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stcyr04
  12 novembre 2019
La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette ()
La princesse de Clèves à épousé monsieur, sans les émois de la passion, avec sa raison, son estime, en toute conscience. Lui l'aime d'un amour enflammé qu'il sent bien n'être pas partagé, mais par amour pour elle, il restreint ses ardeurs mais s'abandonne parfois à la jalousie, sans éclat de voix, ni récrimination. Vient à la cour un jeune prince que sa réputation précède, c'est un galant homme que ce prince de Nemours, entendez un homme à succès. Elle est troublé par sa présence, certes elle ne le hait point, elle est sensible à ses charmes, sa prestance. Pour lui c'est l'amour au premier regard. Mais madame de Clèves est consciente du respect qu'elle se doit, des sacréments du mariage; elle ne saurait déchoir, noblesse oblige. Elle est torturée par l'attraction qu'elle ressent, et toujours lui revient ses devoirs envers son mari, alors que de Nemours la poursuit de ses assiduités, éprouvant une passion à ses yeux sincère.Elle se refuse à le voir, fuit sa présence, et oppose à ses visites un état maladif (c'est fou le nombre de fois qu'elle se fait porter pâle!)



L'oeuvre a comme mérite d'être réputé comme le premier roman d'analyse dans une époque où la poésie et le théâtre triomphait. Il y a un fond historique, nous sommes aux temps des Valois. Datant de 1678, j'imaginais une prose flamboyante, pleine d'archaïsmes charmants. Finalement la lecture est fluide, le style maîtrisé, on est déjà dans la modernité. L'auteure faisaient partis des Précieuses qui se revendiquait d'une culture raffinée, tenant salon, ayant entre autre pour ambition de prévenir des dangers des passions.
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DViolante
  10 novembre 2019
Peter Pan de James M. Barrie
Comme beaucoup de monde, je pense, je ne connaissais l'histoire de Peter Pan que par le dessin animé de Walt Disney , très édulcoré, comme l'est aussi Alice au pays des merveilles. J'ai voulu le lire en version originale, mais j'avoue avoir eu beaucoup de mal et après la lecture du premier chapitre, j'ai repris la traduction française pour comprendre certains éléments qui m'avaient totalement échappés...



Si j'ai retrouvé l'histoire et les personnages que je connaissais, j'ai été surprise par le style de l'auteur, que j'ai trouvé assez complexe pour un roman jeunesse, même si celui-ci date du début du XXème siècle. Je n'ai pas trop aimé non plus ce narrateur omniscient, qui s'adresse directement au lecteur et explique qu'il pourrait raconter telle ou telle histoire, mais n'en choisira qu'une, ou qu'il pourrait prévenir Mrs Darling du retour des enfants, mais ne le fera pas pour leur laisser le plaisir de surprendre leurs parents.

Le caractère de Peter Pan est particulièrement agaçant : égoïste, vivant au jour le jour et sans pitié. Il a un rôle un peu étrange : "On prétendait que, lorsque les enfants meurent, il les accompagne un bout de chemin pour qu'ils n'aient pas peur." De même il recueille les enfants perdus, tombés des landaus. Je n'ai vraiment pas aimé le rôle très réducteur dévolu à Wendy, mère de substitution, dont le rôle consiste à tenir la maison, coudre, raccommoder et faire la lessive. Le soir elle raconte des histoires et décide de l'heure du coucher. Bref une figure maternelle très machiste. L'autre image de la femme, celle de la fée Clochette, jalouse et superficielle n'est pas beaucoup mieux.



J'ai quand même apprécié l'inventivité de certains détails, les entrées de la maison souterraine, creusées dans des troncs d'arbres, les fées qui naissent d'un rire d'enfant et meurent dès qu'un enfant ne croit plus en elles. Peter Pan reste un grand classique de la littérature jeunesse, à découvrir malgré tout. Peut-être que j'ai trop grandi pour l'apprécier à sa juste valeur.
Lien : http://dviolante5.canalblog...
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Thrinecis
  08 novembre 2019
La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette ()
Nous sommes en 1558 à la cour des Valois, sous le règne de Catherine de Médicis et de Henri II qui a pris pour maîtresse la duchesse de Valentinois, plus connue sous le nom de Diane de Poitiers. La Reine Dauphine, Marie Stuart, jeune épouse du dauphin du roi, mène une vie insouciante à la cour, entre divertissements et petites intrigues, encore bien loin des épreuves qu'elle connaîtra à son retour en Ecosse.



Sur ce fond historique, Madame de Lafayette introduit le personnage imaginaire de Mademoiselle de Chartres, belle et vertueuse jeune fille de 16 ans que sa mère décide de marier à Monsieur de Clèves qui en est très amoureux. Mais Madame de Clèves n'éprouve qu'une affection respectueuse pour son mari. Peu après son mariage, elle rencontre lors d'un bal le Duc de Nemours et tous deux tombent éperdument amoureux l'un de l'autre. S'ensuit un jeu du chat et de la souris qui durera jusqu'aux dernières pages du roman, Madame de Clèves se refusant à avouer sa passion au Duc de Nemours, tout en se trahissant à de multiples reprises, le Duc la poursuivant de ses assiduités sans succès...



Semblable à une tragédie, l'histoire se déroule sur une période relativement courte et met en scène la passion refoulée de Madame de Clèves qui se refuse à l'adultère, ses épanchements et atermoiements permanents sur la conduite qu'elle doit tenir envers son mari et le Duc de Nemours, les conséquences fatales de l'aveu qu'elle finira par faire à son mari, la jalousie qu'éprouvent tout à tour les trois protagonistes de ce triangle amoureux...



Quelques scènes fortes évoquent irrésistiblement la peinture galante de Fragonard comme celle, sublime, où Madame de Clèves se croyant seule dans son petit pavillon de jardin s'abandonne à sa rêverie amoureuse sur un lit de repos et enrubanne la canne du Duc de Nemours avec ses couleurs tandis que celui-ci l'observe à la dérobée, à travers une fenêtre...



On ne peut s'empêcher de la trouver parfois un peu bécasse cette princesse de Clèves ! Mais il ne faut pas oublier qu'elle n'a que 16 ans, ce qui fait bien jeune pour se défendre à la cour, dans ce milieu où se nouent en permanence des intrigues qui peuvent faire et défaire une réputation d'un mot ou d'une lettre volontairement égarée. De plus, même s'il se déclare passionnément amoureux d'elle, on sait que le Duc de Nemours était auparavant un véritable libertin et l'on peut douter de la sincérité de sa passion.



Malgré le style un peu précieux mais si élégant du XVII ème siècle dont use Madame de Lafayette, ce roman d'analyse psychologique se lit facilement, agréablement même. Une très belle lecture !
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