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BlackWolf
  11 novembre 2018
Shikasta de Lessing Doris
Mon Avis : J’avoue, je me suis laissé tenter par ce roman il y a un an environ, c’était lors des Utopiales 2017. En effet le roman était mis en avant dans la librairie du festival et il avait attiré mon regard. Je me suis rapidement retrouvé intriguer par l’idée de voir ce que pouvait proposer une autrice, Prix Nobel nobel de littérature en 2007, en offrant ici un roman annoncé comme de Science-Fiction. Surtout que Wikipédia l’annonçait comme une « conteuse épique qui scrute une civilisation divisée » si avec cela il n’y a pas de quoi faire quelque-chose en SF. Par curiosité j’ai donc décidé de le faire entrer dans ma PAL et, il y a peu, de lui laisser enfin sa chance pour me faire mon avis. Concernant la couverture, elle est très sobre, loin de ce qui se fait généralement dans l’Imaginaire.



Ce roman est en fait, d’une certaine façon, l’ancien testament écrit et imaginé par Doris Lessing. On découvre ainsi qu’il existe plusieurs civilisations dans l’espace, certaines qui sont vouées au bien tandis que d’autres sont vouées au mal. Canopus et Sirius se sont ainsi lancés dans le projet scientifique de suivre, aider et influer sur l’évolution d’une planète aux ressources exceptionnelles : Shikasta. Bien entendu Shikasta est la représentation fictive notre planète Terre et rapidement on va se rendre compte que tout ne va pas se passer comme prévu, qu’une influence néfaste va obliger à modifier les plans mis en place. En effet un désalignement des planètes a permis à Shammat, le Mal, d’accroitre son ascendance sur la Planète Shikasta. Ainsi, l’Humanité se retrouve chassé de l’Eden mis en place et va devoir apprendre à se débrouiller. Franchement il y avait un certain potentiel dans l’idée de départ, de vouloir construire quelque-chose de vaste, mélangeant les différents genres de l’Imaginaire pour y apporter une réflexion sur notre monde, notre évolution, notre société. Certes le genre qui sert comme base les textes religieux pour y amener un background plus SF a déjà été vu plusieurs fois, mais il y avait du potentiel.



Pour autant, et ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux le savent déjà, j’ai finalement abandonné ce livre à un peu plus de la moitié, ce qui ne m’était pas arrivé depuis des années. Je n’ai tout simplement jamais pu franchement entrer dans le récit. Alors, je vais tenter de vous expliquer pourquoi, mais tout d’abord je voulais aussi rajouter un point. Avant je poussais jusqu’au bout ma lecture, je lisais tout car de rares fois la fin pouvait rattraper un début qui ne m’a pas accroché. J’ai même lu dans dans nombreuses chroniques US, après avoir abandonné, que le dernier tiers de Shikasta était meilleur, mais voilà je pense ne plus avoir la patience pour terminer un livre qui ne m’accroche pas. Ici, clairement, au bout de la moitié je n’y arrivais pas, c’était trop laborieux et je m’ennuyais. Je ne noterai pas non plus ma chronique, n’ayant pas terminé ma lecture je ne me vois pas de mettre une note. Même si c’est vrai la note est un ressenti, plus une valeur de plaisir de lecture que de chiffrer la valeur d’un livre, je ne me vois pas pour autant de noter ce roman non terminé.



Surtout que, je ne le nie pas il y a de bonnes idées dans ce roman, principalement dans les nombreuses réflexions que soulève Doris Lessing. Il est dur de parler des point que cherchent à soulever l’autrice tant ils sont nombreux, mais d’une certaine façon elle cherche à soulever un miroir sur nous-même, sur note histoire pour nous rappeler, nous dévoiler le meilleur de nous mais aussi, surtout le pire. Ainsi que ce soit dans la haine, le colonialisme, la capacité que l’on a à s’entredéchirer, se détruire, à vouloir nous trouver des différences pour nous attaquer, faire la guerre, elle brasse de nombreux sujets. J’y ait ainsi retrouvé le côté qui scrute une civilisation divisée. Alors après, on pourrait lui reprocher un côté très moralisateur, principalement dans la vision donné, mais franchement dans la façon dont est construit le récit il y a une certaine logique à ce que ce soit présenté d’une telle façon. Cela amène aussi, d’une certaine façon un sentiment de coup de poing qui peut marcher. Ainsi il y a certains passages qui sont vraiment prenants et marquants et qui se dégagent tout de même de ce livre. Pour autant ces passages sont rares et surtout l’idée du regard extérieur neutre a très vite ses limites, je trouve, et entrave certaines réflexions, pire donne l’impression d’être l’inverse de ce que cherche l’autrice.



Ainsi, en reprenant la bible comme base de son roman, on se retrouve avec certains passages ou « tuer » pour le bien en devient limite nécessaire. Attention on ne parait pas être dans des situations ou il n’y a pas d’autres choix possible ou autres explications qui pourraient tenter d’amener une justification. Simplement les fameuses forces extra-terrestres, vu qu’elles sont supérieures et savent ce qui doit être fait, ont le droit d’anéantir à coup de vaisseaux des gens. Je doute que Doris Lessing voulait laisser transparaitre une telle idée, ou peut-être que par la suite il y avait une tentative d’explication, mais voilà le manque de développement à ce moment-là du récit rend l’ensemble dérangeant. Ensuite, il parait se dégager une sorte de binarité dans le récit et les idées développées, comme si tout devait obligatoirement être manichéen ce qui est quand même dommage. J’avais ainsi par moment clairement l’impression de relire justement la bible, ou Dieu est simplement remplacé par des puissances extra-terrestres, avec son manque de complexité, son besoin par cela de vouloir accentuer la morale du récit, nous rappeler que nous sommes jugés par une force supérieure ce qui, désolé de le dire, de mon côté me bloque. Je ne dis pas que le bien est le mal sont des concepts inintéressants, mais tout réduire à de tels concepts devient vite perturbant, car comment classer des meurtres au nom du bien.



Surtout, ce qui m’a le plus bloqué avec ce livre c’est tout simplement la plume ainsi que sa construction. Doris Lessing sait manier les mots, je n’en doute pas, comme je l’ai dit il y a parfois de très bons passages, mais j’ai trouvé qu’ici elle en faisait trop. Franchement je me suis clairement ennuyé durant plus des trois quarts de ce que j’ai lu. Elle parait ainsi aligner les mots les uns derrières les autres sans jamais arriver, tout du moins pour moins, à créer une image, un ressenti. J’avais l’impression d’avancer de façon laborieuse, ennuyeuse dans un univers qui peinait à se dévoiler. À l’inverse d’autres auteurs qui oublient le précepte « montre, ne le dit pas », ici l’autrice cherche tellement à montrer, sans que personne ne lui dise à un moment STOP, qu’elle étouffe le lecteur d’informations pas toujours utiles et le perd. Car oui, j’ai aussi eu l’impression que de nombreux passages n’apportaient rien et donnaient l’impression d’être présents que pour montrer qu’elle sait écrire. Ensuite je me suis senti perdu dans une construction qui donne l’impression d’une certaine incohérence, présenté comme des chroniques qui n’en sont pas et mélangeant différentes constructions. Enfin autre point, vous devez le savoir, je suis un lecteur de SF qui aime une certaine cohérence, ainsi ici on parle de fluide, de voyages spatiaux, de zones et autres sauf que tout ce background de SF n’a d’autres intérêts que de soutenir le récit. Alors, comme je l’ai dit avec Chroniques Martiennes de Bradbury, parfois ça fonctionne, mais ici ce ne fut pas le cas, maintenant cela peut venir aussi du fait que le reste m’ait laissé de marbre.



Voilà les différentes raisons qui ont fait que j’ai préféré abandonné ce roman à un peu plus de la moitié. Je me doute qu’il doit exister un lectorat pour ce genre de récit, je n’en faisait tout simplement pas parti. Maintenant à vous de voir si vous vous laissez tenter ou pas.
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chloebousquet
  10 novembre 2018
La Horde du Contrevent de Alain Damasio
Un O.V.N.I

J'ai adoré !

Un ovni dans le champ littéraire : un véritable univers imaginaire que l'on se figure très bien car l'auteur sait le décrire. Des personnages attachants investis d'un rôle dans un groupe ( le leader, le violent, le sage...). Une nouvelle langue et une construction très originale qui présente les discours et le point de vue de chaque personnage.

Une quête et des héros qui se battent pour survivre dans un univers hostile. J'ai beaucoup aimé

Magnifique roman, qu'on peut classer dans le genre de la science-fiction, du fantastique, ou tout simplement dans la littérature. C'est un roman et une oeuvre littéraire de très grande qualité. le début n'est pas forcément très facile d'accès mais on se laisse ensuite porter par le vent du récit et des personnages, tous uniques, tous attachants. Je n'ai pas été surpris par la fin, ce qui n'enlève rien à sa qualité.

Merci !

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gloubik
  09 novembre 2018
Un souvenir de Loti de Philippe Curval
Je connais le travail d’écrivain de Cruval de longue date, , à la grande époque où je lisais quasiment exclusivement la défunte collection Présence du futur. Mais ça, c’était il y a belle lurette. Depuis il est passé à l’arrière plan de mon paysage littéraire. Il s’est rappelé à mon bon souvenir avec sa nouvelles Pire que le Vent publiée dans Vampires à contre-emploi en 2014 chez Mnémos. Alors, quand Babelio et La Volte ont proposé celui-ci lors d’une masse-critique, je ne pouvais que tenter ma chance... et je l’ai reçu. Ma mission, le lire ne moins d’un mois et en publier une chronique (sur Babelio en priorité, c’est bien normal). Mais ce n’est pas parce qu’il m’a été offert par l’éditeur que je me sens tenu de n’en dire que du bien. Et non, je ne me contenterais pas d’en faire un résumé pour masquer le fait qu’il ne m’a pas plu. Je vais en dire du bien parce que je l’ai apprécié et ne pas faire de résumé parce que je trouve ça d’un c...



Bon allez ! C’est pas tout ça, mais après ces élucubrations, au Boulot !



Vous l’avez noté, c’est court roman, dans un format poche. Et ce ne sont pas les petites marges et les petits caractères qui compensent le petit nombre de pages. Et vous l’avez noté aussi à la lecture de la présentation éditeur ou de la quatrième de couverture, c’est un roman de SF. Et comme à son habitude (Attention, je dis ça, mais je n’ai pas lu tout ce qu’a écrit Philippe Curval) l’intrigue est centrée sur les personnages et met de côté les moyens technologiques dont ils disposent. Donc, pas de mise en avant d’une super-technologie spatiale ou de transhumanisme quelconque. Non. Des personnages humains quoiqu’extraterrestre pour la plus part. Un monde utopique qui fait peur ou qui attire. Le couple de héros est attiré ; au point d’y investir tout ces biens pour venir s’y installer.



Mais tout ne se passe pas toujours comme on le souhaite. Et le narrateur/héros nous raconte comment sa compagne et lui échouent à faire ce qui été leur objectif ultime, vieillir et mourir ensemble sur un monde paradisiaque.



En bref : Ce court roman m’a plu même si je l’ai trouvé au final trop contemplatif. En effet, il n’y a pas vraiment d’action. Juste la narration du séjour sur Nopal, la planète utopie, que notre couple de héros découvre. Et nous découvrons aux fil des pages que leur installation ne pas de soi. C’est sans doute cette approche qui fait que je l’ai lu à un rythme d’escargot. Donc, je vous le conseille mais n’attendez pas un roman d’aventure mouvementée. Laissez tomber si vous aimez les romans où ça dépote.
Lien : http://livres.gloubik.info/s..
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