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Les liens qui libèrent


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Tom_Otium
  13 mai 2020
Nos mythologies économiques de Eloi Laurent
Ma soeur m'a parlé d'Eloi Laurent, alors je me suis tout de suite mis à lire ce petit bouquin que j'avais dans ma bibliothèque. Avertissement : c'est un économiste très engagé à gauche (ça ne m'étonne pas de ma soeur !). Mais la première partie (la mythologie néolibérale) est excellente. Tout d'abord les différents courts chapitres qui la compose sont de vraies idées, partagées par de nombreuses personnes, plutôt libérales ou issues de la droite du bon sens (bonne gestionnaire). L'auteur trouve de très bons arguments. Le principal c'est que "la France est un pays riche". Et il serait sûrement d'accord avec la phrase : "le PIB mesure tout, sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue". Il y a un vrai débat entre les économistes libéraux et les autres, souvent "attérés" par les premiers. C'est passionnant, surtout quand celui qui écrit a le mérite d'avouer les limites (c'est le cas de le dire) de sa vision. Ainsi Eloi Laurent admet que oui, il y a un risque d'appauvrissement relatif des français. Mais il l'assume totalement car c'est le prix à payer pour plus d'égalité et de bien-être pour tous. A ses yeux c'est ça qui compte, pas la compétition mais la solidarité, le fait de travailler ensemble pour résoudre les crises de notre temps. Il y en a deux principales : la crise des inégalités et les crises écologiques.





Pour résoudre ces crises, il faudra des normes, des taxes et des contraintes, mais cela stimulera la créativité des agents économiques. Je suis assez en phase avec cette vision optimiste même s'il faut accompagner ces évolutions car tout le monde n'a pas les mêmes facultés à s'adapter. Les changements liés au quotidien, au cadre de vie notamment peuvent déclencher de nombreuses réactions de rejet. On peut dénoncer cela comme étant un repli identitaire mais je pense qu'il s'agit de quelque chose de profondément humain. C'est dans la deuxième partie (la mythologie social-xénophobe), que cet argument du camp adverse est cité. Selon Robert Putnam, "plus la diversité « raciale{5} » grandit, plus la confiance entre les individus s’affaiblirait." Il me semble que cette notion est basée entre autres sur la psychologie sociale et évolutionniste. Mais l'auteur se contente de la balayer d'un revers de main : "Ces hypothèses de travail politiquement douteuses sont loin d’être empiriquement avérées et paraissent très fragiles quand on les examine de près."





Déterminé à gagner le combat économique, l'économiste se fait politique en considérant à juste titre que la bataille doit se gagner en amont sur le terrain des idées. Et ça lui va bien car Eloi (l'élu) veut réenchanter l'économie, "s’atteler à la construction de nouveaux récits communs positifs, dans l’esprit de la mythologie grecque, où la raison et le rêve, sur un pied d’égalité, se nourrissent mutuellement pour donner sens à l’existence humaine. Vaste et beau programme." Programme vaste et beau, comme lui et son égo. Auteur ni sympathique ni réellement convaincant en ce qui me concerne. Mais il est vrai qu'il aurait fallu plus qu'un pamphlet pour vraiment rentrer dans l'argumentation. Le monde des idées (économiques) est malheureusement assez superficiel. Les mythes sont des récits longs et complexes. Ici on a plutôt l'impression de voir les deux camps se renvoyer des idées courtes plutôt que de beaux échanges. Au moins Eloi Laurent est il dans le camp du bien, c'est déjà ça.
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IlGustavo
  04 mai 2020
Grandir ensemble : Les villes réveillent l'espoir de Éric Piolle
C'est un témoignage personnel et concret d'un Maire et citoyen engagé.

C'est aussi un partage d'une vision politique de l'enjeu écologique qui doit aller au-delà du périmètre des ecolos.

Il se lit très facilement bien qu'il y ait beaucoup d'informations.

Il est rédigé par l'acteur principal de l'expérience qui est racontée, donc il est évidemment subjectif.
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karkarot
  29 avril 2020
Il est où, le bonheur de François Ruffin
Peu de lecteurs pour ce petit pamphlet, cette lettre ouverte, cet essai de François Ruffin, je suis un peu étonné.

Mais bon, peu importe !

Je l'ai lu dans une longue soirée de confinement, après m'être longtemps demandé si c'était une bonne idée en cette période un peu tendue nerveusement. Bon, c'est passé, je ne suis pas en train de casser la banque en bas de chez moi à coup de marteau. Pourtant il y cite Marx plusieurs fois, Lénine aussi et même quelques anarchistes !



Bon trêve de blague, ce livre m'a tout d'abord énervé, révolté, fait fulminer, exaspérer ; puis il m'a redonné espoir et envie.

Je n'ai pas découvert grand chose dans ce court livre dans la réflexion et les pistes proposées, cela fait quelques années que je m'intéresse au sujet et participe à ce genre de "combat", ce qu'il dit est sans doute issu des mêmes pratiques et réflexions et on ne peut qu'y souscrire.

En revanche j'ai trouvé ses lectures enrichissantes et cela m'a ouvert des portes et donné de nouvelles envies. Pour sa bibliographie, sélective mais qualitative, ce livre est très intéressant car il en fait une synthèse habile, et il remet en quelques mots les pieds sur terre et l'envie de la garder en état vivable.



Je ne suis pas un électeur de la FI, loin s'en faut, mais j'ai toujours trouvé Ruffin intéressant et honnête, et je le crois sans arrières-pensées ou cynisme dans ses discours. Il fait parti de ces rares élus hauts placés qui connaissent encore la réalité des gens et s'y intéressent. Sa réflexion est donc particulièrement passionnante, entre la connaissance du haut de l’État, celle des gens normaux, sa position "d'intellectuel", ses apports de la gauche révolutionnaire et son côté écolo qui apparait depuis quelques temps. Un mélange détonnant qui nous met le nez devant notre avenir et nos responsabilités, à tous.



A nous de les mettre en face des yeux des décideurs et de leurs financeurs (-iers) qui nous dirigent... Courage, ce n'est qu'un monde à sauver !
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