AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Le Pommier


Livres les plus populaires voir plus


Collections de Le Pommier



Dernières parutions chez Le Pommier


Dernières critiques
pegase-shiatsu
  18 octobre 2021
Le contrat naturel de Michel Serres
J'avais vraiment très envi de lire Michel Serres, aillant beaucoup aimé sa série de documentaire sur l'Histoire des Sciences, sur un ton très philosophique...

J'ai eu un peu peur, je l'avoue de le lire quand je me suis aperçue qu'il y avait un épais chapitre sur la Guerre... Et pourtant, même si quelques détails sont exagéré, oui, Michel Serres a vraiment une vision claire de la situation... J'y reviendrai...

Son livre commence par une Préface à la Nouvelle édition... Et on a envie de dire, laquelle??? Car oui, il y a au moins 3 éditions : 1990 (l'originale sans la préface) 2018 et 2020 ? On aimerai que les préfaces qui ne figurent pas dans l'Edition originale, soit daté... Mais à part cela rien à redire... Dès le début, Michel Serres a un discours compréhensible par tous... Et la préface est vraiment utile... Elle parle de politiques qui parlent d'écologies sans interroger les Ecologues (le livre de Ferry qui ne mentionne pas les biologistes dans son livre sur les 7 écologies en est un parfait exemple, et à lire le Pr Didier Raoult, on s'aperçoit qu'on n'écoute pas plus les médecins, il n'y en a pas un seul dans la commission gérant la crise!).

C'est que la division littéraires et scientifiques est grande, les uns ne comprenant pas les autres, parce que oui, la sélection sélectionne des spécialistes après une mauvaise éducation dans l''Education Nationale, et les rares personnes multi disciplinaires de talents ne sont écouté ni par les uns ni par les autres (Philippe Charlier, Michel Serres, Hubert Reeves.... Même pas par le Pr Didier Raoult, pourtant très bon chercheur, mais qui s'enferme dans sa spécialité... même s''il a la bonne démarche pour être ouvert, il est enfermé dans le monde médical, tout cela pour dire, que nombreux sont les exemples que Michel Serres ne cite pas, mais vont dans son sens.)

Après avoir parler de la séparation Science / Littérature qui nous divisent, il parle de non dialogue, amplifié par le brouillage sonore de la télévision... Comme le brouillage pendant la Seconde Guerre mondiale des Allemands empêchaient d'écouter radio Londres... On pourrait le sentir un brin antimilitariste, mais je ne l'affirmerai pas... Parce qu''il a raison... Nous faisons la guerre à la planète... et bien avant de lire son livre, je disais, cette guerre, je ne sais pas si la planète la perdra, ce qui est sûr c'est que nous allons la perdre...

De là il explique notre indécisions à régler tous les problèmes.... A travers la guerre,; que oui nous faisons économiquement, pas seulement avec des fusils, (voir les excès de défoliants et de Napalme au Vietnam, mais dans des buts plus économiques, l'histoire du scandale du Teflon, régler qu'en partie judiciairement( voir le Film Dark Water, et comment un agriculteur a tout perdu, y compris la vie!) il y a quelques années, et le film sur les pollutions de l'Eau : Erin Brockovich seule contre tous. Les moyens de télécommunications n'ont jamais servi autant à faire la guerre, y compris économique... Nous faisons une guerre économique aux Chinois, et c'est pareil, là aussi nous perdrons, et cela Michel Serres n'en parle pas, car le Chinois sait se reposer et préparer la lutte pour agir au bon moment, alors que nous nous ne savons pas...

Après nous avoir expliquer pourquoi nous n'y voyons pas clair, Michel Serres nous propose de réfléchir, de nous poser pour y voir plus clair, et d'agir efficacement aussi bien sur le long terme que le très inefficace cours terme... De revoir des notions fondamentales, de sciences, de droit pour agir finalement en étant de temps en temps en paix avec nous même, et donc les autres et la planète... Un livre que tout bon citoyen devrait lire... Et qui met les bases de la vraie réflexion... Sortons de l'ignorance où l'on nous a formaté...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Passemoilelivre
  17 octobre 2021
Le poulailler métaphysique de Xavier Galmiche
Un citadin qu'on peut supposer professeur de philosophie décide d'habiter la campagne, de se rapprocher de la nature et de construire un poulailler pour être responsable et autonome d' une partie de son alimentation. Les atermoiements et les déboires du néorural sortant de son domaine de confort et se comportant « comme une poule qui a trouvé un couteau » sont drôles, l'auto dérision y précipite l'humour. le texte est composé de plusieurs scénettes exposant chacune un point de vue d'habitant de la basse-cour en le personnifiant et le faisant s'exprimer, quelques fois de façon simple, mais le plus souvent de façon alambiquée sur des thèmes métaphysiques sans doute chers à l'auteur. Les phrases sont longues, parfois un peu difficiles à suivre et l'une des scènes m'a parue carrément incompréhensible! (Coquetterie intellectuelle de l'auteur ou inculture du lecteur?) L'ensemble est toutefois très original et drôle, l'homme étant le Dieu du poulet et le poulet le Dieu du ver de terre.
Commenter  J’apprécie          60
Altervorace
  30 septembre 2021
Morales espiègles de Michel Serres
De Michel Serres, je connais surtout la voix. Cette voix à l’accent attachant qui retentissait sur les ondes publiques… Il aura finalement fallu que le philosophe nous quitte, en juin 2019, pour que je me décide enfin à ouvrir un de ses ouvrages. À l’époque j’avais choisi un court essai titré C’était mieux avant !. Que j’avais adoré, vraiment adoré. N’ayant pas encore repris le clavier pour cet espace, je n’avais pas chroniqué l’ouvrage. Le mois de septembre, que je n’aime décidément pas trop, m’a semblé parfait pour me replonger dans la pensée de monsieur Serres, pour profiter de son optimisme, de sa malice, de son intelligence. Là encore j’ai choisi un très court essai, à peine 90 pages mais j’espérais que cette lecture, comme la première, m’offrirait beaucoup de plaisir.



L’intelligence n’est pas la qualité que j’admire le plus chez un penseur qui écrit. Soit, je n’irais pas me pâmer devant un tas de bêtises écrites brillamment, du moins je ne crois pas, mais disons que l’intelligence ne suffit pas. Deux vertus me semblent indispensables et bien plus rares pour me convaincre : la modestie et la capacité à s’adresser à tout le monde. Si je déteste le terme vulgarisation, je dois avouer que je ne peux que reconnaître la valeur du processus. Or Michel Serres était non seulement un homme intelligent mais aussi et surtout d’une modestie délicieuse et un maître pour raconter les idées. Qu’on adhère ou non à ses propos, on ne peut pas nier à l’auteur son talent. Les pages se sont donc succédé sans voir le temps passer et j’ai pris beaucoup de note sur ma lecture. Des morceaux de phrases que je trouvais brillantes, de liens qui me semblaient tout à coup aller de soi, des boutades qui m’ont fait sourire. Je ne recopierai pas ici les extraits que j’ai relevé parce que vu la brièveté de Morales espiègles, je m’en voudrais d’en gâcher la découverte à quiconque voudrait s’y plonger.



Soit, Morales espiègles n’aborde pas de questions qui m’intéressent particulièrement et je reste bien plus amoureuse du premier essai que j’avais lu, pourtant ça a été un moment agréable et joyeux, une de ses lectures où, sans effort, on a l’impression un instant d’aller mieux et de partager un peu les capacités de réflexion de son auteur.
Lien : http://altervorace.canalblog..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          71