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Dernières critiques
alexSole
  13 septembre 2021
James Barry, la vie mystérieuse, insolente et héroïque de Isabelle Bauthian
Une BD qui nous raconte un destin inconnu et exceptionnel, celui d'une femme-médecin qui toute sa vie s'est fait passer pour un homme pour pouvoir exercer, et ce au tout début du 19ème siècle. Les dessins sont sympas et l'histoire prenante. Le personnage en revanche n'est pas plus sympathique que cela.
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Takalirsa
  13 septembre 2021
Une saison à l'ONU de Karim Lebhour
C'est une collègue enseignante d'histoire qui m'a conseillé d'acheter cette bande dessinée en corrélation avec le programme de 3e. C'est effectivement un bon moyen de comprendre le fonctionnement de l'ONU, même si les informations sont denses et parfois difficiles à assimiler.

Cette entité diplomatique ("La police n'a pas le droit d'y entrer") qui a été fondée suite à la Seconde Guerre mondiale afin "d'offrir un espace de dialogue pour éviter les conflits entre États" est présentée par thèmes. Cela commence par le Conseil de sécurité, "l'organe le plus important de l'ONU", "le seul à pouvoir autoriser l'emploi de la force au nom du droit international". C'est l'occasion pour l'auteur/narrateur, qui est correspondant de presse, d'évoquer avec humour les limites du système: "Personne n'écoute vraiment les discours", "Il n'y a aucune transparence sur le processus de décision", "chaque diplomate défend l'intérêt national de son pays", ce qui génère des conflits d'opinion, entraîne l'usage abusif du droit de veto et fait de la rédaction d'un simple communiqué "un vrai casse-tête" ("Tout est affaire de nuances. Il faut peser chaque mot.")!



Il faut attendre la moitié du livre pour avoir un schéma concis des fonctions de l'ONU: appeler au dialogue, demander un rapport, sanctionner, envoyer des Casques bleus, autoriser une intervention armée... ou "se cantonner à apporter de l'aide humanitaire". Les fameux Casques bleus emblématiques de l'organisation ne constituent pas une armée dédiée: c'est une contribution des États membres. Les Casques bleus sont mal payés ("A ce prix-là, ils ne sont pas très combatifs"), mal entraînés et mal équipés, mais sans eux, ce serait bien pire.



On apprend ainsi plein de petites choses à partir de situations concrètes (les émeutes de 2011 en Libye, l'insurrection en Syrie, le conflit opposant Irak et Afghanistan, etc.). On découvre également des curiosités, comme la collection d'art qui se trouve au siège de l'ONU, constituée d'une multitude d'objets offerts par les États membres. Enfin, c'est l'occasion d'évoquer la vie à New York ("Une ville dans laquelle je me sens vraiment chez moi"). Il est cependant dommage que tout l'album soit monochrome, entièrement dessiné de ce bleu ciel qui caractérise le logo officiel.



Malgré toutes les aberrations révélées par le journaliste, on comprend que "les processus onusiens permettent d'atténuer l'intensité des conflits et de maintenir un certain degré de contrôle sur les crises internationales". Et puis cette cité dans la cité (7 hectares!) est l'occasion de "rapprocher des gens qui ne seraient jamais parlé"... C'est aussi ça, la diplomatie!
Lien : https://www.takalirsa.fr/une..
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SamDLit
  12 septembre 2021
Georgia O'Keeffe : Amazone de l'art moderne de Sara Colaone
# Rentrée littéraire, Rayon Art & BD # Biographie en 189 pages & cases





" Tu as un coeur assez grand pour contenir tout le ciel – et tout ce que le ciel signifie. » [ Alfred Stieglitz à Georgia O'Keeffe ]





Cette biographie dessinée et romancée d'une artiste étonnante vient en appui de la toute première rétrospective française de Georgia O'Keeffe (1887 - 1986) qui se tient au Centre Pompidou du 8 septembre au 6 décembre 2021.



Exposition et BD nous racontent de concert l'une des plus grandes figures de l'art nord-américain du XXe s, artiste assez méconnue en Europe jusqu'à récemment.





Envie de découvrir une Amazone de la peinture moderne américaine en suivant son parcours d'artiste et de femme ?

Laissez-vous tenter par cette bande dessinée, complète et précise qui se révèle une manière assez ludique et plaisante d'entrer dans l'univers particulier de Georgia O'Keeffe.







Le départ de l'album se situe au Nouveau-Mexique, là où Georgia s'est réfugiée après le décès de celui qui a été son amant, son mari, son mécène, son pygmalion et son tourment, Alfred Stieglitz, photographe de talent et propriétaire de la première galerie d'art qui exposera au grand jour le talent de cette pionnière de la peinture moderne américaine.





Georgia n'est pas seule au Ghost Ranch. L'entourent : Maria Chabot (écrivaine, avocate défendant les traditions artistiques amérindiennes, entrepreneur pour l'autre maison de Georgia au Nouveau-Mexique et depuis 1996 "Trésor vivant" de Santa Fe),

Anita Pollitzer (amie de longue date, photographe, activement impliquée dans la lutte pour l'obtention du droit de vote des femmes)

et Doris Bry (secrétaire, confidente et agent artistique de Georgia).

Celles-ci ne seront pas de trop pour mener à bien l'inventaire artistique de feu Stieglitz, un testament constitué de photographies, dessins et correspondances.







Au cours de ce travail de fourmi, le lecteur refait avec Georgia et ses souvenirs l'envers du chemin parcouru, de ses tout débuts aux écoles d'Arts, Chicago, N.Y, 1905-1907 en passant par la première exposition de ses fusains à la galerie 291 par celui qui deviendra son mari, Alfred Stieglitz.





Georgia O'Keeffe a traversé l'essentiel des aventures esthétiques du XXe s. Dans les années 1920, elle appartient au cercle restreint des inventeurs du modernisme américain, puis participe, dans les années 1930, à la recherche identitaire qui marque les États-Unis, avant de devenir dans les années 1960 une pionnière de la peinture abstraite « hard edge » (transitions brusques dans les couleurs)





En 1929, elle est la première artiste femme à intégrer les expositions du MoMA venant d'être créé. Plus tard, elle est la première encore à qui les plus grands musées américains consacrent une rétrospective (Chicago en 1943, le MoMA en 1946).





Pour la génération d'artistes féministes des années 1960, Georgia O'Keeffe fait figure de « brise-glace », elle est celle qui ouvre la voie à la reconnaissance d'un art qui n'est plus nécessairement associé au genre de son auteur.





Sensualité et spiritualité dans son oeuvre ne font qu'un et s'unissent en un même mouvement sacré, une même vision symbolique du monde: que ce soient dans ses immenses fleurs, les tableaux les plus appréciés de son temps et les plus connus, ses représentations du désert, des carcasses, crânes d'animaux, os, etc...

Tout est lié à la terre et au cosmos.





L'artiste avait également affirmé dans sa création une volonté de précisionnisme dans l'abstraction, l'essentiel se réduisant parfois à un simple trait.







Etonnante cette femme qui même victime de dégénérescence oculaire (macula) réussit à continuer à peindre sans assistance jusqu'en 1976 et à dessiner ensuite (avec aide) jusqu'à la fin de sa vie ce que son esprit voyait, voyageant dans les nuages et le ciel.





"Ma peinture est ce que je dois rendre au monde pour ce que le monde me donne."





GEORGIA O' KEEFFE - AMAZONE DE L'ART MODERNE

Aux éditions Steinkis, 02/09/2021, Coll. Roman graphique

Luca de Santis au scénario, Sara Colaone au graphisme

Laurent Lombard pour la traduction



- Dans le cadre de l'exposition du Centre Pompidou, 08/09 au 06/12/2021 -





Dans cette BD, les dessins colorés jaune soleil au graphisme assez rudimentaire, aux traits presque grossièrement simplifiés par moments, représentent les périodes de vie de Georgia au Nouveau-Mexique.





Ses souvenirs passés, séparés distinctement par tranches de vie (artistique et humaine) empruntent un design et un coloris propres à chaque période, ce sont ceux qui m'ont le plus attirée, avec leur petit air vintage qu'accompagnent certaines remarques "d'humour" piquantes.



"Si les pieds sont les organes de la marche pour l'homme, ils sont des organes sexuels pour la femme"





Cette séparation claire entre l'hier et l'aujourd'hui donne un contraste réussi entre l'actuelle Georgia qui nous parle et les étapes antérieures de son apprentissage, de sa création et de ses moments de vie avec les personnes qui ont le plus compté humainement et artistiquement dans sa vie, ses moments-clés, son groupe restreint de fidèles, d'amis, d'artistes.



[ Une courte présentation avec biographie de chacun est reprise en fin d'album, tout comme une liste de quelques références bibliographiques ayant servi de base à ce roman graphique ]





Le découpage des planches, les bulles rectangulaires des dialogues notamment, serait le petit bémol à cet ouvrage, il est par moments un peu trop imprécis, perdant parfois le lecteur dans le fil des dialogues entre les différents protagonistes.





Un personnage énigmatique, au crâne de bovidé, revient régulièrement dans la bd, comme un interlude, rappeler à Georgia son pari, celui où son âme (ses yeux) a été mise en jeu et nous renvoie ainsi avec elle aux question de la vie, de la mort, au sens de l'éternité d'un moment de gloire ou de bonheur.





Ce crâne est également un clin d'oeil à la couverture de l'album, aux légendes amérindiennes (ou au diable tout simplement) tout comme il fait référence à l'une des séries de tableaux les plus célèbres de Georgia O'Keeffe (dont le "Jimson Weed/White Flower No. 1" vendu à près de 45 millions de dollars chez Sotheby's en 2014)





Cette biographie en images m'a donné envie d'en apprendre plus sur cette artiste, sa vie et ses oeuvres. J'hésite encore entre un petit trip à Paris pour admirer l'exposition qui lui est consacrée.

Ou prendre la direction du Nouveau-Mexique pour visiter le Musée O'Keeffe et loger à L'Abiquiú Home.



https://www.okeeffemuseum.org/





https://www.centrepompidou.fr/fr/programme/agenda/evenement/60bdJRm





https://www.sortiraparis.com/arts-culture/exposition/articles/258194-georgia-o-keeffe-au-centre-pompidou-pour-sa-premiere-retrospective-en-france-nos





https://www.rtbf.be/culture/arts/artistes/detail_decouvrez-georgia-o-keeffe-l-icone-de-l-art-americain-au-centre-pompidou?id=10837554
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