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Libella Maren Sell


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Dernières critiques
LionelBD
  24 décembre 2019
Léa de Pascal Mercier
2 hommes se rencontrent à la terrasse d’un café en Provence. Cette rencontre permet de faire émerger un passé et une vie. Ils se côtoieront quelques jours accompagnés du souvenir obsédant de Lèa.



A travers les yeux et les souvenirs du père, comme à travers la perception du confident, nous remontons le fil de l’existence de Léa. De la petite fille qui vient de perdre sa mère à la violoniste virtuose qu’elle deviendra.



Autant vous prévenir tout de suite, c’est un livre émotionnellement difficile à lire. J’ai du faire plusieurs pauses, pour digérer les sentiments, qu’a éprouvé le père de jeunes enfants que je suis.



Dès les premières pages on comprends que Léa s’est donnée la mort. Il est donc difficile de voir défiler au fil du récit toute l’histoire de sa jeune et courte existence en ayant cette pensée a l’esprit.



Un livre qui traite avec justesse et profondeur des sentiments du deuil, de l’amour, de la paternité, de l’exigence, du courage, de l’égo, de la folie... mais qui traite aussi de la maltraitance, volontaire ou non, que l’on s’inflige ou que l’on inflige à une enfant qui pratique le haut niveau dés son plus jeune âge. Que ce soit de la part de professeur appliquant une exigence adulte à des enfants, ou de la part de l’entourage complice ou dépassé par le don et la volonté de son enfant.



Au final, un magnifique texte, mais à réserver à un publique « très averti ».
Lien : https://forum.le-violon.org/..
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enjie77
  21 novembre 2019
Vie de Milena de Jana Cerná
En écrivant des lettres à la jolie Milena Jesenska, Franz Kafka ne pouvait pas s’imaginer qu’il rendrait célèbre cette jeune femme. A quoi cela tient la notoriété. Il est difficile de dissocier le nom de Kafka de celui de Milena. C’est ce qui m’a incitée à lire ce petit livre écrit par la fille de Milena, d’une grande facilité de lecture, pas du tout désagréable, qui donne un aperçu de la vie de cette journaliste sans trop entrer dans l’horreur de Ravensbrück. Je n’avais pas le courage de lire le livre de Margarete Beuber-Neumann.



Jana CERNA fait appel à ses souvenirs afin de dessiner un portrait de Milena. Elle tente de constituer un puzzle entre mémoire, témoignages, articles de journal. Milena est arrêtée alors que Jana n’a que de onze ans. De cette épreuve et de cette période, Jana va rester marquée à tout jamais. Toute sa vie, elle portera les stigmates de l’instabilité, d’une douleur jamais évacuée, jamais cicatrisée, d’un combat qui ne lui appartient pas.



De ligne en ligne, d’écrits en écrits, Jana parvient à évoquer le parcours de Milena. On assiste à l’épanouissement de la journaliste, à ses amours, à sa relation épistolaire avec Franz Kafka, à ses combats, à ses désillusions.



Milena possède une forte personnalité, elle ne fait rien à moitié, excessive, passionnée. Elle est une jeune fille rebelle, du genre transgressive. Elle se heurte à son père, le docteur en médecine Jan Jesensky. Ce dernier, néanmoins, lui laisse une grande liberté d’action dans cette société pragoise des années 20/30. C’est lui qui se verra confier la garde de Jana à la mort de ses parents.



Issue d’un milieu bourgeois, Milena suit des études au Lycée Minerva parmi des jeunes filles qui partagent les mêmes soucis qu’elle : s’émanciper du joug familial. Milena fréquente les cafés littéraires de Prague et les artistes. Elle côtoie un groupe hors du commun, des hommes de lettres d’origine juive, de nationalité tchèque et de langue allemande. C’est en s’asseyant et en les écoutant qu’elle façonnera la journaliste qu’elle deviendra demain.



Sa vie affective sera intense. Pour l’époque, Milena se comporte en femme affranchie. Elle est très jolie, possède le sens des relations humaines, elle sait séduire, elle est altruiste et surtout, elle écoute. Son intelligence, sa personnalité sont remarquables et remarquées. De collaboratrice, elle deviendra directrice de journal.



A la suite d’une mauvaise chute, Milena se retrouve handicapée, l’articulation de son genou reste raide. Confrontée à des douleurs insupportables, elle se retrouve rapidement accro à la morphine. Jana décrit les scènes terribles auxquelles elle a assisté enfant. C’est cruel pour la mère et sa fille. On imagine très bien sa dépendance et la lutte qu’elle finira par mener contre elle-même afin de se désintoxiquer.



Milena possède une force de caractère impressionnante. Non contente de dénoncer les dérives dogmatiques du communisme envers et contre tous, elle fait preuve d’un grand courage lors de l’invasion de la Tchécoslovaquie par les nazis. Toujours préoccupée par le sort de ses semblables, elle entre dans un réseau de résistance. L’appartement devient un hall de gare. Elle va héberger nombre de juifs et de réfugiés pour lesquels, elle organisera leur fuite. Jana participe à toute la chaîne et en la lisant, j’ai l’impression qu’elle considérait sa fille de dix ans comme son amie, ne la ménageant nullement jusqu’à lui raconter des détails de sa vie amoureuse.



Milena est arrêtée par la Gestapo en 1939 et décèdera à Ravensbrück le 17 mai 1944. Elle reçoit le titre de « Juste parmi les nations » en 1995.



Ce que je retiens de cette lecture, c’est un portrait de femme insoumise, féministe, généreuse, courageuse, intelligente, en quête d’authenticité qu’il serait injuste de considérer uniquement comme « l’amante » c’eut été réducteur de la considérer comme telle quand on lit son parcours. Elle a eu un destin exceptionnel et ce n’est pas pour rien qu’elle est nommée « Le feu vivant » par son ami, Max Brod.



Le seul reproche qui me vient à l’esprit, c’est qu’elle n’a guère ménagé Jana. Et pourtant, a aucun moment Jana ne fait de reproche à Milena, on ressent même un sentiment fusionnel entre mère et fille. Mais Jana a été obligée de grandir trop vite et elle n'a trouvé la paix intérieure que dans les dernières années de sa vie.



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lecontebenedicte
  18 novembre 2019
Le curiste de Hermann Hesse


Une perle : il est rare de voir Herman Hesse si détendu...

Le passage sur les hollandais vaut mille
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