AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres

Jigal


Livres les plus populaires voir plus


Collections de Jigal



Dernières parutions chez Jigal


Dernières critiques
MarieLaureS
  28 septembre 2022
Farel de André Blanc (III)
Une femme sauvagement assassiné. Le commandant Guillaume Farel, ex-commando, va mener l’enquête.

Un polar addictif qui nous amène dans les coulisses du pouvoir et de l’argent, entre corruption et magouilles.

J’ai beaucoup aimé et vous le recommande.
Commenter  J’apprécie          00
Cassiopee42
  27 septembre 2022
Mauvais daron de Philippe Hauret
Mauvais daron ? Vous ouvrez, vous commencez, vous n’arrêtez plus, vous lisez, vous souriez et vous en redemandez ! C’est quand le prochain ?

Ce qui est tout à fait jubilatoire dans ce livre, c’est que la morale est écorchée, les hommes qu’on croise ne sont pas des saints, et pourtant, on s’attache à eux et on n’a pas envie qu’il leur arrive quelque chose. Bizarre, non ? L’auteur réussit à nous faire aimer des malfrats ! Bon, d’accord, ce sont des gangsters à la petite semaine, pas trop d’expérience, pas vraiment dangereux mais quand même…ils volent, ils trafiquent, et ce n’est pas normal. Et le juge, parlons du juge, il a une idée bien à lui des peines à donner, comme si, à chaque affaire, il était la victime … mais peut-être que tout ça peut s’expliquer …

D’abord, il y a les deux retraités, Daniel et René. Veufs, ils vivent ensemble et rêvent de partir en camping-car. Mais tout le monde le sait, les retraites ça n’augmente pas et la vie est chère et un van ce n’est pas donné. Alors, ils se décident pour un cambriolage suivi d’autres si ça fonctionne. À leur âge, ils ont les articulations un peu raides et ne sont pas très chevronnés dans ce domaine. Forcément, ils risquent de rencontrer quelques soucis pour écouler la marchandise. C’est là qu’ils demandent de l’aide à deux petits jeunes qu’ils connaissent. Ils sont un peu zonards, pas très courageux, pour ne pas dire carrément paresseux. Mais bon, un prêté pour un rendu et hop, c’est emballé enfin pas vraiment….

On pourrait imaginer une histoire ordinaire de traques, de courses poursuites, bref un grand jeu de gendarmes et de voleurs. Mais il n’en est rien et vraiment, ce récit vaut le détour !

L’écriture de Philippe Hauret est emplie d’humour, de dérision, de ces petites réflexions qui vous mettent de bonne humeur même face à un sujet grave.

« Entre nous, ces histoires de paradis, je n’y crois pas trop. Et puis, imagine que la mort soit aussi décevante que la vie ? Sauf que là t’en prends pour l’éternité ! »

Il a l’art de choisir les bons mots pour vous camper une situation, par exemple quand certains sont mal à l’aise au bord d’un toit …. Vous avez l’impression de les voir, tremblotant, hésitant à sauter.

Le phrasé, le style apportent du bonheur mais l’auteur aborde malgré tout des sujets graves : la précarité pour certains malgré leurs efforts pour s’en sortir, le mépris de ceux qui s’imaginent être les plus forts, le poids du passé douloureux, marquant à vie les êtres humains, l’amitié, l’amour, les liens familiaux. Il a l’intelligence d’intégrer ces thématiques, l’air de rien, à son récit. Comme des piqures de rappel pour qu’on n’oublie pas le bonheur d’avoir un toit, de quoi manger, du chauffage et d’être aimé.

Les personnages sont hauts en couleurs. La plupart, malgré leurs défauts et leurs méfaits, ont une part d’humanité, ne sont pas complétement « pourris » et ça m’a bien plu. Finalement, ils portent en eux une forme de fragilité qui les rend humains. On oscille entre le bien et le mal, la limite n’est pas très nette. Après tout, quand on galère, on a le droit de tout essayer pour s’en sortir, non ?

Je me suis régalée avec ce roman !


Lien : https://wcassiopee.blogspot...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
YvPol
  27 septembre 2022
Epaulard de Thierry Brun
Certains romans dits classiques ou de littérature blanche lorgnent vers le noir ou ont une intrigue plus ou moins policière pour ossature. Rarement le contraire. Et pourtant, Thierry Brun écrit là un roman noir qui flirte avec la littérature blanche. Pas ou peu d'action. Sauf le départ, très tendu même avec la sécurité autour d'un homme d'affaires. C'est détaillé, précis. La tension ne retombe pas, à chaque page, que dis-je, à chaque phrase on s'attend à un événement dramatique. Puis, il y a bien sûr le contrat qui finit mal et de nouveau une tension quasi insoutenable.



Ensuite, Thierry Brun écrit un roman sur cette femme blessée dans sa chair et dans son esprit, en proie aux doutes, à la remise en question. Le traumatisme, la culpabilité la rongent. Toujours en alerte, jamais en repos total, jamais en confiance, Béatrice ne se laisse pas aller. Elle s'interroge en permanence, scrute, scanne son entourage mais aussi les gens qu'elle rencontre. Son esprit et sa vigilance ne sont jamais au repos. Elle tente de se faire oublier, de s'oublier pour mieux repartir si tant est que cela lui soit possible. Pôl, le curé, la pousse dans ses retranchements, la force à se révéler. C'est le portrait en profondeur d'une femme qui souffre et qui sent une menace qui rôde sans pour autant parvenir à la définir.



Saisissant et noir. Sombre avec des touches lumineuses. Tendu même dans ce petit village d'où le danger semble très lointain. Une écriture belle et sèche, réaliste et qui va au plus court, qui sait néanmoins aller au plus profond des sentiments et des questionnements. Bref, encore, un excellent choix éditorial, on ne le dira jamais assez.



"Légère brise. Un moment de douceur. Il dure le temps d'une respiration ou d'une soirée comme elle les aime, au printemps, quand le soleil rougit l'horizon, que ses feux étirent les ombres.



Debout contre la rambarde de la terrasse, au dernier étage du Negresco, face à la mer, Béatrice laisse s'étioler un éblouissement, le même que dans ses souvenirs, des images d'un grenier, forteresse et solitude, dans la poussière et le toiles d'araignée, fils d'or qui troublaient son reflet dans le vieux miroir en pied." (p. 9)
Lien : http://www.lyvres.fr/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40