AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Librairie François Maspero


Livres les plus populaires voir plus


Collections de Librairie François Maspero



Dernières critiques
Enroute
  24 mai 2019
L'Origine des espèces de Charles Darwin
Pour Darwin, les espèces n'ont pas toujours été comme elles sont aujourd'hui. Elles descendent toutes chacune de deux individus et des variations se sont ensuite produites au fil des générations, sans que l'on sache bien comment. La sélection naturelle agit en conservant ces variations minuscules et en les transmettant aux générations suivantes, du moins pour celles qui donnent un avantage compétitif à l'individu qui en bénéficie dans la lutte pour l'existence. La sélection naturelle "n'agit" qu'à l'avantage de l'individu (et non du groupe).



On peine à comprendre pourquoi le texte a eu tant de retentissement car il s'appuie sur très peu d'éléments techniques - souvent, l'auteur écrit : "j'aurais pu donner beaucoup de détails, mais je ne peux le faire ici" - et Darwin reprend souvent l'exemple de l'éleveur qui améliore son troupeau, si bien que l'on en vient à se demander pourquoi la théorie évolutionniste n'était pas déjà dans l'air du temps. L'introduction au texte indique que les réactions n'ont pas toutes été vives à la théorie de Darwin, mais que ce sont beaucoup des ecclésiastiques qui se sont offusqués. Lamarck avait proposé une théorie évolutionniste un demi siècle plus tôt. Pourtant, l'idée que toutes les espèces proviennent d'un couple d'animaux fait fortement penser à l'arche de Noé et celle qu'une nature agit comme une intention invisible (elle est souvent comparée à l'éleveur) fait indéniablement penser à un pouvoir divin.



Enfin, il semble que cette idée d'une évolution "mécanique", qui se fait par elle-même, sans qu'on sache ni voie comment, qui favorise exclusivement des individus dans une "lutte pour l'existence" (mais les animaux savent-ils qu'ils luttent ? Cette conception est forcément la qualification d'un être extérieur qui parle pour les autres, dieu ou un être humain, qui évoque le monde étalé devant lui, comme dans le tout dernier paragraphe : l'expression ressortit à un "point de vue", une "opinion", un "ressenti, le rapport au monde de l'être humain change beaucoup avec une telle projection, il est même question de guerre à la fin de l'ouvrage), où les individus progressent vers la "perfection" (mais laquelle puisque la perfection d'aujourd'hui, par exemple, pour un loup, chasser le daim, pourrait se changer en tare si demain les daims disparaissent et qu'il fallait chasser les rats, donc l'idée de perfection semble être une autre vue de l'esprit), et où l'être humain est absent, alors qu'il est supposé, tel qu'il est dit, être "une espèce supérieure", et dont le rapport à la réalité est nécessairement à différencier de celui des animaux, ne serait-ce que du fait du langage (Darwin aurait pu expliciter qu'il excluait l'être humain et peut-être alors aurait-il parlé d'autre chose que, par métaphore, d'une "lutte" pour l'existence), bref, il semble que toutes ces considérations, très fréquentes dans les textes britanniques, reflètent que la théorie de Darwin est surtout en accord avec le scepticisme, le naturalisme et l'empirisme britannique, ce qui lui retire une grande part de son universalité. Enfin, il faut ajouter que Darwin, dans son chapitre II indique qu'il est difficile de différencier les espèces et les variétés, mais, en fin d'ouvrage, que toutes les espèces sont différenciées les unes des autres et proviennent chacune d'un couple d'animaux, ce qui se contredit à un niveau important de la théorie, et, d'une manière conforme à l'idée d'une concurrence sans merci d'où sortirait les vainqueurs, réduit les "possibilités" de l'évolution en des lignées d'espèces cloisonnées dont certaines seraient par "nature" supérieures aux autres, plus proches de la perfection et donc destinées à régner (car les espèces les plus favorisées sont aussi les plus abondantes et elles prennent la place des autres).



Donc en résumé, un ouvrage qui est toujours cité par des auteurs britanniques, mais dont on se dit qu'il a surtout dû avoir de l'influence parce que, comme tous les ouvrages de théorie britannique, il fait peur, engage une concurrence, favorise l'individu devant le groupe, pose des mécanismes et des lois (le mot est employé six fois en moins de dix lignes à l'avant-dernière page) ; bref, une théorie empiriste qui nie l'être humain, la volonté et la liberté et un peu manipulatrice puisque l'auteur ne considère pas qu'il soit seulement nécessaire d'évoquer son propre cas, dans l'illusion que la narration se fait d'elle-même (celle de l'ouvrage puisque l'être humain est absent du texte, et celle du monde puisque les nombreuses suggestions d'une puissance extra-naturelle ne sont jamais ni abordées ni démenties). En science, on démarre pourtant par établir les conditions sous lesquelles on peut mettre l'expérimentateur en dehors de l'expérience... A creuser cependant avec des ouvrages sur l'histoire des théories évolutionnistes et des différences entre elles. C'est long (600 pages) et ni captivant ni très bien écrit.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
A_fleur_de_mots
  23 mai 2019
L'Odyssée de Homère
Récit fondateur de notre littérature occidentale, l’Odysée est connue de tous, tant ses références sont le socle de nos valeurs littéraires. Bien peu de texte ont survécu à notre époque avec autant de fraîcheur et il se lit et relit toujours avec autant de plaisir. Les allusions aux aventures d ‘Ulysse sont encore bien présentes dans nos sociétés et c’est ce que je trouve le plus fascinant au sujet de ce texte: sa modernité et contemporanité par ses valeurs universelles.

Ayant étudié le latin au lycée, l’Odysée et les aventures d’Ulysse ont toujours accompagné mes années d’études latines, comme Argos, le fidèle compagnon.

Ce fut avec le même plaisir que je relis ce texte, dans cette splendide traduction, et que je re-découvris, émerveillée, toute la beauté de ces chants éternels, tous les détails, oubliés, de ces aventures et la valeur moraliste des chants. Car si Ulysse souffre autant de disgrâces, c’est bien car il a pêché d’orgueil et de démesure, et cette relecture me fit prendre toute la mesure de l’aspect moraliste de cette oeuvre. Pourtant, cette morale n’est ni pesante ni étouffante mais au contraire, le fil conducteur de toutes les (més)aventures de notre héros grec ancien, qui grâce au talent du grand Homère, vit encore aujourd’hui de belles heures de gloire. Une légende connue depuis la nuit des temps qui perdure encore aujourd’hui. Un moment de lecture inoubliable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          192
SophieFoster2750
  23 mai 2019
L'Odyssée de Homère
On est en train de l'étudier en français donc c' est un peux ennuyeux mais c'est quand même bien!
Commenter  J’apprécie          10