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Atasi
  10 mars 2018
La chemise du domestique de Vinod-Kumar Shukla
Santou Babou débute dans le monde du travail comme fonctionnaire dans un bureau du gouvernement à la grande ville. Il y déménage avec sa femme dans une petit dépendance appartenant à un grand médecin, un logement qui lui coûte une grande partie de son petit salaire. Mais la dépendance s'inonde dès les premières pluies de la mousson et le médecin est assez radin.

Santou Babou va se retrouver à devoir travailler chez son patron comme domestique, tout simplement car la chemise de l'ancien domestique lui allait comme un gant.



"La chemise du domestique" est l'histoire de nombreux indiens, celui d'un jeune homme au bas de l'échelle qui subit le dénigrement malgré qu'il est travailleur.
Lien : http://atasi.over-blog.com/2..
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brigittelascombe
  27 janvier 2013
Violeta de Grecia Càceres
Lima. Années 60. Le monde bouge et le Pérou aussi.

"Cette fenêtre est mon oeil" pense Violeta, secrétaire modèle péruvienne et mère célibataire responsable, qui assume le côté asocial de sa vie à grands coups de romans photos et en observant, en douce, les allées et venues des propriétaires chiliens (et de leurs clients) du salon de thé qui vient d'ouvrir face au bureau de l'ingénieur "attentionné et gentil" dont elle tape les lettres.

"Affable et ronde", curieuse de la vie des autres sans s'y mêler, elle est à l'opposé de sa fille, une adolescente "renfrognée, osseuse et au teint olivâtre", une bâtarde née de père inconnu mais sans doute de couleur. Leurs rapports fusionnels sont tendus et Violeta va devenir l'amie de Cristina, l'élégante fille du patron du paisible salon de thé qui sert à table pour aider les siens. Simple envie d'une "fraiche jeune fille" ou intérêt d'une étudiante en art dramatique heureuse de fréquenter le patron de Violeta?

Au prime abord, à la voir enlever peu à peu son vernis rose bonbon et sa lourde couche de fond de teint, Violeta m'a évoquée La femme fardée de Françoise Sagan qui se cache sous son masque, mais point de caricature de la bourgeoisie ici, mais une peinture de moeurs sur fond d'évolution sociale péruvienne,une fine analyse psychologique des personnages, car même si la femme s'émancipe, l'homme reste un macho.

Le roman Violeta est intéressant car, tout en se basant sur l'histoire d'amour de l'Ingénieur et de Cristina, il évoque le destin de plusieurs générations de femmes dans une ville à la population cosmopolite.

Violeta est blanche, elle "n'a pas su dire non" à un homme de passage, père inconnu de sa fille dont elle ne se rappelle même plus le visage, d'ailleurs sa mère l'avait prévenue: les hommes sont tous des salauds, alors à quoi bon aimer.

Sa fille, plus audacieuse, aimera, mais un Don Juan "pas sérieux" qui épousera une "gringa" enceinte.

Cristina devra faire face à la double vie du "fiancé" entrepreneur et entreprenant.

Quant à sa mère, bien qu'elle soit jolie et fasse la cuisine à merveille,elle ne sort pas de chez elle et reste effacée.

La fille de Violeta, audacieuse, intelligente, ambitieuse, plus lucide ou cynique que sa mère, ne représente-t-elle pas la femme de l'avenir du Pérou? Elle qui veut devenir avocate dans ce "pays de racistes" où les hommes sont des "inutiles" ou des menteurs et où l'on construit des maisons bon marché pour pallier la démographie grandissante ce qui ne résoud pas les problèmes mais permet à des ingénieurs d'entreprises florissantes de s'en mettre plein les poches.

Grecia Caceres, écrivain péruvien, sait entretenir l'intérêt du lecteur et montrer, bien que le côté politique ne soit pas abordé, l'évolution d'un pays qui en 1960, n'était pas encore au bout de ses peines.
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