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Dernières critiques
bege2002
  05 juin 2021
Déracinés de Roman Firmani
Ceci (ce récit) n'est pas une histoire belge mais une histoire universelle.

L'immigration concerne tous les peuples dans le monde entier.

Des réfugiés ont trouvé asile en Belgique pendant le 19ème siècle et parmi eux on notera l'écrivain français Victor Hugo et l'activiste politique Karl Marx.

Concentrons-nous toutefois sur notre Belgitude, c'est l'immigration ouvrière qui dominera la migration vers la Belgique à partir du début du 20ème siècle.

L'industrie lourde, en particulier le secteur minier en besoin de main-d'oeuvre va attirer une population sans aucunes ressources.

Affinons cette histoire et concentrons nous sur la période de l'entre deux-guerre.

Plus ou moins 30.000 italiens se réfugient en Belgique pour travailler dans les mines, fuyant une effroyable pauvreté dans leur si beau pays de montagnes et de campagnes, incapables de nourrir leurs familles.

Cette juste réalité fait de ce récit un témoignage unique, évidemment bouleversant mais aussi et surtout un témoignage réel et vivant, le parcours d'hommes déracinés dans l'espoir d'un monde meilleur.

Ce monde du passé n'est peut-être pas loin du notre.







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Taxidermie
  18 mai 2020
Il faut tuer TINA de Olivier Bonfond
Superbe livre ! Non seulement sur la forme mais sur le fond. Un joyau qui cloue le bec à ceux qui répètent comme des perroquets qu'il n'existe pas d'autre modèle que notre sacrée sainte économie capitaliste.



L'ouvrage montre désormais que celui qui considère qu'il est impossible de changer le réel est en fait intellectuellement impuissant à penser, à créer d'autres possibles. Thatcher préfère dire que la société n'existe pas, que les alternatives n'existent pas - non pas parce que c'est vrai - mais parce qu'elle n'arrive pas à les concevoir. Au lieu d'avouer son impuissance, elle qui a été biberonnée aux Chicago Boys, la Reine préfère affirmer leur inexistence. N'est-ce pas la pensée de l'idiot et du fou ? Merci Monsieur Bonfond !
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latina
  11 mars 2020
Nuit d'encre pour Farah de Malika Madi
Quand je croise une femme voilée, je me demande toujours ce qu’il y a dans son âme.

Je me demande si elle est heureuse ou si elle se sent opprimée.

Peut-être qu’à l’heure actuelle, les femmes arabes se sentent libérées et sûres d’elles, je ne sais pas, mais ce roman, écrit il y a 20 ans par une femme d’origine algérienne vivant en Belgique, reflète une situation très ambigüe.



« Concilier deux cultures ? Vous plaisantez ! Pourquoi est-on si dur avec nous ? Pourquoi personne, jamais, ne nous a comprises ou n’a, tout au moins, essayé de comprendre les difficultés que nous avons de vivre entre deux cultures qui nous lient chacune un pied, et nous laissent balancer ensuite entre leurs deux pôles les plus extrêmes ? Nous les filles, payons notre passivité par l’indifférence générale. Qui peut, aujourd’hui, se prévaloir de nous connaitre ? Ah ! On veut bien aider les garçons, parce qu’on en a peur, parce que si on ne les aide pas, ils vont faire encore plus de mal…Quant à nous, tant que l’on ne fait de mal à personne… »



En effet, l’auteure relate l’histoire d’une jeune fille, cadette de 3 sœurs, qui est passionnée par la littérature et qui poursuit ses études en Belgique où sa famille (algérienne) habite depuis une petite vingtaine d’années. Farah rêve d’un avenir consacré à ses chers livres, elle rêve de l’université, et elle est sur le point de passer son dernier examen, celui après lequel les portes lui seront ouvertes.

C’est sans compter sur ses deux sœurs, qui par leur acte rebelle, marqueront à jamais la fin de ses espoirs…



Si la première partie m’a beaucoup intéressée car elle décrit la situation difficile de ces jeunes filles tiraillées entre la modernité qu’elles vivent tous les jours à l’école dans leur pays d’adoption et les méthodes archaïques d’éducation de leur pays d’origine, la deuxième partie m’a un peu ennuyée, car il m’a semblé que c’était beaucoup moins fouillé. N’empêche, la fin étonnante met le doigt sur les conséquences dramatiques de ces filles mariées de force et retournées « au pays », à faire leur provision d’eau tous les matins et à cuisiner des galettes de semoule et des poivrons grillés pour leur mari toute la journée, ayant abdiqué leurs rêves et leur avenir.



« Que le lecteur ne s’y méprenne, ce n’est pas un conte, ce n’est pas une romance, c’est une histoire d’une naïveté dramatique, d’un vide pathétique. C’est une histoire sans trace, sans trame, sans vrai début, ni véritable fin ».

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