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Sabrina1988
  07 juin 2020
La Couleur pourpre de Alice Walker
Je connais ce livre depuis une dizaine d'année mais ne l'avais encore jamais lu du début à la fin. J'ai étudié certains passages en cours d'anglais renforcé en classe de terminale littéraire au lycée. La professeur nous avait également diffusé certaines scènes de l'adaptation cinématographique faite par Steven Spielberg en V.O..



Le livre a marqué le réalisateur, comme précisé dans la 4ème de couverture :

"Je suis passé de la colère au rire et du rire aux larmes ; enfin, j'ai éprouvé tous ces sentiments en même temps. Il y a des années que je n'avais pas lu un livre qui ait suscité en moi pareille émotion."

Je rejoins complètement le réalisateur sur ce ressenti d'après lecture.



Ce roman est exclusivement épistolaire, ce qui fait incontestablemet la force du récit.

Les États-Unis des années 30. Celie et Nettie sont deux jeunes soeurs noires fusionnelles. Au décès de leur mère, leur père, violent, se remarie avec une jeune fille qui à l'âge des deux filles. Celie écrit au "Cher bon Dieu" ses drames, ses espérances, ses craintes, ses envies.



Le père a violé Celie, qui a donné naissance à deux enfants, qu'elle ne connaîtra jamais. Elle les imagine tués par son père incestueux.

Celie se sacrifie constamment pour que sa soeur cadette ne subisse pas les mêmes sévices de leur géniteur. de plus, elle se dévoue pour un mariage forcé avec un homme veuf qui convoitait Nettie, Albert. Elle rêve d'une meilleure vie pour sa soeur. Celie quitte donc la maison familiale et se retrouve avec l'homme qui a déjà des enfants de sa précédente union, et qui a tué sa femme de par ses excès de violences. Elle appelle son mari Monsieur ... et ne partage rien avec lui, elle lui est entièrement soumise que ce soit pour les tâches ménagères, pour le travail dans les champs, pour s'occuper des enfants qui la méprisent, ou pour accomplir sans désir son devoir conjugal.

Elle subit sa vie. D'autant plus qu'Albert ne cache pas sa maîtresse, Shug, une chanteuse pleine de charme, que Celie admire. Cette famille recomposée va d'abord accueillir Nettie, mais Albert la chassera ensuite. Les soeurs vont donc être de nouveau séparées en se promettant de s'écrire quoi qu'il arrive.

Mais Celie ne recevra aucune lettre de sa petite soeur. Elle continue d'écrire, espérant que tout se passe pour le mieux pour elle.







Peu à peu on avance avec les soeurs et on rit, pleure, frissonne avec elles. Leurs histoires croisées nous font espérer des retrouvailles mais plus le temps passe, moins l'on y croit.



Vont-elles se retrouver ? Ou va-t-il arriver un drame à l'une d'elle ou aux deux, elles qui sont nées dans la pauvreté, la violence et la ségrégation ?



Livre malheureusement encore d'actualité au XXIème siècle concernant son sujet principal : le racisme et la traite des noirs.

Hâte de découvrir le l'adaptation de Spielberg, de voir comment il a pu retranscrire des échanges épistolaires en images.
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Ambages
  04 mai 2020
La Couleur pourpre de Alice Walker
« - Et que si tu te demandes pourquoi tu es noir, ou un homme ou une femme ou un arbre, ça ne veut rien dire si tu ne commences pas d'abord par : pourquoi tu es là, tout bêtement.

- Et alors, qu'est-ce que t'en penses, toi ? » …..



J'ai beaucoup apprécié ce roman qui a une puissance qui se découvre au fil de la lecture.



Au début, je ne me sentais pas plus attachée aux personnages qu'à l'histoire. Il est vrai que j'ai lu La couleur pourpre juste après avoir refermé Mon bel oranger, alors question pauvreté, injustice, violence physique… je ne voyais pas vraiment la différence.



Mais c'était sans compter sur l'écriture et l'intelligence de l'autrice, Alice Walker.



Elle a su saupoudrer petit à petit du liant entre les principaux protagonistes, complexifier progressivement l'histoire en abordant de nouveaux thèmes et en intégrant des personnages supplémentaires.



« Chaque Noir promène son royaume dans sa tête »



Et puis il y a une magie profonde dans les mots des personnages, dans leur manière d'être, de se décrire ou encore dans leur vision de la vie. C'est alors que le roman commence à vous prendre aux tripes, les personnages prennent corps, deviennent vivants, mieux ils vous parlent. Vous ressentez leur bonté, leurs défauts, vous écoutez leurs multiples questionnements et leurs souffrances et souriez de quelques touches de bonheur qui fleurissent de-ci de-là. A la fin vous vous réveillez le matin avec cette impression d'avoir rêvé d'eux. C'est pas magique ça ?! Cousu de fil blanc je dirai même…



….. « - Justement, qu'on est sur terre pour se poser des questions. S'interroger et interroger les autres (…) Plus je me pose des questions, plus je réfléchis, et plus j'ai d'amour en moi.

- Et les gens commencent à t'aimer en retour, je parie.

- Ben oui, il fait, l'air surpris. »

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Fuyating
  01 décembre 2019
La Couleur pourpre de Alice Walker
C'est un magnifique roman épistolaire, tout en émotions et en sensibilité. J'en ai beaucoup aimé le style, la façon de parler de Celie qui pouvait être parfois maladroite mais très touchante, très différente de celle de Nettie (bravo à l'auteure et au traducteur pour le rendu !).

Outre la forme donc, il y a bien sûr le sujet. Et quel sujet... nous y voyons la vie d'une famille noire et de leurs amis, les injustices qu'ils subissent, et la difficulté d'être Noir aux États-unis au début du XXème siècle. J'ai été outrée par certains comportements (viol, femmes battues, racisme etc.) qui donnent envie de se révolter.

J'ai trouvé très intéressant le rapport de certains personnages à la religion et leur façon de l'appréhender. J'ai également aimé les réflexions sur les actions missionnaires, sur la vision que pouvaient en avoir les Africains. Pour rester sur le sujet de l'Amérique, j'ai été bouleversée par la façon dont ont été chassés les villageois de leur terre ancestrale par des planteurs blancs de caoutchouc sans aucun scrupule !

Je me suis profondément attachée aux femmes de ce roman, à cette Sofia forte et haute en couleur, à Shug qui est impossible à faire rentrer dans des cases, à Nettie qui donne tellement d'elle pour aider son prochain dans son épopée missionnaire et bien sûr à Celie qui est particulièrement touchante et qui ne veut toujours que le bien pour tous malgré toutes les horreurs qu'elle a pu subir.

C'est donc un roman magnifique à la forme originale fort en émotions !

P.s : j'ai failli verser ma petite larme à la fin.
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