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Les liens qui libèrent


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Dernières critiques
Lexpress
  18 septembre 2018
Bullshit Jobs de David Graeber
Après une brillante réflexion sur le travail, son avenir et son rôle symbolique, l'auteur nous abandonne, hélas, à notre ennui. "J'ai moins cherché à proposer des solutions politiques concrètes qu'à inviter à la réflexion et au débat sur cette question essentielle : à quoi pourrait ressembler une société authentiquement libre ?"
Lien : https://www.lexpress.fr/cult..
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Bequelune
  15 septembre 2018
Éloge des mauvaises herbes de Jade Lindgaard
Tout l'intérêt de ce livre est d'avoir rassemblé des points de vue de sensibilité diverses sur une des expériences politiques les plus intéressantes de ces dernières décennies dans l'hexagone. Entre un Bruno Latour qui en appelle (sans doute très naïvement) à l'Etat afin qu'il s'inspire de NDDL, et un David Graeber qui parle gentiment de combat anarchiste comme il sait si bien le faire, eh bien on trouve un Pablo Servigne qui déroule son maintenant traditionnel couplet sur l'effondrement, un Alain Damasio qui imagine avec sa si jolie langue toujours réinventée des futur-es zadistes, ou plus piquant et surprenant une Amandine Gay qui questionne le privilège blanc dans les luttes militantes. Et il y en a bien d'autres à avoir écrit.



Bref, un bon recueil, pas homogène si sur le fond ni sur le format des textes, et c'est très bien comme cela : après tout la ZAD est diverse, forte justement de cette belle hétérogénéité. Alors vive les mauvaises herbes !
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topocl
  15 septembre 2018
Éloge des mauvaises herbes de Jade Lindgaard
La ZAD, c'est l’imagination comme force politique C'est un assemblage d’hommes et de femmes d' opinions et d'intérêts très divers, qui essaient - pas facile -de vivre ensemble dans une solidarité, malgré les dissensions, en respect des autres espèces, du vivant et de la terre en général.. C'est bien plus qu'une opposition à un aéroport, et cela tente de survivre à l'abandon du projet. C'est une piste pour aujourd’hui, une alternative là où on nous fait croire qu'il n'y en a pas, et peut-être tout simplement une solution pour demain. Un lieu d'espoir pour beaucoup, en tout cas.

Alors pourquoi tant de haine, tant de gendarmes et de grenades? Pourquoi cette disproportion si ubuesque? C'est,  en face, le refus d'un possible identifié comme chaos terrorisant, l'Etat de droit comme radeau salvateur, la puissance économique comme guide.



Les 16 petits textes qui constituent ce livre ont été produits dans l’urgence de l'attaque militaire de la ZAD en avril 2018, et chacun présente son point de vue, sa façon de voir, à sa façon d'écrivain, de sociologue, d'historien, de philosophe, d'architecte, etc... Certains ont séjourné, voire vivent,  dans la ZAD, d'autres se sont  contentés de sympathiser de loin.  C'est sans doute cette urgence, et la forme brève imposée, qui font qu'on a parfois un peu l’impression de tourner en rond, d'un travail peu abouti, d'une naïveté commune voir la victoire à deux pas. L'inconvénient aussi d'un tel ouvrage, et inhérent à son concept (concept dont on se demande si le principal objectif n'est pas de récupérer des fonds, puisque les bénéfices seront reversés aux activités de la Zad, ce qui est louables, mais cette noble cause conduit vite à accepter  le côté moyen du bouquin) c'est le côté hagiographique que vient seule entacher Amandine Gay qui, tout en le respectant,  fustige ce combat de privilégiés blancs



Apothéose finale et poétique, avec la nouvelle d'Alain Damasio. "Hyphe", qu'on peut lire ici : https://www.vice.com/fr/article/bj3b7d/alain-damasio-imagine-la-zad-en-2045. Autrement dit la ZAD en 2045, ce monde magique a survécu,  leurs belles causes et leurs petites querelles, l'utopie se poursuit et résiste malgré Suez et LVMH qui rôdent.
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