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McClelland & Stewart


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Dernières critiques
Villebard
  20 octobre 2020
Les Luminaires de Eleanor Catton
Voici un livre qui vaut son pesant d’or. Un roman, un documentaire historique sur la Nouvelle-Zélande du lieu du XIX°, un peu des deux mon général. L’auteur nous embarque dans une intrigue tarabiscotée que la grande Agatha C. n’aurait pas reniée. Personnages doubles, triples, faux-culs, margoulins à double ou triple identité. Beaucoup de disparitions de personnes, d’argent, de bateaux… Chercheurs d’or, putains, curés, maquereaux, banquiers… on a l’impression de se promener dans la rue principale, poussiéreuse, d’une ville de l’ouest, du far-ouest, de nos chers westerns. Ici, il pleut tout le temps ! ¨lus le récit avance, plus cela s’embrouille. Les portraits des personnages sont très fouillés, comme les rivières ! Bref, l’auteur balade son lecteur, avec son consentement. L’histoire ne dit pas si l’auteur a reçu son “Booker prizeˮ en pépite ! Conseil : lire avec un plan de la NZ (Google maps) à proximité !
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bonnetcoeursvaillants
  18 octobre 2020
L'herbe maudite de Anne Enright
En 1980 dans le comté de Clare (Irlande) , Hanna a douze ans, et pose son jeune regard sur les adultes qui l’entourent, voilà deux jours que sa mère garde le lit… depuis que son fils de dix-neuf ans lui a annoncé qu’il voulait être prêtre. En 1991, ce fils, Dan, vit à New-York et n’a pas embrassé la religion, mais plutôt un garçon, et même plusieurs..



En 1997 dans le comté de Limerick, Constance va sur ses quarante ans, ses enfants sont encore petits, elle apprend qu'elle a une tumeur cancéreuse au sein.



En 2002 au Mali, Emmet travaille dans l’humanitaire. Il est amoureux d’Alice, mais de guerre lasse elle le quittera à cause d'un chien.



En 2005 dans le comté de Clare, Rosaleen Madigan, la mère d’Hanna, Dan, Constance et Emmet, s’apprête à recevoir ses quatre enfants pour Noël, elle a décidé de vendre la maison familiale.



L’auteure passe d’abord en revue ses personnages dans des moments critiques, sans concession. Elle parle avec réalisme du quotidien parfois lourd, des désillusions, des renoncements, des morsures de la vie, de l’amour, de la sexualité et des relations familiales inextricables.



Puis, L'auteur les réunit tous dans la maison de leur enfance. Celle-là même dont ils vont devoir se séparer. Les souvenirs remontent, le père parti, les ombres, la rudesse de la mère, les non-dits. Et les failles de chacun se fissurent. Dan a du mal à parler de Ludo, de sa demande en mariage ; Emmet est si malheureux qu’Alice l’ait quitté ; Constance ne supporte plus sa mère dont elle s’occupe à plein temps – un poids écrasant – ; Hannah, actrice à la dérive, a sombré dans l’alcool à l’arrivée de son bébé.



Dans ce roman, il y a du souffle, de la puissance et une réalité crue. Dans cette écriture, il y a une hardiesse, un franc parler, de l’énergie. Dans cette histoire, il y a plusieurs vies qui se suivent, s’enlacent, s’éloignent, se retrouvent. Il y a des hommes et des femmes, des tourments et des bonheurs. Et il y a un pays, l’Irlande.



« Les bébés ne font jamais ce qu’on veut qu’ils fassent. Un petit être contradictoire, voilà ce qui était sorti d’elle. Un combat qu’ils avaient emmailloté dans un linge. Repousser, attraper, envoyer balader : elle lui donnait à manger, un jour. Quand la cuillère avait volé au loin, elle avait dû se baisser précipitamment pour la ramasser, et le regard qu’il lui avait lancé lorsqu’elle s’était relevée exprimait un profond mépris. On l’aurait cru possédé – peut-être bien par lui-même, par l’homme qu’il deviendrait un jour . Et il la regardait comme pour dire : Mais putain, qui tu es, toi, avec ta putain de cuillère minable? »



« Même à présent, il s’interrogeait sur le film amateur de sa mémoire. Son père qui l’avait repoussé d’un coup d’épaule sur la plage de Fanore – cette impression de ralenti qu’il en avait. Qui donc avait appuyé sur le bouton pour couper le son de son enfance? Les mains de son père étaient humides et froides. Sa mère était idiote. Sa grand-mère avait trois chapeaux. Et pourtant, où qu'il pose son regard, la maison conservait des souvenirs et un sens, alors que son cœur n’en était pas capable. La maison était pleine de détails, d’intérêt, d’amour. »



« Ils ne savaient pas qui elle était – leur mère, Rosaleen Madigan – et ils n’avaient pas besoin de le savoir. C’était une femme âgée qui avait désespérément besoin de leur aide et qui, alors même que son absence grandissait au point d’occuper tout le versant glacé de la montagne, rapetissait, n’avait plus que la taille d’un être humain – de n’importe quel être humain – frêle, mortel, vieux. »
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Tiguidou
  17 octobre 2020
Les Luminaires de Eleanor Catton
Les luminaires est un roman qui me laisse dubitatif. Je l'ai terminé hier et je ne sais pas encore comment le décrire. L'ai-je aimé? Oui et non. Je reconnais que C'est une très bonne histoire qui ferait un fichu de bon film: une ruée vers l'or en Nouvelle-Zélande vers 1865, une jeune fille qui débarque et se fait piéger par la prostitution et l'opium, un jeune anglais qui débarque lui aussi et qui veut devenir prospecteur plutôt qu'avocat car il a étudié le droit, des prospecteur établis, un politicien, un gardien de prison qui cherche vengeance, des hommes d'affaires qui ont tous un intérêt quelconque, un capitaine de trois-mats aux allures de forban etc...bref une galerie de personnages intéressante sans oublier deux chinois et un maori, tout ce beau monde est impliqué dans un imbroglio au sujet d'une succession et d'une fortune en or qui a été dérobée . Là où le bât blesse C'est le traitement de L'histoire, la façon dont elle nous est racontée. C'est compliqué, alambiqué, difficile â suivre. Le titre fait référence à l'astrologie mais il n'en est jamais question dans le texte sauf pour les en-tête de chapitres et on se demande ce que ça vient y faire, il y a plusieurs intrigues qui finalement se rejoignent mais on est laissé dans le noir pour la moitié du livre qui en passant fait 983 pages. C'est long, trop long et la fin m'a déçu, j'avais l'impression de ne pas avoir eu toutes les explications que j'aurais voulu avoir. L'autrice finit son livre en revenant sur les prémices de L'histoire sans que ce soit vraiment clair. J'ai de la difficulté à décrire clairement mes sentiments face à ce pavé tant L'histoire m'a parue embrouillee. Lire un tel pavé et ne pas mieux comprendre toute L'histoire est un comble et très décevant. J'ai l'impression d'être devant une pelote de laine avec plein de bouts de laine qui dépassent. C'est rare qu'une telle chose m'arrive et ça me frustre.
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