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krol-franca
  20 janvier 2018
Les étoiles s'éteignent à l'aube de Richard Wagamese
J’adore qu’on me raconte des histoires, le soir, au coin du poêle, à la lumière des flammes hautes et vacillantes et aussi à celle indirecte offerte par la lampe (mes yeux ne me permettant pas de lire à la seule lumière du feu). Richard Wagamese m’a raconté une histoire, qui m’a dépaysée, qui m’a emmenée dans les montagnes canadiennes et qui m’a ravie (de la même famille que ravisseur) à mon quotidien banal. Comme si ce roman était fait pour moi. Je venais d’abandonner un certain nombre de livres et là j’ai plongé dedans, et je m’y suis sentie chez moi.



Cet auteur est un écrivain canadien qui appartient à la nation amérindienne ojibwée. Il a un véritable talent de conteur. Il sait aussi décrire la nature, immerger son lecteur au sein de celle-ci, avec une telle puissance qu’on sent les odeurs du sous-bois, qu’on entend la rivière, qu’on vibre au moindre bruit furtif d’animal sauvage, qu’on entend le feu crépiter, qu’on pêche la truite avec une facilité déconcertante.



L’histoire, me direz-vous ?



Un jeune homme de 16 ans accompagne son père mourant et détruit par l’alcool dans les montagnes afin de lui offrir une sépulture de guerrier. Il le connaissait à peine, ayant été élevé par le vieil homme, mais il ne peut se soustraire à cette dernière et seule volonté de l’homme qui l’a engendré.



Avant de mourir, le père lui offrira son histoire.



C’est un livre sombre et lumineux. Frank, au terme de ce cheminement, ne comprendra peut-être pas les actes de son père mais il saura la vérité, celle qui lui a toujours été cachée, parce que les mots ne sont pas toujours faciles à prononcer, parce que les mots parfois restent bloqués dans la gorge, et que l’alcool, illusoire remède, les empêche de sortir, les nimbe dans une brume épaisse.



Richard Wagamese a une écriture variée, sèche et directe dans les dialogues et plus lyrique, plus étoffée, plus imagée dans les descriptions et lorsque le père se livre. J’ai été touchée, coulée.



Et puis j’ai aussi beaucoup aimé la place que l’auteur a faite à l’art de conter, art que possédaient la grand-mère et la mère de Frank, ces moments magiques où plus rien ne compte que les mots, que l’imaginaire.



C’est un livre que j’ai eu de la peine à refermer, j’ai abandonné tout ce que je devais faire pour lui, pour mon plus grand plaisir.
Lien : https://krolfranca.wordpress..
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Jenando
  19 janvier 2018
Hiver à Sokcho de Elisa Shua Dusapin
Le premier mot qui me vient en pensant à cette lecture est : Douceur! Une écriture fluide, presque rapide qui nous fait passer un agréable moment sans artifice pour découvrir une rencontre improbable, une parenthèse, qui peut marquer une vie dans une atmosphère palpable.
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Aifelle
  18 janvier 2018
Vocation : promeneur de Christoph Simon
Lukas Zbinden est un vieux monsieur qui vit en maison de retraite depuis la mort de sa femme, Emilie. Nous sommes en Suisse. Il était instituteur et a un fils, Markus, avec qui il a peu d'échanges, il n'a jamais trouvé comment entrer vraiment en contact avec lui.



Un civiliste (accompagnant ?), Kâzim, vient d'arriver à la maison de retraite et c'est à lui que Lukas confie ses souvenirs les plus précieux au cours de leurs lentes promenades. Avec Emilie, Lukas a été un grand promeneur toute sa vie ; attention, pas randonneur, promeneur. La performance et la vitesse ne l'ont jamais intéressé, c'est un adepte de la lenteur, de l'observation et de la sensation.



Lukas raconte sa vie passée avec Emilie qu'il aimait follement. A travers ses réflexions, nous comprenons qu'Emilie l'aimait aussi, malgré ses défauts. Il a dû être souvent casse-pieds et lui laissait une grande part des responsabilités de la maison, mais c'était un couple profondément uni, d'où son désarroi lorsqu'elle est morte.



Un humour léger court tout au long du roman ; Lukas se mêle de tout, connaît bien les résidents et les regarde avec bienveillance, indulgent devant les problèmes du grand âge. Il saute du coq à l'âne, de ses souvenirs d'instituteur à sa vie avec Emilie et surtout, il revient sans cesse sur les incomparables bienfaits de la promenade répétée tous les jours, sur les mêmes parcours.



J'ai beaucoup aimé cette histoire, racontée avec délicatesse et poésie, et qui se termine de très jolie manière.
Lien : http://legoutdeslivres.canal..
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