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BVIALLET
  26 février 2019
Suffren ou les caprices de la gloire : episodes de la rivalite franco-anglaise sur mer au xviiie sie de Figarella J
Issu de la petite noblesse provençale, Pierre André de Suffren, dit « le bailli de Suffren », est un vice-amiral français, commandeur de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, né le 17 juillet 1729 au château de Saint-Cannat près d’Aix-en-Provence et mort le 8 décembre 1788 à Paris. Ce grand marin a traversé trois guerres navales franco-anglaises au milieu de la « Seconde guerre de Cent Ans ». Les deux premières lui permettent de mener une double carrière en gravissant peu à peu tous les échelons de la Marine royale et ceux de l’Ordre des chevaliers de Malte. La troisième en Inde lui apporte définitivement la gloire. Son nom a depuis été donné à sept navires de la marine française. À l’étranger, Suffren est le plus connu des grands marins français. De son vivant déjà, il était si redouté par les officiers et les marins anglais qu’ils le surnommèrent « l’amiral Satan ».

« Suffren ou les caprices de la gloire » est la biographie classique et fort bien documenté d’un personnage complètement hors du commun, une figure légendaire de l’Histoire de France. Son comportement exceptionnel face aux Anglais lui permit de se couvrir de gloire et de remporter de nombreuses victoires malgré des moyens financiers et techniques inférieurs. Il parvint même à mettre à genoux la puissance maritime de sa gracieuse majesté. Il était à un doigt de s’emparer d’une grande partie de l’Inde quand le roi Louis XVI signa un traité de paix, providentiel pour les Britanniques, privant Suffren des fruits de ses victoires. Il rentra en France couvert de gloire et d’honneur. Il mourut à 59 ans dans des circonstances mystérieuses. Certains parlèrent d’apoplexie, d’autres de suites d’un duel. Livre intéressant, illustré de nombreux documents qui fait la part belle aux descriptions de batailles navales, ce qui, vu le nombre, peut sembler un peu lassant à la longue.
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axelreaute
  09 février 2019
Manuel de Épictète
Epictète n'est pas l'inventeur du stoïcisme. Il en est toutefois le représentant le plus célèbre et le plus influent. Pourtant, tout comme Socrate, Epictète n'a pas laissé de textes écrits de sa main. Le Manuel (étymologiquement : livre qu'on garde à la main, portatif et indispensable) est un abrégé de ses Entretiens qui furent écrits par l'un de ses disciples, Flavius Arrien. À quoi l'exceptionnelle renommée de Epictète tient-elle dans un tel contexte ? Tout d'abord, il faut savoir que la doctrine stoïcienne, qui s'étend sur six siècles - du IV e avant J.-C. au II e ap. J.-C. avec l'empereur Marc-Aurèle (121-180) - a concerné une grande partie du bassin méditerranéen, influença les penseurs et les philosophes les plus éminents, jusqu'à Pascal et Descartes qui s'en inspirent partiellement tout en le critiquant. D'autre part, Epictète, tout comme Socrate à nouveau, offre l'image d'une unité exceptionnelle entre un enseignement théorique (il ne faut pas tenter d'entraver l'ordre du réel) et un style de vie qu'il est parvenu à incarner avec une force d'âme exemplaire. En un certain sens, Epictète est le philosophe par excellence. Dans le langage courant, « être philosophe », cela signifie être courageux, humble et réfléchi, comme un stoïcien : par exemple comme le fut Epictète. Epictète est né esclave à Hiérapolis en Phrygie vers l'an 50. Tout jeune encore, il fut déporté et vendu à Rome à un certain Hépaphrodite, lui-même ancien esclave affranchi de Néron. Parvenu jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir, celui-ci fut à la fois un courtisan servile et un maître brutal. Selon la légende, il frappa un jour Epictète si violemment qu'il lui brisa la jambe. Le futur philosophe encaissa sans sourciller (« tu vois, tu y es parvenu » aurait-il seulement commenté !). Cette anecdote donne un aperçu du caractère bien trempé de cet esclave peu banal qui, affranchi à son tour, ouvrit sa propre école dans sa modeste cabane d'Epire et devint, jusqu'à la fin de ses jours, prédicateur moral.

De ses anciens maîtres, Epictète reprend les grandes lignes d'une doctrine pourtant à première vue sévère, car elle est axée essentiellement sur une morale « ascétique » (qui prône l'ascèse, c'est-à-dire la maîtrise des désirs et le contrôle de soi). Pour tous les stoïciens, le monde est soumis à une rationalité intangible devant laquelle nous ne pouvons que nous incliner. Notre existence est comparable à une pièce de théâtre, mais nous n'avons pas choisi le rôle qui nous est imparti. Ce rôle, celui d'un prince parfois, d'un esclave plus couramment, nous devons l'assumer et l'incarner avec le plus de conviction possible. Le stoïcisme cependant n'est pas un « fatalisme » ni une forme de résignation. Epictète pense que chacun d'entre nous peut coopérer activement et joyeusement à l'ordre des choses à condition de n'attacher d'importance qu'à ce qui compte vraiment, à savoir ce qui dépend de notre volonté. Le partage entre « ce qui dépend de nous » et « ce qui n'en dépend pas » est donc la clef du bonheur. Car, pour Epictète comme pour tous les stoïciens, l'homme est fait pour être heureux. Et même si les événements qui nous sont extérieurs, par définition, ne dépendent pas de nous, toutes nos pensées et nos états d'âme sont en notre pouvoir. Il nous appartient donc d'orienter notre vie avec intelligence et courage, de telle sorte qu'aucune circonstance accidentelle ne puisse nous affecter durablement.

Constitué d'une suite de maximes, restituant des échanges spontanés et improvisés, le Manuel n'est pas vraiment structuré.

La partie I expose le cœur de la doctrine, à savoir la différence entre «ce qui dépend de nous» et «ce qui n'en dépend pas». Les parties III et IV portent sur le bon usage de nos représentations. Les parties VII à XIV évoquent le destin et montrent que la liberté n'implique pas une révolte contre l'ordre du monde, tout au contraire. De la partie XV à la fin (partie LIII), Epictète explique comment et pourquoi le philosophe peut se libérer de la souffrance et de la peur de la mort. De ce point de vue il se rapproche des Dieux : « l'homme se divinise en adhérant à l'ordre du monde » (XV).
Lien : http://lenuki69.over-blog.fr..
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DocIdoine
  30 janvier 2019
La cuisine au feu de bois de Jacqueline Queneau
Un livre intéressant, qui répond à une attente. Cuisiner au feu de bois est très spécial et exige un savoir-faire oublié. Une fois la maîtrise acquise, si l'on dispose de quelques recettes du XVIIe ou du XVIIIe, pourvu seulement qu'elles soient authentiques, la cuisine devient quelque chose d'exaltant, surtout quand on a des enfants un peu rêveurs qui préfèrent le cri du hibou aux saletés de jeux vidéos. Un repas prétexte à un voyage dans le temps, c'est épatant.
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