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La Clef d`Argent


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Dernières critiques
paulmaugendre
  24 septembre 2020
Etranges floraisons : Anthologie de fantastique botanique de Favard/Gontier
L’Homme a besoin de la nature. La réciproque est-elle vraie ?



La Flore existait avant l’Homme, et malgré tout ce que celui-ci invente pour la « dénaturer », il est probable qu’elle lui survivra.



Mon propos n’est point d’établir une tribune sur la déforestation au Brésil, sur l’emploi de produits phytosanitaires préjudiciables, sur la nouvelle façon de procéder dite permaculture, écologique pour certains, paresseuse pour d’autres, sur les nouvelles pratiques urbaines qui est de laisser pousser dans les rues les herbes dites adventices, et autres recherches de légumes anciens. Non, mon souhait est juste de présenter comme un bouquet de fleurs ces nouvelles dues à des auteurs habitués des éditions Clef d’Argent, mais pas que.





Mon amie la rose de Philippe Gontier occupe la première place de ces nouvelles, et elle est peut-être celle que je préfère.



Flore n’aurait jamais dû annoncer à son mari qu’elle désirait divorcer. Résultat il l’a étranglée. Puis il simule un accident de voiture mais enterre le corps de sa femme dans la serre, une roseraie dont elle était fière. Et dont elle pourrait être fière de là-haut car ce sont bien ses fleurs qui dénonceront l’assassin. Naturellement, le titre de ce texte m’a remémoré la chanson de Françoise Hardy.



Pierre Brulhet nous entraîne dans une région de l’Afrique qu’il connait bien pour y avoir vécu. D’où l’origine peut-être de Le Kulu-Néré.



Le jeune Seydou attend son tour devant la case du sorcier, mais il y a tellement de monde qu’il renonce et se promet de revenir le lundi suivant. Au bout de la troisième fois et en se levant de très bonne heure, il peut enfin accéder dans la case du sorcier qui lui annonce qu’il faut être courageux. Et sans prévenir, le sorcier lui coupe une main. Lorsqu’il sort de son évanouissement, Seydou se rend compte qu’il n’a pas mal, et que son poignet cicatrise déjà, une mousse verte au moignon. Et des plaques brunâtres s’étalent sur sa peau.



Dans quelques dizaines d’années, ou quelques siècles, cela dépend des avancées technologiques, peut-être seront nous confrontés aux personnages de Canopée de Patrick Mallet. Terra IV est au bord de l’épuisement, et il faut pour que l’humanité survive découvrir une autre planète. Terra V, une exoplanète habitable, est entièrement recouverte de végétation. Elle accueille déjà quelques nouveaux pionniers mais une navette, qui devait patrouiller dans des endroits encore inexplorés, s’écrase au sol. Les deux survivants cherchent à regagner Ourobor, une cité construite grâce à la déforestation intensive, mais malgré leurs cartes, ils s’aperçoivent que quelque soit le chemin suivi, ils tournent le dos à leur destination, et que des Canopéens poursuivent le même chemin ou les précèdent vers un arbre immense. Naturellement, ceci rappelle la déforestation intensive du Brésil, de l’Indonésie, du Canada, et quelques autres pays, bouleversant la biodiversité au profit d’hommes politiques ou d’industriels qui ne voient pas plus loin que le bout de leur portefeuille.



Confinée dans un abri souterrain, une petite fille se réveille grâce à la lumière artificielle. Son père est sorti la veille mais il n’est pas revenu. Il voulait savoir si la vie au grand air était possible, alors que cela fait si longtemps qu’ils sont tous deux confinés. Alors malgré les objurgations de son père, la gamine monte l’échelle et sort de cet abri. Elle se retrouve dans la cour de leur maison, mais le père n’est nulle part en vue. La bâtisse est en ruine, le vent souffle. Alors la gamine se dirige vers une sorte parc. Tel est le thème de Automne de Jérôme Sorre.







Ce ne sont que quelques fleurs, vénéneuses ou non, odoriférantes ou non, que je vous propose, mais sachez que les préoccupations actuelles, les nouvelles façons de procéder, comme étreindre un arbre entre ses bras afin de communier avec la nature par exemple, font partie des sujets d’inquiétude des auteurs et par voie de conséquence de nous-mêmes.



Des nouvelles qui se veulent optimistes mais se révèlent la plupart du temps pessimistes, et abordent aussi bien le roman policier que le fantastique, la science-fiction que l’horreur, et autres thèmes qui servent de support aux préoccupations actuelles.



Ces auteurs là ont la main verte !







Sommaire :



GONTIER Philippe : Mon amie la rose. Illustration de Léo et Philippe Gontier.



BRULHET Pierre : Le Kulu-Néré. Illustration de Soxara.



MALTERE Céline : Sexburge. Illustration Audrey Faury



FIEROBE François : Fantaisies botaniques de Mirgance et d'Aiquose. Illustration de Léo Gontier.



SORRE Jérôme : Automne. Illustration de Okiko.



MALLET Patrick : Canopée. Illustration Patrick Mallet.



MOURET Stéphane : La grande offensive du printemps. Illustration Inès Cherraben.



MANTESE Laurent : L'homme qui se prenait pour un arbre. Illustration Ferdinand Springer.



FAVARD Jean-Pierre : Une belle plante. Illustration Inès Cherraben.


Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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aureliestrega
  23 août 2020
Notre-Dame de Minuit de Jonas Lenn
Un récit très onirique.On suit un jeune homme qui débarque en ville, rencontre une bibliothécaire originale qui s’intéresse beaucoup aux rêves, succombe au charme de sa voisine avant même de l'avoir vue. tout tourne autour des rêves, de la Velue, une créature fantastique, de l'eau, du monde double. Un récit qui se déroule calmement avec de jolies descriptions, un charme très calme, des rêves improbables. Comme toujours le document qui suit est très intéressant ainsi que l'explication de la couverture.
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aureliestrega
  07 août 2020
Le Mangeur de hachisch de Clark Ashton Smith
Un long poème bien perché mais écrit d'une manière magnifique. Il faut se munir d'un dictionnaire et bien s'accrocher pour suivre l'auteur dans ses délires, dans ses images. Très beau.
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