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Editions Dapper


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Dernières critiques
jlvlivres
  18 janvier 2021
La femme plume de Tutuola
« La femme plume » est un livre de contes yorubas (The Feather Woman of the Jungle), traduit par Michèle Laforest (2000, Musée Dapper Editions, 176 p.). Les villageois attendent le début de la veillée arrosée de vin de palme et rythmée par les tambours. Surviennent alors la Femme Plume, sorcière juchée sur une autruche, les Fantômes de la Brousse, la Ville de la Famine, les Créatures de l’Eau, le Géant et la Géante, tous poilus et quelques Hommes Serpents. «J'ai eu si peur ce matin-là que j'en avais oublié de m'habiller, c'est vous dire.»"
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kadeline
  07 décembre 2020
Liens de sang de Butler
Dana et Kevin sont un couple mixte du milieu des années 70. Pendant leur emménagement, Dana disparait et réapparait quelques secondes après.

Elle s’est télé-transportée dans une ferme du Sud peu avant la guerre de Sécession. Quand on grandit en femme noire libre et en couple avec un blanc et qu’on se retrouve en pleine période esclavagiste, ça annonce un certain nombre de chocs culturels et de prises de conscience. Elle ne part pas qu’une fois, ça devient récurrent pendant le livre. Elle débarque à différentes périodes de la vie d’un enfant (puis adulte) blanc. A chaque fois qu’il est en danger de mort, elle arrive « pour le sauver ». On voit l’espoir de Dana d’en faire quelqu’un de meilleur, de l’influencer pour qu’il devienne plus tolérant.

Dana se retrouve à vivre les différentes vies possibles des esclaves. On découvre les esclaves paysans, les cuisiniers, ceux de maison, les un peu plus instruits avec responsabilités, mais aussi l’aspect de la fuite et de la reprise, les ventes d’esclaves, les noirs libres redevenus esclaves… On voit tous les comportements immondes des esclavagistes, avec des réflexions sur le pourquoi ça se passe ainsi.

Kevin voyage dans le temps aussi. Ca permet d’avoir le double point de vue blanc/noir mais aussi les conséquences de cette expérience sur leur couple.

Toutes les peurs, les interrogations et les prises de conscience sont décrites.

C’est très touffu et les nuances de traitement apportés par une autrice afrodescendante sont puissantes. Et il ne faut pas négliger l’intérêt des passages dans le présent.

Quand elle est esclave, on ne la chouchoute pas et les traces restent quand elle est dans le présent. Comment les justifier ? Les gens vont-il les voir et réagir ? J’ai beaucoup aimé voir les tentatives du voisinage et des proches face aux marques et leur cause potentielle.

C’était passionnant, vraiment très intéressant. Et puis surtout l’écriture/traduction est géniale. On est avec une écriture hyper douce, poétique et cocooning, pour raconter des horreurs.

Ca crée un contraste : on se sent bien pendant la lecture et on ne se rend vraiment compte des horreurs puis en fermant le livre et en repensant à se qu’on a lu on prend conscience des choses. Personnellement, pour aborder des thèmes particulièrement durs, ce choix narratif a plus d’impact qu’un langage très visuel et cash.

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Unhomosapiens
  25 octobre 2020
Moi, l'interdite de Ananda Devi
Ce livre est une petite merveille. Ananda Devi, auteur Mauricienne d'origine Indienne, nous transporte dans la tragédie d'une femme née avec un bec de lièvre ; malédiction pour sa famille, qui va très vite l'ostraciser puis l'abandonner dans un four à chaux. On suit alors les déboires de cette pauvre fille qui va très vite développer une dimension onirique pour essayer de survivre. La fin est suffisamment ambiguë pour questionner le lecteur.

La langue, d'une grande poésie, contrebalance la noirceur de l'intrigue. Les chapitres sont courts. Ce conte se lit très vite, mais s'imprime dans la mémoire.
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