Le navire glissant sur les gouffres amers.



A peine les ont-ils déposés sur les planches,

Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,

Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches

Comme des avirons traîner à côté d'eux."



L'albatros.



L'air piteux, j'ai ressorti d'un carton tout poussiéreux, ces fleurs du mal, fleurs jaunies et fanées de les avoir laissées dans un coin sans les arroser. Le pichet d'eau à la main, je te rassure, dans l'autre, il y a ce verre de petit jaune qui m'accompagne, je replonge dans ces mers et redécouvre toutes les annotations que j'avais soulignées au crayon à papier HB de l'époque, si je me souviens bien, c'était au siècle dernière, livre que j'ai choisi pour l’épreuve de français d'un baccalauréat passé sans passion ni idéal.



Il y a peu - très peu même - de bouquins qui ont marqué ma carrière du fond de la classe, écouteurs autour du cou, coude sur le radiateur, le regard porté sur mon silence déjà abyssal. Peut-être est-ce même le seul, l'unique qui a retenu toute mon attention. A défaut d'idéal, je pense que j'étais déjà attiré par le spleen, des prédispositions probablement à me sentir pas à mon aise dans cette vie-là.



"Vous êtes un beau ciel d'automne, clair et rose !

Mais la tristesse en moi monte comme la mer,

Et laisse, en refluant, sur ma lèvre morose

Le souvenir cuisant de son limon amer."



Causerie.



Je pioche quelques lignes par-ci par-là, dans ce recueil aux écueils souvent sombres. C'est en cela que je me dis qu'il faudrait l'avoir toujours sur soi. Dans la poche de gauche, ces fleurs du mal ; dans la poche de droite, les contes de la folie ordinaire. Ainsi équipé, du spleen et de l'idéal, ces souvenirs de pas grand chose m'accompagneront à la tournée des bistrots. Après tout, la poésie est signée Charles dans les deux opus et aucun Charles ne refusera de partager avec mon spleen l'idéal d'une absinthe ou d'une bière. Il m'arrive même de me sentir à la terrasse d'un café, ces deux poètes posés sur la table encadrant respectueusement mon verre. J'imagine alors cette brune passer, au sourire indécent et au regard incandescent. Elle s'assoit en face de ma tristesse, les paris sont ouverts pour savoir sur quel Charles va-t-elle commencer la discussion.
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