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Entournantlespages
  20 février 2018
Le banquet de Platon
Alors que le jeune Agathon a remporté le concours des grandes Dionysies (joutes oratoires et dramatiques lors de ces festivités religieuses dédiées au dieu Dionysos), il organise d’une réception où chacun leur tour, des philosophes vont faire l’éloge de l’amour, du dieu Éros. Un à un, ces huit érudits dont Phèdre, Aristophane ou Socrate vont discourir sur leur définition de l’amour, sur ses beautés, ses forces, sa vertu. Le dieu Éros va alors être décortiqué pour encore mieux le contempler, l’admirer face à toute cette beauté, cette jeunesse, ces atours. La plupart de ces philosophes s’accordent à lier l’amour à la vertu, à tout ce qu’elle a de plus pur et de plus véridique. Sacrifice de l’amant face à l’être aimé applaudi des hommes et des dieux eux-mêmes, la force du coeur humain, la figure double d’Éros, entre amour céleste et amour vulgaire (qui rappelle les deux traditions d’Aphrodite, déesse de l’amour et de la sexualité), sa place dans la mythologie : tout ce qu’il est possible de dire à propos du plus fort sentiment dont l’être humain peut faire preuve et qui recherche sans cesse est entièrement mis en lumière.



Dans Le Banquet, il n’est pas question de parler des vices dont l’homme peut être capable mais bien de ce qu’il peut créer de plus beau, ce beau auquel aspirent même les dieux grecs. D’abord désireuse de lire cet ouvrage pour découvrir en intégralité le mythe des androgynes expliqué par Aristophane, celui-ci créant par là une nouvelle cosmogonie époustouflante au sujet de la création des êtres humains, j’ai été plus d’une fois captivée par ces différents discours tout en poésie, lyrisme et beauté. Après ces divers éloges s’ensuit l’intervention de Socrate qui relate son dialogue avec Diotime, une prêtresse, à propos de la nature de l’amour. Contrairement aux autres philosophes présents au Banquet, l’amour ne serait, selon elle, ni délicat ni beau, ni savant ni ignorant. Car si l’amour est liée au désir de posséder ce que l’on a pas, comment l’amour pourrait-il être beau et bon ? Par l’amour, l’homme et la femme ne seraient-ils pas éternellement en quête du Beau, du bon, de l’immortalité ?



Le Banquet se conclut par le discours d’Alcibiade qui cette fois-ci choisit de faire l’éloge de la figure de la philosophie, Socrate, celui-ci présent devant lui. Au fil de son argumentation, les similitudes entre Éros et Socrate se font de plus en plus grandes, exposant particulièrement la figure ambiguë du philosophe. Ni beau ni délicat, Socrate est pourtant enchanteur. Tel que l’amour qui est en éternelle quête de la vraie beauté, Socrate fait naître chez les jeunes l’aspiration à la beauté et au savoir. Percer le mystère de l’amour et le mystère de Socrate semble aussi complexe pour l’un que pour l’autre. Platon réussit alors à ériger son récit au niveau le plus sage et inspirant de la philosophie grâce à l’image décortiquée de son mentor. Pour les adeptes de la philosophie ou pour ceux qui seraient envieux de s’y essayer, je ne peux que vous recommander de sauter le pas avec cet ouvrage étonnamment accessible dans la forme et dans le fond.
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colimasson
  06 février 2018
Foucault et la psychanalyse: Quelques questions analytiques à Michel Foucault de Laurie Laufer
Bon allez faut que je fasse vite, dans cinq minutes le filet mignon a fini de cuire et faut que je comprenne enfin en quoi ce qu'un filet peut avoir de mignon –en tout cas il n'était pas mignon quand il était cru, peut-être qu'il le devient une fois passé au four ?





Alors bon, Foucault et la psychanalyse, c'est le 2e livre en deux mois que je me tape à porter ce nom. J'avais lu celui de Joël Birman, là je lis celui de Laufer et Squverer, ça change deux-trois trucs mais pas de quoi en faire tout un foin. Ici, plusieurs types de renom sont conviés (Roland Gori, Paul-Laurent Assoun, bon en fait c'est tout) et ils abordent la question chacun avec leurs petites lunettes personnelles. Ça donne des points de vue différents et complémentaires, l'un traitant de la thématique sexuelle, l'autre tentant une lecture biographique, untel chantant sur le mode de l'un et du multiple, trucmuche sur la possibilité d'une analyse foucaldienne, jeanjean parlant du tragique versus le critique, et enfin Gogo à donf sur la dénonciation de la société postmoderne et du pouvoir psychiatrique.





Intéressant pour qui s'intéresse à la question, que dire de plus. Tout ceci mourra en même temps que notre Soleil qui, en ces temps glaciaires, n'a pas bonne mine. Bon app, à la revoyure.


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Charybde2
  30 janvier 2018
Christian Prigent : trou(v)er sa langue de Bénédicte Gorrillot
Accepter le défi joueur de Christian Prigent : les actes d’un colloque de Cerisy pas tout à fait comme les autres.



Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2018/01/30/note-de-lecture-christian-prigent-trouver-sa-langue-benedicte-gorrillot-fabrice-thumerel/
Lien : https://charybde2.wordpress...
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