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Les Moutons Electriques


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Maanilee
  25 septembre 2022
Les Canaux du Mitan de Alex Nikolavitch
Quand j’ai commencé cette lecture audio je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Ayant un amour inconditionnel des milieux aquatiques et des récits se déroulant sur des bateaux, j’avais embarqué à bord de celui du carnaval sans en connaître la destination et je dois bien avouer que je suis allée de surprise en surprise. Tout d’abord, je dois saluer la plume qui m’a vraiment embarquée dans cet univers de fantasy loin de tout ce que l’on connaît. Le narrateur également aide à rendre l’ambiance très prenante.

On fait la connaissance du Mitan avec Gabriel, orphelin, qui s’ennuie à mourir dans son petit village. Lorsque le bateau Carnaval arrive en ville, il est subjugué et demande à embarquer avec eux, quittant son unique amie : Suzanne. Femme à barbe, nain, triplées et autres artistes de cet espèce de cirque itinérant l’acceptent aussitôt à bord où il est chargé de faire la cuisine dans un premier temps. Gabriel devient le Mousse et nous partons à la découverte des canaux du Mitan en sa compagnie. Cette première partie du récit m’a semblé très enchanteresse. Je me suis sentie comme Gabriel, avide de visiter ce monde bien qu’on sente que quelque chose de plus profond réside dans les légendes et le bateau.

Le reste du récit est divisé en parties où l’on suit divers personnages à diverses temporalités. Je dois avouer que parfois, j’ai eu du mal à comprendre où voulait en venir l’auteur jusqu’à ce que tout s’éclaire. Si ces moments-là étaient délectables et permettaient d’assembler des pièces de puzzle, parfois il y avait quelques longueurs pour y parvenir et ainsi maintenir notre attention. Malgré tout, j’ai beaucoup apprécié de suivre Suzanne dans son rôle de prévôt et encore plus quand elle et D’Ambert se joigne à l’équipage et que tout s’éclaire sur le récit. On finit également par comprendre la pièce de théâtre que jouait l’équipage dans chaque ville et qui explique une grande partie de l’intrigue à l’image de la pièce centrale d’un puzzle.

Au final c’est un récit dépaysant, troublant et surprenant par les chemins – ou devrais-je dire les canaux – qu’il nous fait prendre pour en comprendre l’essence. Une belle découverte.

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Isidoreinthedark
  22 septembre 2022
Ubik de Philip Kindred Dick
Avant de lire « Ubik », roman publié en 1969 et considéré comme le chef d’oeuvre de Philip K.Dick, mon appréhension de l’univers du célèbre auteur de Science-Fiction se limitait à Blade Runner, le film culte des années quatre-vingts où Harrison Ford pourchassait des androïdes.



Et pourtant, dès la première page, j’ai été emporté par le tourbillon vibrionnant de l’intrigue, j’ai plongé dans le vortex qui conduit les protagonistes dans un improbable voyage temporel aux allures cauchemardesques.



L’auteur situe son intrigue en 1992, dans un monde où règnent la technologie et l’argent. Le héros impécunieux du roman, Joe Chip, aussi paranoïaque et désabusé que tenace, travaille pour la société Runciter Associates, spécialisée dans la chasse de télépathes.



Ella, la femme du dirigeant Glen Runciter est maintenue en demi-vie dans un Moratorium situé en Suisse. Si le corps de la jeune femme repose dans un cercueil transparent, elle a conservé une forme de conscience et est en mesure de communiquer avec son mari, qui la consulte dès lors que l’avenir de l’entreprise est en jeu.



Runciter se voit proposer un contrat mirifique par le richissime Stanton Mick, qui évoque une sorte d’avatar prémonitoire d’Ellon Musk, dont l’objet est de sécuriser des installations lunaires mises en danger par l’intrusion de dangereux télépathes. Incapable de résister à la tentation du contrat du siècle, Runciter monte une équipe de onze traqueurs de télépathes dirigée par Joe Chip, et y intègre la mystérieuse Pat Conley qui prétend être en mesure de modifier le passé récent.



Las, rien ne se passe comme prévu, et le cauchemar éveillé commence, emportant ses protagonistes dans un voyage temporel à rebours qui les conduira dans « le piège final des réalités ».



Les chapitres du roman foisonnant de Philip K.Dick sont parsemés de publicités pour des articles Ubiks toujours différents. Comme leur nom évoquant le principe d’ubiquité l’indique, les Ubiks sont partout et peuvent être compris comme une manière de dénoncer la dérive d’un système capitaliste dévoré par le mercantilisme. Si l’humanité n’a pas encore envahi la lune, l’auteur voit juste en anticipant la domination à venir du néo-libéralisme et la naissance d’un monde où l’argent est roi.



La demi-vie dans laquelle est plongée Ella évoque « Ravage » de Barjavel, où un culte est voué aux morts qui sont conservés après réduction dans la maison familiale. « Ravage », comme « Ubik » refusent l’enterrement, c’est à dire la disparition définitive des morts. Philip K.Dick va encore plus loin que Barjavel en imaginant une conscience léthargique qu’il est possible d’animer ponctuellement afin d’entrer en contact avec les vivants, ainsi qu’une forme de « vie intermédiaire » au travers des possibles interactions entre les demi-vivants placés dans un même Moratorium.



Métaphore d’un monde agonisant, dévoré par le mercantilisme et la technologie, labyrinthe existentiel, « Ubik » questionne l’hubris d’une civilisation à la dérive qui refuse la mort et préfère maintenir les mourants dans un état de conscience léthargique absolument terrifiant.



Proposant une trame romanesque qui s’apparente à un R(ubik)’s cube, et offre plusieurs grilles de lectures, dont aucune ne semble totalement rationnelle, le roman culte de Philip K.Dick nous plonge dans un cauchemar vertigineux dont on a hâte de s’éveiller.
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Lillydanssabulle
  22 septembre 2022
Rois du monde, tome 1 : Même pas mort de Jean-Philippe Jaworski
Un superbe roman sur fond de mythologie celte. D une écriture très souvent onirique, l auteur nous livre ici le début d une fresque mettant en scène Bellovèse le non-mort. De sa prime jeunesse aux guerres celtes, nous suivons ce jeune homme le long de son parcours initiatique de guerrier.



Un très bon moment pour ma part.
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