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Les Belles Lettres

A l`origine spécialisée dans la publication d`auteurs antiques, Les Belles Lettres sont une maison d`édition française de littérature et de sciences humaines fondée en 1919. Par la suite la ligne éditoriale s`est diversifiée en publiant par exemple des ouvrages de vulgarisation, des guides de voyages dans le temps ou encore des ouvrages historiques, Plus de 800 volumes on été édités et une centaine de volumes sont publiés chaque année.

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Collections de Les Belles Lettres



Dernières parutions chez Les Belles Lettres


Dernières critiques
aureliestrega
  15 juillet 2020
Le Satiricon. Collection Les grandes oeuvres de l'Antiquité classique. de Pétrone
Texte très fragmenté qui nous montre les excès et les hypocrisies d'une société à travers un personnage, voire trois personnages bien dépravés mais libres et déterminés à le rester. Des scènes ridicules, beaucoup de sexe et de la poésie.
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cascasimir
  15 juillet 2020
L'homme qui a perdu la mer de Sturgeon T
Une allégorie de la pollution pour "Ça" ou bien...?

"Ça marchait dans les bois. Ça n'était pas né. Ça existait."





Kimbo, le chien de la petite Babe, court après un lapin.

Kimbo sentit "la charogne où il ne faisait pas bon se rouler."

La chaleur, l'obscurité, la décomposition provoquait la croissance de Ça. Ça grandissait mais ce n'était pas vivant. Ça marchait sans respirer. Ça grandissait et se déplaçait sans vivre..."





Ça considéra avec curiosité... le chien mort, dont les yeux étaient restés ouverts et fixes."

En somme perdre la vue, c'est mourir?





Quelque chose a déchiqueté Kimbo et son maître Alton...

La chose s'avança vers Babe, qui recula dans une anfractuosité de la caverne.

" La puanteur paraissait presque tangible."

Ça était couvert de bosses et de croûtes, et des fragments s'en détachaient à mesure que ça avançait, tombaient à terre et se tordaient...





Sturgeon détourne subtilement la fable du "Monstre face à une jeune femme dénudée", voire le conte d'une enfant face au Loup.

L'auteur est à part dans la Sci-fi, ses personnages sont souvent des êtres différents et malheureux, des infirmes, des simples d'esprit ou des mutants!

Des étrangers dans un monde (le nôtre ou un autre/ voir les autres nouvelles du livre)

Ses héros sont souvent des enfants, en butte à l'incompréhension ou à la méchanceté...

Sturgeon fut un enfant malheureux, ses parents se séparèrent alors qu'il avait 3 ans...
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jane_erre
  14 juillet 2020
Quo vadis ? de Henryk Sienkiewicz
Le titre latin Quo vadis ? (littéralement "où vas-tu ?") est issu de la citation tronquée "Quo vadis, Domine ?" (où vas-tu Seigneur ?), phrase attribuée à l'apôtre Pierre fuyant Rome de possibles persécutions. Il aurait en effet eu une vision du Christ portant sa croix, se préparant à se faire crucifier une 2e fois si Pierre ne retournait pas à Rome pour y périr en martyr. Ce grand roman sur l'avènement du christianisme a valu à son auteur polonais le Nobel 10 ans plus tard et a eu un succès mondial. Nous sommes donc en 60 après J-C, quelque 30 ans après la mort du Christ. L'action se passe sous le règne de Néron, un empereur cruel et bouffi d'orgueil qui n'a pas hésité à faire assassiner sa mère et qui se pique d'écrire des vers, qu'il chante sur ses propres compositions musicales, art dûment validé par son Arbitre des Elégances, l'érudit Pétrone, seul courtisan à oser lui dire la vérité sur la qualité de son art, jouant sa vie à pile ou face à chaque diatribe. Vicinius, un jeune patricien, ami de Pétrone, lui fait un jour part de son amour pour une jeune otage lygienne, fille de roi à la beauté ensorcelante, convertie à la religion d'amour du Christ. Aussitôt son enlèvement est décidé mais elle parvient à leur échapper. Pourquoi lui résiste-t-elle ? "J'en ai assez, de Rome, de César, des fêtes, d'Augusta, de Tigellin et de vous tous ! J'étouffe ! Je ne peux pas vivre ainsi ; je ne peux pas ! Comprends-tu ? -- Tu perds la tête, tu perds tout jugement et toute mesure, Vicinius ! -- Je ne pense qu'à Lygie. -- Et alors ? -- Alors je ne veux pas de votre manière de vivre, de vos banquets, de vos excès. -- Qu'as-tu enfin ? Es-tu donc chrétien ? Le jeune homme serra sa tête de ses mains et répéta avec désespoir : "Pas encore, hélas ! Pas encore !"

A partir de là les persécutions contre les chrétiens s'intensifient, Néron les accusant d'avoir incendié la Ville Éternelle (il a lui-même ordonné l'incendie, pour qu'il lui apporte l'inspiration de beaux vers...), Lygie emprisonnée, et Vicinius est au désespoir de perdre sa promise pour qui il donnerait sa vie.

La dernière partie du roman est très sombre, après la vie quotidienne des Romains vautrés dans le confort et ourdissant des plans machiavéliques pour conserver les faveurs de Néron, un tyran totalement imprévisible, l'auteur nous fait assister aux épouvantables jeux du cirque, où des bêtes sauvages affamées se jettent sur femmes, enfants et hommes sans défense... avant que les survivants servent de torches vivantes pour éclairer la nuit romaine...! Mais leur religion leur promet la vie éternelle et les somme de pardonner à leurs ennemis : ainsi ils partent en paix, dechaînant encore plus les fureurs du pouvoir en place... Les jeunes amants vont subir les pires infâmies, ce qui renforcera leur amour. On y croise aussi l'Apôtre Pierre et saint Paul de Tarse, prêchant et baptisant les nouveaux convertis. "Plus se répétaient ses victoires de Vicinius sur lui-même, plus elle s'attachait à lui. Pourtant, soumettre sa violence à la discipline chrétienne, le jeune tribun le pouvait sans efforts excessifs. Incliner son esprit à sympathiser avec la doctrine même était autrement ardu. Il n'osait pas mettre en doute l'origine surnaturelle du Christ, ni sa résurrection, ni tous les autres miracles. Mais la nouvelle doctrine détruirait tout ordre, toute suprématie et ferait disparaître toutes les différences sociales. Qu'adviendrait-il alors de la domination et de la puissance romaines ? Les Romains pouvaient-ils renoncer à l'empire du monde, reconnaître comme leurs égaux tout ce troupeau de peuples vaincus ? Non, cela ne pouvait entrer dans la tête d'un patricien."
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