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Anne de France

Tout d’abord, qui est Anne de France ? Peut-être l’un des personnages les plus en vue de son temps comme aime à nous le démontrer Aubrée David-Chapy tout au long de son étude.



Anne de France est l’aîné et l’enfant préférée de son père, le défunt Roi de France, Louis XI mort en 1483. À 13 ans, en 1474, elle épouse Pierre de Beaujeu de vingt ans son aîné duc de Bourbon et proche de son père. C’est un personnage hautement important, cela va de soi. Les deux allèrent former un couple incontournable à la fin du XVème siècle en prenant en charge les affaires du royaume alors que le roi, Charles VII, qui devient roi à la mort de son père, n’a que 13 ans.



Anne de France n’a pas le titre de régente bien qu’elle en ait tous les attributs. C’est un peu la thèse de l’étude. La régence se « codifie » (p. 93) progressivement sous sa gouvernance. Elle n’est pas non plus reine, même si elle en a le pouvoir, l’autorité et le charisme. Elle est pragmatique, c’est pourquoi elle s’allie avec les gens du Parlement longtemps délaissés par son père Louis XI. C’est enfin une femme de pouvoir et, comme le dit l’auteure, elle a une « pratique virile du pouvoir » (p. 65). Elle cherche par tous les moyens, à obtenir la paix symbole de stabilité et donc de renforcement du pouvoir monarchique. Elle cherche également, comme son père avant elle, à accroitre l’État monarchique. C’est ainsi qu’elle obtient le duché de Bretagne en 1484, comme son père avait obtenu la Bourgogne en 1477. Le rattachement de la Bretagne est scellé par le mariage qu’elle obtient de son frère avec Anne de Bretagne en 1491.



Son premier acte, en tant que régente, est d’écarter l’un des prétendants à la couronne de France, Louis d’Orléans qui deviendra Louis XII à la mort de Charles VII en 1498, celui là même qu’elle a combattu lors de la « guerre folle » (1485-1489). Anne de Bretagne, veuve de Charles VII, deviendra même, en 1499, sa femme…

La « guerre folle » marque le début de cette « régence ». Le trône étant vide, chaque grand prince cherche à l’occuper. Anne doit donc tenir la légitimité monarchique, faire en sorte que son frère puisse succéder à son père dans un royaume qu’elle cherche à consolider. C’est après cette fronde à l’autorité royale que Charles VIII, qui monte sur le trône, décide de prendre les affaires du royaume en ouvrant son « Conseil » aux princes du France sans pour autant délaisser les époux de Beaujeu. Car sa place au sommet de la monarchie, il la leur doit. C’est, cependant, la fin de l’influence exclusive du couple ducal sur le jeune roi de France. Sous les conseils des princes qui lui font miroiter les charmes de l’Italie, Charles VII y part en guerre et laisse, une nouvelle fois, les affaires du royaume entre les mains d’Anne et Pierre.



Sous son autorité, elle se charge également de l’éducation des enfants royaux. Elle devient, de ce fait, une référence non pas uniquement pour le royaume de France mais aussi pour les diverses cours d’Europe. De nombreuses reines et princesses auront à faire à son éducation. Cette éducation qu’Anne leur inculque, elle le fait avec « prudence mondaine » et « sagesse calculée » (p.169). Ce sont ces valeurs qui façonnent l’idéal féminin pour les grands d’Europe. Le XVIème siècle sera ainsi imprégné des valeurs qu'elle aura transmise.

Car Anne de France demeure un modèle d’éducation et de piété. Cet idéal, c’est dans les écrits de Christine de Pizan qu’elle les trouve et qu’elle fait siens. Elle-même a rédigé ses Enseignements qui serviront de modèle de vertu. C’est enfin une grande amatrice d’art. Moulins, capitale du duché des Bourbons, devient, par sa présence, une « cour fastueuse et illustre » (p. 189) et un centre avant-gardiste de la Renaissance et des lettres.



Cet ouvrage se lit bien, on y apprend beaucoup. Je lui reprocherai certaine répétition. Je comprends que les sources viennent à manquer lorsque l’on travaille sur le moyen-âge et je vois que l’auteure a envie de nous convaincre et insiste sur le côté féministe avant l’heure d’Anne de France. Le titre est d’ailleurs évocateur : « Gouverner au féminin à la Renaissance ».









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Les guerres de Religion: Une histoire de l'..

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Philippe VI : Le premier des Valois

Christelle Balouzat-Loubet, en historienne avisée, n’a pas choisi par hasard le héros de sa biographie. Dans un style concis, surprenant mais exempt de paraphrase, elle met volontairement le doigt là où pêche notre culture. Elle fait sortir, par son étude particulièrement réussie, ce personnage d’un oubli coupable. En effet, Philippe VI de Valois méritait mieux qu’un nom anonyme dans la longue liste de rois de France.




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