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Gurvan, tome 1 : Sergent pilote

J'ai eu le plaisir de découvrir cette pierre à l'édifice de la SF française. Ce soap opéra est très bien orchestré. On y retrouve tous les archétypes du genre. Les séances de pilotages, les nouveaux appareils, la camaraderie, les amitiés, les descriptions de batailles spatiales, les défaites... Gurvan n'est ni un héros, ni un antihéros, juste un type normal, qui va tenter de sauver sa peau dans cette guerre meurtrière. Se sachant moyen, il s'efforce de devenir bon pilote, mais ne descend aucun ennemi. La fin ouvre sur la suite, la conquête d'une nouvelle planète qui s'annonce sanglante. C'est bien écrit, maitrisé, plaisant à écouter. Ravi d'avoir découvert cet auteur "classique" du genre. Merci au YouTuber qui a donné sa voix.
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Le Pacte de sang

Après s’être essayé aussi bien à la science fiction avec son diptyque (« Chaos ») qu’à la fantasy avec sa série à succès « Olangar », Clément Bouhélier revint au genre fantastique auquel il s’était déjà essayé avec « Passé déterré ». Relativement court, le roman met en scène plusieurs périodes et plusieurs protagonistes et propose une nouvelle interprétation du mythe du vampire. L’action se situe ainsi tour à tour au Moyen Age, à la fin du XVIIIe, et de nos jours. Chaque fois, on suit un individu ou un groupe qui va s’aventurer dans un château isolé dans lequel ils vont se retrouver confrontés à un monstre redoutable qui n’aspire qu’au carnage. On assiste ainsi aussi bien à la confrontation entre la créature et deux chevaliers de la fin du XIVe, rescapés de la bataille d’Auray, qu’à la mise en scène élaborée pour piéger les salariés d’une entreprise pensant participer à un escape game. Les chapitres alternent entre l’une et l’autre de ces époques et permettent progressivement de comprendre la nature du monstre évoqué, mais aussi son histoire, son fonctionnement, ses aptitudes et ses vulnérabilités, l’auteur ayant chois de mettre en avant des aspects bien spécifiques de cette figure particulièrement omniprésente dans la littérature fantastique. Clément Bouhélier possède un style toujours aussi agréable ce qui, couplé aux nombreux rebondissements que comporte l’histoire, permet de mener rapidement à terme la lecture. Les chapitres sont en effet courts, l’action quasi permanente, ce qui encourage à poursuivre toujours un peu plus longtemps. Je ressors toutefois quelque peu déçue de cette lecture, et ce d’autant plus que j’avais adoré la précédente série de l’auteur. Parmi les choses qui m’ont dérangée figure en premier lieu l’absence de mystère concernant la nature du monstre mis en scène. On se doute en effet dès le départ du mythe dont Clément Bouhélier a choisi de s’inspirer, si bien qu’on n’est que rarement surpris par la tournure prise par l’intrigue.



Ce manque général de surprise se manifeste également dès qu’il est question du sort réservé à celles et ceux qui se retrouvent confrontés à la créature qui hante le château. Les cadavres ont en effet tendance à s’amasser à vitesse grand V, si bien que la fin sanglante qui attend la grande majorité des personnages ne fait que peu de doute. Cela n’est pas sans provoquer une sorte de détachement, puisqu’il est difficile de s’attacher à un personnage quand on devine qu’il n’est finalement là que pour servir de chair à canon. C’est d’autant plus dommage que, en ce qui concerne l’intrigue se déroulant à notre époque, plusieurs salariés de l’entreprise pris au piège de l’escape game possédaient un bon potentiel. Comme dans « Olangar », on retrouve en effet (de manière très sous-jacente) un propos politique avec la dénonciation de la nocivité du capitalisme, ici illustrée par le rachat d’une start-up par une autre, avec les inévitables licenciements à venir suite à cette restructuration. Ce contexte économique et les conséquences dramatiques qu’il engendre, à commencer par le désespoir de celles et ceux qui se retrouvent laissés sur le carreau, est toutefois (trop) rapidement évacué. Dès lors que le jeu commence l’intrigue ne se focalise alors plus que sur la disparition successive de la grande majorité des personnages présentés auparavant, ce qui n’est pas sans fait naître chez les lecteurices un sentiment de gâchis. Car même si le roman parvient de temps à autre à rompre la monotonie de ce déchaînement de violence par un retournement de situation inattendu, force est de constater qu’on est davantage tenu en halène par une sorte de fascination morbide que par réel intérêt pour les scènes sanglantes qui se succèdent siècle après siècle.



Avec « Le pacte de sang » Clément Bouhélier renoue avec le genre fantastique et propose une réinterprétation moderne du mythe du vampire. Bien que divertissant et rapide à lire, le roman manque de surprise et d’émotion, la succession de massacres perpétués par le monstre finissant par lasser et insensibiliser.
Lien : https://lebibliocosme.fr/202..
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Le Pacte de sang

2021, une jeune fille est retrouvée errant sur une route de campagne, couverte de sang et visiblement amnésique. Pourrait-elle avoir un lien avec le groupe de travailleurs lyonnais qui a passé la nuit au château d’Auray pour un séminaire d’entreprise ? Et se pourrait-il que les événements au château soient liés à ce qui est arrivé à un certain chevalier en 1364 ?



J’ai plutôt passé un bon moment avec ce roman même s’il est vrai que ce n’était pas forcément gagné au départ. En effet, si j’avais été tout de suite séduit par le pitch, j’ai été dérangé par pas mal de choses pendant la première moitié du roman.



Tout d’abord, j’ai eu un mal fou à m’intéresser aux différents personnages que j’ai tous trouvés plus antipathiques les uns que les autres. Mais au-delà de leurs nombreux défauts, j’ai surtout eu beaucoup de mal à croire à ces personnages. J’avais l’impression qu’ils se comportaient tous comme des ados un peu clichés, ce qui serait sûrement mieux passé s’ils avaient été des ados… Manque de chance, ils étaient tous adultes…



L’autre point qui m’a gêné, c’est une certaine vulgarité par moment. Je pense notamment à des scènes de vomi dignes de l’exorciste un peu répétitives et pas spécialement justifiées, ou l’épisode du « dard » qui se tend sous les vêtements d’un des personnages quand il pense à la façon dont certaines personnes vont mourir. Bon, « vulgarité » n’est peut-être pas tout à fait le bon mot mais c’était pas très classe quoi !



Ceci étant dit, la deuxième moitié a quand même pas mal rattrapé les choses pour moi. Déjà, la revisite du mythe de vampire était plutôt sympa (je ne spoile rien, c’est écrit sur la quatrième de couverture, et la préface a été rédigée par l’auteur d’un essai sur les vampires). On retrouve bien sûr certains essentiels du vampire, mais la créature est tout de même assez différente de ce qu’on connaît.



J’ai aussi plutôt bien accroché aux révélations, aux rebondissements et surtout à la fin (malgré un petit détail un peu facile, mais je ne peux pas en dire plus sans spoiler la fin).



On est pas sur un sans faute donc mais ça reste une lecture sympa et un bon divertissement à découvrir.
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