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Dernières critiques
JoeMi
  26 février 2021
Bureau de tabac, autres poèmes de F. Pessoa
Un ami portugais m'a dit un jour qu'il ne fallait pas trop lire Pessao, que cela rendait neurasthénique. Je devrais peut-être suivre son conseil, mais pas tout de suite, car je viens de relire une fois de plus "Bureau de tabac", texte qui me fascine depuis que je l'ai découvert, parce que j'ai l'impression que, d'une façon ou d'une autre, le magistral Lisboète avait déjà, en 1928, couché sur le papier ce qui deviendrait la trame de mes pensées, une forme d'appréhension calmement désespérée, parce que lucide, de l'existence. Je trouve cela tragiquement beau, on me dit que c'est très triste, et je m'interroge: serais-je alors déjà très neurasthénique?

Mouvement impitoyable de la pensée qui éteint à peine formulés tous les espoirs qui osent l'assaillir, qui pose des questions dont il est inutile de chercher la réponse, qui nous mènerait vers la mort, tranquillement, comme la seule issue possible, si la chute ne nous ramenait pas le sourire d'Estève sans métaphysique.

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dbacquet
  19 février 2021
Bureau de tabac, autres poèmes de F. Pessoa
Ce poème de Fernando Pessoa a été écrit sous l'hétéronyme Alvaro de Campos en 1928. Il interpelle et déconcerte, ouvert à la fois sur le réel - une rue et un bureau de tabac que le poète observe de sa mansarde - et un monde intérieur fait d'interrogations et de fulgurances, à la lucidité parfois brutale. Si Pessoa, sous un nom d'emprunt, y exprime son pessimisme, s'il avoue son sentiment d'échec, non sans ironie, s'il remet peut-être même en question le pouvoir des mots et, partant, de la poésie à laquelle il voue son existence, "Bureau de Tabac" reste une oeuvre insaisissable et parfois étincelante.
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Enroute
  08 octobre 2020
Visite à Édouard Glissant de Claude Couffon
J'adore cette manière de parler de Glissant : c'est à la fois très direct et très poétique ; on saisit immédiatement ce qu'il dit ; et c'est toujours enchanteur. Il peut parler des Antilles, de l'analphabétisme ou des esclaves, c'est toujours séduisant, c'est toujours enthousiasmant. On veut le suivre, on est d'accord sans avoir besoin d'être convaincu - peut-être parce qu'il choisit toujours des anecdotes qui font impression, qui rendent vivants ses propos, des adjectifs, des formulations qui frappent l'imagination.



Je crois que je préfère la langue littérale et poétique de Glissant à son écriture romanesque - comme si le roman était de trop pour une langue déjà et spontanément poétique.
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