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voun
  12 novembre 2021
L'art de la douceur de Groupe Bayard
des textes anciens écrits dans un français non moderne. Les textes sont donc difficiles à comprendre pour ceux qui sont habitués à une langue plus moderne. Des extraits incomplets, avec des passages ôtés (...), qui rendent la compréhension plus difficile encore. Je ne m'attendais pas à ce que la moitié des textes parlent de douceur d'un point de vue divin. Et que le reste des textes montrent des points de vue assez déroutant, car ils sont loin d'en faire clairement l'éloge, dans la mesure où ce n'est pas le sujet principal de ces textes et qu'ils n'ont pas été écrits pour ce livre. je suis restée sur ma faim.
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lecassin
  11 novembre 2021
Plus tard, je serai un enfant de Eric-Emmanuel Schmitt
On pense toujours en savoir assez sur nos auteurs favoris, en tout cas c’est mon cas… Surtout quand il s’agit d’Eric-Emmanuel Schmitt qui , contrairement à un Le Clézio, n’est pas avare de communication.



Une balade, un vide grenier et : « Plus tard, je serai un enfant », une série d’entretiens avec la journaliste Catherine Lalanne, rédactrice en chef à l’hebdomadaire « Pèlerin ».

Je feuillette, je picore, tiens, des photos. C’est fou comme certaines me rappellent mézigue à la même époque. J’achète, je rentre. Fauteuil. Lecture d’une traite.



Il faut dire qu’E-.E Schmitt n’a pas la langue dans sa poche et que son talent de conteur fait merveille, ici, alors qu’il se raconte. « Plus tard, je serai un enfant ». Autant dire plus tard, je serai philosophe si l’on en croit Tournier qui disait (avec d’autres) que philosopher c’était avoir gardé intact la faculté de questionnement d’un enfant.



En huit courts chapitres, E-E. Schmitt nous narre son enfance lyonnaise, ses études, son goût pour les arts en général et la musique en particulier, pour le théâtre ensuite et enfin « l’écriture » au sens large.



Un petit bouquin truffé d’anecdotes autant que de réflexions sur la vie en communauté, le déterminisme social qui, ici, fonctionne à l’envers de celui de Bourdieu, la joie d’être optimiste, la religion … j’en passe …



Je me suis toujours demandé la raison du titre de sa première pièce de théâtre, « La nuit de Valognes », sortie en 1991, moi qui suis natif de cette petite commune de la Manche.

E-E Schmitt enseigna la philosophie au lycée Alexis de Tocqueville de Cherbourg alors qu’il écrivait ce texte ; et que le train qui l’amenait enseigner à Cherbourg ne manquait pas de s’arrêter à Valognes.



« Valognes, Valognes… deux minutes d’arrêt. »

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xalatan
  09 novembre 2021
Mijin, confessions d'une catholique nord-coréenne de Dorian Malovic
C'est en effet un récit de vie et un témoignage hors du commun que cette autobiographie de Mijin qui a fuit la Corée du Nord avec sa fille pour se réfugier en Corée du Sud, où elle deviendra catholique.



J'ai particulièrement apprécié ce livre parce que, contrairement à d'autres témoignages, celui-ci donne énormément d'éléments historiques sur la Corée en général, et même sur l'histoire de l'Eglise en Corée depuis les premiers missionnaires. Le récit de conversion au catholicisme n'intervient qu'à la fin du livre et n'est pas le but premier du témoignage, malgré ce que laisse supposer la couverture du livre.



Mijin a grandi heureuse en Corée du Nord, elle a grandi dans une famille privilégiée dont le père rendait service au Parti. Habitant à la campagne, ils ont réussi à s'en sortir au moment de la Grande Famine (1993 – après la chute de l'URSS). Pour survivre, les premiers commerces "privés" apparaissent, et sont dès lors tolérés par l'Etat qui ferme les yeux. Mijin s'en sort très bien, grâce à son caractère bien trempé, à ses années exemplaires comme travailleuse au service du Régime, à ses réseaux, à sa débrouillardise et à sa capacité à donner des pots de vin quand il le faut.



Mais sa réussite éveille une telle jalousie que la malveillance finit par faire tomber Mijin et la voilà devant affronter l'incarcération. Elle décide alors de fuir, via la Chine et la Thaïlande, pour la Corée du Sud.



Le dernier tiers du livre, tout aussi intéressant, nous raconte la vie de Mijin en Corée du Sud et ses réflexions sur l'accueil des Réfugiés et leurs conditions de vie. En fait, très peu d'entre eux arrivent à s'intégrer ou à rebondir. Mijin décrit les Eglises qui essaient de recruter les Réfugiés, la culture très matérialiste de la Corée du Sud, le mépris plus ou moins caché vis-à-vis des Coréens "du Nord". C'est très lucide et très intéressant. Elle-même s'en sort bien, grâce à son caractère de battante, et grâce à sa découverte du catholicisme qui lui apporte l'amitié des petites Sœurs, la prière, la présence de Dieu et le pardon.



En tant que journaliste, elle essaie actuellement de faire mieux connaître le Nord au Coréens du Sud, pour faire évoluer le regard que porte la société sur les Réfugiés.

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