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Dernières critiques
Apikrus
  02 août 2020
Sous le vent de la pampa de William Henry Hudson
L'auteur est né en 1841 à une vingtaine de kilomètres au sud de Buenos Aires dans une famille originaire du Devon anglais. En 1874, après une jeunesse passée dans la pampa, il quitte l'Argentine pour Londres afin d'étudier.



Ornithologue et naturaliste, William Henry Hudson nous décrit ici ses observations dans la pampa ainsi que le fruit de ses réflexions. Comme l'entomologiste français Jean-Henry Fabre (cf. ses remarquables « Souvenirs entomologiques »), Hudson s'interroge sur les origines de comportements d'animaux, tente de faire la part de l'inné ou instinctif et de l'acquis. Hudson observe tous les animaux qui l'entourent : mammifères, oiseaux, insectes,… Il lit aussi ses contemporains, en particulier Wallace et Darwin qu'il cite abondamment, et écoute d'une oreille critique les témoignages de ceux qui côtoient les animaux qu'il évoque. Ses descriptions sont à la fois précises et pleines de poésie, ses réflexions sont souvent pertinentes. Les progrès scientifiques ont pu nuancer ou contredire certaines d'entre elles, mais en confirmer d'autres. Il décrit déjà le phénomène d'imprégnation chez des oiseaux présenté et interprété une cinquantaine d'année plus tard par Konrad Lorenz (sur des oies), qui valut à ce dernier un prix nobel d'éthologie partagé avec Nikolaas Tinbergen et Karl von Frisch.



Hudson dénonce déjà l'influence néfaste de l'homme sur son environnement.

Son témoignage résonne aujourd'hui de manière étonnamment moderne : il serait effaré de la manière dont nos contemporains continuent à détériorer notre planète et sa nature...

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Marie987654321
  26 juillet 2020
La vie sexuelle des cannibales de Maarten Troost
Sous ce titre un peu racoleur se cache le récit des deux années passées par l'auteur àTarawa, atoll des Iles Kiribati, un petit chapelet d'iles indépendantes du côté des Fidji, de Tuvalu et des Samoa.



Le récit est mené sur le ton de l'humour, de la dérision et de l'autodérision. Il se présente comme un jeune diplômé un peu immature qui suit sa compagne qui vient d'obtenir un poste aux Iles Kiribati. Ils vont découvrir l'envers du paradis imaginé : la chaleur étouffante, l'eau dans des citernes grouillantes de vie, la pauvreté, le manque d'hygiène. La première baignade dans le lagon aux eaux turquoises est interrompue par la vision d'un postérieur en plein effort de défécation dans l'eau.



Dans les premières pages, j'ai craint le regard un peu supérieur de l'occidental, incapable de s'adapter et qui ne sait que se moquer.. Ce n'est pas faux parfois mais la capacité de l'auteur à s'en prendre aussi à lui-même, à sa naïveté, à son oisiveté de surfeur est plaisante. Passé l'inattendu premier contact, il s'intéresse à ce pays et à ces habitants. Certes, ses descriptions ne sont pas toujours flatteuses : la corruption des dirigeants; la panique et le désarroi lorsque la bière n'est pas livrée à temps (y compris celle de l'auteur devenu accro) ; le bubuti, amusante tradition grâce à laquelle une personne qui convoite une chose qui vous appartient peut simplement venir vous le demander. Rien de tel pour éviter l'envie d'enrichissement !



Il se désole aussi de voir à quel point ces iles et leurs habitants sont laissés pour compte ; sauf quand il s'est agit de faire exploser quelques bombes nucléaires. On y vend des produits périmés, des bières et toute sorte de choses en plastiques alors que l'ile n'a aucune capacité de traitement des ordures. D'immenses bateaux de pêches viennent piller le thon au point que personne n'en pêche plus pendant des semaines.





Finalement, il les aime, se fait des amis et Tarawa devient son " chez lui" au point qu'il a peur de retourner aux États-Unis. D'ailleurs lui et sa femme repartiront à nouveau pour le Pacifique.
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Snail11
  26 juillet 2020
Un été dans la Sierra de John Muir
John Muir nous compte son été dans la Sierra Nevada, en1869, sous forme d’un journal nous présentant ses découvertes et sensations au jour le jour. Il découvre la Yosemite Valley en conduisant en transhumance un troupeau de moutons, seuls animaux ne trouvant guère grâce à ses yeux.

Après un petit bulletin météo et une description poétique des nuages, John Muir, émerveillé et charmé par la beauté de tout ce qui l’entoure, décrit les plantes, les arbres, les animaux, les rochers, les cascades et les montagnes observés avec richesse de détails et enthousiasme. Il est en communion et vibre pour cette Nature sous toutes ses formes, pour lui l’œuvre magnifique de Dieu.

Par contre, il ne perçoit pas les Indiens positivement et les qualifient souvent d’êtres sales.

Ce livre nous invite à l'observation de la Nature, à retrouver notre émerveillement devant elle, à ressentir le lien nécessaire avec elle pour notre équilibre et à la respecter.

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