AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

Cambourakis


Livres les plus populaires voir plus


Dernières parutions chez Cambourakis


Dernières critiques
laetitiaflagothier
  01 février 2023
Nous sommes encore en vie de Safdar Ahmed
Comment vous partager Nous sommes encore en vie de Safdar Ahmed! Ce titre pourrait être porteur d'espoir et pourtant on peut aussi le comprendre comme un fait dans un monde qui ne veut pas de ceux qui le sont...



Sur le thème de l'immigration, je me suis rendue compte comme un coup de poing, que la plupart du temps la parole était donné aux journalistes, aux politiques, aux membres d'associations, mais rarement à celui où celle qui a été obligé de partir... De tout quitter même ceux qui lui sont chers, ultime sacrifice pour enfin prétendre à être quelqu'un, à avoir le droit de vivre... Seulement le droit de vivre!



Les fois où j'ai pu être confronté à leurs témoignages de vie, c'était parce qu'ils ont eu assez confiance en mon père pour les représenter et là,...



Derrière des chiffres, des analyses, des interprétations, l'humain reprend sa place... Mais quelle place! Une place qui peine à s'incarner tant les trauma's sont palpables pour nombres d'entre eux...



Alors à l'occasion de la fête des librairies indépendantes, quand ils proposaient leur 10 livres, parmi ceux émis par l'équipe des libraires de Point Virgule, j'ai été attiré par ce titre défendu par Grégoire.



Nous sommes encore en vie est né des mains de Safdar Ahmed, un artiste australien. En 2011, il se rend pour la première fois au centre de détention ( Oui! Vous lisez bien! ) des migrants de Villawood, à côté de Sidney. Très vite, il décide de transformer ses visites en atelier de dessin. Un atelier qu'il animera une fois par semaine pendant 6 ans. Lui permettant d'être au fil des rv le réceptacle de leurs témoignages, de leurs vécus, de leurs enfers entre ces 4 murs... Touché par chacun d'entre eux, il s'éffacera derrière son graphisme pour leur laisser un espace pour se dire... On y retrouve d'ailleurs certains de leurs dessins... Et c'est grâce à cela que nous apprenons à connaître et à rencontrer Mehdi, Hadi, Adel, Saad Tlaa, Haider, Amir Taghinia, Elham et tant d'autres... Tant d'êtres que dans nos sociétés nous dépersonnalisation, sur lesquels nous projettons tous nos meaux, toutes nos frustrations, nos peurs, nos colères,... Alors qu'à aucun moment, nous ne les avons réellement rencontrés, nous n'avons voulu apprendre à les connaître,... Nous leur avons daigné donner un visage, un nom... Une identité !



Ce livre est fort! Je suis passé par toutes les couleurs de l'arc - en - ciel émotionnel ! Du sans voix aux larmes d'émotion, en passant par la révolte, la nausée, la honte... Une honte de me dire que nos pays dits civilisés peuvent traiter des humains, de personnes qui ont un nom, un prénom, une histoire; comme nos centres ( peut importe le nom et le statut qu'on leur donne ) les traitent. L'Australie n'ayant pas le monopole de la violence... Même si je ne m'attendais pas à découvrir un tel envers de décor!!



Un livre à lire, à faire découvrir, tant il rappelle que la vie est digne de respect!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Milavril
  31 janvier 2023
Les barbares de Zsigmond Móricz
Un petit recueil de plusieurs nouvelles qui porte merveilleusement bien son nom (et qui est directement le nom d'une des nouvelles)!



Merci d'abord aux éditions Cambourakis pour ces traductions et ce choix de textes qui s'harmonisent parfaitement dans leur cruauté.



Au travers de sept nouvelles, dont la première ne fait pas moins de la moitié du livre, Zsigmond Móricz nous dépeint un portrait de la Hongrie pauvre, paysanne, la plupart au sortir de la 1ere Guerre Mondiale. Et ce n'est pas vraiment joyeux: nous sommes transportés par différents personnages dans leurs quotidiens et/ou leurs actes toujours plus ignobles. Entre misère, violence, folie, barbarie et rudesse, il y a un assez large éventail.

Les textes vont droit au but, ils sont poignants, captivants, bruts, nous obligent à regarder les personnages dans les yeux pendant qu'ils commettent leurs crimes ou qu'ils éprouvent une douleur insupportable et totalement injuste.

Il y a d'un côté les soldats traumatisés par la guerre, qui errent entre folie et violence, ainsi que des hommes les plus rudes et violents qui soient, toujours dans leur pauvreté et leur isolement. Et de l'autre côté les retombées de tous ceux-ci : les enfants d'une innocence et d'une honnêteté absolue, et les femmes emprisonnées par leur condition dans l'ignorance, la misère, la charge du travail domestique, et qui sont considérées ni plus ni moins comme des biens matériels appartenant à leurs maris, qui, globalement, les méprisent profondément.



(Je tiens à préciser que toutes les nouvelles ne contiennent absolument pas la même dose de violence, en revanche elles gardent toutes en commun comme thématiques la pauvreté et la campagne.)



J'ai beaucoup aimé cette lecture, qui se lit vite et promet pourtant un assez périlleux voyage dans la campagne et les plaines hongroises peuplées de moutons et de nombreuses superstitions...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
MELIANNE
  31 janvier 2023
Le ruisseau noir de Tom Drury
Quel lecture bizarre ! Il ne se passe pas grand chose, quelques rencontres (parfois mauvaises), des amours, des séparations, des voyages, voiture, fumette… trois fois rien ! Et pourtant on continue à tourner les pages, à scruter ce qui va bien pouvoir arriver , sans se lasser de l’histoire.

Il semblerait que la lecture soit plus subtile qu’il n’y paraît, qu’il y ait une dimension autre que le simple enchaînement des choses, « une aventure aux facettes plus nombreuses qu’une boule disco »

Une postface se penche sur ce style tres particulier de l’auteur.
Commenter  J’apprécie          00