AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Editions de l`Aire


Livres les plus populaires voir plus


Dernières parutions chez Editions de l`Aire


Dernières critiques
pasphil
  11 juin 2019
Oostduinkerke de May Claire
J'ai 3 questions grammaticales :

p. 61 … la clope en bout de doigt

doigt sans s m'interpelle

p. 75 Bientôt le monde ressortirait en rue, …

ressortir en rue et pas dans la rue?

p. 104 … prendre des vacances à la côte?

je pensais qu'on disait des vacances sur la côte?
Commenter  J’apprécie          00
oiseaulire
  01 juin 2019
Créanciers de August Strindberg
Un hasard incroyable me fait lire cette pièce de Strindberg après "Un amour insensé" de Tanizaki : les deux oeuvres ont bien des points communs, notamment les relations de Tekla et de son second mari Adolphe, pygmalion dépassé par sa créature.

Cependant la perversité qu'on attribue à Tanizaki ne peut se comparer à celle de Strindberg qui dévoile à travers cet écrit une âme de comptable bien peu reluisante : le mari "donne donne donne". La femme "prend prend prend".

C'est ce qu'Adolphe confie au premier époux de Tekla, Gustave, manipulateur ayant pour dessein secret la destruction du nouveau couple. Non par pure vengeance, ce qui le rendrait en somme plus humain, mais pour récupérer sa mise.

Car pour Strindberg seul l'homme donne : l'homme étant "le père de la femme", comme il le dit crûment, l'épouse est redevable de tout à son mari : de l'avoir épousée, de l'avoir "éduquée" (comme l'imagine Tanizaki ou Molière dans l'Ecole des femmes, ce qui introduit le soupçon d'un fantasme quasi incestueux), de lui avoir fourni maison, parure, amis, loisirs. Bref le mari est le créancier de sa femme et la femme qui quitte son mari est une voleuse, tout simplement.

Avec pareille mentalité, on comprend que Strindberg ait été un homme aigri et qu'il ait raté sa vie sentimentale et conjugale.

Cette pièce fut mise en scène avec beaucoup de succès en 2018 par Anne Kessler pour la Comédie Française. Elle fut interprétée par Adeline d'Hermy, Sébastien Pouderoux et Didier Sandre.

J'aurais beaucoup aimé savoir comment Anne Kessler a fait vivre ce texte. Monter une pièce de théâtre, c'est la ré-écrire avec un souffle, une tonalité propres, parfois très différents de ce qu'un lecteur seul face à l'écrit peut percevoir. Le théâtre est fait pour la scène.



+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          101
pleasantf
  05 mai 2019
Alceste de Euripide
Euripide a écrit son Alceste à partir d'un mythe qui raconte l'histoire d'un roi thessalien, auquel les dieux accordent la dispense de mourir à condition d'envoyer quelqu'un d'autre à sa place dans le sous-sol de la mort. Son épouse se porte volontaire mais elle est finalement ramenée dans le monde des vivants grâce à l'intervention musclée d'un héros.

25 siècles après sa conception, cette pièce ni tragédie ni drame réussit à nous parler. Certes les dieux grecs gouvernent le monde mais ceux-ci sont assez imprévisibles. Car face à l'évidence de la mort inéluctable, voilà qu'une sombre tractation divine crée une exception pour un roi aimé des dieux. Alors que ce dernier devrait se réjouir de son sort, cette faveur se retourne contre lui et le plonge au contraire dans une inconsolable tristesse car le voilà seul après la mort de son épouse qui, respectueuse des décisions divines et du rôle royal de son mari, s'est sacrifiée pour lui. Le roi aurait préféré voir son père mourir à sa place mais au cours d'une scène magnifique, déjà soulignée dans les commentaires précédents, ce dernier s'oppose à son fils et met en avant un goût de vivre aussi fort que celui qui anime les plus jeunes. De quel droit le plus vieux devrait se sacrifier au profit du plus jeune, aussi royal soit-il?

Intervient alors Herakles , le héros mi-homme, mi-dieu qui par sa capacité à renverser les montagnes perturbe le déroulement prévisible du plan divin. La force de l'action, l'activisme en quelque sorte, redonne une chance à l'homme face aux dieux. La conclusion de la pièce est néanmoins tout à fait ambigue. Alceste ramenée par Herakles revient à la maison mais elle apparaît voilée et silencieuse. Est-elle bien revenue aussi vivante que son mari Admète l'espérait? La mort est-elle réellement vaincue? Rien n'est moins sûr.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40