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Gloria

Club N°51 : BD non sélectionnée

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Des dessins simples, épurés pour parler d'une travailleuse sociale, son quotidien, les enfants et les ados qu'elles accompagnent.



Morgan N.

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Des dessins simples, qui viennent en support de l'histoire de cette assistante sociale en lien avec les enfants.



Parfois un peu confus dans les liens et les transitions.



Mel

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Les tentacules

Quel singulier roman.

Il nous embarque d’abord dans une ambiance futuriste. Nous sommes en 2027. Depuis le passage, trois ans auparavant, d’un tsunami dévastateur, la République Dominicaine est divisée en deux. Une moitié de l’île est déclarée en quarantaine, pendant que dans l’autre, des dispositifs de sécurité automatisés tuent et désintègrent tout intrus identifié comme étant porteur d’un virus sur lequel nous n’apprendrons rien de plus. Les smartphones sont devenus obsolètes : une puce implantée dans le poignet permet, d’une simple pression, de naviguer sur internet.



Acilde Figueroa vit dans la bonne partie de l’île. Elle s’y prostituait dans un parc public auprès de sexagénaires excités par son physique de jeune garçon jusqu’à ce qu’Esther Escudero, une célèbre prêtresse vaudou proche du président, la prenne sous son aile. Acilde a été convaincue par un de ses amis de voler une sorte d’anémone qu’Esther abrite dans une jarre et par l’intermédiaire de laquelle elle rend hommage à la déesse de la mer au cours de mystérieuses cérémonies. L’animal marin vaudrait une fortune, et sa vente permettrait à Acilde de se procurer le fameux Rainbow Bright, un produit permettant de changer de sexe sans intervention chirurgicale.



Un bond en arrière nous ramène dans les années 2000, où les riches mécènes Giorgio Menicucci et Linda Goldman, biologiste obsédée par l’idée de la dévastation environnementale, organisent une résidence d’artistes en vue de créer un sanctuaire marin. Y participe entre autres Argenis, peintre raté et dopé à la cocaïne, qui durant son séjour chez le couple vit deux réalités simultanées qui parfois se superposent, celle d’un présent auquel il a de plus en plus de mal à se raccrocher, et une qui le transporte vers un passé où il a maille à partir avec des boucaniers.



Ça peut paraître un peu foutraque, et on se demande au départ quel est le lien entre ces épisodes hétéroclites et enrichis de digressions a priori incongrues. De nombreuses thématiques - existentielles, sociales, écologiques- émergent spontanément de l’intrigue par ailleurs baignée d’une ambiance étrange et hybride, où l’anticipation se mêle au surnaturel des rites vaudous et de leurs divinités afro-antillaises, et où l’on prête à une nature déifiée des intentions vengeresses.



C’est pourtant sans peine qu’on se laisse porter par l’originalité déjantée et la vivacité de ce texte qui mêle les genres et les thématiques avec ce qui pourrait passer pour un naturel désarmant, mais qui se révèle être une parfaite maîtrise, comme le démontre le final où tout s’emboîte parfaitement, laissant le lecteur un peu sonné, et complètement admiratif.




Lien : https://bookin-ingannmic.blo..
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Dans la gueule de l'ours

Superbe roman, qui est un hymne à la faune et la flore, dans laquelle l'être humain vit. L'homme croit qu'il est le maître du monde, alors qu'il n'est, en réalité, qu'un des éléments.

Mais la perception des couleurs, des odeurs, des détails est si réelle, durant les 2 premiers tiers du livre, que l'on oublierait presque, qu'il s'agit d'un polar.

Remarquablement écrit, et dans un très bon style, l'auteur nous emmène vers un final qui nous entraîne dans un dénouement inattendu.
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